Resoconto integrale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 971 del 10 gennaio 1990 - Resoconto

OGGETTO N. 971/IX - ATTIVITA' DELLA COOPERATIVA PRODUTTORI FRUTTA COFRUITS DI SAINT-PIERRE. (Interpellanza)

PRESIDENTE:Do lettura dell'interpellanza in oggetto, presentata dai Consiglieri Mafrica e Riccarand ed iscritta al punto 11 dell'ordine del giorno.

INTERPELLANZA

AVUTA NOTIZIA che la cooperativa COFRUITS di Saint-Pierre avrebbe importato e commercializzato mele provenienti dal Trentino;

ALLO SCOPO di capire come tale operazione si inquadri nell'ambito dell'attività di una struttura avente come scopo principale quello di valorizzare i prodotti tipici della Valle d'Aosta;

i sottoscritti Consiglieri regionali

INTERPELLANO

l'Assessore competente per sapere:

1) se la Giunta conosce i quantitativi di mele del Trentino importate e vendute dalla COFRUITS e le ragioni che hanno portato a tale scelta;

2) quali iniziative la Giunta regionale intende prendere per valorizzare la produzione e facilitare la commercializzazione delle mele prodotte in Valle.

PRESIDENTE:Ha chiesto la parola il Consigliere Mafrica; ne ha facoltà.

MAFRICA (PCI):Noi ed il Consigliere Riccarand siamo stati spinti a presentare questa interpellanza da una curiosa situazione: mentre l'Assessore Perrin presentava un opuscolo sulla mela, ci erano giunte notizie che alla Cofruits di Saint-Pierre venivano importate mele del Trentino in quantità massiccia. Poiché abbiamo trovato contraddittoria tale situazione, ecco che con la presente interpellanza chiediamo che ci vengano forniti dei dati per capire innanzitutto le quantità in gioco. Poiché abbiamo sentito parlare di "vagoni" di mele, vorremmo capire se ciò corrisponde al vero e vorremmo eventualmente conoscere le ragioni di questa eventuale scelta da parte di una cooperative che ha lo scopo principale di commercializzare il frutto valdostano.

L'interpellanza ha una funzione conoscitiva e quindi ci auguriamo di avere risposte chiare, esaurienti e convincenti da parte della Giunta regionale.

PRESIDENTE:Ha chiesto la parola l'Assessore all'Agricoltura, Foreste ed Ambiente Naturale, Perrin; ne ha facoltà.

PERRIN (UV):En automne nous avions fait, à Saint-Pierre, une conférence au cours de laquelle nous avions présenté le secteur de l'arboriculture et de façon particulière celui de la culture de la pomme. Nous avions mis en évidence la situation locale, qui, je crois, offre sur le marché un produit de très haute qualité, et envisagé ensemble de quelle façon pouvoir continuer sur ce chemin, pour améliorer toujours plus cette qualité et pour donner une rente à nos arboriculteurs.

A l'occasion de cette rencontre la Cofruits avait déjà exprimé sa préoccupation à propos de la quantité de pommes recueillies cette année. Ils n'avaient pas encore une situation exacte, parce que nous étions aux derniers jours de la cueillette, mais il y avait eu une baisse dans la production.

Personne ne nous avait parlé de l’intention d'arriver à une opération comme celle que nous avons découverte ensuite. En effet il y a quelque temps, à la mi-décembre, nous avons été avertis, nous aussi, de cette opération et nous avons demandé immédiatement à la Cofruits de nous donner des explications et de stopper une opération qui peut avoir une valeur commerciale, mais qui risque de donner une fausse image de la Région.

On nous a donné les explications suivantes: il y a eu une baisse assez importante qui est, pour tous les fruits recueillis par la Cofruits, de 16%, avec une diversification à son intérieur. S'il y a eu, par exemple, une augmentation de la production de la golden du 8% et du 24%, pour d'autres pommes et pour les poires il y a eu des baisses énormes: moins 29% pour la reinette, moins 45% pour d'autres produits, moins 57% pour les poires.

Pour faire face à ses nécessités et aux requêtes présentées pendant l'été par les acheteurs en gros, la Cofruits a fait une oeuvre d'intermédiation entre certains acheteurs habituels de la Cofruits même et des producteurs, coopératives ou privés, du Trentin et du Haut Adige. Cette démarche est suivie d'ailleurs par d'autres coopératives de la province de Cuneo, de l'Emilia-Romagna, du Haut Adige même, du Trentin; ce qui n'est pas évidemment un exemple à suivre. L'achat est de 439.451 kilogrammes de pommes plus une certaine quantité de poires, 18.924 kilogrammes de poires. Ceci pour faire face à la baisse de production.

La capacité du magasin de la Cofruits est de 3,5 - 4 millions de kilogrammes. La production de l'année dernière a été de 2.315.260 kilogrammes, celle de cette année de 1.944.871 donc avec une baisse de 361.000 kilogrammes environ. La volonté de la Cofruits était de donner aux acheteurs le produit qu'ils avaient demandé et en même temps de rentabiliser l’oeuvre à l'intérieur du magasin, parce qu'il y a une partie de dépenses qui est fixe; moins de production il y a dans le magasin et plus le coût unitaire est élevé. On nous a assuré qu'il s'agit d'une opération limitée pour faire face à la situation qu'il y a cette année.

Nous étions préoccupés par le fait qu'on puisse vendre ces fruits comme production valdôtaine, mais on nous a assuré qu'il y a eu seulement une intermédiation de la Cofruits et que les pommes sont revendues comme pommes du Trentin et du Sud-Tyrol et non comme pommes valdôtaines.

Cette opération rapportera à la Cofruits un bénéfice d'environ 67 millions dans son ensemble, ce qui va donner un pourcentage plus élevé sur la production locale. Il s'agit d'une opération, je le repète, qui ne doit pas être réitérée, même si, toujours plus souvent, les acheteurs demandent non seulement un produit, mais un ensemble de produits. En effet parmi les produits achetés il y a aussi des qualités de pommes qui ne sont pas présentes en Vallée d'Aoste: la Canada gris, Jonathan, Elstar etc.

Pour ce qui est de l'avenir: tandis que le secteur viticole est en pleine marche, celui de l'arboriculture est dans une période de légère stagnation, parce que le nombre de producteurs et la quantité produite ne sont pas suffisamment élevés, donc les bénéfices ne sont pas énormes. Pour faire face à ce problème il faut augmenter la production, et nous avons encore de l'espace, et augmenter la qualité, et c'est ce qu'il faut viser. Une oeuvre de reconversion des vieux pommiers est nécessaire. Il faut refaire certains vieux vergers pour introduire des plants nanisants plus faciles à travailler, plus commodes à soigner et donc, en définitive, plus rentables. Il faut essayer d'un côté de jouer sur les bénéfices qu'on reçoit en vendant des fruits et de l'autre côté d'épargner au moment de la production, en baissant les coûts.

Je crois qu'il y a déjà des actions qui ont ce but. Le fait d'avoir modernisé, restructuré les magasins de la Cofruits par l'implantation de cellules à air conditionnée, qui permettent de mieux conserver les fruits et de les vendre au moment le meilleur, va dans cette direction.

L'application, souhaitable aussi dans le secteur de l'arboriculture, de la loi n° 70, d'il y a deux ans, portant sur le remembrement et le remaniement foncier, doit aller dans ce sens parce que le fait de pouvoir cultiver des vergers de grandes dimensions, au lieu d'avoir une infinité de petites parcelles, va faire baisser le coût.

Pour ce qui concerne l'Assessorat, nous sommes en train de porter de l'avant, en collaboration étroite avec l'Institut agricole et les associations des producteurs, l'expérimentation et la recherche sur les variétés actuelles, Canada par exemple, mais aussi sur de nouvelles variétés. Au cours de l'année 1989, nous avons produit, et discuté avec les associations des producteurs, le "cadastre fruiticole vocationel". C'est à dire, nous avons individué pour chaque zone à vocation spécifique pour l'implantation des arbres fruitiers quelle est l'espèce, la qualité qui mieux s’adapte à ce terrain, à cette exposition et au microclimat. Ce qui va encore valoriser les fruits.

Il faut continuer cette oeuvre, que le Service d'assistance technique et commerciale a déjà commencée au début des années '70, de perfectionnement de la lutte contre les parasites des arbres à fruits. La présentation des résultats, faite à Saint-Pierre, démontre que nous sommes dans une situation excellente. L'Emilia-Romagna, par exemple, pour nous référer à une région qui a une grande vocation dans ce secteur, peut dire de pouvoir mettre sur le marché 20% de produits provenant d'une lutte intégrée; nous pouvons dire que nous sommes à 96%. Nous sommes donc presque à la totalité puisque les recherches sur les résidus toxiques, que nous faisons en collaboration avec l'Unité Sanitaire Locale depuis trois ans, démontre que 96% de notre production est avec un taux de résidus toxiques inférieur au 50% de ce qui a été admis.

Il s'agit de continuer cela à travers la loi qui sera à l'attention de ce Conseil et qui réunifie les deux textes de loi qui ont été présentés par la Junte et par l'opposition.

Il faut améliorer aussi l'image à travers ce label. Soit nos services d'assistance, soit la Cofruits sont en train d'étudier le système de pouvoir présenter une pomme, qu'on ne peut pas définir biologique, mais qui est exempte de résidus de pesticides.

Il s'agit aussi de la part de la Cofruits (et c'est dans ce sens que nous poussons) d'améliorer la vente, parce que, si au lieu de vendre en gros de grandes quantités, hors de la Vallée, la Cofruits peut augmenter la partie qu'elle vend au détail, elle aura un bénéfice beaucoup plus grand. Si avec les producteurs il y a une moyenne d'environ 500 lires de bénéfice, pour la vente au détail on arrive à doubler ce chiffre, à peu près mille lires.

Grâce à l'ouverture des magasins aussi pendant l’été, comme on nous a promis, pour la vente au détail, à travers une coopération, qui doit être recherchée, avec les magasins des coopératives du secteur laitier-fromager ou avec la Con.Pro.Val., cette augmentation de vente au détail va créer des bénéfices pour le futur.

Nous avons été informés de cette opération quand elle avait déjà eu lieu, nous avons demandé à la Cofruits de stopper cette initiative. On peut comprendre cette année, vu les résultats de la production, mais évidemment ce n'est pas une expérience à répéter dans le futur. Nous avons des pommes de qualité, c'est nos pommes que nous devons valoriser.

PRESIDENTE:Ha chiesto la parola il Consigliere Riccarand; ne ha facoltà.

RICCARAND (NS):Noi siamo sostanzialmente soddisfatti della risposta dell'Assessore, perché ci ha fatto un quadro preciso della situazione, senza nascondere i dati di fatto che non sono certamente positivi, nel senso che l’ "infortunio" della Cofruits è grave e clamoroso. Noi non possiamo fare uno sforzo a tutti i livelli per far conoscere, propagandare e diffondere la qualità della mela e degli altri frutti valdostani, se poi la gente viene a sapere, telefona, comunica ai nostri Gruppi e circola la voce che dal Trentino e forse anche dalla Francia arrivano TIR carichi di prodotti sulla cui genuinità non abbiamo elementi di convalida.

Noi tendiamo giustamente a far crescere e migliorare ancora la qualità del prodotto valdostano, che è l'arma vincente della nostra frutta, proprio perché non potremo mai competere sul piano della quantità, ma solo su quello della qualità e della naturalità del prodotto. Credo pertanto che vicende di questo genere non debbano assolutamente verificarsi, per cui è bene che l'Amministrazione regionale e l'Assessorato all'Agricoltura, Foreste ed Ambiente naturale impartiscano direttive molto precise, in modo che non si abbiano a ripetere situazioni del genere e che le mele ed i prodotti che sono stati reperiti in questo modo siano comunque ben distinti rispetto alla produzione locale, per evitare ogni sorta di confusione.

Io credo che la strada che è stata indicata dall'Assessore, e che era contenuta nelle proposte di legge presentate dai Gruppi di Nuova Sinistra e del Partito Comunista Italiano, nonché in una proposta della stessa Giunta, sia proprio quella di valorizzare dal punto di vista qualitativo questi prodotti con un marchio di qualità che fornisca una certa immagine esterna, che consentirà di spuntare un prezzo più alto per quel tipo di mercato che andrà sempre più alla ricerca di un prodotto qualitativamente genuino sotto l'aspetto naturalistico.

Le preoccupazioni sulle conseguenze per la salute umana che si hanno con l'ingestione di cibi e prodotti con forti dosi di pesticidi sono infatti evidenti e presenti in una fascia sempre più ampia della popolazione, che non valuta solo il costo economico, ma soprattutto la loro genuinità e naturalità. Per questo noi crediamo che, attraverso uno sforzo sulla qualità ed un sostegno pubblico, che deve continuare e addirittura essere intensificato sia sotto l'aspetto finanziario, sia sotto quello dell'assistenza tecnica, si debba e si possa configurare un futuro positivo per l'agricoltura valdostana, puntando però su un altissimo grado di qualità.

Siamo solo ai primi passi, ma noi abbiamo presentato questa interpellanza per verificare che cosa è veramente successo e per evitare che si abbiano a ripetere "infortuni" di questo genere, che portano un grave danno all'immagine dei nostri prodotti.

Noi ci auguriamo che si proceda sempre più verso una produzione agricola valdostana conosciuta all'esterno proprio per il suo elevato grado di naturalità, che diventa sicuramente premiante anche sotto l'aspetto del prezzo.

Vorremmo chiedere all'Assessore di fornirci i dati relativi all'acquisto di prodotti fuori dalla Valle d'Aosta, ma soprattutto vorremmo raccomandare ancora una volta che siano date indicazioni precise per evitare che in futuro si abbiano a ripetere fatti di questo genere.

Si dà atto che alle ore 11,25 assume la Presidenza il Vicepresidente Beneforti.