Resoconto integrale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 3550 del 26 febbraio 1988 - Resoconto

OGGETTO N. 3550/VIII - CELEBRAZIONE DEL 40° ANNIVERSARIO DELLA PROMULGAZIONE DELLO STATUTO SPECIALE DELLA VALLE D'AOSTA.

PRESIDENTE: Signori Consiglieri, sono trascorsi quarant'anni da quando nella seduta antimeridiana del 30 gennaio 1948 l'Onorevole Lussu dichiarava all'Assemblea Costituente, illustrando il disegno di legge costituzionale denominato "Statuto Speciale della Valle d'Aosta" che: "L'impegno del Governo assunto di fronte alla Valle d'Aosta nel 1945 è noto - è l'impegno del primo Governo dei Comitati di Liberazione Nazionale, che d'altronde si riallacciava, così come tutta la questione autonomistica della Valle d'Aosta si riallaccia, agli impegni del Comitato di Liberazione Nazionale della Valle d'aosta, agli impegni del Comitato di Liberazione Nazionale del Piemonte, agli impegni del Comitato di Liberazione Nazionale dell'Alta Italia, - così come sono noti tutti gli impegni assunti durante la lotta della Resistenza.

La piccola Valle d'Aosta - e non aggiungo fiori letterari per definirla - oltre che della coscienza dell'universalità dei suoi abitanti si sente forte per questi impegni".

Con tali parole il relatore del disegno di legge invitava l'Onorevole De Gasperi, Presidente del Consiglio, a frenare "nella tumultuosa e sempre impaziente fantasia costituzionalista"

il collega Onorevole Prof. Mortati e concludeva asserendo: "Io credo che si debba arrivare ad una buona conclusione: l'approvazione nella sua sostanza di questa Autonomia, di modo che si chiuda e non si riapra una pagina".

Vi chiederete perché quarant'anni dopo, evocando la decisione dei Costituenti di varare il disegno di legge, ho inteso ripescare, se mi si passa l'espressione, alcuni passaggi significativi dell'illustrazione fornita da un amico sincero della nostra Valle quale è stato sotto ogni punto di vista l'Onorevole Emilio Lussu.

Il motivo va ricercato nella parola "impegno" ripetuta ben sette volte nel breve volgere di uno stesso periodo e prospettata con un ritmo, con una cadenza che conoscendo a fondo il terreno delle animate discussioni del primo Consiglio Valle intorno ai progetti di Statuto, rispecchiava un preciso sentimento di riconoscenza alla Valle d'Aosta, martoriata dalle angherie della dittatura, di quei diritti secolari, per troppo tempo ignorati, disattesi e calpestati a detrimento della stessa vitalità etnico-linguistica del popolo valdostano.

Altro concetto pregnante, nell'illustrazione della visione autonomistica del relatore, riguarda la consapevolezza non disgiunta dalla speranza di chiudere, di voltare pagina sul capitolo dell'Autonomia valdostana senza riaprire le tremende ferite provocate da atteggiamenti promissori non seguiti, poi, dal mantenimento della parola data.

La schiacciante maggioranza dell'Assemblea Costituente che, a scrutinio segreto, liberò lo Statuto con 277 voti favorevoli e con 84 voti contrari, dimostra che la fatica del primo "Consiglio Valle" e dello stesso Onorevole Lussu non fu vana.

In quest'ottica ricordare l'evento storico del raggiungimento di una tappa così significativa nello sviluppo dell'Ordinamento legislativo valdostano significa vedere lo Statuto Speciale non già come una novità inattesa o come un regalo concesso in una particolare e contingente situazione politica del dopoguerra, ma tout court come il proseguimento, vorrei dire naturale, delle importanti anticipazioni stabilite con i Decreti legislativi luogotenenziali.

Il dibattito sullo Statuto Speciale per la Valle d'Aosta, come Voi ben sapete, è tuttora aperto sia per quanto riguarda gli aspetti applicativi, sanzionati, se pure in ritardo, dalle norme di attuazione e dal trasferimento di competenze statali alla Regione Valle d'Aosta, sia ancora nel merito per i nodi da risolvere, da definire e da sciogliere relativi ad alcune conquiste asseverate nel disegno di legge costituzionale n. 4 del 26 febbraio 1948.

C'est pourquoi, chers amis du Conseil, je souligne que le tournant positif dans la renaissance de l'Autonomie régionale constitue et représente un événement tout à fait particulier marquant l'histoire récente de la communauté valdôtaine.

En effet, au-delà des incontestables progès dus à une nouvelle manière de faire politique et d'administrer afin d'aborder et résoudre les problèmes de la population, nous ne pouvons pas oublier que l'Autonomie est une conquête liée à la Libération pour restituer au Pays et au Val d'Aoste ces libertés civiles, religieuses et culturel les pour lesquelles ont donné leur vie tant de Valdôtains.

Le pacte solennel entre l'Etat italien et le Val d'Aoste, établi et retenu par Loi Constitutionnelle, n'a pas encore trouvé sa pleine réalisation même s'il faut reconnaître que le bon chemin a été entrepris pour donner à l'Autonomie valdôtaine un important soutien financier arrêté par Loi de l'Etat: la première véritable réforme des institutions bouleversées par la crise, jaillit des Autonomies locales de cet esprit régionaliste dont est répandue la Constitution de la République, de cet idéal souvent désavoué et affaibli avec toutes les conséquences que ce fait emporte au sujet des rapports entre les citoyens et le pouvoir public.

Je pense enfin qu'aujourd'hui, en rappelant avec véritable reconnaissance la Mémoire des morts pour la Liberté et pour l'Autonomie, nous devons renouveler l'engagement à travailler pour la défense des droits du Peuple valdôtain justement jaloux de ses propres prérogatives mais aussi très attentif à une honnête administration.

Mais je veux ajouter à cette reconnaissance un salut particulier aux membres du premier Conseil régional car c'est aussi grâce à leur travail dévoué que la cause régionaliste a pu progresser dans une période difficile et tourmentée de la vie valdôtaine.

PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il Presidente della Giunta, Rollandin; ne ha facoltà.

ROLLANDIN (U.V.): Quelques minutes seulement pour exprimer une réflexion que m'inspire le quarantième Anniversaire de l'avènement du Statut spécial, me suggèrent de ne point analyser l'histoire de notre Région, de notre Communauté, ni de vérifier à quel point en sont les réalisations mises en oeuvre au cours de ces quarante années.

Je pense, en effet, qu'une méditation sur ce sujet exige qu'elle soit approfondie et particulièrement sérieuse. Or, il n'est guère possible, en quelques instants, de nous livrer à une analyse des motifs sur lesquels notre Statut est fondé.

Je souhaiterais, par contre, tracer brièvement un schéma directeur des perspectives que nous pouvons entrevoir pour l'avenir de notre Région.

Notre petit Pays, avec ses caractéristiques physiques et un nombre d'habitants restreint doit devenir un modèle de développement dans tous les secteurs et s'insérer dans une Europe des Régions forte et responsable. Il doit s'établir à un niveau qualitatif élevé dans une communauté des peuples comme le sera l'Europe de demain.

Nos efforts voués à transformer notre Région en une région pilote, doivent être les efforts de toutes les forces politiques focalisés sur un élan d'unitarisme capable de tranchir ces fossés, ces différences qui entravent encore la solution de problèmes pratiques.

Il est donc indispensable que les forces politiques et sociales retrouvent cet esprit d'initiative, ce facteur de vie, cette bouffée de renouveau nécessaires pour faire progresser avec plus de vigueur la mise en application du Statut spécial.

Nous devons reprendre un travail susceptible d'aboutir à une autonomie réelle, un travail de recherche d'une autonomie psychologique des habitants de notre Région. Autonomie psychologique qui peut être le moteur d'une impulsion générale de croissance de la population, axée sur la solidité des convictions et sur la volonté de retrouver la dignité morale et intellectuelle d'être des Valdôtains.

Cette nouvelle exigence doit être doublée d'une attention particulière à l'égard de la formation de la personne, une formation étendue à tous les niveaux, à la portée de toutes les couches sociales, de tous les travailleurs. Une formation, donc, qui doit être permanente.

Ces efforts de formation nous devons les développer sur deux fronts: d'une part pour répondre à l'échelon local aux nouveaux besoins d'emplois, et d'au tre part pour lacérer et prévenir ce rideau d'apathie qui peut tomber juste au moment où interviennent certains résultats économiques.

Il ne suffit pas de juger dans l'absolu - en se basant par exemple sur le niveau du revenu par personne - pour affirmer que notre Région est à l'avangarde. Au contraire, c'est là un élément qui doit nous faire réfléchir sur la nécessité que notre Communauté réacquière un sentiment trop longtemps négligé, malheureusement: la solidarité. Car la solidarité entraîne une plus grande justice; la solidarité est le fait de vouloir créer ensemble une manière nouvelle d'affronter et de résoudre les problèmes équitablement. Il est inadmissible, en effet, que des inégalités aussi profondes séparent encore à l'heure actuelle les différentes couches sociales.

Dans notre Communauté, si nous voulons viser la qualité de la vie, si nous voulons devenir un véritable modèle, nous devons en premier lieu aider la croissance des plus faibles, éviter e nivellement, l'abaissement du niveau de vie et concourir à une plus grande justice sociale.

Cela se traduit par un large éventail de possibilités offertes aux jeunes pour se réaliser, par une aide ponctuelle et concrète aux classes de la population - je pense notamment aux personnes âgées - qui méritent le plus notre respect et notre compréhension.

Le gens éprouvent le besoin d'établir un rapport nouveau, ce qui exige de leur part une plus grande participation, dans le sens que tous les citoyens doivent être davantage concernés et progressivement responsabilisés.

Cette prise de conscience, nous devons l'aider à s'épanouir par des moyens en mesure d'offrir une formation plus objective et plus correcte sur tous les problèmes actuellement sur le tapis. Et cette information doit rayonner pour que tous puissent la recevoir, car c'est tous ensemble que nous pouvons construire l'avenir de notre Région, en nous inspirant des bases de notre Statut.

Nous sommes reconnus comme communauté ethnique et linguistique. Il nous appartient donc de conserver ce respect envers nos traditions: ce n'est qu'ainsi que nous pourrons maintenir les conditions de vitalité et d'économie en plein essor qui nous permettent de pouvoir espérer dans un avenir sérieux et équilibré.

C'est dans cet esprit que nous devons nous attacher à édifier une réalité et une société plus juste, et dans ce même esprit nous pouvons contribuer concrètement à l'avènement d'une paix durable.

Le concept de paix, en effet, n'est pas le patrimoine des grands pays, uniquement. Il est engendré par l'effort conjoint de tous es peuples, même des plus petits en nombre.

L'édification de la paix découle directement de la solidarité, d'une plus grande sensibilisation et responsabilisation de tous les citoyens, à tous les échelons institutionnels.

Voilà les objectifs que nous nous efforcerons d'atteindre en vue d'un avenir de prospérité et de sérénité, avec la dignité des peuples libres conscients d'avoir bâti eux-même leurs destinées.

PRESIDENTE: Ora, come da intese raggiunte, prenderanno la parola i rappresentanti di tutti i Gruppi presenti in Consiglio regionale.

Ha chiesto la parola il Consigliere Berti; ne ha facoltà.

BERTI (Art. e Comm. Vald.): Signor Presidente e colleghi Consiglieri, la celebrazione del 40° anniversario dello Statuto autonomo della nostra Regione è un momento particolare e costituisce una manifestazione solenne che ha sensibilizzato il Consiglio regionale, sollecitandolo a riunirsi in seduta straordinaria per ricordare le tappe percorse prima di giungere all'approvazione dello Statuto speciale, che costituisce la nostra Carta costituzionale, anche se non è ancora completamente applicata.

Auspico la piena osservanza, senza discriminazioni, dell'art. 1 della legge 26 febbraio 1948, n. 4, che recita testualmente:

"La Valle d'Aosta è costituita in Regione autonoma fornita di personalità giuridica, entro l'unità politica della Repubblica italiana, sulla base dei principi della Costituzione".

Sono convinto che, con l'unità delle varie forze politiche e sociali, in un prossimo futuro, che io mi auguro non lontano, riusciremo a sciogliere i nodi rimasti che non ci hanno ancora permesso la piena applicazione delle nostre potestà legislative in determinati settori. Grazie.

PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il Consigliere Aloisi; ne ha facoltà.

ALOISI (M.S.I.): Signor Presidente e colleghi Consiglieri, oggi, con questa riunione straordinaria del Consiglio regionale, si festeggia il quarantesimo anniversario dello Statuto speciale.

L'art. 1 della legge costituzionale 26 febbraio 1948, n. 4, Statuto Speciale per la Valle d'Aosta, recita: "La Valle d'Aosta è costituita in Regione Autonoma, fornita di personalità giuridica, entro l'unità politica della Repubblica italiana, una ed indivisibile, sulla base dei principi della Costituzione".

L'ottica con cui noi guardiamo a questa legge costituzionale dello Stato è puramente istituzionale, poiché le norme dello Statuto si limitano a definire il profilo dell'organizzazione politica ed amministrativa della nostra Regione.

Pur non volendo introdurre nessuna nota di polemica nella circostanza odierna, ciò non toglie che è nostro preciso dovere fare un'analisi seria ed obiettiva sulla politica autonomistica che è stata portata avanti in questi ultimi quarant'anni di autonomia speciale.

Il Movimento Sociale Italiano è rispettoso delle tradizioni locali e delle diverse realtà regionali, che, proprio per le loro diversità, rappresentano la ricchezza spirituale ed il patrimonio culturale della nazione italiana.

Ma con ciò dobbiamo sottolineare con decisione e determinazione che non abbiamo mai condiviso forme di autonomia esasperate, avulse dall'interesse generale dello Stato italiano. Questo è il motivo per cui chiediamo una parziale revisione dello Statuto in quelle parti che creano discriminazioni e disparità di trattamento tra cittadini italiani, quali per esempio la lingua francese, utilizzata oggi come elemento discriminatorio per l'assegnazione di posti di lavoro.

Oggi, purtroppo, sia a livello nazionale che locale, alcuni movimenti autonomistici non si limitano più alla richiesta di applicazione integrale dello Statuto, ma tendono ad andare oltre, ad esasperare l'autonomia. Avvertiamo la netta sensazione - e possiamo dimostrarlo in qualsiasi momento che essi abbiano, ormai, imboccato la strada delle rivendicazioni federalistiche, a volte anche separatistiche, mettendo così in discussione la sovranità e l'unità stessa della nazione italiana.

Non v'è dubbio che gli autonomisti valdostani hanno simpatia per gli autonomisti sardi, friulani, sud-tirolesi, per tutti coloro, insomma, che, all'interno del confine italiano, rivendicano apertamente qualcosa di più che una semplice autonomia regionale.

In Trentino-Alto Adige è apertamente separatista la Sudtiroler-Volkspartei. Più lo Stato concede autonomia e più loro ghettizzano la pur ragguardevole comunità di lingua italiana.

Separatista è il Partito Sardo d'Azione ed il suo sardismo non tanto motivato dalla legittima esigenza di difendere i valori tradizionali, quanto da una vocazione antinazionale, confermata più volte dal presidente del partito, Colombu.

Rifiuta l'italianità il "Movimento Friuli". Allarmante è il fenomeno della "Liga Veneta" che fa dell'antimeridionalismo una bandiera.

In questa sottile strategia, si è inserita anche l'Union Valdôtaine.

Da una iniziale richiesta di maggiore autonomia si è passati ben presto, in modo inoppugnabile, alla richiesta di federalismo, ed alcune frange si prefiggono, addirittura, l'indipendentismo, se non il separatismo.

Per l'Italia il quadro che emerge è preoccupante. Per noi del Movimento Sociale Italiano, il regionalismo esasperato, l'autonomia ed il bilinguismo non sono e non saranno mai un lasciapassare verso forme o sistemi più o meno intelligenti di separatismo.

In questa solenne ricorrenza chiediamo il rispetto dell'articolo 1 della legge costituzionale del 26 febbraio 1948, laddove dice che: "La Valle d'Aosta è costituita in Regione autonoma, entro l'unità politica della Repubblica italiana, una ed indivisibile, sulla base dei principi della Costituzione".

Chiediamo l'impegno di tutte le forze politiche per ridare sostanza di valori al concetto unitario di Patria, nel rispetto delle diverse realtà regionali.

Chiediamo impegno per bloccare il degrado politico e morale della nostra Regione.

Abbiamo molte riserve su un sistema autonomistico che consente ed assorbe con tanta indifferenza intrallazzi, clientelismi vari, ruberie, cattiva amministrazione.

Ben altri esempi di correttezza amministrativa e di moralità ci si attende da un sistema autonomistico tanto conclamato e reclamizzato. Non è certamente questo il modello di autonomia che dobbiamo seguire, se vogliamo salvarci dal degrado morale e politico, e se vogliamo salvare l'unità e l'integrità della nazione italiana.

Oggi, permettetemi di dirlo, ci troviamo di fronte ad uno scontro frontale fra movimenti autonomistici delle regioni a Statuto speciale, che rappresentano "l'antinazione", intese come insieme di forze che mirano a sgretolare l'unità nazionale e la "tradizione nazionale", identificata nel patrimonio storico e nel comune destino che, di migliaia di individui, ha fatto un popolo ed una nazione.

È in nome di questi valori che in questa solenne ricorrenza, a nome del Movimento Sociale Italiano, dichiaro il nostro impegno a difesa dei valori culturali e sociali della nostra Regione, entro l'unità politica della Repubblica italiana, una e indivisibile, sulla base dei principi della Costituzione, come sancisce l'articolo 1 della legge Costituzionale n. 4, del 26 febbraio 1948, che oggi ricordiamo solennemente in quest'aula. Grazie.

PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il Consigliere Sandri; ne ha facoltà.

SANDRI (N.S.): Signor Presidente e colleghi Consiglieri, l'autonomia istituzionale della nostra Regione, parzialmente sancita dal Decreto legislativo luogotenenziale del 7 settembre 1945 n. 545, "Ordinamento amministrativo della Valle d'Aosta" e dalla legge costituzionale 26 febbraio 1948 n. 4, "Statuto Speciale per la Valle d'Aosta", è patrimonio irrinunciabile di Nuova Sinistra della Valle d'Aosta.

Il significato politico dei quaranta anni dello Statuto e della presenza istituzionale della nostra Regione autonoma è testimoniato dal sempre maggior affermarsi del bisogno di trasformare lo Stato italiano da centralistico a federale.

Le Regioni, vera continuità della storia di questa penisola, meritano di vedersi attribuire tutti i poteri legislativi, residuando allo Stato federale le competenze in materia di rapporti con gli Stati esteri, di difesa militare, di difesa dei diritti costituzionali e civili, di indirizzo programmatorio nei settori di interesse nazionale. Identica competenza, primaria alle Regioni, residuale allo Stato, è da attuarsi nel campo finanziario e fiscale.

L'autonomie, en fait, doit être beau coup plus qu'on est, en Vallée d'Aoste, maintenant; et, à plus nette raison, beaucoup plus qu'au niveau actuel de réalisation du Statut. Mais aucun ne nous donnera cette autonomie, aucun nous reconnaîtra nos droits, si nous ne seront capable de réaliser l'autogestion dans la réalité quotidienne.

Cela veut dire, avant tout, le respect envers tout le monde à l'intérieur de nôtre communauté, sans distinction de sexe, de race, de langue, de religion, d'opinions politiques, de conditions personnelles et sociales.

A questo proposito, Nuova sinistra sottolinea la sua preoccupazione per le troppe ineguaglianze sociali presenti nella nostra società. Una Regione che si dice, ed è, ricca, deve avere maggiore attenzione per le persone che vivono il disagio di situazioni economiche e sociali precarie, come i disoccupati, i cassintegrati, i pensionati e gli immigrati.

Ma non solo a livello economico vediamo fenomeni disdicevoli. Per quanto riguarda il mondo della scuola, adattare i programmi delle scuole di ogni ordine e grado al dettato statutario è una importante realizzazione, ma non significa adattare l'educazione dei nostri figli ad un progetto o ad una ideologia politica.

Altrettanto preoccupati sottolineiamo la sproporzione dei mezzi economici di competenza regionale rispetto a quelli di competenza comunale. Non attuare il decentramento finanziario all'interno della Regione rischia di apparire sempre più una scelta di controllo politico centralistico e di accentramento decisionale.

Vi sono anche altri problemi, non certo meno importanti, che non consentono di avere un giudizio positivo sul nostro livello attuale di autogestione. Tra questi la tutela della popolazione walser e della sua cultura:

"D'Gresciuneieraun D'iscemera hein zrast tredo erio spruach al taga".

La gente di Gressoney ed Issime ha diritto di parlare la propria lingua tutti i giorni.

Mais autonomie ne veut pas dire l'isolement de notre peuple. Au contraire, veut dire conscience de notre identité, de notre réalité construite par une ethnie courageuse qui a habité longtemps cette terre splendide de la Doire et qui, peuple d'émigrants, a su accepter les apports humains, culturels et de travail de nombreux immigrés. Le peuple valdôtain est maintenant la synthèse positive de ce procès et de plus en plus le sera dans le futur.

Et alors il n'y a pas de limites envers le monde extérieur pour ce nouveau peuple qui est en train de se construire.

E allora non ci sono limiti verso il mondo esterno per questo nuovo popolo, né dobbiamo porli rinchiudendo i dibattiti politici, economici, sociali e culturali, tutti all'interno di un'ottica regionale, che è tanto piccola quanto sterile.

Una grande scommessa si gioca su questo terreno. Se l'autonomia speciale della Valle d'Aosta è un punto fermo dello Stato italiano, se l'idea federale è un progetto in costruzione in Italia ed in altri Paesi vicini, la nostra specificità nella Comunità europea è ancora tutta da costruire, tutta da reclamare, tutta ancora da vedere riconosciuta.

Il 1992 è vicino e tanti sono i settori, non solo economici, in cui i nostri diritti, riconosciuti con tanta fatica non solo in Italia, rischiano di essere calpestati nell'immenso orizzonte europeo. Molto è, come si vede, il lavoro da fare e Nuova Sinistra della Vale d'Aosta è interamente decisa a dare il proprio contributo.

Il grande progetto di autonomia, di democrazia, di libertà per il popolo valdostano, nato 40 anni fa nell'atmosfera nuova e ricca dell'autonomia, ha bisogno, però, di apporti umani profondamente differenti da quelli attuali. La classe politica che emerge dalle elezioni regionali non rappresenta che minimamente le capacità e le potenzialità degli elettori. Anzi, numerose ombre, anche giudiziarie, hanno offuscato l'immagine del Consiglio regionale.

È ora che, rifuggendo le piacevoli tentazioni del privato, le donne, i giovani, i lavoratori, e persone anziane che custodiscono grandi esperienze, si avvicinino alla cosa pubblica, mettano il naso nei fatti dell'Amministrazione regionale, sottraggano la politica ai professionisti. Occuparsi tutti un poco delle cose pubbliche è l'unico metodo perché non siano in pochi ad occuparsi, a loro comodo, delle cose di tutti.

PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il Vice Presidente, Consigliere De Grandis; ne ha facoltà.

DE GRANDIS (P.R.I.): Signor Presidente e signori Consiglieri, io credo che questa occasione non possa e non debba limitarsi ad una celebrazione del quarantennale del nostro Statuto di autonomia, anche se si tratta di celebrare quel patto solenne tra la Regione Valle d'Aosta e lo Stato, sancito da una legge costituzionale.

Io condivido l'excursus storico che è stato fatto dal Presidente del Consiglio e, quindi, eviterò di ripeterlo e ritengo, invece, particolarmente importante sottolineare la necessità che noi, in questa occasione, dobbiamo riflettere rivolti soprattutto al futuro della nostra Regione, molto di più di quanto non dobbiamo preoccuparci del passato, se non come lezione storica, che ha senz'altro una grande importanza, ma che non deve condizionarci eccessivamente.

Per guardare al futuro, io ritengo che la prima riflessione da fare sia relativa a quel concetto di autonomia che la tendenza neo-centralista dello Stato mira a ridurre ad un concetto di decentramento, mentre invece autonomia significa autogoverno. Questa differenza è fondamentale, perché l'autogoverno ha come corollario la libertà.

Lo sviluppo di un popolo non può che avvenire nella libertà e nella libertà l'autogoverno è la manifestazione essenziale. È attraverso questa riaffermazione e attraverso l'impegno che noi dobbiamo avere, perché la nostra autonomia diventi un effettivo autogoverno che noi possiamo pensare allo sviluppo ed al futuro della nostra Regione.

Autonomia non significa certamente separatismo, come qualcuno, qui, voleva far credere; non significa certamente scardinare l'unità dello Stato, ma significa porre le condizioni per una forma statuale di carattere federalistico che è l'unica possibile per garantire la libertà a ciascun popolo, a ciascuna cultura ed a ciascun individuo.

Non sembri un fatto estemporaneo che un repubblicano o un mazziniano, come me, parli di federalismo, quasi che ciò fosse in contrasto con il pensiero di Mazzini. La storia sta facendo giustizia di un'interpretazione del pensiero mazziniano quasi che fosse una forma di centralismo di carattere giacobino, il che assolutamente non è, perché Mazzini pensava non solo alle autonomie locali, tanto d'aver preconizzato fin da allora l'autonomia della Sicilia e della Sardegna, ma perché una lettura anche superficiale della costituzione della repubblica romana dimostra quale fosse il pensiero vero di Mazzini, che attribuiva alle municipalità delle libertà che allora erano definibili solo come rivoluzionarie.

Ecco perché io sono un autonomista ed un federalista convinto, senza con questo voler tradire alcunché, perché la storia ci dimostra che il federalismo non ha mai diviso, ma ha sempre e soltanto unito i popoli ed è una forma di garanzia di pace che non trova riscontro in altre forme di stato.

Si potrebbe pensare alla nostra vicina Svizzera, dove tre lingue diverse dicono la stessa ed identica cosa. Io ho sempre sentito gli svizzeri definirsi orgogliosamente, innanzitutto, come svizzeri, e solo dopo aggiungere di appartenere all'uno o all'altro cantone. L'esempio degli Stati Uniti d'America è lì a dimostrare ulteriormente questa verità. Gli americani dicono di essere essenzialmente americani e non di essere texani, dell'Arizona o del Wyoming o dello Utah. Eppure si tratta di cinquanta Stati, ognuno con una propria legge, con un proprio governo, con una propria polizia ed economia.

Ecco, allora, che il vero concetto che noi dobbiamo ribaltare, pensando al futuro, è quello che la libertà delle autonomie locali non è una concessione dello Stato centrale, ma è una aspirazione che nasce dai popoli, dalle culture e dalle singole etnie, le quali si uniscono tra di loro, per poi delegare allo Stato federale alcuni poteri, e non è quindi il contrario, come purtroppo sta avvenendo oggi.

Vorrei anche ricordare, a questo proposito, che da Kant a Proudhon, dalla Convenzione di Filadelfia al Manifesto di Ventotene ed anche alla Dichiarazione di Chivasso, il concetto di federazione mondiale, come garanzia di pace universale, è una costante. E come giustamente il Presidente della Giunta ricordava la solidarietà tra gli elementi fondamentali della pace, per uno sviluppo ordinato e pacifico dei popoli, ebbene il federalismo è la grande garanzia della pace, perché è solo nella pace che noi possiamo garantire lo sviluppo di ciascun popolo, nella propria cultura, nella propria lingua e nelle proprie possibilità di espressione, garantendo poi quell'avvicinamento, quel contatto costante e perenne, quell'unità di intenti tra paese reale e paese legale, che, invece, non esistono quando si tratta di accentramenti statali, così come avviene anche nel nostro Paese, quando si discute del solco profondo che divide il paese reale dal paese legale. Nelle piccole autonomie, invece, nel decentramento, nelle unità e nelle associazioni di uomini, liberi ma uniti dalla stessa lingua e dalla stessa cultura, questa dicotomia non si verifica.

Io credo che questo sia di fondamentale importanza per tutti, così come noi guardiamo all'Europa unita come ad uno stato federale che tanto speriamo di poter realizzare, allo stesso modo dobbiamo vedere questi concetti anche nelle minori dimensioni, che costituiscono i prodromi per riuscire poi a realizzare quel federalismo di carattere universale, che oggi può essere un'utopia, ma verso il quale noi comunque dobbiamo aspirare. Anche 2000 anni fa, fu certamente un'utopia l'abolizione dello schiavismo da parte di Cristo, tant'è che oggi non l'abbiamo ancora abolito del tutto, basti pensare allo "apartheid", ma questo, comunque, deve essere, a mio parere, l'impegno costante e quotidiano che noi dobbiamo avere nell'amministrazione della nostra Regione, se vogliamo proporci come popolo d'esempio di come si possa realizzare una convivenza civile, a dimostrazione della realtà dell'autonomia e del federalismo.

PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il Consigliere Pedrini; ne ha facoltà.

PEDRINI (P.L.I.): Signor Presidente e onorevoli Consiglieri, riconosco che questo non è né il luogo e né il momento di fare polemiche, ma desidero dare un taglio completamente diverso, da quello dato sinora, a mio parere molto bene da alcuni e meno bene da altri.

Io penso che, nel quarantesimo anniversario del nostro Statuto e della nostra autonomia, possano andare bene anche le parole auliche, che, però, riempiono la bocca e, a chi ci sente, danno una sensazione diversa da quella che si dovrebbe mettere a fuoco in una manifestazione o in una riunione del Consiglio regionale come quella odierna.

Signor Presidente, sarò brevissimo e non supererò i cinque minuti che mi sono concessi, ma desidero dare uno sguardo al passato e finirò con un altro sguardo ancora rivolto al passato, teso in particolare ad osservare gli inizi dello Statuto speciale, dell'autonomia ed il mancato rispetto da parte dello Stato di ciò che è stato sancito dalla Costituzione. È stato un cammino duro e difficile, prima con il sistema maggioritario e poi con quello proporzionale.

Bisogna dire che oggi noi ci troviamo in una grande posizione di forza, rispetto al passato quando, ogni anno, per non dire ogni sei mesi, quando non addirittura ogni mese, bisognava recarsi a Roma per pietire quel poco che ci spettava di diritto, ma che si pretendeva che noi chiedessimo ogni volta. Non sto, ovviamente, ad elencare la quantità di cose che sono state chieste allora.

La situazione, oggi, è diversa e ritengo che si possa, finalmente, guardare al futuro con una certa tranquillità d'animo, anche perché sembra che tutto il Consiglio regionale, superando vecchie remore che avevano ancorato alcuni cervelli a vecchi costumi o condizioni, si stia evolvendo, così come ci è stato possibile accertare in questi ultimi anni, in particolare in alcuni settori industriali, dove si è potuta esprimere una notevole apertura mentale, che ha portato ad una valorizzazione del nostro Statuto e, di conseguenza, della nostra autonomia.

Ci sarebbe molto da dire, ma, dopo venticinque anni ch'io siedo in questo stesso posto, non posso finire il mio intervento, che ha voluto esprimere in modo tipicamente liberale come noi viviamo la nostra autonomia, senza mandare un saluto ed un pensiero agli uomini che, nel corso della Resistenza, hanno combattuto per questa autonomia, al nostro martire Chanoux, a tutti coloro che hanno fatto parte del C.L.N., dei quali io ricordo, in particolare i liberali Pareyson, Vesan e Aillon, perché meritano di essere ricordati in questo momento in cui noi celebriamo i 40 anni di vita del nostro Statuto e della nostra autonomia.

Come ha detto bene il Presidente del Consiglio regionale, Avv. Gianni Bondaz, ricordiamo anche l'On. Lussu, nel cui ricordo voglio affiancare i liberali On. Villabruna e Sen. Sanna Randazzo, che hanno affiancato l'On. Lussu in questa battaglia e che sono venuti qui ad Aosta ad esprimere il loro vero pensiero sull'autonomia e sul futuro della nostra Regione.

Questo è il pensiero liberale e questo è ciò che i liberali pensano sul nostro futuro.

PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il Consigliere Baldassarre; ne ha facoltà.

BALDASSARRE (P.S.D.I.): Signor Presidente e colleghi Consiglieri, la ricorrenza della promulgazione dello Statuto può essere considerata a 40 anni di distanza non solo e non tanto come un fatto storico di indubbia valenza e significato, ma anche e soprattutto un dato di partenza per l'analisi doverosa dell'esperienza autonomistica.

Mi preoccupa ad esempio il fatto che un recente sondaggio abbia dimostrato che ben poche persone conoscono le basi dell'ordinamento giuridico valdostano e plaudo all'iniziativa della Giunta regionale di voler stampare diecimila esemplari dello Statuto Speciale per diffonderli tra la popolazione.

Cari colleghi, mi sia permesso di aggiungere che non è sufficiente distribuire le copie di questa legge fondamentale che regola il decentramento politico ed amministrativo della Regione, per ritenere scontata la "conoscenza" dello Statuto: il documento è, di per sé, importante, ma ritengo che sia necessario spiegarlo soprattutto ai giovani - fare in modo, cioè, che le porte del "palazzo" si aprano alla cittadinanza attraverso dibattiti, anche televisivi, e mediante l'insegnamento nelle scuole dei principi ispiratori dell'autonomia, partendo, se è il caso, - ed io non ho dubbi in proposito - dalle fonti del particolarismo valdostano.

Non che manchino le pubblicazioni: dalla ristampa del "Coutumier", al volume sui dibattiti del primo Consiglio Valle relativi alle varie bozze di statuto editi dalla Presidenza del Consiglio, al libretto fatto stampare l'anno scorso, in lingua francese, a cura della Giunta regionale, e preparato - credo - da André Zanotto, il materiale è buono e non manca: si tratta solo di curarne la relativa diffusione su ampia scala e con i metodi che prima ho indicato, proprio per evitare che preziose iniziative rimangano negli scaffali dei collezionisti, degli intellettuali o degli addetti ai lavori.

Perché insisto sulla conoscenza dell'ordinamento valdostano? Per la ragione che io ritengo ancora attuali i valori che animarono la non facile nascita di questa legge costituzionale. Dopo anni di dibattiti e dopo le lotte della Resistenza, che già reclamavano un diverso modello di gestione ancorato a libertà che erano tutt'altro che velleitarie ma che si legavano, saldamente, a garanzia di crescita culturale e civile espresse in un rinnovato rapporto tra il cittadino e le istituzioni, senza forzature e contro ogni tentativo di separatismo.

Penso che come avviene per la fresca acqua di montagna - che fa dimenticare la solita acqua minerale perché non se ne sente nemmeno il bisogno - così sarebbe per le fonti dell'autonomia che potrebbero fornire nuovo impulso e nuova vita alla popolazione e alla stessa classe dirigente, stanche ormai di percorrere certi sentieri tortuosi che si allontanano dalla retta via.

Ecco allora, cari colleghi, l'invito che rivolgo a noi tutti, in questa solenne circostanza, è quello di tornare alle fonti dell'autonomia, agli ideali indicati con saggezza dai costituenti, ma anche dai membri del 1° Consiglio Valle che desideravano davvero girare pagina, fare dell'auspicato "cambiamento" l'occasione per una svolta democratica segnata dal progresso e caratterizzata da un profondo impegno democratico.

Autonomia significa, in primo luogo, autogoverno e corrisponde alla nostra capacità di dimostrare con i fatti che la gestione della cosa pubblica coincide con l'interesse generale della cittadinanza ed a tale precipuo interesse principio essa è informata, corrispondendovi in tutti gli aspetti dell'organizzazione sociale che postulano la soluzione dei problemi quotidiani - come la casa, la salute, il lavoro, l'istruzione, la difesa dell'ambiente, i pensionati - in una visione program mata delle priorità e delle necessità.

Signori Presidenti e colleghi Consiglieri, ritengo che in questo senso l'esperienza autonomistica sia solo un dato di partenza, perché, dalla consapevolezza di ciò che si è fatto, è possibile operare costruttivamente per risolvere i problemi sul tappeto, che sono certamente tanti, per assicurare un avvenire migliore alle generazioni future, contro ogni forma di esasperazione e contro qualsiasi tentativo di separatismo.

Signori Consiglieri, mi pare giusto, in questo momento, parlare chiaro e ricordare che la conquista dell'autonomia è patrimonio di tutti i valdostani e "tutti", dico tutti, dobbiamo batterci affinché il nostro Statuto trovi intera applicazione. È in gioco una posta importante: la nostra autonomia. Dobbiamo tutti operare, al di fuori e al di sopra delle opinioni politiche, ma sempre nell'interesse di tutti, per l'avvenire della Valle d'Aosta e per un futuro migliore per i nostri figli. Grazie.

PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il Consigliere Torrione; ne ha facoltà.

TORRIONE (P.S.I.): Signor Presidente e colleghi Consiglieri, la nostra autonomia compie quarant'anni. Nel celebrare questa ricorrenza così densa di significati non si può assumere un atteggiamento meramente elogiativo, ma è invece opportuno guardare con occhio critico a questa ormai lunga esperienza, che presenta senz'altro delle luci, ma che evidenzia anche delle zone d'ombra sulle quali, per altro, è necessario fare chiarezza. Per compiere un'operazione del genere si rende indispensabile operare una riflessione approfondita, con serenità di giudizio ed estremo senso di responsabilità.

La frenesia di "fare", di conseguire obiettivi a volte effimeri ci rende troppo spesso distratti e disattenti. Forse è anche arrivato il momento di fermarci un attimo per ritrovare l'abitudine alla meditazione che ci consenta di compiere un cammino a ritroso, alla ricerca delle nostre radici e ciò al fine di ritrovare l'orgoglio e la gioia di essere valdostani e di poter contestualmente vivere la nostra "valdostanità" in maniera forse diversa, riscoprendo quei valori che hanno connotato in maniera marcata la nostra collettività nel suo divenire lungo i secoli; valori quali il coraggio, la fierezza, l'ostinatezza, la moralità, l'amore per la nostra terra, il rispetto per il nostro ambiente naturale, il senso del dovere e della moderazione.

Noi tutti viviamo in una società che, in linea generale, possiamo definire del benessere, un benessere che, nella nostra Regione, non è settoriale ma è ormai diffuso. Questa constatazione non può che rallegrarci, anche perché, sino a pochi decenni fa, la vita della nostra comunità era improntata a quella povertà francescana che è tipica di un certo mondo contadino.

Ora, però, si tratta di coniugare questo progresso con le "antiche virtù" per sconfiggere i falsi idoli di un consumismo esasperato e per evitare che si snaturino le peculiarità della nostra gente. Oggi viviamo, infatti, in un momento di rapida e spesso tumultuosa trasformazione, che noi, chiamati a pubbliche responsabilità, dobbiamo guidare con estrema intelligenza e ponderatezza, anche perché va evitato, ad ogni costo, l'incombente pericolo che "l'avere" prevalga sull' "essere", con la tragica conseguenza di veder stravolto il tessuto sociale e culturale di un popolo che, nella perdita della propria identità, può rischiare di adorare il "vitello d'oro", e poi considerare come secondari i principi insostituibili dell'etica e della morale. Questa eventualità va scongiurata ad ogni costo.

In quest'ottica dobbiamo guardare indietro, per riscoprire l'essenzialità dell'autonomia e di quei valori che sono propri della nostra tradizione culturale e storica e che hanno permeato tutta l'azione di coloro che hanno contribuito, anche a prezzo della vita, come Emile Chanoux, alla conquista di questo nostro sistema di autogoverno.

In questa fase di ricerca e di saldatura con i presupposti originali di questa realtà autonomistica ed in questa occasione così solenne, come quella odierna, noi socialisti valdostani, per un atto di doveroso, ma forse tardivo, omaggio, vogliamo ricordare un personaggio che ha svolto un ruolo di fondamentale importanza nella vicenda statutaria e cioè l'On. Giulio Bordon, avvocato e figura nobilissima di socialista integerrimo, che, durante il periodo fascista, scelse volontariamente la via dell'esilio per non venir meno al suo credo politico.

Anche se fra delusioni ed incomprensioni egli recitò una parte di primaria importanza nella fase immediatamente precedente l'approvazione statutaria e poi in quella più propriamente costituente, per cui la sua opera di valdostano e di socialista va non solo rivalutata ma anche tolta da un ingiusto e colpevole oblio. Il regime autonomistico del quale noi oggi beneficiamo, è, infatti, anche il frutto dell'azione illuminata di questo illustre socialista.

Di questo fatto, noi socialisti siamo giustamente fieri ed orgogliosi, anche perché il riferimento all'uomo ed al compagno Bordon non è assolutamente casuale. Esso serve, infatti, a noi socialisti valdostani, ormai alle soglie del duemila, per riaffermare l'indissolubile legame con un passato che ci ha visti protagonisti dei momenti più esaltanti della storia di questa nostra terra.

Come forza politica, a volte, siamo stati accusati di essere quasi un corpo estraneo rispetto al contesto regionalista. Ebbene, noi oggi intendiamo ribadire con fermezza quanto la tradizione socialista sia intimamente legata a quella autonomistica. Non vogliamo certamente con ciò sottrarci alle responsabilità, come sottolineavo all'inizio, in riferimento alle occasioni perdute ed ai traguardi mancati nel corso di questi ultimi quarant'anni. Non staremo oggi ad enumerarli, ma fanno parte di quelle ombre che abbiamo il dovere di esaminare con attenzione e, forse, anche con uno spietato occhio autocritico.

Oggi, in questa circostanza, ci limitiamo solo a richiamare l'attenzione sull'aspetto piuttosto preoccupante della progressiva perdita di tensione ideale nei confronti dell'autonomia. Prima di essere un modo di governare, di legiferare e di operare in concreto, essere autonomi significa prendere coscienza della propria cultura, del proprio particolarismo e della propria storia. In parole povere, significa essere comunque coscienti di essere valdostani e l'acquisizione di questo "status" può essere per nascita o per adozione.

Se così è, in ambedue i casi, l'approccio a questa nostra realtà diventa non solo più facile, ma rappresenta l'elemento centrale di una coscienza collettiva che fa sorgere la consapevolezza della diversità e del rispetto dovuto a chi non è omologabile ad altri.

Ecco che il pericolo insito in una progressiva perdita di caratterizzazione, dovuto all'importanza sempre più accentuata dei "mass media" ed in modo particolare della televisione, è reale e riveste una duplice valenza: una interna ed una esterna alla nostra comunità. Noi, cioè, siamo uguali agli altri e gli altri ci considerano uguali a loro. In questo semplice e forse banale assioma è rinchiuso il germe della dissoluzione e dell'esistenza stessa di una minoranza.

Et bien, nous devons conjurer de toutes nos forces ce péril car ce serait la véritable fin du "grand rêve valdôtain".

Entre nous-mêmes, refuser des modèles qui ne nous appartiennent pas, redécouvrir les valeurs de notre culture, de notre histoire, de notre conception morale, recouvrer tous les éléments qui distinguent notre "valdostanisme", tels que la langue française, le patois, les traditions en les enrichissant de toutes ces nouvelles acquisitions qui, loin de les dénaturer, peuvent au contraire les ranimer et les exalter, voilà autant de tâches que nous nous proposons pour l'avenir.

C'est là un projet ambitieux, certes, mais une collectivité ne peut se régénérer sans "voir grand", sans ouvrir devant elle des horizons lumineux, en persistant à s'aplatir dans une sorte de "train-train" quotidien sans perspective.

Questo traguardo può essere raggiunto solo attraverso un vasto ed impegnativo programma di profonde riforme strutturali, che riguardano anche lo stesso assetto del nostro Statuto speciale, mediante una operazione di svecchiamento da un lato e, dall'altro, di un più incisivo ancoraggio ai suoi stessi presupposti ideali.

È con questi intendimenti che noi celebriamo solennemente il quarantennale dello Statuto speciale, che deve tradursi nella festa di un piccolo popolo, fiero delle sue luminose tradizioni di libertà, di democrazia e di autogoverno e abbarbicato tenacemente ai piedi delle più alte montagne d'Europa. In quell'Europa dei popoli, in cui noi, socialisti della Valle d'Aosta, vogliamo proiettare il nostro futuro. Grazie.

PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il Consigliere Maquignaz; ne ha facoltà.

MAQUIGNAZ (A.D.P.): Monsieur le Président, Monsieur le Sénateur, Monsieur le Député, Messieurs les Conseillers.

Le Statut Spécial sanctionné le 26 février 1948, dont nous célébrons aujourd'hui le 40e anniversaire, couronnait la longue lutte des valdôtains pour obtenir les droits à l'autonomie et la reconnaissance, de la part de l'Italie, de son particularisme ethnique et linguistique.

Je pense donc que notre premier devoir ici, aujourd'hui, est d'évoquer les pères de cette autonomie, le souvenir de ceux qui ont donné leur vie pour cette noble cause: avant tout Emile Chanoux, avec lui les martyrs de la Résistance, de la Liberté. Nous devons rappeler ensuite les personnages qui ont gardé la flamme de la patrie valdôtaine pendant es vingt ans de dictature fasciste, l'abbé Joseph Marie Trèves qui fut le fondateur, avec Chanoux, de la "Jeune Vallée d'Aoste", le docteur Alliod, du Groupe d'Action régionaliste et toute une génération de jeunes intellectuels qui se forgèrent dans la clandestinité pour être prêts au moment du Rachat. On dit souvent que l'autonomie nous a été promise et ensuite octroyée dans des moments difficiles pour l'Italie car en Vallée d'Aoste soufflait le vent du séparatisme. Cela n'est vrai qu'en partie: d'un côté les uns demandaient davantage, agitaient le drapeau de l'autodétermination parce qu'ils savaient que cela était indispensable pour obtenir quelque chose de concret.

D'autres bons patriotes valdôtains ne misèrent pas sur l'autonomie en tant que moindre mal; ils voulurent l'autonomie parce qu'ils avaient conscience que c'était la solution la meilleure pour l'épanouissement de la communauté ethnique et linguistique valdôtaine, dans le cadre du nouvel Etat italien issu de la Résistance.

Nous devons donc témoigner notre reconnaissance à tous les patriotes qui ont travaillé sur des versants politiques différents et parfois opposés, pour que l'autonomie, dont le Statut Spécial est l'aboutissement, s'inscrive dans les faits. Ils avaient tous un idéal commun; leur nom est inscrit dans notre histoire: Aimé Berthet, Lino Binel, César Bionaz, Jules Bordon, Joseph Bréan, Paul Alphonse Farinet, Séverin Caveri, Frédéric Chabod, Albert Deffeyes, Maxime Durand, Claude Manganoni, César Ollietti (Mézard), Ernest Page, Alexandre Passerin D'Entrèves, César Perron, dit "Tito", Auguste Petigat, Seconde Stévenin e Maria Ida Viglino.

C'est sûrement pas des oublis et je regrette de ne pouvoir citer tous ceux qui, plus discrètement, mais avec autant de mérite, ont travaillé pour la bonne cause. Et je glisse sur les vivants pour ne pas faire tort à leur modestie.

Vorrei terminare il mio intervento riaffermando che lo Statuto speciale, che il 26 febbraio 1948 sancì l'autonomia della Valle d'Aosta, è un bene che intendiamo difendere nella sua integrità, contro qualunque attacco, aperto o subdolo, da qualunque parte esso provenga. Questo Statuto speciale, che è un nostro diritto sacrosanto e la cui portata è ben inferiore a quella auspicata da coloro che lottarono per ottenerlo, è ancora in molti suoi punti disatteso.

Noi ci impegniamo solennemente a lottare per la piena applicazione dello Statuto speciale della nostra Regione e chiediamo con fermezza che lo Stato italiano, proprio in questi momenti in cui si parla di riforme istituzionali, mantenga fede alla parola data dai costituenti. Noi riteniamo, infatti, che l'autonomia non debba essere solamente una dichiarazione di principi, ma debba essere uno strumento indispensabile per la realizzazione di tutte le potenzialità delle persone che abitano nella nostra terra. Vogliamo, quindi, un'autonomia fondata sulla democrazia, sulla giustizia, sul rispetto e sulla solidarietà. Vogliamo un'autonomia fondata sulla tolleranza, su quella tolleranza che ha sempre contraddistinto il nostro popolo, che ha sempre saputo opporsi, con forza, nel momento in cui venivano minacciati i valori fondamentali della persona umana.

L'autonomia, quindi, deve servire a migliorare noi stessi e gli altri, e deve servire, soprattutto, a farci capire che non esiste felicità quando qualcuno soffre. Questa concezione è stata riaffermata con forza da Papa Giovanni Paolo II nella recente enciclica "Sollecitudo rei socialis", dove ha condannato senza mezzi termini tutte le forme di oppressione del capitalismo e del marxismo.

Ebbene, a questi ideali di portata rivoluzionaria dobbiamo far riferimento nell'interpretazione dei valori dell'autonomia. Ritengo di poter inserire in questo discorso la scelta regionalistica e autonomistica degli Autonomisti Democratici e Progressisti. Tale scelta nasce dalla convinzione che i valori di fondo della nostra comunità, la serietà, l'onestà, la tolleranza, l'amore per la famiglia, l'attaccamento alla terra, il senso della fede, della democrazia e della libertà, trovino nella nostra regione il terreno fertile per vivere e per crescere.

Amici Consiglieri, permettetemi, infine, dopo aver trascorso i quarantadue anni della mia vita nell'autonomia, di ringraziare mio padre che mi ha fatto nascere in questa terra meravigliosa, custode di valori antichi e primitivi e dove si trovano le radici della libertà che legano il nostro popolo a tutti coloro che sono vissuti e che vivono per la libertà.

PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il Vice Presidente, Consigliere Dolchi; ne ha facoltà.

DOLCHI (P.C.I.): Nell'estate del 1987, a Trois Villes, nel corso della celebrazione della ricorrenza del combattimento e della distruzione, il sacerdote durante la messa disse: "Meminisse iuvabit". Ebbene sì, a quanti si interrogano sulla validità di commemorazioni quarantennali, od annuali manifestazioni - perché previste da una legge regionale - noi rispondiamo - ed io ho il compito di dirlo a nome del Gruppo Comunista - sì: "meminisse iuvabit".

È giusto, è d'uopo, è opportuno ricordare. E quando ricordiamo - come oggi - il quarantesimo anniversario della promulgazione dello Statuto non possiamo - come è già stato anche fatto - non rendere omaggio ai precedenti: agli uomini, alle donne, alle lotte che costituirono la Resistenza: dalla Jeune Vallée d'Aoste, alla lotta armata, dalla Liberazione alla Costituente.

Ricordare quindi il periodo di gestazione, ma anche i 40 anni trascorsi dal 1948 per fare il punto, per valutare ciò che si è fatto e per guardare a quello che si può e si deve ancora fare:

Noi Comunisti ci sentiamo di affermare - senza falsa modestia - che abbiamo fatto la nostra parte e che i risultati maggiormente positivi si sono avuti e si hanno quando l'azione veniva e viene portata avanti in modo unitario e con l'appoggio popolare.

Ciò vuol dire ricordare le grandi mobilitazioni del popolo valdostano ma anche dei lavoratori che, venuti in Valle d'Aosta, si sentivano coinvolti nella lotta per l'Autonomia; per questa forma di autogoverno che rappresentava una esaltante forma di democrazia più diretta nel momento in cui, nel 1946, nasceva - con il dettato costituzionale - la Repubblica delle autonomie.

Nasceva, sulla carta, questa Repubblica e ci volevano oltre 22 anni perché - solo nel 1970 - alle 4 e poi 5 regioni a Statuto speciale si potessero affiancare quelle altre dette a Statuto ordinario.

Ma anche per l'attuazione di questo diritto-dovere costituzionale fu necessaria una vasta mobilitazione delle forze autonomistiche presenti in tutti i Partiti.

Ed è in questa situazione nazionale con forte presenza di forze contrarie alle autonomie che dobbiamo collocare i 40 anni di vita dello Statuto speciale, invecchiato senza aver avuto completa attuazione; dobbiamo collocare la storia politica della Valle d'Aosta che ha vissuto profonde trasformazioni di carattere sociale ed economico.

Questo stesso Consiglio regionale ha conosciuto governi costituiti da forze politiche che si sono alternate nell'esecutivo ed all'opposizione e non sono mancati - dobbiamo sottolinearlo - momenti di esaltante autonomismo e momenti di pausa nell'azione regionalista che avrebbe potuto essere a volte più incisiva.

Ma qual è il quadro attuale?

Chi crede veramente, come noi crediamo, nel sistema delle regioni, deve porsi l'obiettivo di un suo rilancio, serio e concreto, e quindi avanziamo proposte nel momento in cui si discutono riforme istituzionali.

Lo abbiamo già detto - e lo ripetiamo oggi - ci sembra giunto il momento di proporre la revisione dello Statuto speciale che porti ad un diverso rapporto tra Regione e Stato. Si tratta di un nuovo rapporto che veda riconosciute alla Regione Valle d'Aosta competenze e responsabilità piene in tutti i settori della vita economica e sociale ridefinendo con precisione i compiti che rimangono dello Stato sul territorio regionale. D'altra parte su questa soluzione si era pronunciato il I° Consiglio regionale, il Consiglio della Valle, nella ormai famosa bozza di prestatuto.

Inoltre nella riforma istituzionale riteniamo che non possa essere ignorata - in un nuovo sistema elettorale - la presenza della comunità valdostana sia a livello nazionale che europeo.

Ed infine, se si dovesse mantenere il sistema bicamerale, la Repubblica delle autonomie dovrebbe identificare in una Camera delle Regioni il momento legislativo interessante queste realtà regionali.

Ho detto molto rapidamente alcuni punti qualificanti poiché riteniamo - anche in vista della scadenza del 1992 quando un passo, forse decisivo, dovrà essere compiuto per l'unità europea - che la nuova legislatura regionale potrà definirsi nuovamente costituente e ad essa si farà riferimento per andare avanti, se si vorrà andare avanti.

E si andrà avanti si on n'oubliera pas la culture valdôtaine, son histoire, ses langues, ses droits à une vraie autogestion, ses idéaux autonomistes qui sont un patrimoine commun à tous les habitants de cette Vallée. Et le trésor - qui est le bilinguisme doit nous être cher; nous devons le défendre et mieux l'utiliser; nous devons rechercher sans cesse une vraie éducation en deux langues. Education et non seulement enseignements des langues. C'est pour cela que nous saluons comme un pas important le fait que les matières scolaires doivent dans le futur être enseignées dans les deux langues.

Chers collègues, voilà nos remarques et nos positions sincèrement autonomistes dans l'espoir de pouvoir, encore, donner notre contribution pour le développement de la Région Valdôtaine autonome et un meilleur niveau de vie de son peuple.

Merci pour votre attention.

PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il Consigliere Ricco; ne ha facoltà.

RICCO (D.C.): Signor Presidente del Consiglio, signor Presidente della Giunta regionale e cari colleghi questa celebrazione del quarantesimo anniversario dello Statuto speciale del 26 febbraio 1948 sarebbe solo un rituale, ancorché suggestivo per la sua solennità, se noi non approfittassimo dell'occasione per una rimeditazione sull'essenza e sui contenuti dell'Autonomia.

Lo dobbiamo dare per verificare se siamo sulla giusta rotta e per trarne incitamento a continuare il cammino con nuova lena verso nuovi traguardi, con il riferimento preciso del bene della comunità valdostana.

E allora permettetemi di risalire, per così dire, alle "fonti" dell'Autonomia, al pensiero di Coloro che l'Autonomia la concepirono e lottarono per la sua conquista, spendendo fatica, dolore, sangue e persino la vita, come nel caso dei Martiri, di cui Emile Chanoux è l'alfiere.

Così l'abbé Trèves indicava a un amico lontano, nel 1926, gli obiettivi del la "Jeune Vallée d'Aoste": "Redonner à la Vallée d'Aoste une vie valdôtaine, par la conservation de la langue française, par le développement de la culture valdôtaine, par l'organisation même de notre économie valdôtaine sur des bases adaptées aux besoins multiples de notre peuple et coordonnées aux besoins de la grande vie nationale".

E aggiungeva, l'indomabile abbé Trèves, di fronte agli scoraggiati e ai rassegnati: "Mais un peuple n'est vaincu que lorsque il se déclare tel. Du temps qu'il y a une poignée de défenseurs résolus, du temps qu'il a en lui un âme vivante, il ne peut mourir. Il peut même renaître plus fort et plus fier que jamais".

Scriveva Emile Chanoux in "Federalismo e Autonomie": "Tutti i popoli hanno diritto alla vita, i piccoli come i grandi. Tutti i popoli hanno diritto di conservare i propri caratteri, la propria personalità etnica e storica, a qualsiasi complesso politico appartengano. Come l'uomo persona ha diritto a vedere salvaguardata la propria personalità, così le collettività umane devono poter sussistere serbando intatte le caratteristiche della loro personalità. È una legge di giustizia".

Federico Chabod, grande storico e ancora più grande maestro di vita, sin dall'estate del 1944 indicava, con vasti orizzonti, la via da seguire: "Lo schema sommario di autonomia amministrativa che ho tracciato, è quello che io vorrei vedere applicato in ogni regione d'Italia.... L'autonomia amministrativo-culturale delineata io la chiederei non soltanto per la Valle d'Aosta, ma per tutte le regioni alloglotte di frontiera, le quali, anche se italianissime di storia, hanno tuttavia una tradizione spirituale e culturale, e quindi, una fisionomia morale diversa da quella delle contigue popolazioni di pianura... Sembra a me che sarebbe bello e nobile da parte della nuova Italia iniziare, per prima in Europa, una politica di larga libertà nelle zone di frontiera, in quelle zone cioè dove i vecchi nazionalismi europei avevano fatto sentire più duramente il loro peso, facendo così di quelle strisce estreme dei territori statali degli inevitabili punti di attrito, dei fatali focolai d'irredentismi, pretesto e motivo poi facile per la guerra e le avventure nazionalistiche. Noi dobbiamo farne invece degli anelli di collegamento tra una nazione e l'altra, dei ponti di passaggio su cui s'incontrino gli uomini dei vari paesi e imparino a smussare gli angoli, a lasciar cadere le diffidenze, a deporre la boria delle nazioni... Non chiedo nessun privilegio speciale per la terra in cui sono nato; chiedo solo quel che vorrei fosse dato a tutte le popolazioni di frontiera, in Italia e fuori d'Italia".

Scriveva Joseph Bréan su "Le Pays d'Aoste" il 10 novembre 1947, proprio quando più viva era l'attesa per lo Statuto Speciale: "Il faut que cette autonomie soit viable; et pour qu'elle puisse vivre, il faut qu'on reconnaisse nos droits, notamment nos droits linguistiques, économiques et sociaux. C'est ce que nous espérons voir faire, à l'occasion de la discussion de nos Statuts, à la Constituante. Il faut aussi que les Valdôtains soient conscients de leur devoir de progresser. Nous avons la conviction que la Vallée d'Aoste progressera si les Valdôtains, tout en défendant énergiquement leurs droits temporels, sauront aussi être fidèles aux éléments spirituels qui ont donné naissance à notre peuple et qui l'on façonné au cours des âges".

Signori Presidenti e cari Colleghi, nel momento del ricordo, ciascuno pensa più intensamente ai suoi cari. E allora permettete che la Democrazia Cristiana, rendendo doveroso omaggio a tutti i Valdostani di tutte le tendenze e ideologie che lottarono, che si prodigarono, che si sacrificarono - e qualcuno sino all'estremo sacrificio -, per la Libertà, per l'Autonomia, perché insomma noi potessimo trovarci oggi qui a celebrare questo anniversario, dopo quarant'anni, ricordi, tramite mio, in primo luogo chi, a Roma, seppe capire e appoggiare le nostre ragioni: Alcide De Gasperi. E per il pensiero e l'azione svolti qui ad Aosta, noi ricordiamo con particolare commozione gli uomini di estrazione cattolica, che non sono più qui con noi, per celebrare questo giorno di festa: Emile Chanoux e l'abbé Trèves, mons. Stévenin e il canonico Bréan, il senatore Ernest Page e l'onorevole Paolo Alfonso Farinet, il professor Aimé Berthet e l'avvocato Cesare Bionaz. A loro va il nostro devoto e commosso omaggio, come ai tanti patrioti rimasti nell'ombra.

Chers amis, nous savons tous que la langue française est le fondement de notre autonomie, un pilier sans lequel la maison valdôtaine s'écroulerait inésorablement. Et alors permettez-moi, en tant qu'originaire d'une autre région, non seulement de vous dire en français, votre langue maternelle, ma joie d'avoir pu venir, désormais depuis beaucoup d'années, vivre parmi vous, au milieu de ces montagnes merveilleuses, dans cette vallée enchanteresse. Permettez-moi de vous dire que, s'il est vrai - comme le dit le proverbe -, qu'à tout coeur bien né sa patrie est chère, ceux qui n'ont pas eu la chance de naître dans ce beau pays d'Aoste, peuvent être eux aussi de bons valdôtains par le coeur. Je vous en donne le témoignage au nom de tous ceux qui, nés ailleurs, sont venus ici vivre et travailler. La Vallée d'Aoste, un amour que nous partageons tous.

Merci.

PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il Consigliere Stévenin; ne ha facoltà.

STEVENIN (U.V.): Monsieur le Président, chers Collègues, lors de la célébration du 40ème Anniversaire du Statut spécial, je me dois de vous rappeler que ce document, fondamental pour notre autonomie, plonge ses racines dans un passé millénaire imbibé de volonté de "self-government", de conscience de particularisme et d'esprit autonomiste, éléments constants dans toute l'histoire du Val d'Aoste, à partir des Salasses, de la Charte des Franchises et du Conseil des Commis.

Un Statut qui reprend les principes fondamentaux d'une autonomie retracée par la déclaration de Chivasso, mais qui, comme il convient de le rappeler, est encore assez loin du projet de Statut approuvé en 1947 par le Conseil régional, expression de la pensée autonomiste du peuple valdôtain et ignoré par l'Assemblée constituante.

Ces quarante dernières années nous ont permis de constater non seulement les limites du Statut et de ses formulations imparfaites, mais aussi l'attitude de prévarication et de méfiance du Gouvernement Central à l'égard de notre autonomie, garantie par la Constitution, une attitude qui souvent a réduit les contenus, limité l'application et comprimé les compétences de notre Assemblée en prétextant des prétendues réformes économiques et sociales.

Un Statut spécial donc, qui quarante ans après sa constitution est bien loin d'être complètement réalisé.

Mais ces quarante années d'autonomie régionale qu'ont-elles représenté pour le Val d'Aoste?

Le député Lussu - et là, je voudrais rappeler que s'il est vrai que notre Statut est très peu connu parmi la population et le Gouvernement a bien fait d'en faire faire des copies; je veux rappeler aussi l'exigence de faire connaître le débat lors de la Constituante, pour éviter que certaines choses puissent être dites telles qu'elles l'ont été dans la réunion actuelle, l'important étant de faire connaître exactement ce qui s'est passé à l'occasion de ce débat - en exhortant à l'Assemblée Constituante l'approbation du Statut spécial, affirmait la nécessité d'offrir au Val d'Aoste la possibilité de créer une organisation juridique simple et civile afin de réduire l'immense écart qui, à l'époque, la séparait des autres régions limitrophes au-delà des Alpes. Or, si cet écart a été de nos jours réduit et si dans les classements européens le Val d'Aoste figure aux premières places des régions au niveau de vie le plus élevé, ceci est le fruit d'une autonomie qui, bien qu'imparfaite, a offert à notre communauté le "self-governement", et la possibilité de rédiger ses propres lois d'après ses nécessités et ses exigences.

Il est vrai que tous les efforts de ces dernières années ont été orientés vers la réduction de cet immense écart, en essayant de garantir à la communauté valdôtaine toutes les conditions de bien-être possibles, peut-être un effort encore plus important devrait être envisagé pour la défense des institutions autonomistes contre la politique centralisatrice de l'Etat.

La célébration d'aujourd'hui représente l'occasion pour un moment de réflexion sur les résultats obtenus et sur les expectatives irréalisées; elle peut solliciter une nouvelle prise de conscience des valeurs autonomistes, un approfondissement des contenus du Statut spécial afin de nous amener à la réalisation de ses parties inappliquées, pour faire, en somme, ce qui n'a pas encore été fait.

En quelques mots, il s'agit de l'occasion de ramener l'attention de la communauté valdôtaine tout entière à l'idée d'autonomie, qui est la base du notre Statut spécial, en tant que participation directe et responsable à la réalisation d'un projet politique dépassant les confins du Val d'Aoste pour atteindre ceux de l'Europe.

De grands engagements attendent notre Région en vue du procédé d'unification économique qui sera réalisé en 1992 et qui constituera le point de départ pour une confrontation encore plus directe avec les autres réalités européennes.

Il s'agit d'une date et d'une échéant ce qui ne doivent pas prendre au dépourvu le Val d'Aoste. L'autonomie valdôtaine, ainsi qu'il a été démontré au cours de ces quarante dernières années, peut et doit devenir l'instrument irremplaçable du progrès et de l'essor de notre Région.

Enfin, il ne faut pas baisser notre cote d'alerte vis à vis d'un Etat qui trop souvent oublie d'être constitué de régions. De plus, il faut réaffirmer la nécessité de faire en sorte que toutes les Régions se sentent concernées de manière directe pour la réalisation de la réforme des institutions. A ce propos je veux rappeler ici la propositions de l'U.V. lors de son 2ème Congrès national: transformation de l'Etat italien en un état Fédéral. Il est donc nécessaire de trouver les moyens permettant à notre Région de compter davantage, même au niveau étatique, forte d'une tradition autonomiste reconnue aussi par un Statut spécial qui est peut-être trop peu connu et non entièrement utilisé par nous, les Valdôtains.

Et n'oublions pas que nos "raison d'être", que les raisons d'être de notre autonomie, reposent sur nos caractéristiques ethniques et linguistiques.

L'affirmation et l'épanouissement de ces caractéristiques, notre appartenance à la culture francophone, constituent le fondement solide de notre autonomie.

Et une politique autonomiste sérieuse doit passer nécessairement à travers la relance de la langue française en Vallée d'Aoste pour rendre à notre langue la place qui lui convient et qui est prévue par les statuts mêmes.

Si nous savons revaloriser convenablement la langue française, notre autonomie non seulement aura des bases plus solides mais elle aura aussi de grandes possibilités d'épanouissement.

Que cet anniversaire soit donc l'occasion pour un pacte autonomiste solide, entre toutes les forces politiques de ce Conseil, intéressées à la relance véritable et concrète de notre langue.

Voilà le souhait que je formule ici, au nom de l'Union Valdôtaine.

PRESIDENTE: Signori Consiglieri, a questo punto termina la seduta straordinaria per la celebrazione del quarantesimo anniversario della promulgazione dello Statuto della Valle d'Aosta. Il Consiglio sarà convocato a domicilio.

La seduta è tolta

L'adunanza termina alle ore 18,40