Resoconto integrale del dibattito dell'aula. I documenti allegati sono reperibili nel link "iter atto".

Oggetto del Consiglio n. 2223 del 8 febbraio 2012 - Resoconto

OGGETTO N. 2223/XIII - Interrogazione: "Valutazioni in merito all'andamento della gestione della Casa da gioco".

Interrogazione

Visti gli introiti della Casa da gioco di Saint-Vincent degli ultimi tre anni;

Considerato che le ingenti risorse che si stanno investendo sul Casinò ed annessi appartengono a tutti i valdostani;

Visti i cali di proventi che registra in particolare il comparto dei giochi lavorati e l'andamento negativo degli introiti dei primi venti giorni del 2012;

Preso atto del fatto che per il Presidente della Regione "la situazione complessiva della Casa da gioco è buona";

Preoccupati - nonostante le dichiarazioni di "ottimismo" dei responsabili della Casa da gioco - del futuro dell'azienda e dei posti di lavoro che da essa dipendono;

tutto ciò premesso i sottoscritti Consiglieri regionali

Interrogano

il Presidente della Regione per conoscere:

1) le sue valutazioni in merito all'andamento della Casa da gioco;

2) se la dirigenza di Casinò SpA intende rivedere le proprie strategie aziendali e nel caso quali azioni sono allo studio per rilanciare l'attività di gioco.

F.to: Chatrian - Louvin - Patrizia Morelli

Président - La parole au Président de la Région, Rollandin.

Rollandin (UV) - Merci M. le Président.

Pour ce qui est de la première question, évaluation de l'évolution de la situation de la maison de jeu, je dois avouer que les résultats obtenus au cours de cette dernière année par le Casino de Saint-Vincent seront examinés en détail lors de la présentation au Conseil du bilan de l'exercice 2011, mais l'on peut déjà dire que l'évolution de la situation du casino est indéniablement positive. Au cours des deux dernières années Saint-Vincent a été le casino italien qui a enregistré les meilleures performances, après avoir été la lanterne rouge de 2008, comme le rappellera le collègue. L'on peut dire que, lors des deux dernières années, les casinos italiens ont enregistré dans l'ensemble une baisse de leurs recettes brutes de jeu de 50.000.000 d'euros; Saint-Vincent est décidément contre-courant, puisque son chiffre d'affaires a augmenté de 1.1 millions d'euros et que sa part de marché est passée de 20.75 en 2009 à 23.59 en 2011. Pour ce qui est de 2011, les recettes de toutes les maisons de jeu d'Italie ont chuté: Campione d'Italia moins 4 pour cent, 14,4 pour cent en francs suisses; Sanremo moins 12,4 et Venise moins 13,2. Conformément aux prévisions budgétaires Saint-Vincent a encaissé 95.586.000 euros de recettes, soit une baisse limitée à 2,8 pour cent, ce qui confirme que la maison de jeu a fait mieux que ses concurrents, y compris sur le plan européen où les recettes ont diminué d'environ 8 pour cent en moyenne. Comme je l'ai déjà dit, la situation de la maison de jeu a évolué favorablement en 2011, et ce en n'ayant pas pour référence un ancien âge d'or mythique des recettes du Casino de Saint-Vincent, mais plutôt en considération des améliorations concrètes apportées au cours de ces dernières années.

Ces résultats, nous l'avons rappelé à plusieurs reprises, ont été atteints alors que le casino devait faire face à des évidentes difficultés structurelles et organisationnelles; tant le Grand Hôtel Billia que le Casino ont été renoués pour la dernière fois il y a plus de 30 ans, et il ne faut pas oublier que la plupart des investissements sont liés à des choix stratégiques, étant donné que l'état de conservation des structures n'aurait pas permis la poursuite des activités. Durant la période 2009-2011, grâce à l'actuation du plan industriel, le casino est parvenu à rompre avec cette tendance qui s'était consolidée à la diminution du chiffre d'affaires et du nombre des recettes, si bien qu'il est aujourd'hui considéré comme l'un des leaders du marché. De plus, c'est la seule et unique maison de jeu qui met en œuvre un véritable projet innovant de relance et de développement et qui s'est autofinancée sans utiliser des ressources publiques. Grâce à ce projet Saint-Vincent redeviendra la référence du monde des casinos européens. Une gestion inerte aurait entraîné une diminution constante des recettes, telle que nous l'avons connue de 2002 à 2008, de l'ordre de plus de 25 pour cent de baisse, et qui aurait ravalé Saint-Vincent au dernier rang du marché. Tout cela s'est produit dans un contexte fortement défavorable du fait tant du bouleversement qui a connu le secteur des maisons de jeu ces dernières années, notamment en raison de l'essor des jeux de hasard publics, que de la crise économique et financière généralisée, qui s'est encore aggravée au seconde semestre de 2011 et dont les effets ne manquent évidemment pas d'affecter l'activité de la maison de jeu.

Pour la deuxième question, il faut avant tout souligner que les évaluations sur les chiffres d'affaires enregistré mois par mois, ou même semaine par semaine, sont absolument trompeurs, ne donnent pas l'idée du système. Je crois que c'est normal de prendre une certaine période pour voir quelle est l'adresse. L'évolution économique du casino, comme celle de toute autre entreprise, doit être examinée en tenant compte non seulement des recettes, mais également de multiples autres facteurs, tels que la maîtrise des dépenses, la gestion des fonds de caisse, les plans financiers et l'état patrimonial. Il s'ensuit que toute évaluation sérieuse et pondérée doit être effectuée sur une période de six mois, par ailleurs le premier semestre 2011 a été le meilleur des cinq dernières années, le second semestre a vu une baisse. De plus, les stratégies à moyen terme ne peuvent être que celles déjà établies: l'entreprise est engagée dans le processus de création de Saint-Vincent Resort & Casino destiné, d'une part, à élever la qualité de l'offre des services au niveau supérieur à celui de la concurrence et, de l'autre, à faire face aux perturbations liées à la situation économique et aux changements en cours sur le marché des jeux, parmi lesquels figurent les limitations introduites récemment quant à l'utilisation de l'argent liquide (la limitation de 1.000 euros va à pénaliser le casino) qui ont placé les casinos italiens dans une position défavorable par rapport à la concurrence étrangère.

Il est évident que 2012 sera une année de transition au cours de laquelle les activités seront conditionnées non seulement par des facteurs physiologiques liés à la conjoncture productive et commerciale, ainsi qu'au contexte exceptionnel dont nous venons de parler, mais également à des facteurs internes à l'entreprise, inhérents à la diminution des services dus aux travaux en cours dans la maison de jeu et dans la structure hôtelière. En effet aujourd'hui la moitié de l'hôtel seulement est opérationnelle, le centre des congrès est fermé et les inconvénients commencent à se faire sentir dans la salle des jeux. Tout cela rend impossible d'accueillir comme il se doit la clientèle d'élite, surtout pénalise l'organisation d'évènements, de congrès et d'autres manifestations destinées à attirer les clients potentiels vers la maison de jeu. Il est bien évident que la direction du casino doit suivre attentivement l'évolution du marché, qui est préoccupante du fait qu'elle est liée à la consommation et à la confiance des consommateurs. Dans l'attente de l'achèvement du plan de développement, la direction a déjà prévu, en sus des initiatives déjà mises en œuvre, les mesures pour atténuer l'impact de la situation, donc le renforcement canaux de vente en vue de la recherche d'une nouvelle clientèle et l'élaboration d'un programme de manifestations rigoureusement ciblé sur les exigences de la maison de jeu. Le plan industriel qui est mis en œuvre sera constamment adapté en fonction des nouveaux besoins pour le développement des activités commerciales qui sont déjà axés sur le décollage du nouveau resort. Ce n'est qu'à la fin du premier semestre qu'il sera possible de procéder à une évaluation sérieuse de l'évolution de la situation économique et, éventuellement, d'adopter des mesures stratégiques ou de revoir l'organisation.

Pour ce qui est des interventions, je dois avouer qu'ont été respectés tous les temps qui avaient été prévus sur tous les travaux. Après je donnerai aux collègues un prospectus, là où il y a tous les travaux qui ont démarré et on a respecté les temps nécessaires. Evidemment il y a des entraves qui vont peser pour une certaine période sur l'ensemble de l'organisation.

Président - La parole au Vice-président Chatrian.

Chatrian (ALPE) - Grazie Presidente.

La nostra iniziativa non ha alcun spirito polemico, ma vuole manifestare una grande preoccupazione, quella sì. Il gruppo ALPE è molto preoccupato, dati alla mano, ed anche in base alle considerazioni che lei nuovamente fa oggi, in aula. Due mesi fa lei ci aveva riferito la situazione ad inizio dicembre sull'andamento 2011, dicendo: "je crois l'année noire 2009"...pas 2011, 2009, mais c'est la même chose... Sicuramente bisogna valutare un periodo medio-lungo per poter fare delle valutazioni ed eventualmente rimediare. In questo momento però le assicuro, Presidente, siamo molto preoccupati. Lei, solo una settimana fa, proprio su Le Peuple Valdôtain citava: "Je me demande également comme on peut arriver à se préoccuper de l'emploi puisque nous sommes en train d'organiser des cours de formation pour les salariés du Casino et des cours de requalification professionnelle pour le personnel du Grand Hôtel Billia". Bene, le assicuro che questa frase a noi fa paura...perché? Non voglio oggi citare i minori introiti di questi primi 38 giorni, che iniziano già a dare un segno negativo, non voglio citare neanche la diminuzione degli ingressi...purtroppo il paragone è molto pesante, quasi un 20 percento in meno rispetto allo stesso periodo 2011, e stessa cosa per quanto riguarda gli introiti, ma non voglio fermarmi su questo, voglio invece fermarmi sulle ore lavorate. Le ore lavorate, come lei sa meglio di me, sono quasi un 20 percento in meno nella Casa da gioco, i biglietti cambiati all'interno dei giochi sono vicini al 30 percento; queste sono delle percentuali che ci fanno paura. Qui non parliamo più solo di introiti o di ingressi, ma stiamo parlando di ore lavorate e di biglietti cambiati nel Casinò. Lei ha citato anche la possibilità di cambiare solo 1.000 euro e non 2.500, anche se il tutto è partito solo dal 1° febbraio, quindi questi dati sono relativi al cambiamento dei 2.499 euro fino al 31 gennaio 2012.

Sinceramente ci aspettavamo molto di più sulla seconda domanda, perché la situazione è drammatica, ma questi sono i conti che lei conosce molto bene. Noi speriamo in un'inversione...lei ci ha detto che a breve termine si stanno dando delle risposte e mettendo delle azioni in campo dal punto di vista edilizio e strutturale. Noi le conosciamo e le abbiamo affrontate in quest'aula, abbiamo voluto conoscere la sua valutazione e la valutazione di chi ha quella responsabilità. Ma qui non parliamo più solo di responsabilità strutturale e di azioni a lungo termine, parliamo anche di azioni concrete per poter rivedere le strategie aziendali, perché non sono solo i conti che ce lo dicono, sono i numeri "crudi", in questo momento, che ci dicono che l'inversione di rotta non c'è.

Termino dicendo solo che siamo molto preoccupati, Presidente. Chiediamo quindi uno sforzo a lei, ma soprattutto ai vertici aziendali, per un'inversione totale di rotta. Lei prima citava i dati 2011 e 2010 dicendo che rispetto agli altri Casinò abbiamo perso meno...ma nel 2012 stiamo perdendo, in questi 38 giorni, tantissimo! Speriamo di invertire la rotta e affinché ciò avvenga noi sollecitiamo di mettere in campo subito delle azioni concrete. Grazie.