Trascrizione informale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 213 del 26 settembre 1974 - Resoconto

OGGETTO N. 213/74 - Problemi concernenti la trasmissione radiofonica "La Voix de la Vallée". (Interpellanza)

Dolchi (Presidente) - L'ordine del giorno reca ora lo svolgimento dell'interpellanza del Consigliere Perruchon sui "Problemi concernenti la trasmissione radiofonica La Voix de la Vallée". La parola all'interpellante per l'illustrazione della medesima.

Perruchon (UVP) - Le problème de l'information radiotélévisive, de son objectivité et de sa fonction réelle, n'est pas nouveau; il s'agit au contraire d'un problème général qui dépasse les confins de notre Région, qui est né avec l'apparition des premiers moyens d'information et qui, de nos jours, est au centre de l'attention générale à cause de la puissance et de l'efficacité rejointes par les plus récents moyens d'information.

Le problème n'est pas nouveau pour la Vallée non plus et il suffira de rappeler l'exclusion de la propagande télévisive de certains candidats, à l'occasion des dernières élections politiques valdôtaines et, encore, dans la même occasion, le comportement de la télévision italienne dans son reportage su les résultats électoraux, qui a fait naître l'expression "pastorizzazione dei prati", d'après le nom du journaliste intéressé. Que ce même problème suscite l'intérêt de toutes les forces politiques valdôtaines est démontré par la grande participation aux différentes tables rondes, aux conférences ayant comme sujet le contrôle démocratique de l'information et par les déclarations de différentes hommes politiques valdôtains à l'occasion, surtout, de la rencontre entre journalistes, Région et radiotélévision qui a eu lieu à Aoste, le 25 octobre 1973. Si la question, je le disais avant, n'est ni récente, ni limitée à la Vallée d'Aoste, des faits récents, qui se sont produits en Vallée d'Aoste et dans la transmission radiophonique "La voix de la Vallée", ont causé certaines préoccupations et ont posé encore une fois des interrogatifs qui me semblent devoir occuper l'attention et l'intérêt du Gouvernement régionale.

Je veux me référer ici à l'émission du 4 septembre de la "Voix de la Vallée" où le journaliste, dans son commentaire aux évènements politiques du jour, a cru bon devoir reproduire seulement dans sa partie finale le communiqué du Comité directif de l'UVP, ayant éliminé la partie où le Comité même exprimait les raisons de son choix, de façon que le choix en résultait incompréhensible ou peu justifié; de plus, la précédente lecture intégrale d'un communiqué d'un groupe politique différent donnait l'impression d'une certaine incohérence dans le choix de l'UVP.

Il me déplaît que le problème soulevé puisse sembler d'intérêts politique partisan. Nous connaissons les difficultés réelles du travail du journaliste, nous savons que de quelconque fait on peut donner des interprétations différentes; mais savons aussi que l'oubli de certains faits, la collocation de certaines nouvelles avant ou après d'autres sont les techniques couramment employées dans cette science moderne qu'on appelle publicité ou persuasion occulte ou propagande.

J'aimerais ici citer ce que Monsieur Lucca, Président de l'Association des journalistes de la Vallée d'Aoste, disait dans son introduction à la rencontre citée auparavant: "La realtà non deve essere in alcun modo distorta, evitando soprattutto che i centri politici o le persone che li rappresentano, più che imporre ciò che si deve dire, non impongano ciò che non si deve dire". Moi j'ajouterais "non impongano il modo di dire le cose". Je ne veux pas m'arrêter au fait récent dont je viens de parler. Son importance réelle est évidemment moindre et il ne s'agit, peut-être, que d'une de ces impressions qui accompagnent notre activité habituelle de personnes faillibles; mais ce fait, réel ou présumé qu'il soit, nous pose encore une fois le problème du contrôle démocratique sur les moyens d'information, surtout dans le cas où ces moyens sont publics. Pour la Vallée d'Aoste le contrôle de la communauté valdôtaine et donc de son Gouvernement local sur la transmission "La voix de la Vallée" s'impose comme exigence de principe et concrète. À ce sujet j'aimerais connaître de la part du Président de la Junte quels pouvoirs de contrôle ou de direction a le Gouvernement régional vis-à-vis de l'administration de la RAI en Vallée d'Aoste et plus précisément au sujet de la transmission "La voix de la Vallée". Quelles initiatives peuvent être entreprises de la part du Gouvernement régional pour permettre et rendre efficace le contrôle de la communauté valdôtaine su ces moyens d'informations?

Je ne peux pas, en terminant, manquer de rappeler le problème de la présence de la langue française dans l'émission dédiée à la Vallée d'Aoste, soit sur le plan de la quantité que de la qualité. Trop souvent dans les très courtes parties diffusées en langue française nous écoutons l'estropiement des noms et des toponymes valdôtains. Il s'agit là aussi d'objectivité d'informations, s'il est vrai que le français et le bilinguisme sont reconnus par notre Statut.

Dolchi (Presidente) - La parola al Presidente della Giunta Dujany.

Dujany (DP) - Je remercie le Conseiller Mme Chanoux pour ce qu'elle vient de dire. Avec son intervention elle a voulu faire une illustration bien ample des problèmes de l'information et des rapports entre l'information et les citoyens.

Quel est le pouvoir du Conseil régional vis-à-vis de la télévision? Je répondrai d'une façon synthétique: il n'a aucun pouvoir.

Quelles initiatives pouvons-nous prendre ? Nous avons pris de différentes initiatives avec d'autres Régions pour que, avec la réforme de la radiotélévision, les Régions soient insérées d'une façon responsable dans la rédaction et le contrôle des programmes. C'est tout ce que j'ai à dire, tout en regrettant ce qui s'est passé et dont justement Madame Chanoux vient de se plaindre dans son intervention. Evidemment nous avons tous à cœur l'objectivité de l'information et c'est un but que nous devons rejoindre avec les instruments que, en ce moment, le Conseil régional doit rechercher à travers la modification de la loi de concession de la télévision. Le problème est à l'examen du Parlement et nous espérons qu'il accepte la présence et la participation responsable des Régions.

Dolchi (Presidente) - La parola al Consigliere Signora Perruchon.

Perruchon (UVP) - Certes, la réponse du Président de la Junte Monsieur Dujany ne peut pas nous tranquilliser beaucoup. Cependant je me réjouis que quelque chose on veut faire et j'invite le Président et tout le Conseil à s'engager pour donner un résultat à ce problème, parce qu'on ne peut pas continuer ainsi. C'est bien malheureux que la "Voix de la Vallée" diffuse des nouvelles "distorte" ou bien trompée.