Resoconto integrale del dibattito dell'aula. I documenti allegati sono reperibili nel link "iter atto".

Oggetto del Consiglio n. 2167 del 7 giugno 2016 - Resoconto

OBJET N° 2167/XIV - Question: "Absence d'écrivains de la langue française au Festival della Parola-Les Mots".

Rosset (Président) - Point n° 6 de l'ordre du jour. A demandé la parole l'Assesseur Rini. Vous avez la parole.

Rini (UV) - Je tiens avant tout à rappeler que le Festival della Parola-Les Mots est né dans le but d'organiser des événements culturels de genre différent liés à la parole et au débat socio-culturel contemporain grâce à la participation aussi des écoles, des bibliothèques et naturellement des acteurs culturels du territoire.

Dans cette optique la programmation du Festival est établie par un Comité scientifique, nommé par le Gouvernement régional et comprenant un représentant de chacun des principaux sujets concernés ; je cite, par exemple, le système bibliothécaire valdôtain, les librairies de la ville d'Aoste, la Fondazione Maria Ida Viglino pour la culture musicale et la Chambre valdôtaine.

Dans un deuxième temps la programmation est complétée pour prendre en compte aussi des propositions présentées par les organismes ou bien les associations du territoire et modifiées en fonction aussi de la disponibilité des auteurs sur avis du Directeur artistique du Festival.

Comme lors des éditions précédentes, cette année aussi le Festival a accueilli des événements et des rencontres en langue française ; je pense, par exemple, au concours d'écriture avec la collaboration de l'Alliance française et aux différentes rencontres consacrées à la poésie française à l'intention des élèves et des adultes avec la participation aussi du groupe Approche de la ville d'Aoste.

L'absence d'auteurs francophones n'est pas due à notre volonté, mais au fait que ces derniers, contactés comme toujours par le biais de l'Alliance française en raison des courts délais dont nous disposons toujours, ne pouvaient pas participer à l'événement aux dates prévues. Par ailleurs, aucun auteur présentant un intérêt particulier pour les usagers locaux nous a été indiqué par les libraires. La promotion de la lecture en langue française notamment a cependant toujours joué un rôle important dans la programmation du Festival, comme le démontre d'ailleurs l'aménagement d'une section consacrée aux livres en français dans le cadre même de la librairie Les Mots.

Je crois que l'édition 2016 de l'initiative Les Mots a eu un succès bien plus grand des expectatives et vous avez vu qu'avec le support et l'apport des libraires on est arrivés à avoir des numéros importants et je crois que pour l'année prochaine on va travailler et, collègues, on prend avec faveur votre suggestion, même pour faire quelque chose en plus pour encourager aussi la participation des auteurs français.

Président - La parole à la Conseillère Morelli.

Morelli (ALPE) - Madame l'Assesseur, vous dites qu'il y a un Comité scientifique chargé de l'organisation et du choix, c'est-à-dire des auteurs, des participants, de l'établissement du programme, mais c'est la politique qui donne les adresses. Dans la délibération que vous proposez régulièrement à la Junte il y a un passage très clair, qui dit: "eventi finalizzati anche alla valorizzazione dell'identità culturale valdostana"; dire que "l'identità culturale valdostana" ne comprend pas les langues je crois que serait une bêtise, vous êtes d'accord avec moi que l'identité culturelle valdôtaine se axe, dirais-je, en particulier sur les langues. Le manque d'auteurs de langue française à un festival comme celui-ci, qui attire un grand nombre de visiteurs, qu'ils soient valdôtains ou venant de l'extérieur, nous l'espérons, donc est d'après nous un manque grave. Ce n'est pas à travers les activités de l'école - qui sont très importantes, je ne veux pas les diminuer -, ce n'est pas à travers les lectures sonores pour les écoles, le concours d'écriture, les activités pour les écoles organisées par le groupe Approche que l'on peut répondre à une exigence culturelle qui devrait concerner un public plus vaste. La langue française ne paraît, en réalité, que dans le titre, mais en second plan, le titre en effet est devenu: Festival della Parola, Les Mots vient après.

Permettez-moi, Assesseur, mais comme le mot clé de cette édition était la sfida, le défi, j'ai l'impression, pour ne pas dire désormais la certitude, que nous ayons perdu et, en tant qu'Assesseur à la culture, vous portez sur vos épaules des grandes responsabilités, nous sommes en train de perdre un grand défi, qui est celui de ne pas abandonner, de ne pas gaspiller, de ne pas laisser disparaître un important patrimoine linguistique et c'est un défi qu'on ne peut pas cantonner, que l'on ne peut pas limiter ou réserver à l'école, mais qu'il faut valoriser à l'extérieur du domaine scolaire: dans le monde du travail, dans les médias, dans la culture.

Le fait de centrer le programme et en particulier les rencontres avec les auteurs qui attirent un grand public sur l'italophonie...j'étais présente à quelques-unes de ces rencontres et j'ai même fait quelques commentaires avec quelqu'un de vos collègues de majorité, je crois que la déception quant à la présence massive de l'italophonie et non seulement, mais de l'italophonie qui fait référence à la capitale, à un modèle culturel qui est déjà suffisamment présent à la télévision... Si ce n'est pas l'Assessorat de la culture qui se charge d'ouvrir le panorama des valdôtains à la langue française, je ne veux dire pas forcément à la France, mais aux Pays francophones et à la culture francophone, je me demande à qui revient ce rôle. Vous dites que pour l'année prochaine il y aura plus d'attention, c'est le minimum, dommage que pour cette année cela ne se soit pas produit.