Oggetto del Consiglio n. 2214 del 4 giugno 1991 - Resoconto
OGGETTO N. 2214/IX Comunicazioni del Presidente della Giunta.
Presidente Ha chiesto la parola il Presidente della Giunta, Bondaz; ne ha facoltà.
Bondaz (DC) Vorrei innanzitutto associarmi alle parole del Presidente del Consiglio per il decesso dell'ex Consigliere Parisi, col quale io entrai per la prima volta in Consiglio regionale nel 1973. Per ragioni di disposizione, mi venivo a trovare molto spesso vicino a lui e, pur militando in un partito diverso, molto diverso dal suo, ho ugualmente avuto modo di apprezzarne la tranquillità, la serenità ed il tratto gentile del suo discorrere e del suo modo d'agire.
Lo ricordo con estrema simpatia anche perché lo incontravo abbastanza di frequente nei dintorni del palazzo regionale, dove cercava sempre di informarsi di come andavano le cose. Poiché aveva un suo modo gentile e corretto di presentarsi, io lo voglio ricordare così e mi associo alle parole del Presidente del Consiglio e del Consigliere Andrione.
Mi associo altresì alle parole sul grave incidente avvenuto domenica scorsa in prossimità di Emarèse, dove hanno perso la vita quattro giovani valdostani.
Mi auguro che la domenica continui ad essere considerata una giornata di festa, ma anche di riposo e che si evitino certe intemperanze che, a volte, forse per il clima e le velleità giovanili, portano ad essere un po' imprudenti.
Alle loro famiglie giunga il saluto reverente dell'amministrazione regionale.
Il giorno 29 maggio ho partecipato, presso il Quirinale, alla cerimonia organizzata dal Presidente della Repubblica per celebrare il 45° anniversario della Repubblica Italiana.
Il giorno successivo ho preso parte alla Conferenza dei Presidenti delle Regioni e delle Province autonome, mentre precedentemente avevo incontrato la Conferenza dei Presidenti dei Consigli regionali.
In quella sede sono state affrontate le tematiche relative alle riforme istituzionali ed è stato discusso il contenuto del disegno di legge sulla riforma del bicameralismo, che contiene anche norme relative alle competenze regionali, attualmente all'esame della Camera dei Deputati.
Si è trattato il tema della finanza regionale e locale, il problema del decentramento agli enti locali e si è esaminato il disegno di legge sull'istituzione del Senato delle Regioni.
E' emersa la chiara volontà di non frammentare le forze e di fare invece fronte comune per un complessivo rilancio del regionalismo.
Nell'ambito della Conferenza dei Presidenti è stato esaminato il documento di programmazione economico-finanziaria relativa alla manovra di finanza pubblica per il 1992-94, sulla quale è stato ancora una volta espresso un parere fortemente negativo. Tale parere, consegnato nell'incontro della Conferenza Stato-Regioni, è negativo perché il documento programmatico del Governo non va nel senso del rilancio del regionalismo, nonostante le dichiarazioni d'intenti a più riprese favorevoli.
In sintesi, è completamente ignorata la tendenza in atto, nell'ambito del dibattito sulla questione istituzionale, ad attribuire alle Regioni maggiori ambiti di autonomia politica e finanziaria.
Inoltre, la politica dei redditi viene affidata ad un livello triangolare di contrattazione Governo-Sindacati-Imprese, che esclude completamente le Regioni.
Non sembra poi che l'auspicato recupero di produttività delle pubbliche amministrazioni sia previsto nell'ambito dell'attuazione della legge n. 142, che valorizza le autonomie locali, ma attraverso norme sui procedimenti amministrativi.
In ordine alla riforma del sistema sanitario, il documento tende a caricare oneri finanziari sulle Regioni, senza attribuire alle stesse poteri effettivi di controllo sull'espansione delle spese.
Dal tenore del documento, si profila infine la necessità per gli enti locali del ricorso al credito ordinario, per far fronte all'esigenza di investimento a causa del ridimensionamento dell'intervento della Cassa Depositi e Prestiti.
In seguito alla comunicazione del Presidente del Consiglio dei Ministri, devo comunicare che, nell'ambito del piano di ripartizione dei cittadini albanesi sul territorio nazionale, è prevista l'assegnazione alla Valle d'Aosta di ulteriori quaranta unità. Pertanto, invece delle novantacinque unità prefissate, ne dovrebbero pervenire "soltanto" settantasette.
Presidente Ha chiesto la parola il Vicepresidente Stévenin; ne ha facoltà.
Stévenin (UV) Je m'excuse, monsieur le Président, mais je suis arrivé en retard. Je tiens tout de même à rappeler, dans cette salle, la figure d'une Valdôtaine, qui vient de nous quitter, il y a quelques jours: Armandine Jérusel. Elle était toujours souriante, toujours à l'oeuvre, toujours prête à collaborer pour une initiative valdôtaine: voilà, en quelques mots, Armandine Jérusel. Elle nous a quittés subitement, après une vie longue, stimulante et riche, qu'elle avait vécue, en conservant la fraîcheur et l'enthousiasme de la jeunesse.
Le long de son existence, Armandine a fait un peu de tout: ins-titutrice dans sa première jeunesse, puis employée, enfin secrétaire du Comité des traditions valdôtaines. Elle n'a pas, cependant, jamais négligé les activités traditionnelles: sa vigne et ses pommes, qui elle permettaient de passer des heures laborieuses dans son cher Aymavilles.
En même temps, la poésie. Quand on la félicitait, pour l'un ou l'autre de ses textes, Armandine se sentait un peu gênée, comme si elle ne croyait pas mériter les compliments et pourtant ses poésies, exclusivement en patois ou en français, sont un bel exemple de composition simple, soignée et bien bâtie. Elle nous dessine des scènes de vie quotidienne, nous présente des personnages de chez nous tellement vrais, qu'on croit les voir, en lisant leur portrait. Dans ses poésies, l'émotion, souvent accompagnée d'une veine d'ironie, se retransmet naturellement au lecteur. Ces textes en patois sont toujours très recherchés d'un point de vue linguistique et ils nous font comprendre le potentiel littéraire et la richesse de notre patois. Elle nous laisse trois recueils: "Mondo blanc", "Rouse bâtarde" et "L'uva et lo vin". Elle était en train d'en préparer un quatrième que nous espérons lire prochainement. Ses poésies nous les retrouvons aussi éparses sur les publications valdôtaines: "Le Messager", "Le Flambeau", "Le Peuple Valdôtain".
Armandine s'en est allée, mais elle nous laisse le bel héritage de ses oeuvres, et, non seulement, elle nous laisse aussi le témoignage d'une vie bien remplie et de cohérence valdôtaine. Que son exemple puisse nous servir pour continuer notre chemin!
A sa famille, au comité des traditions valdôtaines, nos condoléances les plus émues.
Président La Présidence du Conseil s'associe aux paroles du vice-président Stévenin, pour la douloureuse perte d'Armandine Jérusel, une amie de famille, une ancienne amie de ma mère. A son souvenir est liée sa vie dédiée à la poésie valdôtaine.
Le Conseiller Rollandin a demandé la parole; il en a la faculté.
Rollandin (UV) Je crois qu'on ne peut que s'associer aux prises de position contre les propositions du Gouvernement national face à la crise évidente de disponibilité financière. Je crois, tout de même, que le point à souligner de cet aspect est le fait que, malgré les déclarations qui, depuis des mois, ont été faites en faveur de la décentralisation et de l'autonomie des Communes, on doit cons-tater que l'une des mesures qu'on va prendre, c'est la réduction des recettes pour les Communes. Non seulement, puis-qu'on va limiter encore davantage les possibilités de faire recours à la Caisse des Dépôts et Emprunts.
A mon avis, il s'agit du symptôme le plus évident d'une attitude qui va être de plus en plus forte dans toute la République. En Vallée d'Aoste il y a sans doute des possibilités différentes pour les Communes, tout de même je crois qu'un débat sur la possibilité de travailler, surtout pour les petites Communes, s'impose. Pour le reste de l'Italie, la déclaration qui affirme que 8.000 Communes sont excessives, amènera à réduire, à la suite de dispositions gouvernementales, le nombre des Communes. C'est une façon indirecte pour étouffer les autonomies.
Contre ce système, il faut qu'il y ait une prise de position de la part du Conseil et j'espère que les lois, qui seront en discussion au cours de ces deux jours de débat au Conseil, sur la possibilité pour les Communes de faire recours à la Caisse des Dépôts et Emprunts, nous donneront le signe pour voir si, au niveau régional, on a la volonté d'aider ou non les Communes.
A ce propos, j'estime que le problème ne concerne pas seulement l'application de la loi n. 142 et des statuts; il s'agit de voir jusqu'à quel point les autonomies communales peuvent travailler. Malheureusement, il faut prendre acte qu'au niveau national, cette vie autonome va se réduire de plus en plus.
