Compte rendu complet du débat du Conseil régional

Objet du Conseil n. 3362 du 6 mai 1992 - Resoconto

OBJET N° 3362/IX Irrigation des cultures agricoles dans la colline de Saint-Pierre et de Sarre. (Interpellation)

Président Je donne lecture de l'interpellation en objet.

Interpellation Considérant que la colline de Saint-Pierre et de Sarre est extrêmement pauvre d'eau pour l'irrigation des cultures agricoles et que cette carence provoque de graves dommages aux agriculteurs;

Rappelant que pour augmenter la quantité d'eau nécessaire l'Assessorat compétent avait prévu en 1989 de créer des réservoirs, par la construction de petits barrages, à Plan Pallettaz, à Goille-Pesse et au lac du Fallère et que pour cela faire des recherches de faisabilité avaient été commencées;

les soussignés conseillers régionaux de l'Union Valdôtaine

interpellent

l'Assesseur à l'agriculture, forêts et ressources naturelles pour connaître:

1) si l'on a continué les recherches susdites et quels en sont les résultats;

2) s'il y a déjà des projets bien définis;

3) si l'on croit opportun de réaliser finalement ces oeuvres afin de pouvoir résoudre les problèmes d'irrigation des cultures agricoles dans la zone intéressée par ces projets.

Président La parole au Conseiller Perrin.

Perrin (UV) Je crois que monsieur l'Assesseur Lanièce et tous les conseillers connaissent la pauvreté en eaux de la colline de Sarre et Saint-Pierre.

Les deux torrents, le torrent de Verrogne et le torrent de Sarre, qui ont de l'eau au printemps sont presque secs au cours de l'été et surtout vers la fin de l'été.

Cette pauvreté est évidemment due au fait que la colline ou les montagnes de Sarre et de Saint-Pierre, n'ont ni de glaciers ni de neviers et les quelques sources d'eau ne réussissent pas à fournir de l'eau en quantité suffisante pour l'irrigation. Les différents consortiums de ces deux Communes ont essayé d'irriguer tout ce qui est possible, et ont avancé plusieurs projets d'irrigation par aspersion de direction à pluie, de façon à améliorer la situation.

Les consortiums de Rumiod-Montovert pour les terrains de la Commune de Villeneuve, de Briantorrette pour la Commune de Saint-Pierre, et du Ru Bréan pour la Commune de Sarre, avaient même avancé l'idée et le projet d'un siphon pour capter l'eau du torrent Savara - siphon semblable à celui de Saint-Pierre - pour pouvoir arroser la partie basse de ces trois Communes.

Par contre ces mêmes consortiums et d'autres consortiums des deux Communes de Sarre et de Saint-Pierre, ont avancé l'hypothèse de créer de petits barrages de façon à accumuler l'eau qui descend au cours du printemps et qui est presque inutilisable, réservoir qui permettrait au cours de l'été et au début de l'automne de fournir l'eau nécessaire.

A ce point de vue plusieurs contacts avaient été commencés entre l'Assessorat et les consortiums; des visites sur le lieu avaient eu lieu au cours de '89 soit à Goille-Pesse, au-dessus de Sarre, soit au Lac du Fallère et au Plan Pallettaz.

Ceux qui s'étaient rendus sur les lieux étaient accompagnés par le géologue de l'Assessorat à l'Agriculture, forêts et environnement à ce moment là, monsieur Franco Bonetto, qui avait donné un premier avis favorable. Mais pour être sûrs que ces oeuvres étaient réalisables, on avait envisagé de faire des recherches sur les lieux, de faire des sondages, afin de permettre la réalisation de projets pour ces trois réservoirs. Un appel d'offre avait été lancé vers la fin de '89, justement dans ce sens.

Vu la carence continuelle d'eaux, à travers cette interpellation nous voudrions savoir si ces sondages ont finalement été effectués, si les recherches de faisabilité pour ces réservoirs ont été finalement réalisées, et si donc l'on est parvenus depuis lors à des projets définitifs. Et en tout cas, faute de recherches, de sondages et de projets, si l'on croit opportun de réaliser ces trois petits bassins artificiels de façon à résoudre les problèmes d'irrigation des cultures agricoles dans la zone intéressée par ces trois projets.

S'agissant d'un problème tout à fait particulier, à ce moment là l'Assessorat s'était dit disponible à prendre en charge elle-même soit les sondages soit peut-être la réalisation des projets, parce que c'est vrai que habituellement ce sont les consortiums d'amélioration foncière qui présentent les projets et qui font demande de financement pour la réalisation des oeuvres.

Ici, à ce moment là, comme cela s'avère aussi pour d'autres cas, il y avait eu la disponibilité de la part du service compétent de l'Assessorat, de - au moins - aider les consortiums à cette réalisation.

Nous voudrions savoir, par l'interpellation, à quel point l'on en est.

Presidente La parola al Consigliere Andrione.

Andrione (UV) Je ne veux pas répéter ce que monsieur Perrin a dit, mais si monsieur Lanièce voulait bien examiner également le problème du Consorce Tzan, à Vétan, qui depuis des années attends que l'irrigation à pluie soit faite.

Si cela est fait il y a plus d'eau pour tout le monde. Pour tout le monde et je insiste sur ce concept.

Et puis je demande à l'Assesseur, s'il est nécessaire de faire un surlieu personnel - parce que c'est une question de bon sens - s'il est si gentil de m'inviter, je peux lui prouver ce que je viens de dire, c'est-à-dire que tout le monde y gagnerait en quantité d'eau disponible.

Presidente La parola all'Assessore dell'agricoltura, forestazione e risorse naturali, Lanièce.

Lanièce (DC) Risponderei a quanto ha detto il Consigliere Andrione nell'ultimo intervento. Non ho nulla in contrario a fare quel sopralluogo se possiamo risolvere il problema, anzi al più presto potremmo andare, visto che ormai la stagione volge verso il bello non ci sono problemi ad andare a vedere se si possono trovare soluzioni.

Rispondendo invece all'interpellanza e a quanto ha detto il Consigliere Perrin nell'illustrazione, la creazione di un invaso ex novo in località Plan Pallettaz per immagazzinare l'acqua derivante dallo scioglimento delle nevi in primavera e ridistribuirla nei torrenti di Verrogne e La Crête durante la stagione irrigua era un'idea dell'ufficio, era partita già dall'ufficio questa soluzione, probabilmente non ne avevano immaginato altre, avanzata per contribuire a risolvere la cronica carenza d'acqua nei mesi di luglio ed agosto in un vasto comprensorio interessante i comuni di Saint-Nicolas e Saint-Pierre.

Individuata la località dove poteva essere ricavato l'invaso, sono stati richiesti preventivi per l'esecuzione di sondaggi geognostici preliminari alla fase di progettazione, preventivi pervenuti nel settembre 1989.

D'altra parte il Presidente del consorzio irriguo Ru Bréan di Sarre aveva proposto la costruzione di uno sbarramento allo scarico del lago di Fallère per aumentare la capacità e la costruzione di un nuovo in vaso in località Goille-Pesse, sempre allo scopo di creare riserve d'acqua per incrementare la potenza d'acqua del torrente Clousellaz nel periodo di magra estiva per l'irrigazione del comprensorio di Sarre.

Il servizio, visto queste diverse proposte di soluzione, non ha più fatto alcuna iniziativa anche - così è stato detto - perché da parte dei consorzi non ci sono stati più solleciti in merito. Praticamente la cosa è rimasta allo status quo.

Comunque, visto che è stato sollecitato, si sono contattati alcuni Presidenti, alcuni più interessati ed altri un po' meno, dicono che ci sono anche altre soluzioni, non so se anche loro pensavano a soluzioni tipo quella che ha suggerito il Consigliere Andrione.

Comunque allo scopo di accertare se c'è ancora in concreto questa volontà verrà indetta quanto prima, ma comunque entro questo mese, una riunione tra i rappresentanti dei vari consorzi irrigui interessati; se emergerà ancora la volontà di realizzare l'opera e se non ci saranno altre soluzioni se non quella di creare questi sbarramenti, senz'altro si procederà ad uno studio ed alla realizzazione dell'opera.

Comunque se ci sono altre soluzioni penso che siano meno costose e più consone al caso.

Presidente La parola al Consigliere Perrin.

Perrin (UV) Il y a la volonté de procéder à ce que j'ai entendu: une prochaine réunion sera faite au cours de ce mois pour vérifier des solutions, pour vérifier si il y a d'autres hypothèses, s'il y a toujours l'accord des consortiums et la nécessité.

Je crois que cette nécessité existe, donc ce qui il faudrait faire c'est de procéder. Je trouve assez étrange que l'on réponde que il n'y a plus de sollicitations de la part des différents consortiums. Il m'a été dit par au moins deux présidents de ces consortiums que des sollicitation verbales - non écrites: verbales - avaient été faites au cours des années '90 et '91.

Franchement je ne sais pas dire si directement à monsieur l'Assesseur ou probablement aux techniciens, ou aux dirigeants du service, mais je crois que une solution doit être quand même trouvée.

Le problème, soulevé par monsieur Andrione, de Vétan, pourrait résoudre en partie la nécessité d'eau, parce que nous savons très bien que si pour l'irrigation selon la méthode traditionnelle on calcule deux litres d'eau à la seconde par hectare, à travers l'irrigation à pluie demi litre d'eau est suffisant.

Donc l'eau en surplus peut servir à l'irrigation d'un territoire qui peut être au moins quatre fois plus vaste que par la méthode traditionnelle.

Là il y a un gros problème: il y a des frictions entre les différents propriétaires, entre les deux différentes parties concernées par cette eau et je ne sais pas si il y aura une solution immédiate.

Celle de Plan Pallettaz, pour lequel le propriétaire du terrain s'était déjà dit disponible, celle du Lac du Fallère, où une tentative avait été déjà faite par la famille Bal, au début de ce siècle, et celle de Goille-Pesse pourraient être plus immédiates que l'autre.

Et donc ce que nous demandons c'est que on puisse faire au plus tôt possible cette réunion des consortiums et des propriétaires intéressés, et que l'Assessorat trouve une solution pour donner de l'eau à cette colline. N'importe quelle solution, pourvu que les cultures agricoles puissent avoir l'eau nécessaire.