Resoconto integrale del dibattito dell'aula. I documenti allegati sono reperibili nel link "iter atto".

Oggetto del Consiglio n. 365 del 11 febbraio 2009 - Resoconto

OGGETTO N. 365/XIII - Interpellanza: "Situazione dell'attività commerciale dell'Istituto valdostano dell'artigianato tradizionale".

Interpellanza

Vista l'importanza dell'artigianato tipico valdostano, come elemento fondamentale dell'economia dell'intera regione;

Precisando che l'Istituto Valdostano dell'artigianato tradizionale dal 1° giugno 2006 fino al 19 dicembre 2007 ha vissuto una fase commissariale e solo successivamente a quest'ultima data è tornato ad una gestione di carattere ordinario;

Considerando che l'I.V.A.T., pur essendo stata gestita e amministrata in condizioni di commissariamento per l'intero anno 2007, non ha registrato conseguenze negative nel suo Bilancio;

Appreso dagli organi di stampa che l'I.V.A.T. aveva ipotizzato per l'anno 2008 una crescita commerciale superiore del 20 percento rispetto a quella dell'anno 2007;

i sottoscritti Consiglieri regionali

Interpellano

l'Assessore alle Attività Produttive:

1) affinché illustri quali sono le motivazioni che hanno portato a registrare un'ulteriore perdita di mercato a livello commerciale, nonostante l'apertura del punto vendita di Bard;

2) affinché illustri a quanto ammontano i costi riferiti all'anno 2008 del personale, delle consulenze, dei sei punti vendita (Aosta, Ayas, Cogne, Courmayeur, Gressoney e Bard) e annessi vari;

3) affinché illustri quali sono le strategie di sviluppo, gli intendimenti e la pianificazione di mercato per l'anno 2009.

F.to: Chatrian - Bertin

Presidente - La parola al Vicepresidente Chatrian.

Chatrian (VdAV-R) - Grazie, Presidente. Due settimane fa abbiamo avuto l'onore di festeggiare la Fiera di Sant'Orso, a fine mese è stato inaugurato il Musée de l'artisanat valdôtain a Fénis. Conosciamo le finalità dell'IVAT in quanto "ente strumentale della Regione": la ricerca storica, documentale, lo studio e la sua divulgazione, il recupero del patrimonio storico, la tutela dei prodotti, le attività e la formazione dei prodotti, la gestione di sedi museali ed espositive, l'organizzazione e le iniziative promozionali e altre azioni per valorizzare il patrimonio. Vi è poi la parte più culturale per poter promuovere da una parte e, dall'altra, salvaguardare e forse anche andare oltre la tradizione. L'altra finalità importante inserita all'interno del documento approvato dal Consiglio è l'attività commerciale, quindi la commercializzazione dei prodotti dell'artigianato con le varie modalità. Dagli organi di stampa siamo venuti a conoscenza di cifre e di dati enunciati proprio in onore e durante l'inaugurazione del nuovo Museo di Fénis. Abbiamo appreso gli indirizzi del nuovo Presidente a fine 2007, dove si ipotizzava un fatturato superiore al 20 percento rispetto agli anni precedenti, un andamento diciamo con un indirizzo un po' diverso. Apprendiamo invece dagli organi di stampa che la difficoltà economica, la congiuntura economica non ha permesso questa crescita del 20 percento; non solo, vi sono state delle difficoltà a mantenere il mercato e si parla di una prima diminuzione rispetto al 2007 con dei cali drastici a Gressoney da una parte, a Cogne dall'altra, ad Ayas dall'altra, proprio nelle località turistiche e poi apprendiamo proprio dalle parole del Direttore dell'IVAT la fiducia che bisogna dare fiducia al settore e questo potrebbe essere il senso, quindi quasi un risultato, un obiettivo? "quasi", come dicono, soddisfacente.

La nostra interpellanza verte pertanto proprio sulle motivazioni più prettamente commerciali che, da una parte, hanno portato a registrare un'ulteriore perdita di mercato nonostante l'apertura di un nuovo punto vendita a Bard. Conosciamo il numero di visitatori che ha il nuovo sito e ci piacerebbe conoscere dal punto di vista economico i costi riferiti al 2008, che non siano solo legati ai costi fissi del personale o dei sei punti vendita, ma anche agli annessi vari dal punto di vista commerciale. Inoltre quali siano le strategie dell'IVAT per il domani e gli intendimenti di pianificazione di mercato.

Presidente - La parola all'Assessore alle attività produttive, Pastoret.

Pastoret (UV) - Merci, M. le Président. Comme cela a déjà été rappelé, la loi régionale n° 10/2007 a revu la structuration de l'IVAT, un établissement opérationnel de la Région ayant une personnalité juridique de droit public. L'IVAT est donc une institution autonome du point de vue organisationnel et comptable et, comme cela a déjà été rappelé, elle a la fonction primaire de développer et valoriser l'artisanat valdôtain de tradition, comme cela est précisé à l'article 1er de la loi régionale n° 10. Cette même loi indique d'autres actions par lesquelles l'IVAT remplit ses tâches, dont l'une concerne aussi l'aspect commercial, ce qui nous dit que l'IVAT n'est pas essentiellement un sujet commercial ou un gérant de magasin. En fait le rôle et les fonctions de l'IVAT sont d'autres, il suffirait de citer à ce propos un facteur que de ces jours a mis à la une l'institut, un élément très positif et important, c'est-à-dire l'ouverture du Musée de l'artisanat valdôtain de tradition (MAV). Ce musée, qui a été récemment inauguré à Fénis, marque plus que tout autre événement une volonté historique de sauvegarder et de valoriser la spécificité de notre artisanat, celui-ci est le rôle de l'IVAT et cette fonction prime sur toutes les autres. Cependant c'est vrai qu'IVAT a choisi dans le temps d'exercer aussi une activité de commercialisation, pouvant intégrer sa fonction primaire, qui est celle de développer et valoriser l'artisanat valdôtain de tradition. En effet, la fonction de magasin est celle de la vente, mais aussi celle de la promotion et de la présentation dans des espaces dédiés des produits de l'artisanat valdôtain.

Pour ce qui est des activités commerciales de l'IVAT, l'institut gère 6 points de vente, y compris celui du Fort de Bard qui a été rappelé tout à l'heure et qui a été ouvert en juillet dernier. L'ouverture du point de Bard et celle du musée, qui a eu lieu au cours de la dernière année, témoignent encore que l'IVAT veut mettre en place des actions qui veulent s'adresser à un grand nombre de personnes et parmi celles-ci figurent les artisans, qui au cours des années ont eu la possibilité, grâce à IVAT, de faire connaître leurs produits et de les commercialiser avec la garantie d'avoir un revenu stable. Au cours de 2008 l'action commerciale s'est avérée importante étant donné qu'elle a contribué par l'achat de produits manufacturés d'un montant d'environ 400.000 €. Il est vrai cependant qu'une baisse de recettes a été enregistrée et cette baisse s'échelonne à 5,47 pour cent en moins par rapport à 2007, une baisse dont l'auteur de l'interpellation nous demande la raison. Je ne sais personnellement pas si cette réduction puisse être considérée totalement négative si on la rapporte à l'actualité de cette période de crise; sans appeler en cause l'IVAT, je crois pouvoir affirmer que, par rapport aux réductions des consommations enregistrées dans d'autres secteurs, en tout premier lieu à titre d'exemple le secteur alimentaire, une baisse de 5,47 pour cent de vente d'un bien secondaire peut être dans cette période dans l'ordre des choses, même si cela ne nous satisfait pas. Même si les données 2008 ne sont pas trop préoccupantes si on tient bonne les considérations que je viens de faire et si on les rapporte au contexte économique et marchand actuel, il est cependant aussi vrai qu'il était nécessaire prendre acte d'une situation pas facile. C'est pourquoi que là le Conseil d'administration d'IVAT a entamé un parcours un peu contraire à celui qu'ont choisi de nombreuses entreprises. En effet, en temps de crise bon nombre de sociétés limitent les coûts, réduisent les dépenses ou font recours à certains instruments tels que les amortisseurs sociaux, d'autres par contre choisissent le chemin de l'investissement compte tenu des ressources dont ils disposent, l'IVAT a décidé de suivre ce deuxième chemin. Pour ce faire il lui faudra la coparticipation des artisans, qui à leur tour seront appelés à investir avec l'IVAT sur l'originalité et la qualité des produits, ainsi que sur leur diversification. Si l'IVAT parviendra à concrétiser son projet, atteindra ce nouveau marché qu'il est en train de rechercher, avec l'aide de l'Assessorat aux activités productives, et cela avec l'objectif de maintenir les résultats de 2008 et de faire face à l'année 2009 au cours de laquelle la crise devrait se renforcer selon les économistes.

En revenant aux aspects techniques de l'interpellation, les points de vente ouverts sont Aoste, Ayas, Cogne, Courmayeur, Gressoney-Saint-Jean et successivement le Fort de Bard. Les recettes des activités commerciales de 2007 ont été de 564.407,5 €; sur requête de l'Association du Fort de Bard, l'Administrateur extraordinaire de l'IVAT qu'il y avait à l'époque a pris des contacts en vue de l'ouverture d'un point de vente à l'intérieur du Fort de Bard, qui aurait dû dégager des recettes annuelles dont le montant, sur la base des recettes des points de vente déjà actifs, a été prévu en environ 100.000 €. Par conséquent au cours de l'élaboration du budget prévisionnel 2008 les recettes dérivées des activités commerciales ont été évaluées dans une perspective pouvant se placer dans le meilleur des cas autour à 650.000 €; il s'agissait là d'une prévision que l'IVAT avait faite. Les productions commercialisées sont achetées et payées dans un délai de 60 jours à compter de la date de réception de la facture émise par l'artisan professionnel valdôtain; une petite majoration est appliquée sur la valeur imposable des produits. En 2007 les achats se sont élevés à 392.000 €, en arrivant à 2008, par rapport au passé, la crise s'étant manifestée avec vigueur, ce qui a considérablement réduit les potentialités de vente des biens secondaires, l'ouverture du point de vente de Bard n'a été réalisée qu'au mois de juillet et ses capacités commerciales se sont avérées inférieures au résultat attendu, qui avait été calculé en le rapportant théoriquement avec les autres points de vente. Dès le mois de septembre le Conseil d'administration de l'IVAT a pris acte de la situation et a revu à la baisse les prévisions de recettes relatives à l'activité commerciale et les a progressivement ramenées au niveau de ce qui s'est révélé être la réalité finale: soit 533.548 €. La réduction globale du résultat commercial de 2008 a été de 5,47 pour cent par rapport à l'année précédente, ce qui est en dessous des chiffres inhérents à de nombreuses autres activités commerciales concernant des biens secondaires. Cependant de nombreuses entreprises artisanales reconnaissent que l'activité réalisée en 2008 leur a permis de conserver le standard de production, qui leur a assuré une certaine continuité. En effet, le montant des achats réalisés auprès des entreprises artisanales en 2008 a été important et supérieur à 400.000 €.

Venant à l'activité commerciale de l'IVAT, la gestion des points de vente s'effectue par le biais de contrats d'association et participation, il s'agit de contrats privés qui prévoient pour les particuliers qui y adhèrent une obligation de présence annuelle d'au moins 3 heures reparties en fonction des présences touristiques dans les différentes zones territoriales. Les points de vente sont 6 et le coût total des loyers est d'environ 37.000 €, après j'ai une fiche que je peux vous laisser, donc je ne les citeraient pas, vous aurez les prix pour chacun d'entre eux. L'IVAT verse à ses adhérents des indemnités qui comportent un minimum mensuel lié à leur disponibilité à être présents dans les points de vente, ainsi qu'une rémunération annuelle proportionnelle aux ventes réalisées. Le montant global des adhésions en 2008, montant imposable, TVA, le cas échéant contribution à l'INPS s'est élevé à 177 386 € et là vous avez les chiffres pour chaque personne qui travaille dans le secteur IVAT, vous avez importo fisso et le provvigioni, car cela se compose de deux éléments. La structure administrative d'IVAT compte 4 employés sous contrat a durée indéterminée, relavant du statut juridique de la fonction publique et 1 employé saisonnier sous contrat a durée déterminée, le coût global de ces contrats s'élève à 216.465 € pour 2008. Il faut enfin considérer que les points de vente au détail du siège et du magasin ont des coûts gestionnaires divers: téléphone, énergie électrique, nettoyage, chauffage, assurance, coûts de gestion des salaires, les pratiques y afférentes, bref, toutes les dépenses courantes dont le coût se chiffre à environ 5.000 € chaque année.

Les mandats de Conseil attribués au cours de 2008 sont très réduits et concernent des activités marginales, je vais vous les détailler ainsi de suite: une assistance et conseil en matière comptable et fiscale en droit du travail, une rétribution annuelle de 5.700 €; un conseil technique et administratif pour la gestion des procédures relatives au marché public et trésorerie, 900 € chaque année; un conseil général en matière d'élaboration de conception graphique pour les initiatives promotionnelles, une assistance annuelle se chiffrant à 2.700 €; un forfait de collaboration pour la recherche et l'élaboration de documentation aux fins de la rédaction du nouveau statut de l'IVAT, 2.750 €; du 1er mars au 31 décembre un support opérationnel en matière de communication et de promotion, ainsi que l'élaboration de projets relatifs à la recherche de financements transfrontaliers, 20.000 €. Tout cela pour un total de 30.000 € environ. Puis nous avons une série de mandats de Conseil qui ont essentiellement concerné la réalisation du Musée de l'artisanat valdôtain de tradition, car l'organigramme de l'IVAT n'était pas suffisant pour faire toutes les recherches pour réaliser le musée et ces mandats ont été attribués, mais ils ont eu expiration à la fin du mois de août 2008, sauf un qui s'est prolongé jusqu'au mois de septembre 2008. Le montant de ces mandats a été de 75.000 €, là aussi j'ai une liste détaillée que je vais vous fournir si cela vous intéresse.

Enfin je pense avoir déjà répondu à la IIIe question, mais je remarque en conclusion pour rendre plus complète ma réponse que nous comptons toujours sur l'activité de l'IVAT et que nous estimons que l'institut doive continuer à soutenir l'activité artisanale dans notre région, cela avec un renforcement de son rôle soit dans les rapports qu'il entretiens avec les artisans, soit pour la collaboration qu'il pourra entretenir avec l'Assessorat des activités productives, soit en termes de promotion de l'artisanat de tradition, soit aussi dans la recherche de nouveaux marchés pour son secteur de compétence.

Presidente - La parola al Vicepresidente Chatrian.

Chatrian (VdAV-R) - Grazie, Presidente. Ho ascoltato attentamente la risposta dell'Assessore. Avevamo i dati del 2007 dettagliati e non si scostano più di tanto da quello che è stato il bilancio 2007, approvato nel 2008. La nostra interpellanza, Assessore, verteva principalmente sulla parte commerciale, in quanto ho ripetuto quali erano - e lei le ha ribadite ulteriormente - le finalità dell'IVAT (e nessuno le ha messe in discussione) quali la valorizzazione, il recupero, la tutela dei prodotti, l'organizzazione, la promozione e volevamo focalizzare la parte commerciale, quindi le attività commerciali. Non abbiamo sentito grandi strategie, lei ci ha illustrato da ragioniere i conti generici, conti che avevamo noi già del 2007 simili a quelli che lei oggi ci ha citato, ma non ci ha scisso quello che volevamo sapere per quanto riguarda l'attività commerciale. Ho uno specchietto dettagliato dal 2002 al 2007; nel 2002 c'erano 5 punti vendita: Aosta, Ayas, Cogne, Courmayeur, Gressoney e si introitavano circa 610mila euro, nel 2003 siamo arrivati a 630mila euro, per scendere drasticamente a 560 nel 2007. Lei poi ci ha detto - lo avevamo letto anche sui giornali - che abbiamo uno spread solo del 5 percento, un meno 5 percento, tutto sommato, non è male vista la congiuntura economica. Ci ha parlato di crisi economica, di difficoltà di strategia o di non strategia, però se dai dati che mi ha citato del 2008 togliamo le percentuali negative su Gressoney, Cogne, Courmayeur e Aosta che pareggiano e togliamo la parte di Bard - perché nel 2007 Bard era ancora chiuso -, parliamo di un delta ben superiore al 5 percento, siamo vicini al 20 percento, 18-19 percento.

La nostra domanda quindi era rivolta a conoscere qual è la finalità da una parte e dall'altra il volano; ci aspettavamo qualche idea... si vuole ripensare totalmente o in parte o ridisegnare quali sono le finalità dal punto di vista commerciale? È il caso che l'IVAT si occupi ancora di commercializzare di tali prodotti? Questo era il nostro punto di domanda forte e proprio lei ci ha citato dei costi fissi importanti, simili a quelli del 2007: 37.000 € di affitto, leggermente bassi, 167.000 € del personale legato all'attività commerciale, 100.000 € i costi, che sono anche quelli amministrativi ed era per quello che le chiedevo se erano stati suddivisi o no. La nostra domanda politica era: quali sono le strategie e le motivazioni che portano ancora a sostenere che l'IVAT commercializzi ancora il prodotto in questi sei punti vendita? Non è il caso magari di ritornare sui passi fatti nel 2007 - la legge è stata modificata nel 2007 - e chiedersi se dobbiamo ripensare alla vocazione totale dell'IVAT, non solo perché i conti non tornano, ma perché leggo, sempre dagli organi di stampa, che le imprese che conferiscono i prodotti all'IVAT sono 50, che ci sono 2.046 iscritti al Registro dei produttori di oggetti di artigianato... forse c'è qualcosa che ci sfugge? All'interno della relazione si parla di volano per tanti artigiani, mi sfugge forse qualche confronto matematico: 50 imprese artigiane che conferiscono i prodotti a fronte di più di 2.000 iscritti nel Registro dei produttori?

Non siamo purtroppo soddisfatti della sua risposta, lei non ci ha risposto per nulla, non ci ha dettagliato per nulla i nostri quesiti e il filone che cercavamo di capire e di conoscere, purtroppo, non ci è stato illustrato. Ci obbliga ad andare oltre, cercheremo di avere altre informazioni, per poi riportare in aula eventuali proposte da una parte e dall'altra verificare se ci siano le condizioni perché l'IVAT si occupi ancora di attività commerciale pura.