Resoconto integrale del dibattito dell'aula. I documenti allegati sono reperibili nel link "iter atto".

Oggetto del Consiglio n. 765 del 7 ottobre 2009 - Resoconto

OBJET N° 765/XIII - Interpellation: "Application de l'enseignement du patois dans les écoles valdôtaines".

Interpellation

Ayant appris par les organes d'information que la norme portant application de l'enseignement du patois dans les écoles valdôtaines sera prochainement objet de discussion au sein de la Commission paritaire;

les soussignés Conseillers régionaux

Interpellent

l'Assesseur compétent pour savoir:

1) quels sont les points qualifiants de la susdite norme;

2) avec quelles modalités on pense introduire l'enseignement du patois dans les écoles.

Signé: Patrizia Morelli - Giuseppe Cerise

Président - La parole à la Conseillère Patrizia Morelli.

Morelli (VdAV-R) - Merci, Monsieur le Président. L'année passée au mois de juillet nous avions eu le plaisir en Ve Commission d'entendre l'Assesseur Laurent Viérin qui nous avait un peu illustré quels étaient les points qualifiants de son programme. J'avais apprécié à cette époque ces précisions quant à l'introduction de la civilisation valdôtaine et du patois dans les écoles valdôtaines, message qui a été repris à plusieurs reprises justement au cours de l'année par des communiqués ANSA, par des articles, car il faut reconnaître à l'Assesseur Viérin une capacité de communication vraiment remarquable et donc tout cela a un peu créé une attente dans la société valdôtaine, dans le monde de l'école, à l'intérieur des familles qui sont sensibles à cet argument, argument duquel nous partageons avec l'Assesseur les principes. J'ai vu parmi des articles... j'en cite un où l'Assesseur dit: "au Vallée d'Aoste on est en train d'adopter un système scolaire qui puisse permettre aux plus jeunes d'apprendre la langue de nos aïeux; si le patois appartient seulement aux vieilles générations, il devient une langue sans avenir". Je crois que nous pouvons tous souscrire cette préoccupation et ces vœux. Les préoccupations toutefois ont été exprimées même sur un autre front, et nous l'avons appris dans un article de La Stampa, par les enseignants, un titre a attiré notre attention: "Sindacati contro Regione per il patois nelle classi, troppi i problemi, ma con Viérin non c'è confronto", où l'on nous dit que l'Administration régionale n'a jamais consulté les enseignants au sujet de l'introduction du patois dans les écoles et qu'il semble qu'il n'y ait pas suffisamment de clarté quant à cette introduction. Voilà donc le sens de notre initiative: faire clarté sur ce problème.

Président - La parole à l'Assesseur à l'éducation et à la culture, Laurent Viérin.

Viérin L. (UV) - Merci, Monsieur le Président. Sur la question du patois cela fait désormais plus de deux années que l'on en parle en Commission, au Conseil, même avec les organes compétents, donc tous les sujets intéressés, ce qui paraît parfois dans la presse à juste titre c'est des interprétations qui sont des points de vue. Pour ce qui nous concerne, nous essayons de travailler sans trop de polémiques et en essayant concrètement de résoudre les problèmes et surtout d'avancer dans la réalisation du programme de législature.

Comme vous le savez, la loi n° 482/1999 renferme les dispositions destinées à protéger les minorités linguistiques historiques, donc, pour ce qui est de la Vallée d'Aoste, la Communauté walser, les populations qui parlent français et franco-provençal, car nous ne devons jamais oublier qu'il y a aussi le tich et le teuch, donc le parler walser, quand on parle de patois, on parle des patois et des diversités de patois présentes dans la Vallée d'Aoste et aussi et surtout des parlers walser. Pour les Régions à statut spécial, la loi renvoie d'abord aux dispositions d'application statutaires et ce sont les mesures les plus favorables qui s'appliquent. Ce mécanisme donc est notamment fondé sur le fait que les mesures prévues par la loi touchent pour la plupart des matières relevant soit des compétences des Régions, soit des compétences concourantes. Les propositions de loi soumises à la Commission paritaire affectent plus particulièrement le secteur de l'éducation et de la culture comme nous l'avons rappelé.

Quel est donc le point fort de cette norme? Il est d'avoir une opportunité de créer des liens entre l'école et le territoire et mettre en valeur notre histoire, notre culture et notre civilisation.

Avec quelle modalité? Je crois que c'est la chose la plus importante quelles sont les modalités: avec cette norme l'étude du franco-provençal et des idiomes walser, ainsi que l'étude dans ces mêmes langues des traditions culturelles, car c'est civilisation non seulement d'un point de vue linguistique, mais aussi de contexte social et culturel, figureront dans le plan de l'offre de formation des écoles de la région au chapitre des matières facultatives, qui caractérisent l'élargissement de l'offre de formation. Je crois qu'un des points forts est aussi le respect de l'autonomie scolaire et l'insertion du patois facultatif. Ainsi une à une ou en réseau les écoles pourront-elles garantir aux familles, en sus des cours obligatoires, une nouvelle initiative cohérente avec les finalités de l'éducation et par la même susceptible de permettre à celle-ci de choisir pour leurs enfants l'étude du franco-provençal et des idiomes walser non obligatoire. L'élargissement de l'offre de formation consiste précisément dans le fait de proposer aux élèves une ou plusieurs activités extra curriculaires, en coordination avec des initiatives mises en place dans le contexte culturel, social et économique de la réalité locale.

Pour ce qui est des syndicats et des enseignants, quand la norme sera approuvée... car la Commission paritaire a été reconstituée et nous espérons qu'elle va être convoquée dans des brefs délais...

(interruption du Président de la Région, hors micro)

...voilà le Président nous dit qu'elle sera convoquée probablement le 14 de ce mois, donc nous réjouissons pour cette convocation, une fois qu'elle sera approuvé, nous irons travailler dans le sillon de l'application, mais dans l'horaire extra scolaire nous irons proposer même aux enseignants d'une façon facultative leur adhésion à ce projet.

L'Assessorat de l'éducation et de la culture a pour mission de former un personnel spécialisé, donc éventuellement le personnel enseignant qui entend adhérer à cette démarche pour tenir ces cours... ce sera des enseignants qui sont en service, que nous formerons et ce afin d'assurer l'homogénéité de ceux-ci du point de vue scolaire et de respecter les divers patois. Nous imaginons par exemple que si une enseignante est affectée dans une certaine école, mais elle est de provenance d'un autre commune, elle pourra avoir la possibilité d'enseigner le patois facultatif et hors de l'horaire scolaire dans sa commune d'appartenance pour maintenir le patois de la commune. Personnellement je suis convaincu que cette nouvelle étape, qui offre à nos écoles une chance en plus de progresser et de se différencier, représente de ce fait une valeur ajoutée et je tiens à le souligner et n'enlève rien à la qualité de l'enseignement, à la situation existante donc même d'un point de vue syndical et n'impose rien à personne, ne remplace aucune des matières actuellement enseignées, donc il n'y a aucun problème. Ce sera une opportunité en plus et qui voudra adhérer adhérera: une opportunité pour tisser des liens avec le territoire et du reste ce sont là les bases de la loi sur l'autonomie scolaire, dont c'est l'un des principaux objectifs qui a été conçu à cet effet. Nous croyons donc que le partage de cette opportunité en plus aura des temps et des modalités que nous espérons... et surtout nous espérons qu'il y aura une adhésion, car nous croyons qu'une opportunité en plus pour faire grandir des jeunes plurilangue est dans l'atout de notre Région.

Président - La parole à la Conseillère Patrizia Morelli.

Morelli (VdAV-R) - Je partage le souci de l'Assesseur, mais je trouve qu'au fond la réponse n'est pas proportionnelle à ce souci, parce qu'il me semble que vous allez minimiser presque la portée de cette introduction. Vous dites simplement: "c'est une chance en plus, c'est une opportunité en plus", est-ce qu'on y croit, est-ce qu'on n'y croit pas? Parce qu'en lisant la loi de 1999, d'il y a 10 ans, il a fallu même du temps, je trouve que votre proposition est presque réductive par rapport aux possibilités de la loi. Je ne veux pas entrer dans le mérite de la validité de l'enseignement du patois à l'école, parce que là-dessus j'ai quelques idées, peut-être nous aurons la possibilité d'en discuter; je crois que si la destinée du patois est confiée à cette disposition d'application, nous avons de bonnes chances de le voir disparaître. Heureusement il existe d'autres moyens que votre Assessorat même a mis sur pied, je pense aux cours du BREL, qui ont toujours un grand succès et qui peuvent très bien être fréquentés par des enfants, auxquels régulièrement participent toutes les années beaucoup de personnes intéressées, mais je pense surtout à la pratique quotidienne à l'intérieur des familles, car c'est là le vrai berceau du patois, c'est là qu'il faut travailler pour garder notre patois vivant. A mon avis, là l'école peut jouer un rôle d'éclaircissement, pour éclaircir un quiproquo qui existe: qui est celui que si on parle patois aux enfants, ils n'iront pas apprendre l'italien et le français et donc là il faut faire un travail de valorisation du patois en ce sens.

Pour ce qui est de l'implication des enseignants, je crois que l'application est un peu tardive si elle vient après l'approbation de la norme d'application; je crois que les enseignants, pour que ce projet fonctionne, devraient être concernés avant et puis dernièrement je vous invite aussi à partager en Commission ces problèmes et ces arguments.