Resoconto integrale del dibattito dell'aula. I documenti allegati sono reperibili nel link "iter atto".

Oggetto del Consiglio n. 2211 del 8 febbraio 2012 - Resoconto

OBJET N° 2211/XIII - Interpellation: "Raisons d'une éventuelle fermeture de bibliothèques communales".

Interpellation

Ayant appris la nouvelle concernant la possible fermeture et le redimensionnement d'un certain nombre de bibliothèques communales;

Rappelant la loi régionale n° 28 du 17 juin 1992 portant institution du système régional des bibliothèques et nouvelles dispositions en matière de bibliothèques régionales, communales ou d'intérêt local qui établit les caractéristiques de fonctionnement des bibliothèques communales;

Soulignant le rôle fondamental des bibliothèques valdôtaines dans la diffusion de la culture et dans l'accès libre et généralisé au savoir et à l'information;

les soussignés Conseillers régionaux

Interpellent

l'Assesseur compétent pour savoir:

1) quelles sont les bibliothèques communales susceptibles de fermeture, de réorganisation ou de redimensionnement et pour quelles raisons;

2) si les conditions minimales de fonctionnement requises par la loi seront garanties;

3) quelles mesures il pense adopter, en accord avec les Administrations locales, afin de ne pas compromettre un réseau bibliothécaire répandu sur tout le territoire fonctionnant depuis 35 ans.

Signé: Patrizia Morelli - Bertin - Giuseppe Cerise - Louvin - Chatrian

Presidente - La parola alla Consigliera Patrizia Morelli.

Morelli (ALPE) - Merci M. le Président.

La loi régionale qui a institué le système bibliothécaire valdôtain, la loi de 1992, a voulu fixer des conditions auxquelles les bibliothèques communales doivent se conformer afin d'exercer correctement leur activité et afin de pouvoir faire partie du système bibliothécaire. Ce sont des conditions qui concernent en particulier la disponibilité de la part des Communes des locaux, des équipements, des ameublements, la disponibilité de personnel formé de manière correcte et qualifiée, la présence des catalogues - autrefois c'était le catalogue avec les fiches, maintenant c'est le catalogue on line - et surtout le caractère de permanence du service avec un horaire qui répond aux exigences des usagers et qui doit prévoir une ouverture d'au moins 15 heures par semaine. Une bibliothèque pour être considérée telle doit répondre à ces conditions, ce sont des conditions minimales qui ont été inspirées par les recommandations de l'IFLA, un organisme international qui a comme objectif principal celui de sensibiliser les administrations quant à la valeur des bibliothèques. Pour avoir une bibliothèque, il ne suffit donc pas d'empiler des livres dans un local, mais il faut que les choses soient faites selon certains critères et l'Administration régionale - il faut le reconnaître -, depuis le début de l'histoire des bibliothèques valdôtaines, a fait les choses comme il faut. Les bibliothèques qui ont été créées au fur et à mesure que le temps passait ont toujours répondu à ces critères et à ces conditions, même avec des efforts remarquables de la part des Communes. Le résultat est un système qui comprend plus de 60 bibliothèques, un système diffusé sur tout le territoire, même avec des ouvertures récentes, comme la bibliothèque de Brissogne inaugurée en 2011 et d'autres bibliothèques qui ont renouvelé leur siège encore tout récemment. Nous avons aussi entendu la nouvelle par contre de la nécessité de fermeture, ou tout au moins de redimensionnement de certaines bibliothèques et même de la sanction au poste de bibliothécaire de personnel qui n'a pas passé un concours spécifique. C'est donc à propos de ces questions que nous demandons à l'Assesseur des éclaircissements, si la réalité correspond à ce que je viens de dire, "si les conditions minimales de fonctionnement requises par la loi seront - encore - garanties" et "quelles mesures il pense adopter, en accord avec les administrations locales, afin de ne pas compromettre" un niveau du service bibliothécaire qui est reconnu être réellement très haut.

Presidente - La parola all'Assessore all'istruzione e cultura, Laurent Viérin.

Viérin L. (UV) - Merci M. le Président.

En effet les questions qui ont été posées sont des questions qu'on s'est posées aussi lors des derniers mois surtout à la suite des nouvelles qui ont paru dans la presse. Je dois vous dire qu'à l'heure actuelle aucune Commune n'a formellement annoncé ni à l'Assessorat, ni à la Direction des archives et des bibliothèques l'intention de fermer sa bibliothèque. J'ai eu quelques syndics qui sont venus avec des difficultés de budget et j'ai essayé de faire percevoir les propos que vous avez tenus sur non seulement l'utilité, mais sur l'aspect fondamental d'avoir un réseau culturel qui est représenté par les bibliothèques sur le territoire régional. De manière informelle à travers ces Syndics nous savons que les Communes de Valpelline, Doues, Ollomont et Roisan ont l'intention de constituer une association, mais cela c'est quelque chose de différent, c'est-à-dire qu'aux termes de l'article 10 de la loi régionale n° 28/1992, il y a la possibilité de constituer une association, ce qui aboutirait à une constitution un peu sur le modèle de Gressoney, c'est-à-dire qu'il y a une organisation différente. Les raisons sont à rechercher dans les difficultés financières que rencontrent actuellement ces Communes, mais je dois dire qu'il y a eu parmi les syndics la sensibilité, même face à des difficultés financières, à reconnaître cette importance. Si après il y a la possibilité aux termes de la loi de s'organiser d'une façon différente...ce sont des choix du territoire.

Pour ce qui est de la deuxième question, le non respect éventuel des conditions minimales prévues par l'article 12 de la loi n° 28 - l'existence d'un règlement de la bibliothèque, la question de la disponibilité de locaux, ameublements et équipements nécessaires, l'embauche de personnel qualifié, le respect de l'horaire d'ouverture au public de 15 heures au moins par semaine - amènerait à l'exclusion de la bibliothèque ou des bibliothèques municipales du système bibliothécaire régional.

Pour ce qui est de la troisième question - qui est la question de fond -, vous l'avez souligné bien: l'intention de cette Administration va dans ce sens, c'est-à-dire de conserver le système des bibliothèques valdôtaines, qui est l'un des plus performants qui a vu le jour et qui existe en Italie dans son intégrité et qui a un sens dans son intégrité, en évitant autant que possible la fermeture des bibliothèques, tout en tenant compte des difficultés actuelles que les Communes rencontrent non seulement pour ce qui est du budget, mais c'est une question de budget liée au personnel aussi. C'est pourquoi nous avons procédé dans ce moment à un suivi détaillé du fonctionnement des bibliothèques du territoire, en commençant par vérifier les compétences du personnel qui s'en occupe et le but de cette opération, qui doit tenir compte, d'une part, de la réalité existante et, d'autre part, de l'évolution de la profession et des moyens technologiques aujourd'hui disponibles, consiste à assurer à tout ce personnel une formation suffisante et une mise à jour constante.

Etant donné les conditions dans lesquelles ces bibliothèques sont nées - et dans les années '70 sont les présupposés pour être des bibliothèques valdôtaines sur notre territoire - et tout en tenant compte aussi du fait que la fréquence avec laquelle le personnel des bibliothèques s'est renouvelé depuis lors, la situation est complexe, doit être analysée cas par cas, mais doit être aussi mise à jour dans son ensemble. La volonté, tout en suivant l'évolution budgétaire et des principes, donc est celle de maintenir notre système bibliothécaire et surtout d'être vigilant sur le respect de la loi.

Presidente - La parola alla Consigliera Patrizia Morelli.

Morelli (ALPE) - Merci M. le Président.

Je suivais avec attention la réponse de l'Assesseur dont j'apprécie la teneur. Evidemment notre but n'est pas celui de faire le procès aux Communes, bien loin. Nous comprenons bien que, dans un moment de restriction financière, les administrations communales essaient de rationaliser là où elles pensent cela soit le moins nuisible. Le rôle justement de l'Assessorat et du Service des bibliothèques est de leur faire comprendre la valeur et l'opportunité de croissance sociale et culturelle qui réside dans la présence d'une bibliothèque dans chaque commune, je dirais surtout dans les petites communes, surtout dans les communes les plus reculées. La tâche n'est pas facile, je me rends compte: promouvoir la culture à une époque où le matérialisme prime n'est pas facile, mais dans la limite du possible - l'Assesseur rappelait les années '70 lorsque les bibliothèques valdôtaines ont été créées - essayons de ne pas trahir l'esprit qui a animé ces administrateurs de l'époque, qui se trouvaient à administrer dans des Communes qui n'étaient pas plus riches que maintenant. Nous suivrons donc toujours avec beaucoup d'attention l'évolution de ce problème.