Oggetto del Consiglio n. 52 del 14 marzo 1967 - Verbale
OGGETTO N. 52/67 - LAGHI ARTIFICIALI DI BEAUREGARD E DI PLACE MOULIN. (Mozione dei Consiglieri regionali Signori Caveri Severino, Casetta Giuseppe, Marcoz Oreste e Savioz Fabiano)
Il Presidente, MONTESANO, dichiara aperta la discussione sulla seguente mozione presentata dai Consiglieri regionali Signori Caveri Severino, Casetta Giuseppe, Marcoz Oreste e Savioz Fabiano, concernente "Laghi artificiali di Beauregard e di Place Moulin", mozione trasmessa in copia ai Signori Consiglieri in allegato all'ordine del giorno dell'adunanza del 9 dicembre 1966:
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MOTION
Le Conseil régional préoccupé de l'incolumité des habitants de la Vallée d'Aoste et de la situation de danger déterminée par les lacs artificiels de Beauregard et de Place Moulin
INVITE
Les Administrateurs actuels à bien vouloir prendre toutes les mesures opportunes, y comprise la convocation des Commissions d'experts, nommées par la Junte Caveri.
Aoste, le 25.11.1966
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Signé |
S. Caveri |
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Casetta Giuseppe |
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Oreste Marcoz |
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Savioz Fabiano |
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Monsieur le Conseiller CAVERI fait les déclarations suivantes:
"Lorsque la Sip devait commencer ses travaux à Beauregard, en Valgrisanche, il nous résultait qu'une Société hydroélectrique, qui n'était pas la Sip, avait demandé la concession des eaux de la Doire de Valgrisanche.
Cette grande Société, pour des buts de sureté, s'était adressée au Professeur Sacco, professeur de géologie à l'Université de Turin.
Le Professeur Sacco avait fait une expertise dans laquelle il disait que la rive gauche de la Doire de Valgrisanche ne donnait pas de garantie de sureté et, alors, cette grande Société hydroélectrique avait renoncé à faire le barrage de Beauregard.
Les dirigeants de la Sip, tout en connaissant très bien ce précédent, se sont entêtés et ont voulu quand même présenter une demande de concession et commencer les oeuvres nécessaires pour la construction du barrage. Et alors, étant à connaissance de l'expertise négative du Professeur Sacco, j'avais fait nommer par la Junte d'alors une Commission de trois experts. Ces experts ont donné un avis optimiste; mais je n'étais pas convaincu de la réponse de ces géologues et j'en ai parlé souvent et j'ai exprimé plus d'une fois mes doutes au géologue Amstutz de Genève, lequel a continué les études pour son compte en voie privée, sans en parler à personne. Et un jour de l'été du 1958 Monsieur Amstutz m'a convoqué chez lui et il m'a confié qu'il avait de graves préoccupations sur ce barrage. Il ne faisait aucune critique sur la manière par laquelle ce barrage avait été construit, mais il avait des doutes sur la stabilité de la rive gauche.
Ici je ne vous lis pas l'expertise; je possède une copie de cette expertise et je suis convaincu que soit le Président de la Junte, soit l'Assesseur aux Travaux Publics, soit les autres membres de la Junte connaissent l'expertise de Monsieur Amstutz, expertise qui a été publiée sur l'Express des Archives des sciences à Genève, au volume 13, fascicule 3, l'année 1960.
Cette expertise de Monsieur Amstutz avait été confirmée par un autre géologue, le géologue Lanterno, de Genève, et, chose qui est assez inédite, - parce que je crois que nous ne l'avons jamais dit, nous avons tenu la chose, disons, privée -, aussi Monsieur Rittman, qui est un savant, une des célébrités de l'année géophysique mondiale, a confirmé, à la suite d'un voyage dans la Vallée de Valgrisanche, les conclusions de Monsieur Amstutz.
Tous les spécialistes de géologie ont reconnu les mérites de Monsieur Amstutz, qui est fort apprécié en France et en Belgique, et je vous dirai que, il y a quelques années, l'Académie Royale Belge de géologie a visité cette partie de la Vallée d'Aoste que Monsieur Amstutz avait étudiée avec beaucoup de diligence et de passion pendant trente années.
Dans leur voyage les Académiciens belges furont accompagnés par Monsieur Amstutz; j'ai eu ainsi l'occasion de les connaître et de parler avec eux aussi du problème de Beauregard. Or, vers la fin de l'année 1960, Monsieur Amstutz me consignait, - à ma requête et à la requête de Monsieur Marcoz, qui était alors Président de la Junte Régionale, - une expertise résumée dans l'interrogation que je présentais au Ministre des Travaux Publics. L'interrogation est la suivantes:
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"Il sottoscritto intende interrogare il Ministro dei Lavori Pubblici per sapere se è a conoscenza:
1°) che il compianto Prof. Federico Sacco, Ordinario di geologia all'Università di Torino, aveva sconsigliato la costruzione della diga di Beauregard, a Valgrisanche;
2°) che la roccia di cui è costituita la sponda sinistra della Dora di Valgrisanche, nel punto in cui vi si appoggia la diga di Beauregard, presenta profonde e notevoli fenditure;
3°) che osservatori obiettivi ed esperti di geologia hanno ritenuto di poter affermare che la predetta roccia presenta altresì segni di recenti cedimenti";
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- (Ici je dois expliquer quelque chose. Lorsque Monsieur Amstutz a été reçu, en ma présence, par Monsieur Marcoz, alors Président de la Junte Régionale, Monsieur Amstutz a fait une longue explication et, à la fin, Monsieur Marcoz a demandé à Monsieur Amstutz: "Vous dites qu'il y a eu un éboulement dans la zone et que c'est cet éboulement qui présente des caractéristiques d'instabilité de la rive gauche de Beauregard, au milieu de la Doire de Valgrisanche. Voulez-vous me dire quand cet éboulement a eu lieu?".
Alors, - tu te rappelles Marcoz -, Monsieur Amstutz avait répondu: "Ah, c'est un fait récent!". Alors nous avons dit: "Ah, oui, c'est un fait récent? Voulez-vous nous dire quand cela s'est passé?". Monsieur Amstutz nous a déclaré: "Il y a peu près un million d'années que cela s'est vérifié." Il faut savoir que les géologues sont habitués à compter les ères géologique à centaines de millions et même à milliards d'années!
Mais à part cette historiette, Monsieur Amstutz, auquel j'avais exprimé mes doutes, pendant des années entières a fait des photographies de la zone; il allait surtout sur la rive droite et il photographiait la rive gauche et, à travers ces photos, il a cru d'établir qu'il y avait eu ce qu'il appelait "déplacement" de ces rochers.
Monsieur Amstutz, d'accord avec moi, a fait une photo de la zone de Beaurogard d'un avion de l'Aéroport d'Aosta et je ferai faire des photos-copies de cette photo. Vous verrez que cette photographie est tre éloquente, parce qu'on voit que, tandis que la rive droite est compacte et toute d'un morceau, disons, celle de la rive gauche présente les traces évidentes de l'ancien éboulement dont parlait Monsieur Amstutz.
Je continue la lecture de mon interrogation). -
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4°) che la diga di Beauregard è stata assentita, assieme alla concessione di utilizzazione delle acque della Dora di Valgrisanche, con Regio Decreto 28 agosto 1923 n. 8833, con una capacità di invaso di 11 (undici) milioni e 615 mila metri cubi d'acqua;
5°) che vi furono, da parte della Sip, tre richieste di varianti, la prima del 7 febbraio 1941, la seconda del 22 agosto 1944 o la terza del 14 febbraio 1951, con le quali si chiede, rispettivamente di aumentare l'invaso a 30, a 50 o poi a 70 milioni di mc.;
6°) che il Ministero dei Lavori Pubblici, con decreto ministeriale 28 luglio 1951 n. 3108, impugnato dalla Regione Autonoma della Valle d'Aosta, ha rilasciato l'autorizzazione provvisoria per l'inizio delle opere e la dichiarazione di urgenza e indifferibilità delle opero stesse;
7°) che, però, solo il Decreto originario di concessione, cioè quello del 28 agosto 1923, n. 8833 ha consentito alla Sip di derivare acqua della Dora di Valgrisanche nella misura di medi moduli 27 e di invasare nella Dora stessa 11 milioni e 615 mila mc di acqua;
8°) che gli altri Decreti non hanno dato alla Sip alcun potere di derivare e di invasare qualsiasi quantitativo d'acqua;
9°) che pertanto ogni maggiore derivazione d'acqua, così come ogni maggiore invaso, sono da ritenersi illegittimi;
10°) che invece l'Ufficio del Genio Civile di Aosta, in modo manifestamente illegittimo, autorizzò nel luglio 1958 e nel luglio del 1959 invasi del bacino predetto sino a 24 (ventiquattro) milioni e fino a 70 (settanta) milioni di mc.;
11°) che il comportamento dell'Ufficio del Genio Civile di Aosta è tanto più riprovevole in quanto le persone competenti in geologia e in scienza di costruzioni hanno sempre avuto gravi preoccupazioni per quanto concerne la sponda sinistra di impostazione della diga di Beauregard;
12°) che infatti tale sponda sinistra, di impostazione della diga presenta non solo profonde e notevoli fenditure, ma anche una sacca di sabbia e limo di circa 75 mila metri cubi, dello sviluppo, misurato parallelamente all'asse della Valle, di circa 180 metri;
13°) che tale sacca, secondo il giudizio dei geologi, è dovuta a un'erosione torrenziale laterale particolarmente attiva in zona fortemente milonizzata.
L'interrogante chiede, altresì, di interrogare l'On.le Ministro dei L.L.P.P. per sapere se l'Ingegnere Capo dell'Ufficio del Genio Civile di Aosta abbia autorizzato, nel luglio 1958 e nel luglio 1959, i predetti invasi sino a 24 e sino a 70 milioni di mc. "sua sponte" o in seguito ad una specie di placet irrituale del Servizio Dighe o di altro Ufficio Ministeriale e per sapere se non ritenga doveroso di promuovere provvedimenti disciplinari nei confronti dei funzionari responsabili di atti così manifestamente illegittimi, che creano una situazione di pericolo per la popolazione della Città di Aosta e della Valle (da Arvier a Pont St. Martin) e del Canavese, poichè è dimostrato che, in caso di cedimento della diga di Beauregard, si abbatterebbe sul bacino della Dora Baltea una massa d'acqua alta più di 20 metri, con gravissime conseguenze per le vite umane e per i beni mobili ed immobili della Valle d'Aosta e del Canavese.
L'interrogante chiede, infine, di sapere se il Ministro non intenda disporre:
a) per un'inchiesta sui fatti sovra illustrati a mezzo di una Commissione di esperti, da sciogliersi tra docenti universitari e tecnici di grande valore;
b) per uno svuotamento del bacino dell'alta Valgrisanche, da ordinarsi a titolo precauzionale, in attesa di accertamenti che si rendono doverosi per chi ha bensì il dovere di promuovere la produzione dell'energia elettrica, ma anche di tutelare l'incolumità della popolazione e di fare tutto ciò che è possibile per evitare il ripetersi di catastrofi simili a quello del Gleno e di Ovada e a quelle più recenti verificatosi in Francia (Malpasset), in Spagna e in Jugoslavia".
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Le Ministre des Travaux Publics, Zaccagnini, ne se daignait pas même de me répondre et cela démontre la sensibilité de ce Ministre sur un problème du genre. Et c'est pour cela que je présentais alors, six mois après, une interpellation où je disais: "Il sottoscritto chiede di interpellare il Ministro ai Lavori Pubblici per conoscere come il Governo, previ gli eventuali controlli e accertamenti del Servizio geologico statale, intenda provvedere per salvaguardare la sicurezza e l'incolumità degli abitanti e l'integrità dei terreni, delle case, degli stabilimenti industriali della Valle d'Aosta, in relazione al gravissimo pericolo rappresentato dal fatto della sponda sinistra, ..... ecc. ecc".
Ensuite à cette interpellation, à laquelle le Ministre des Travaux Publics, Monsieur Zaccagnini, ne s'est pas même daigné de répondre pour la deuxième fois, Monsieur Marcoz obtenait, après beaucoup d'insistence, la nomination d'une Commission de experts formée par Monsieur Locatelli, Professeur du Polytochnique de Milan, par l'Ingénieur Scalabrini, par Monsieur Desio, Professeur du Polytechnique de Milan, par le Professeur Beneo, Chef du bureau de géologie du Ministère à l'Industrie, par Monsieur Amstutz et par Alfred Stucky, Directeur du Polytechnique de Lausanne.
Après le desastre du Vajont, j'adressai en date du 10 janvier 1964 une lettre à Monsieur Pieraccini, Ministre des Travaux Publics, et la lettre est la suivante:
"All'On.le Ministro ai Lavori Pubblici - Roma -
Onorevole Ministro,
Nel giugno 1960 il geologo André Amstutz, di Ginevra, in una sua perizia richiesta dall'Avv.to Oreste Marcoz, allora Presidente della Giunta Regionale della Valle d'Aosta, e dallo scrivente nella sua qualità di Deputato, affermava che sul "versante ovest della Valle, cioè sulla sponda sinistra, la volta si appoggia su di una massa che è scivolata e che è certo molto atta a scivolare ancora, una massa "en voie d'affaisement", fatta di "gneiss albitiques" parzialmente coperti dalla morena".
Questa massa in scivolamento, in equilibrio instabile, è caratterizzata, secondo il geologo Amstutz, da fratturazioni di tutte le masse rocciose affioranti nella zona indicata e da multipli ritagli in lastre e placche.
La superficie concava della diga, in prossimità dell'appoggio, ha un orientamento poco diverso da quello delle lastre a placche. Le forze di spinta della diga a tale appoggio incontrano dunque con una dobole obliquità tali superfici ritagliate, create dalla gravità e dallo scivolamento, provocando così molti maggiori rischi di rottura.
Nella perizia stessa si parla di "situazione scabrosa" e di "pericolo sulla Valle d'Aosta".
In data 21 gennaio 1960, lo scrivente aveva presentato una interrogazione al Ministro ai Lavori Pubblici nella quale si chiedeva (ecc. ecc. ....omissis...).
Non avendo ricevuto alcuna risposta, l'On.le Caveri presentava un'interpellanza al Ministero dei Lavori Pubblici in data 7 settembre 1960.
Anche l'On.le Gex, in data 16 ottobre 1963, presentava analoga interrogazione.
Nello stesso tempo, per oltre un anno, si svolgeva al riguardo un'intensa corrispondenza tra il Ministero competente e la Presidenza della Giunta.
In data 21 marzo 1961, il Ministro ai Lavori Pubblici nominava una Commissione di sette membri (... omissis, i sette membri sono quelli che, ho nominato un momento fa); una tale Commissione, - malgrado ripetuti solleciti di questa Presidenza o ripetute assicurazioni di cotesto Ministero -, non ha mai iniziato i suoi lavori!
Risulta d'altra parte in modo certo:
1°) che la Commissione dell'Ufficio dighe non ha finora provveduto al collaudo della diga di Beauregard in Valgrisanche;
2°) che sono stati autorizzati con estrema leggerezza "...esperimenti di invaso ..." - (sulla nostra pelle e sulla pelle degli abitanti della Valle d'Aosta.)
... fino a 73 milioni di mc., cioè al di là del massimo previsto in 70 milioni;
3°) che molti tecnici i quali hanno visitato la località e l'impianto sono seriamente preoccupati; se così non fosse, la Commissione dell'Ufficio Dighe avrebbe collaudato l'opera. - (ma l'Ufficio dighe non ha mai avuto il coraggio di collaudare quest'opera).
Le lacrime per il disastro del Vajont, il cui impianto fu studiato dagli stessi geologi che diedero assicurazioni tranquillanti per la Valgrisanche... (e sono il famoso geologo Dalpiaz - padre, che ha dato il suo assenso all'impianto del Vajont, o il geologo Dalpiaz - figlio, che ha dato il suo parere positivo favorevole sia all'invaso di Beauregard, sia all'invaso di Place Moulin) .... sono vane se non si fa nulla per evitare che altri fatti gravi e luttuosi si ripetano.
Vivamente preoccupato per la sicurezza e per l'incolumità della popolazione della Valle d'Aosta, mi rivolgo al Ministro dei Lavori Pubblici pregandolo di voler disporre:
1° che la Commissione nominata il 21 marzo 1961 assolva il suo compito;
(parce que cette Commission avait été nommée mais on ne l'avait jamais réunie)
2° che in attesa delle conclusioni della Commissione stessa venga ordinato, a titolo precauzionale, lo svuotamento del lago di Beauregard in Valgrisanche".
Voilà quelle était la lettre que j'écrivais à Monsieur Pieraccini en sa qualité de Ministre aux Travaux Publics le 20 janvier 1964 et, avant d'expédier cette lettre, naturellement, j'ai demandé l'avis de la Junte, qui a donné son avis favorable à cette lettre. Quelque temps après venait l'ordre de l'ENEL de vider le lac de Beauregard.
Or, qu'il me soit permis de rappeler qu'est-ce qu'ont dit les journaux de l'époque. La Région, votre journal, a dit que j'étais un prophète de malheurs, que ce n'était rien du tout vrai. Tous les journaux hebdomadaires de la Vallée d'Aoste ont dit qu'il n'y avait aucun fondement, aucun motif de préoccupation. Le journal "La Stampa", de Turin, le 14 juillet 1964 écrivait à caractères très grands: "La sponda sinistra sarebbe risultata resistentissima....". La sponda sinistra era talmente resistente, resistentissima che, in seguito a quella lettera mandata al Ministro Pieraccini, evidentemente, dopo un colloquio con il Ministro o dopo le direttive del Ministro, il lago è stato svuotato. E la Gazzetta del Popolo, naturalmente, non era da meno della Stampa, perchè credeva di salvare capra e cavoli, cioè di salvare la faccia di tutte le stupidaggini dette su questo problema dicendo: "svuotata la diga di Beauregard per normali operazioni di controllo".
Niente affatto, non erano normali operazioni di controllo, era uno straordinario provvedimento giustamente preso dall'ENEL, io penso, seguendo le direttive del Ministero ai Lavori Pubblici; ed io, finchè sono stato Presidente della Giunta, ho seguito l'andamento dei mc. che si trovavano ad invasare quel bacino di Beauregard e penso che anche il Signor Bionaz farebbe molto bene a continuare in questa preoccupazione e a farsi segnalare settimanalmente il numero dei mc, sia del lago di Beauregard, sia del lago di Place Moulin.
Io lascio stare quello che hanno detto a suo tempo le gazzette che correvano in difesa della Sip e lascio i punti polemici. La "sventura", le malheur, la catastrophe, malheureusement s'est vérifié pour le Vajont à cause des responsabilités du Gouvernement, du Ministre aux Travaux Publics, du géologue Dalpiaz, qui avaient assuré que tout était pour le mieux et personne n'a oublié les responsabilités du Préfet de Belluno et de l'Ingénieur Chef de la Province, puisque les guides du Touring Club disaient déjà en 1929 "che il Monte Toc minaccia di scivolare nel lago e le pecore si rifiutano di andare a pascolare in prossimità di tale Monte Toc". Ce que les brebis avaient compris, par leur instinct, n'a pas été compris par le grand géologue Dalpiaz, qui jurait sur la stabilité du Mont Toc, qui, en effet, a dégringolé dans le lac en faisant gicler cette eau au dessus du barrage et en la faisant tomber comme les cataractes du Chili sur le malheureux pays de Longarone, qui a perdu grand part de ses habitants.
Pour compléter l'oeuvre, votre Gouvernement, que nous pouvons appeler "il malgoverno", n'a pas donné aux habitants les sommes considérables que le grand coeur des citoyens italiens avait recueillies dans un élan d'humanité, ainsi qu'il n'a pas donné aux habitants du Polesine qu'une partie des sommes versées par les privés, ainsi que le même "malgoverno" n'a pas distribué, ou a distribué fort en retard, les secours des citoyens Danois, qui se sont fort scandalisés parce qu'ils ne sont pas habitués aux métodes et aux procédés de votre Gouvernement.
D'ailleurs, on a appris que les fonds "pro Calabria" n'ont été assignés qu'en partie aux Provinces calabraises.
En concluant sur ce point, je vous demande de convoquer la Commission nommée par le Président Marcoz, ou mieux, par le Ministre des Travaux Publics d'accord avec le Président Marcoz, et de veiller surtout dans le sens que jusqu'au "collaudo" du barrage on procède avec une extrême prudence, telle que la situation et l'incolumité des habitants de la Vallée d'Aoste exigent.
Venons maintenant au lac artificiel de Place Moulin, qu'on a déjà rempli jusqu'à la quantité de 76 millions de mc., tandis que personne n'a eu le courage de faire le "collaudo" parce qu'il y a trois motifs de danger.
En premier lieu: danger d'éboulement à partir des montagnes qui surplombent sur le lac du côté de l'ouest. Les constructeurs du barrage de Place-Moulin ont oublié que les montagnes de la rive gauche du Buthier sont faites de rochers très friables, comme il a été démontré par le terrible éboulement, d'un million de mc., qui a détruit la région de Chamin, et par un autre gros éboulement qui est tombé plus à mont, à l'ouest du barrage près de la région de Montagnayes.
J'ai relu en ces jours l'expertise de l'ineffable Dalpiaz. Ce n'est pas Dalpiaz-père le responsable du Vajont, c'est le Dalpiaz-fils; mais le Dalpiaz-fils était de la même pâte du père et, peut dire, selon l'adage des Romains, "talis pater, talis filius".
Je me suis relu, disais-je, l'expertise et je pense que la Junte ferait bien de se lire cette expertise. Monsieur Dalpiaz fait des sauts mortels en cherchant de cacher la vérité, comme il a cherché de cacher la vérité son père au Vajont, comme il a cherché, le fils, de cacher la vérité à Beauregard.
Deuxième danger: dessous le barrage sort une grande quantité d'eau et quiconque peut aller contrôler cette vérité. Les uns disent que c'est l'eau du lac artificiel, les autres disent que c'est de l'eau de source située dans le barrage, ou dessous le barrage. Dans une inspection qui a eu lieu dans l'année 1964, plusieurs Ingénieurs ont étudié ce problème, mais personne a eu le courage de prendre une position nette et on a conclu que l'on ne pouvait affirmer si c'était l'eau du lac ou si c'était l'eau des sources. Mais comment! Mais les Docteurs en médecine, spécialisés en biologie, et les Docteurs en chimie doivent établir quelle est la composition de l'eau qui sort dessous le barrage et dire si c'est la méme composition de l'eau du lac ou la composition de l'eau de source! Ce ne sont pas de problèmes, disons, surnaturels ou de métaphysique.
Troisième danger: pendant de longues périodes, il y a eu six ou sept fuites d'eau qui sortaient le long du barrage; c'est pour cela que nous avons nommé une autre Commission d'experts pour étudier ce problème. De cette Commission font partie des géologues, des ingénieurs, des chimistes et des biologues, lesquels biologues et chimistes devront dire s'il s'agit de l'eau du lac ou s'il s'agit de l'eau des sources; et vous, Messieurs de la Junte, vous avez le devoir de convoquer cette Commission et de veiller sur ces barrages et de suivre sur la quantité de mc. qui existent derrière ce barrage.
J'ai préparé ces notes vers la fin de décembre du 1966 et nous nous trouvons à discuter au mois de mars 1967 des questions que nous avons soulevées au mois de novembre.
J'ai pensé de discuter de cette question au mois de décembre 1966 et c'est le 25 novembre du 1966 que nous avons présenté cette motion avec toutes les autres, mais trois mois sont passés et on aurait pu convoquer des séances du Conseil pour traiter avant ce problème.
Or, au décembre du 1966 il y avait 65 millions de mètres cubes à Place Moulin, sans aucun "collaudo", sans qu'aucun ingénieur ou technicien n'ait eu le courage civique de dire que c'était l'eau du lac ou l'eau de source. Par bonheur que pour le lac artificiel de Beauregard on commence à avoir cette prudence qu'on n'a pas eu au paravant. Il y a deux années, j'avais convoqué dans la salle de la Junte le Questeur d'Aoste, le Colonel des Carabiniers, les Ingénieurs de l'ENEL de Turin et d'Aoste, le Commandant des pompiers et d'autres Ingénieurs des bureaux techniques compétents, afin d'étudier un plan d'alerte.
Je pense qu'il est bien que vous repreniez en main ce plan d'alerte. Nous avons étudié ce plan à grandes lignes et vous pouvez le demander à l'Ingénieur Negri de l'ENEL qui, peut-étre, a été transféré dans ces dernières années. Je ne le sais pas, en tout cas, vous pouvez demander à lui ou à son successeur de voir ce plan que Monsieur Negri s'était engagé de mettre à point et de déposer à la Présidence de la Junte.
Je dois dire, ici, que le meilleur plan d'alerte est celui d'avoir une grande prudence dans le fait de remplir ce lac, ou mieux dans la graduation de la quantité d'eau contenue dans ce lac artificiel, parce que, quelconque plan d'alerte que l'on fasse, si le malheur arrivait ce ne seraient pas ni les sirènes ni d'autres choses qui pourraient avertir à temps la population!
Je vous dirai seulement que quand j'étais Président de la Junte, il y a peut-être douze ou quatorze ans, j'ai interpellé un Ingénieur de la SIP et je lui ai demandé qu'est-ce qu'il se passerait en Vallée d'Aoste si un tel malheur, - quod Deus adversat -, se vérifiait. L'Ingénieur m'a dit qu'il y aurait une avalanche d'eau haute 20 mètres qui s'abattrait sur tous les pays du fond de la Vallée et que cette masse d'eau haute 20 mètres serait précédée par un tampon d'air qui commencerait déjà à faire des destructions importantes avant encore que l'eau arrive sur place.
Or, la Gazzetta del Popolo du 7 février du 1960 avait le courage d'écrire ceci: "Tutti i pareri tecnici sono stati concordi nell'affermare che la diga di Beauregard ha una solidità a prova di bomba, anche sulla sponda sinistra, che oggi è oggetto di tante attenzioni a seguito dell'azione promossa dal Parlamentare valdostano", ecc. ecc.
L'Ingegnere Sansidoni è ripartito per la capitale e riferirà sulla questione; egli comunque ha effettuato constatazioni di fatto che possono tranquillizzare, dato che nessun pericolo minaccia la solidità della diga di Valgrisanche, costruita a perfetta regola d'arte".
Mais ceux qui écrivaient ces choses ne comprennent vraiment rien, parce que nous n'avons jamais dit que le barrage n'était pas fait "a regola d'arte"; les géologues disent que c'est la rive gauche qui est dangeureuse, parce qu'elle n'est pas assez solide pour appuyer ce barrage. Or, dans cette question de lourde responsabilité, Monsieur Hannibal Torrione, Docteur en droit et pas du tout Docteur Ingénieur, mais simple diplomé ingénieur, a toujours soutenu les thèses de la SIP et, lorsque une délégation d'Assesseurs a été reçue par le Vice Président de l'ENEL, celui-ci a révélé à nos Assesseurs, parmi lesquels, je crois, il y avait quelqu'un des Assesseurs qui font part de cette Junte -, que Monsieur Torrione, payé comme expert de la Commission des Travaux Publics, était aussi payé par la SIP, en un million et demi de lires par an, et par la Société Dinamo en cinq millions et demi de lires par an.
Il Consigliere CAVERI, continuando nella sua esposizione, accenna in proposito ad un precedente penale del Dr. Annibale Torrione ed inizia la lettura di uno stralcio di una sentenza pronunciata nel 1930 dal Tribunale penale di Milano.
Il Presidente, MONTESANO, interrompe il Consigliere Caveri osservendo che ogni accenno del genere contro persone non è consentito in seduta pubblica e che, qualora egli intenda continuare la lettura della sentenza, si dovrebbe far sgomberare l'aula per la continuazione dell'adunanza in seduta segreta.
Il Consigliere CAVERI dichiara che la conoscenza da parte dei Signori Consiglieri di questi precedenti relativi al Dr. Torrione Annibale è importante per rendere edotti i Consiglieri stessi sulla personalità del predetto Dr. Torrione, che dalla Giunta attuale è stato di nuovo nominato membro della Commissione regionale per le acque.
Comunica che il Tribunale penale di Milano, con la citata sentenza, ha condannato il Dr. Torrione a tre anni e mezzo di reclusione per falsi in cambiali e per calunnia e ritiene che, con tali precedenti penali, il Torrione non abbia le garanzie di serietà richieste per far parte della Commissione regionale per le acque.
Aggiunge, su richiesta del Presidente, di ritenere di essersi limitato, parlando del Signor Torrione, a leggere parte di una sentenza del Tribunale penale di Milano concernente il Torrione stesso.
Il Consigliere CAVERI riprende, quindi, a parlare dell'argomento e dichiara ancora:
"Pour ce qui concerne Place Moulin, je dois dire une autre chose. Cet été je suis allé à Prarayer; en montant, je suis passé par un petit chemin de montagne et, en ayant vu que plus haut, à ma gauche, il y avait une grande route, en retournant j'ai voulu descendre par cette route, qui a été construite par le CEB.
Pourquoi a-t-on construit cette route? Cette route n'a pas du tout été construite pour les habitants de la Vallée de Bionaz, mais simplement pour que les camions aient à prendre le matériel nécessaire pour le barrage. Eh bien, en descendant par cette route, qui est très belle et très large, j'ai constaté que cette route est complètement criblée d'immenses blocs, quartiers de rochers et de pierres de toutes les dimensions.
Or, il n'y a pas beaucoup de temps, j'ai parlé avec un dirigeant de l'ENEL et je lui ai demandé qu'est-ce que l'ENEL pensait de faire pour la haute Vallée de Bionaz. Je savais que Monsieur Maquignaz avait reçu des représentants des propriétaires des pâturages de la haute Vallée de Bionaz et qu'il devait avoir aussi reçu des techniciens de l'ENEL, afin de pouvoir concorder quelque chose pour ces malheureux habitants de la Vallée de Bionaz qui, jusqu'à présent, n'ont eu que des dommages.
J'ai dit à ce dirigeant: cette route est très belle, qu'est ce que vous pensez de faire? Si vous faites des lacets vous pouvez relier la route qui arrive jusqu'au barrage avec cette route et arriver presque à moitié du parcours, entre le barrage de Place Moulin et Prarayer. Savez-vous qu'est-ce que le dirigeant de l'ENEL m'a répondu? Il m'a dit: "Mais on ne peut pas rêver de faire passer des voitures le long de cette route, parce que c'est une pluie continuelle de rochers et de pierres de toutes les dimensions".
Et alors, cela démontre que ces montagnes de la Vallée de Bionaz sont des montagnes faites de rochers très friables, qui ne donnent aucune garantie de stabilité.
Si vous, membres de la Junte, vous alliez lire l'expertise de Amstutz et le verbal de tous ces Ingénieurs, vous en auriez la preuve.
Ces Ingénieurs étaient, à peu près, une vingtaine, ils sont montés pour faire une inspection sur les lieux et ils ont été tous unanimes à dire que, effectivement, les rochers de la Vallée de Bionaz sont friables et donnent très peu d'assurance de sécurité et de stabilité.
Et voilà pourquoi ces Ingénieurs, qui sont venus de Rome, de Turin, etc., ont recommandé aux dirigeants de l'ENEL de surveiller surtout la rive gauche orographyque, celle qui surplombe plus directement sur le lac artificiel.
Moi je ne sais pas quel a été le résultat des conversations de l'Assesseur Maquignaz avec les propriétaires de l'haute Vallée de Bionaz et avec les dirigeants de cette Vallée; du reste cet argument qui, évidemment, peut nous intéresser, ne fait pas partie, disons, intégrale de l'argument, que je suis en train de traiter.
Dans cette Commission que nous avions nommée nous, de la Junte 1963-1966, nous avions établi que le Professeur Luria et le Docteur Canuti devaient faire partie de cette Commission, parce qu'ils auraient d? procéder aux analyses nécessaires pour établir si l'eau qui sort de dessous le barrage c'est de l'eau du lac ou si c'est de l'eau des sources.
J'ignore quel développement a eu cette question dans ces derniers mois, parce que, évidemment, je n'ai plus pu la suivre comme je l'ai suivi avant; mais, à moins qu'il y ait eu des nouveautés en ces derniers temps, aucun technicien, aucun ingénieur, aucun docteur en chimie, n'a osé faire d'affirmations précises sur cet argument de Place Moulin.
Personne ne s'est pris la responsabilité et, d'autre part, il faut dire que, même pour le lac artificiel de Beauregard, là aussi il n'y a jamais eu une prise de position, il n'y a jamais eu ce qu'on dit en italien un "collaudo". C'est un terme qui me semble intraduisible en français, parce qu'il faudrait faire un tour de paroles ou un tour de phrases.
Mais, ensomme, personne n'a pris la responsabilité de faire un "collaudo" du lac artificiel de Beauregard.
Malgré cela, on a fait "gli esperimenti in corpore vili", c'est-à-dire des "esperimenti" sur notre peau.
Et alors moi, je demande à la Junte actuelle et aussi aux Conseillers, parce que les Conseillers ont évidemment une responsabilité dans cette question, je demande qu'on considère ce problème avec la pondération et avec le sens de responsabilité voulus dans cette question et que l'on veuille convoquer les deux Commissions qui ont été nommées, dont une, celle pour Beauregard, a été nommée par le Ministre des Travaux Publics, et l'autre, celle pour le lac artificiel de Place Moulin, a été nommée par nous.
J'ai terminé sur ce point.
Si Monsieur Montesano me le consent, permettez-moi que, vu que nous sommes dans l'argument, je rappelle au Président de la Junte et à l'Assesseur aux Travaux Publics, qui sont les plus directement intéressés, qu'il y a la question de Runaz. L'eau qui sort de la galérie de Beauregard, dessous le Mont Cuc, passe par la conduite forcée qui arrive dans la centrale souterraine de Avise. Cette eau descend dans la colline, au-dessus de Runaz, sur la rive droite de la Doire; dans cette zone qui était absolument sèche, - tant il est vrai que les habitants avaient fait des œuvres pour arroser ce terrain -, après la construction de la galerie du Mont Cuc, de Beauregard jusq'à Mont Cuc, sont nées une trentaine de sources.
Or, nous avons d? assister au scandale d'un géologue Professeur d'Université qui, pour faire plaisir à la SIP, a dit que cette eau ne venait pas de la galerie de Beauregard à Mont Cuc.
Ça c'est un scandale, ça c'est vraiment même un délit "di falsa perizia".
Une dernière question encore. Vu que nous sommes dans l'argument, je veux signaler, à vous de la Junte, un autre problème et c'est le lac du Vargno, au-dessus de Fontainemore.
Ce lac est très petit et il a un barrage primitif; en effet il, est construit en maçonnerie commune et il a une sortie très étroite, que certains pêcheurs de la zone ferment avec des planches, afin que les poissons puissent se développer mieux dans ce lac, mais avec le grand danger de faire précipiter les eaux du lac sur la tête des habitants de Fontainemore.
Là aussi j'avais intéressé l'Ingénieur chef du Génie Civil j'avais écrit à la SIP, - dans ces temps-là il y avait encore la SIP -, et puis on a écrit à l'ENEL en signalant les choses et soit les uns que les autres avaient promis qu'ils auraient élargi cette ouverture de manière que les eaux puissent couler et qu'il n'y ait aucun danger pour les habitants de Fontainemore.
J'ignore si cette ouverture a été faite: les engagements ont été pris, mais je ne sais pas s' ils ont été maintenus.
Maintenant, j'ai fini ces quatre mots que j'avais à dire sur l'argument et je me réserve de reprendre eventuellement la parole lorsque les membres de la Junte, - ou Mr. Bionaz, ou Mr. Colombo -, auront exposé leur opinion à cet égard".
Il Presidente della Giunta, BIONAZ, dichiara quanto segue:
"Io esporrò brevemente quelli che sono i precedenti che riguardano il bacino della Dora di Valgrisanche e quelli che riguardano il bacino di Place Moulin.
Incomincerò con quella che è la situazione giuridico-amministrativa relativa alla subconcessione per le acque della Dora di Valgrisanche.
L'utilizzazione idroelettrica della Dora di Valgrisanche da parte dell'ENEL, comprendente la diga di Beauregard, è sprovvista di decreto di concessione dopo che, con decreto interministeriale 18 luglio 1952 n. 2305, venne dichiarata estinta, giusta il primo comma dell'art. 8 dello Statuto regionale 26 febbraio 1948, la concessione rilasciata dallo Stato alla SIP con decreto 20 agosto 1923 n. 8833 e con decreto ministeriale 17 dicembre 1932 n. 11896.
L'Amministrazione Regionale provvide tempestivamente ad istruire la pratica per il rilascio della subconcessione regionale e trasmise gli atti al Ministero dei Lavori Pubblici, per il prescritto parere del Consiglio Superiore dei Lavori Pubblici, con nota 9 luglio 1963, n. 1844; ma la pratica si arenò a seguito dell'istituzione dell'ENEL e della successiva sentenza della Corte Costituzionale n. 13 in data 24 febbraio - 7 marzo 1964.
Diga di Beauregard - La diga di Beauregard è stata costruita dalla Società SIP, sotto la sorveglianza del Genio Civile e dell'alta Direzione del Servizio dighe del Ministero dei Lavori Pubblici e, per quanto riguarda il problema geologico, oltre che il parere di 10 geologi, è stato sentito anche il parere di una speciale Commissione di geologi nominata appositamente dall'Amministrazione Regionale, come è stato accennato dal Consigliere Caveri.
Le perplessità dei geologi sono sorte per le condizioni della roccia in sponda sinistra, che si presenta assai milonizzata, e dell'esistente antica sacca glaciale colma di limo, la quale nell'impostazione della diga di sinistra è stata completamente svuotata e riempita con calcestruzzo.
La roccia in sponda destra è sanissima e l'invaso stagionale è di 70 milioni di metri cubi di capienza.
I tre esperti nominati dall'Amministrazione Regionale erano: il Prof. Parejan, geologo dell'Università di Ginevra, il Prof. Ing. Luigi Peretti, del Politecnico di Torino, ed il Prof. Giorgio Dardanelli, pure del Politecnico di Torino. Essi hanno espresso parere rassicurante sotto ogni punto di vista, a suo tempo. E questo lo ha confermato Lei, Consigliere Caveri.
Il Prof. André Amstutz, geologo di Ginevra, ha invece espresso parere negativo sulla stabilità della sponda sinistra della diga di Beauregard, - vedasi la relazione del Prof. Amstutz, a cui ha fatto cenno il Consigliere Caveri, che è stata pubblicata su "Les Archives des Sciences de Genève" - volume 13, fasc. 3, 1960.
Per il collaudo della diga di Beauregard, operazione che deve svolgersi in più tempi, il Ministero dei Lavori Pubblici ha nominato una Commissione composta dai Signori: Dr. Ing. Ferruccio Franco Lini, ex Presidente di Sezione del Consiglio Superiore dei Lavori Pubblici, Dr. Ing. Beneo Enzo, Direttore dell'Ufficio Geologico di Stato, Dr. Ing. Nisci Ugo, Ingegnere Capo presso il Servizio Dighe. La suddetta Commissione ha per ora limitato l'invaso di Beauregard a quota 1735, corrispondente a circa 25 milioni di metri cubi, quota in cui la diga non lavora più ad arco, ma solamente a gravità. Io sono settimanalmente informato della quantità d'acqua che viene invasa a Beauregard.
Il 7 marzo il lago di Beauregard raggiungeva sul livello del mare metri 1715 e il volume dell'invaso metri cubi 11 milioni 200 mila; il 14 marzo metri 1713 e volume dell'invaso metri cubi 10 milioni 240 mila.
Dunque, oggi non c'è ragione di avere alcun timore perchè, praticamente, non c'è acqua nel lago.
Per il collaudo della diga di Beauregard, operazione che deve svolgersi in più tempi, la Commissione ha per ora limitato l'invaso, come ho detto, a 25 milioni di metri cubi; oggi ve ne sono molto meno.
Sono tuttora in corso lavori di consolidamento e di accertamento sulla natura e stabilità della roccia in sponda sinistra, con l'installazione di nuovi apparecchi di controllo, sotto l'alta sorveglianza del Servizio Dighe e della Commissione di collaudo nominata dal Ministero dei Lavori Pubblici. L'invaso attuale di Beauregard è quello che vi ho detto.
Riferirò dopo circa i lavori delle Commissioni che sono state nominate.
Bacino del Torrente Buthier - Diga di Place Moulin -
Con i decreti del Presidente della Giunta Regionale n. 357 in data 6.12.1955 e n. 143 in data 11 marzo 1959 venne rilasciata al CEB - ora ENEL - la subconcessione di utilizzare le acque del Torrente Buthier ed affluenti, creando un serbatoio stagionale a Place Moulin, in Comune di Bionaz, della capacità di 100 milioni di metri cubi.
Il Consorzio Elettrico del Buthier, in data 31 maggio 1963, presentò all'Amministrazione Regionale domanda intesa ad ottenere la subconcessione di aumentare di 5 milioni di metri cubi la capacità del suddetto invaso di Place Moulin, portandolo così a complessivi metri cubi 105 milioni.
La suddetta domanda non ebbe ulteriore corso, a seguito dell'istituzione dell'ENEL, con il passaggio del CEB all'ENEL, e della successiva sentenza della Corte Costituzionale n. 13 in data 24 febbraio - 7 marzo 1964.
I lavori di costruzione della diga di Place Moulin vennero iniziati dal CEB ed ultimati dall'ENEL sotto la sorveglianza dell'Ufficio del Genio Civile di Aosta e della Direzione del Servizio Dighe del Ministero dei LL.PP., sotto il controllo della Commissione di collaudo, nominata dal Ministero dei LL.PP., composta dai Signori: Dr. Ing. Antonio Franco, Presidente di Sezione del Consiglio Superiore dei LL.PP.; Ing. Attilio Moretti, del Servizio Geologico di Stato; Dr. Ing. Arturo De Agazio, Ispettore presso il Servizio Dighe.
La diga di Place Moulin è stata parzialmente invasata negli anni 1963, 1964, 1965 e 1966; gli invasi sperimentali non hanno superato fino ad ora gli 80 milioni di metri cubi.
L'invaso aveva dato origine a perdite nel corpo della diga e a risorgenze d'acqua nell'alveo del torrente a valle della diga.
Queste risorgenze sembravano dovute a permeazione degli strati di roccia a latere di due faglie esistenti nel vecchio letto del torrente accertate in sede di scavo delle fondazioni della diga.
Queste faglie furono a suo tempo svuotate parzialmente e poi riempite con calcestruzzo.
La Commissione di collaudo aveva perciò prescritto una massiccia campagna di iniezioni di cucitura roccia-calcestruzzo e di consolidamento nella zona del fondo valle ai piedi della diga, nonchè di iniezioni chimiche di impermeabilizzazione sempre nella zona di fondo valle.
I risultati ottenuti sono stati più che soddisfacenti; infatti le perdite nella zona di fondo valle, con un invaso di 75 milioni di metri cubi, che nell'anno 1965 risultavano di litri al secondo 11,21, si sono ridotte nell'anno 1966 a litri 0,59, valore quest'ultimo inferiore a quello controllato con serbatoio completamente svasato.
Dunque, gli 11,21 litri sono ridotti a litri 0,59; le permeazioni nel corpo murario, già estremamente ridotte nei precedenti invasi, risultano ora, per effetto delle iniezioni di cucitura e saldatura di giunti, di entità trascurabilissima.
Infatti, all'esterno, sul paramento a valle, si può soltanto notare qualche modestissimo trasudamento in corrispondenza di 4 giunti verticali della zona centrale della diga verso destra.
La Commissione di collaudo che ha effettuato l'ultima visita sopralluogo in data 22 ottobre 1966, con invaso di mc. 75 milioni, ha concluso che, dalle constatazioni eseguite in loco e dagli esami di tutta la documentazione strumentale, il comportamento dell'opera di sbarramento e del serbatoio sono completamente soddisfacenti.
L'Amministrazione Regionale ha nominato per conto suo una Commissione di esperti nelle persone dei Sigg.: Ing. Amstutz, geologo di Ginevra, Prof. Elie Badoux, geologo di Losanna, Prof. Barbier, geologo di Grenoble, Dr. Piero Elter, geologo di Pisa, Dr. Giulio Elter, geologo di Torino, Ing. Aldo Acuti, di Torino, Prof. Luciano Luria, di Aosta, Dr. Arrnando Canuti, di Aosta.
La Commissione di esperti nominata dall'Amministrazione Regionale, con deliberazioni di Giunta n. 3160 in data 18 ottobre 1965 ed in data 16 marzo 1966, ha il compito di studiare le condizioni geologiche dei terreni occupati dal nuovo bacino idroelettrico costruito dal CEB, ora ENEL, in località Place Moulin del Comune di Bionaz, al fine di accertare sia le reali condizioni di stabilità delle opere di sbarramento, in relazione alla insorgenza di sorgenti o polle d'acqua a valle della diga di sbarramento del bacino medesimo, sia la costituzione geologica delle rocce sovrastanti il lago.
La Giunta Regionale attualmente in carica, pur avendo piena fiducia nei geologi e ingegneri nominati dal Ministero dei LL.PP., non ha mai pensato di revocare o di ostacolare la Commissione nominata dalla Giunta precedente e ha provveduto a sollecitare perchè concluda al più presto i suoi lavori la Commissione di cui vi ho fatto i nomi. E debbo dire, per la verità, che la Commissione, nominata dalla Giunta in data 18 ottobre 1965 e 16 marzo 1966, non ha mai dichiarato praticamente di accettare l'incarico.
Il Dr. Elter ha accettato di fare parte della Commissione con lettera del 25 novembre 1965, l'Ing. Acuti l'ha fatto con lettera in data 18 gennaio 1967, il Prof. Luria con lettera della stessa data, il Dr. Canuti con lettera del 18 gennaio 1967, il Prof. Badoux ha detto che non accettava con lettera del 19 gennaio 1967, il Prof. Barbier ha accettato con lettera del 30 gennaio 1967 e ha chiesto una risposta a precedente lettera a cui non era stata data risposta, scritta l'11 maggio 1966, indirizzata all'Avvocato Caveri e che noi non abbiamo reperita agli atti.
Ora dice che lui aveva chiesto - ed ho la lettera - dei chiarimenti per poter accettare e questi chiarimenti non gli sono stati dati; adesso noi gli abbiamo di nuovo scritto dandogli i chiarimenti necessari. Il Prof. Amstutz non ha ancora risposto; il Dr. Giulio Elter non ha risposto nemmeno lui.
Questa Commissione dovrebbe mettersi all'opera; noi aspettiamo ancora, abbiamo risollecitato il Prof. Amstutz, perchè sembra che sia quello che ha una competenza maggiore, anche perchè è già stato sul posto e si è già occupato della questione di Valgrisanche.
Però prima che ci pervengano le risposte, effettivamente noi non sappiamo cosa fare altro.
A me non risulta nulla della Commissione nominata in data 21 marzo 1961 e composta dai Professori Danusso, Locatelli, Scalabrini; qui agli atti non vi è nulla. Penso che Lei Consigliere Caveri - che ha presentato una interpellanza quale Parlamentare -, abbia questi dati, ma qui noi non abbiamo reperito nulla agli atti che riguardi questa Commissione.
Ritengo che la Commissione nominata dalla Giunta si metterà subito al lavoro, non appena pervenute le risposte, di modo che possa dare al più presto il suo parere sulla diga di Place Moulin".
Il Presidente della Giunta, BIONAZ, dichiara quindi che è da escludere qualsiasi preoccupazione o motivo di allarmismo, per le ragioni anzidette, sia per la diga di Beauregard, in Valgrisanche, il cui invaso, come già detto, è stato ridotto a 25 milioni di mc., che per la diga di Place Moulin, nella Valle di Bionaz, il cui invaso, che al 7 di marzo era di 2,7 milioni di mc. è alla data d'oggi di soli 22 milioni di metri cubi.
Ripete che la portata dell'acqua sorgiva che fuoriesce alla base della diga di Place Moulin è stata ridotta da 11/21 litri al minuto secondo a 0,59 litri al minuto secondo.
Ritiene che la decisione dell'Ufficio Dighe di ridurre gli invasi della diga di Beauregard e di quella di Place Moulin sia stata adottata proprio in considerazione ed in accoglimento degli esposti fatti dall'Amministrazione Regionale e dal parlamentare valdostano Avv. Caveri, nonché in considerazione dei noti luttuosi precedenti della diga del Vajont e di altre dighe.
Dichiara che è dovere degli Amministratori regionali di seguire attentamente il problema delle due dighe in questione nell'interesse dell'incolumità della popolazione tutta e assicura che la Giunta Regionale non verrà meno a tale dovere.
Circa il rimprovero, mosso dal Consigliere Caveri alla Giunta, di aver nominato il Dr. Ing. Annibale Torrione membro della Commissione Regionale delle Acque, osserva che tale nomina non ha nulla di straordinario perchè l'Ing. Torrione era già stato nominato consulente regionale per le acque, a suo tempo, da una delle precedenti Giunte Regionali presiedute dall'Avvocato Caveri.
In merito all'accenno, fatto dal Consigliere Caveri, alla strada di servizio del CEB che porta alla località Prarayer, informa che detta strada è stata costruita unicamente per il trasporto dei materiali impiegati per la costruzione della diga e che detta strada sarà ora abbandonata, per cui non deve meravigliare il fato che tale strada sia ora cosparsa di massi e pietrame.
Conclude dando assicurazione che sarà cura della Giunta di fare sì che, non appena saranno pervenute le risposte di adesione da parte dei membri designati che ancora devono rispondere, la Commissione nominata dalla Giunta si occupi subito del problema della diga di Place Moulin e della diga di Beauregard.
Il Consigliere GERMANO premette che il fatto che l'invaso della diga di Beauregard sia stato fatto ridurre dall'Ufficio Dighe a 25 milioni di mc. dimostra che erano pienamente valide le tesi sostenute dal Consigliere Caveri e dalla Giunta Marcoz presso i competenti Ministeri ed organi statali in appoggio alla richiesta di riduzione dell'invaso.
Circa la diga di Place Moulin, rileva che, secondo quanto gli risulta, sono state effettuati invasi sino a 70/73 milioni di mc. d'acqua ed osserva che anche se tali invasi sono stati effettuati soltanto a titolo di prova, hanno pur sempre costituito un grave pericolo per l'incolumità pubblica perchè la diga avrebbe anche potuto cedere.
Precisa che incombe alla Giunta in particolare, ma anche a tutti i Consiglieri, la responsabilità di seguire con attenzione la questione degli invasi delle dighe di Place Moulin e di Beauregard, ad evitare che possano ripetersi in Valle d'Aosta i disastri che sono avvenuti altrove per il cedimento di dighe.
Auguriamoci, - egli dice -, che una tale eventualità non abbia mai a verificarsi, ma facciamo comunque tutto il possibile per impedire che si verifichi.
Il Consigliere CAVERI rileva che, allorquando sollevò la questione della diga di Beauregard, molti lo tacciarono di essere un profeta di sventure e di voler creare degli allarmismi che avrebbero allontanato il movimento turistico dalla Valle d'Aosta.
I fatti mi hanno dato ragione, - egli dice -, perchè proprio quel fatto di cui parlava un momento fa il Presidente della Giunta e, cioè, lo svuotamento della diga in un primo tempo e quindi la riduzione dell'invaso da 70-75 milioni a 20-25 milioni di metri cubi, dimostra che avevo pienamente ragione e che non ero affatto un profeta di sventure.
In merito alla diga di Beauregard, informa che, allorquando fu costruita la strada di collegamento dal capoluogo di Valgrisanche alla frazione Bonne, - che è situata più in alto della superficie della diga -, l'Impresa si accorse, in sede di esecuzione dei lavori, che vi erano delle caverne con acqua che si addentravano in profondità.
Comunica di aver appreso che alcuni dirigenti della SIP, venuti a conoscenza di tale fatto, minacciarono il licenziamento di operai se avessero propagato tale notizia.
Questo dimostra, - egli osserva -, quanto sia grave il problema.
Rileva che, secondo quanto è stato detto, sarebbero state fatte delle iniezioni sia alla diga di Beauregard e sia alla diga di Place Moulin; ma questo significa, - egli dichiara -, che l'opera era malfatta, perchè quando l'organismo è sano non c'è bisogno di iniezioni.
Circa la diga di Piace Moulin, fa presente che nell'archivio della Presidenza della Giunta debbono esservi parecchi fascicoli riguardanti la questione della diga e, fra gli altri, il verbale di una riunione tenutasi a Place Moulin alla quale parteciparono una ventina di Ingegneri, nessuno dei quali ebbe il coraggio di dire se l'acqua che fuoriusciva ai piedi della diga fosse acqua del lago oppure acqua sorgiva.
Ricorda che due furono le Commissioni nominate a suo tempo, di cui una fu nominata dal Ministro dei Lavori Pubblici On. le Zaccagnini.
Chiede al Presidente della Giunta di interessarsi presso il Ministro dei Lavori Pubblici affinchè detta Commissione sia sollecitamente convocata ed inizi al più presto i suoi lavori.
Per quanto riguarda la seconda Commissione, nominata dall'Amministrazione Regionale per la diga di Piace Moulin, rileva che la quasi totalità dei membri di tale Commissione accettarono l'incarico loro affidato.
Chiede che il Presidente della Giunta ed i membri della Giunta provvedano affinchè questa seconda Commissione, - dopo essere stata completata con la sostituzione dei membri che non intendono accettare l'incarico -, si riunisca al più presto, compia le visite sopralluogo del caso e dia il suo parere.
È ormai trascorso un decennio, - egli osserva -, da quando la diga di Beauregard è stata ultimata e non è assolutamente ammissibile che a tutt'oggi non ne sia stato fatto il collaudo. Questo significa che certe branche dell'Amministrazione dello Stato non funzionano, o, per lo meno, funzionano molto male.
Dichiara che la popolazione della Valle d'Aosta ha diritto di sapere se la diga di Beauregard fornisce le necessarie garanzie, per l'incolumità pubblica, da poter essere collaudata.
Dichiara che nessun collaudo è stato fatto nemmeno alla diga di Place Moulin e che, ciò nonostante, vengono fatti esperimenti con invasi notevoli.
Richiama l'attenzione della Giunta e anche del Consiglio sulla gravità di questo problema e sulla responsabilità che incombe su tutti i Consiglieri di salvaguardare l'incolumità pubblica.
Rileva che il Presidente della Giunta, Bionaz, ebbe a dichiarare, parlando della strada che porta alla località Prarayer, che si tratta di una strada di servizio del CEB che sarà abbandonata, per cui non ci si deve preoccupare se tale strada è cosparsa di macigni e di pietre.
Dichiara di essere a conoscenza che la strada in questione era una strada di servizio costruita a suo tempo dal CEB e che avrebbe dovuto essere abbandonata.
Fa presente di aver accennato a tale strada semplicemente per far notare che i macigni e le pietre di cui è cosparsa, e che sono caduti da una altezza di circa 150m., dimostrano che la costituzio ne delle rocce soprastanti è di natura friabile e tale, quindi, da creare perplessità e preoccupazioni sulla stabilità della diga e sulla incolumità pubblica.
Invita quindi la Giunta ad essere molto cauta e diffidente nei confronti di certi giudizi di specialisti o di presunti tali in merito alla diga di Place Moulin.
Il Presidente della Giunta, BIONAZ, concordando sulla necessità di fare effettuare al più presto il collaudo della diga di Beauregard, dichiara che, avendo l'Ufficio Dighe ridotto da 75 milioni di mc. a 25 milioni di mc. l'invaso di detta diga, è ovvio che il collaudo non sarà fatto fino a quando non si avranno risultati più tranquillizzanti per quanto riguarda la stabilità della diga.
Ritiene che la limitazione dell'invaso a 25 milioni di mc. è garanzia sufficiente per l'incolumità perchè, limitando a tale quantitativo l'invaso, la diga funziona a gravità e non ad arco.
Circa l'accenno fatto dal Consigliere Caveri alla Commissione nominata dal Ministro Zaccagnini per la diga di Beauregard, pur dando assicurazione che la Giunta non mancherà di interporre i suoi uffici presso il Ministero dei Lavori Pubblici affinchè detta Commissione sia convocata ed inizi al più presto i suoi lavori, osserva che detta Commissione è stata costituita sin dal marzo 1961 e che, quindi, anche le precedenti Giunte avrebbero dovuto interessarsi di tale questione.
In merito alla Commissione nominata dall'Amministrazione Regionale, ripete che detta Commissione non ha ancora potuto iniziare i suoi lavori perchè alcuni dei membri nominati, fra i quali il geologo Prof. Amstutz, il quale è un tecnico di chiara fama nella materia, non hanno a tutt'oggi dato la loro adesione.
Precisa di aver proveduto a sollecitare una risposta e che la Giunta provvederà alla sostituzione di quei membri che declinassero l'incarico loro affidato, in modo che la Commissione possa essere in grado di espletare al più presto il compito affidatole.
Il Consigliere CAVERI dichiara di non aver mai affermato che la diga di Beaurgard debba essere collaudata così com'è, tanto è vero che egli ebbe a presentare, quale Parlamentare, una interpellanza alla Camera in cui richiamava l'attenzione del Ministero dei Lavori Pubblici sulla instabilità della diga di Beauregard.
Lo scandalo, - egli dice -, consiste nel fatto che il lago artificiale di Beauregard sia stato riempito fino a raggiungere i 73 milioni di mc. senza che fosse stato fatto prima alcun collaudo.
Se chi ha la responsabilità non ha il coraggio di collaudare l'opera o di farla collaudare, abbia almeno il coraggio di dire che la diga non si trova in condizioni tali da poter essere collaudata affinchè non vi sia più incertezza alcuna al riguardo, ma si sappia con precisione come stanno realmente le cose.
È vero, - egli osserva -, che l'invaso del lago artificiale di Beauregard è stato ridotto da 73 milioni a 15-20 milioni di mc. d'acqua, ma questa riduzione non significa affatto che il collaudo possa o non possa essere fatto e bisogna che si ponge una buona volta la parola fine dichiarando se la diga possa essere collaudata oppure no.
Per quanto riguarda la Commissione nominata nell'anno 1961 dal Ministro dei Lavori Pubblici On.le Zaccagnini, informa che la corrispondenza svoltasi fra il Ministero dei Lavori Pubblici e la Giunta di allora, - presieduta dal Consigliere Marcoz -, è stata lunga e laboriosa sia per ottenere la nomina di detta Commissione, che per ottenere la sollecita convocazione della Commissione stessa.
Per quanto concerne, invece, la Commissione nominata dall'Amministrazione Regionale per la diga di Beauregard, informa che il Ministro Zaccagnini si era dichiarato contrario, in un primo tempo, a chiamare a far parte della Commissione il geologo Amstutz e il Prof. Stucchi, Direttore del Politecnico di Losanna, perchè di nazionalità non italiana, e che seguirono mesi e mesi di polemica prima che la questione potesse essere superata.
Conclude, rinnovando l'invito al Presidente della Giunta e ai membri della Giunta ad agire con molta prudenza ed a non credere troppo facilmente ai giudizi di certi specialisti influenzati forse da motivi non di interesse tecnico.
Il Presidente della Giunta, BIONAZ, ripete che le preoccupazioni che si avevano per la diga di Place Moulin erano essenzialmente basate sul fatto che dalla base della diga stessa fuoriusciva una sorgiva della portata di litri 11,21 al minuto secondo e fa presente che tale preoccupazione venne meno dal momento che, in seguito ad iniezioni di cemento eseguite nella diga, tale sorgiva si è ridotta a litri 0,59 al minuto secondo.
Per quanto riguarda la diga di Beauregard, ribadisce che non sussiste più alcun pericolo per l'incolumità pubblica da quando, per disposizioni dell'Ufficio Dighe, l'invaso è stato ridotto da 75 milioni di mc. a 25 milioni di mc.
Il Consigliere CAVERI osserva che i motivi di preoccupazione per la diga di Place Moulin non erano costituiti soltanto dall'acqua che fuoriusciva dalla base della diga, ma anche dal pericolo incombente di uno smottamento nel lago delle rocce incombenti sullo stesso, nonchè nelle varie perdite d'acqua (sei o sette) verificatesi lungo la diga, dall'alto verso il basso.
Precisa che, mentre per la diga di Beauregard gli allarmismi si sono avuti sin dall'inizio, perchè era noto a tutti il responso del Prof. Sacco, professore di geologia all'Università di Torino, gli allarmi per la diga di Place Moulin sono sorti invece dopo, cioè da quando i 20 ingegneri recatisi sulla località per le operazioni di collaudo, non si sono sentiti in grado di collaudare l'opera ed hanno rinviato, di volta in volta, l'emissione del loro parere definitivo in merito alle condizioni di stabilità, o meno, della diga.
Insiste quindi affinché la Commissione nominata a suo tempo dall'Amministrazione Regionale per la diga di Place Moulin sia convocata al più presto, provvedendo eventualmente a sostituire i membri che hanno declinato o che intendano declinare l'incarico ricevuto mediante la nomina di geologi che non abbiano rapporti di alcun genere con l'ENEL.
Il Presidente della Giunta, BIONAZ, informa di aver comunicato, a suo tempo, al Ministero dei Lavori Pubblici i nominativi dei componenti la Commissione per la diga di Place Moulin e che nessun rilievo è stato fatto nei confronti dei componenti stessi da parte del predetto Ministero.
Assicura che la Giunta Regionale continuerà ad interessarsi, come per il passato, del problema delle dighe di Place Moulin e di Beauregard nell'interesse dell'incolumità pubblica.
Il Consigliere MARCOZ ritiene che la discussione sulla mozione si possa concludere ribadendo la necessità della salvaguardia di un principio non astratto, ma di ordine pratico, riguardante la incolumità delle popolazioni della nostra Valle.
Osserva che, in base a tale principio, una diga capace di un invaso di 90-100 milioni di mc. non deve essere invasata nemmeno sino ad un limite inferiore, ad esempio di 70-80 milioni di mc., se non è stata prima collaudata perchè, mancando il collaudo, non vi è alcuna garanzia di sicurezza per la incolumità delle popolazioni di fondo valle.
Aggiunge che un invaso limitato, semmai, può essere ammesso soltanto finchè la diga funziona a gravità, ma non più quando la diga funziona ad arco.
Formula quindi vive raccomandazioni alla Giunta a svolgere, come per il passato, la necessaria sorveglianza sul problema delle dighe di Place Moulin e di Beauregard.
L'Assessore BORDON, premesso che da parte del Consigliere Caveri è stata fatta tutta la cronistoria dei precedenti della diga di Beauregard e della diga di Place Moulin, ritiene, per quanto riguarda la diga di Beauregard, che allo stato delle cose non vi sia più motivo alcuno di allarme nè di preoccupazione, dal momento che l'invaso di tale lago artificiale è stato ridotto a 25 milioni di mc.
Per quanto riguarda la diga di Place Moulin, rileva che effettivamente chi non ha mai seguito questo problema rimane un po' perplesso nel constatare che nella diga di Place Moulin l'invaso raggiunge i 70/75 milioni di mc. d'acqua e questo nonostante che a tutt'oggi non sia stato eseguito il collaudo dell'opera e tanto più che potrebbe sussistere il pericolo di uno smottamento di materiali dalla montagna nel lago, come ebbe a dire il Consigliere Caveri.
Dichiara di non concordare con il Consigliere Caveri quando, nel rivolgere alla Giunta l'invito a seguire con attenzione il problema delle due dighe, raccomanda di non agire con troppa faciloneria.
Fa presente che la Giunta attuale ha sempre posto ogni attenzione a tale importante problema, che riguarda l'incolumità della popolazione valdostana.
Assicura che sarà cura della Giunta di fare sì che la Commissione nominata a suo tempo dall'Amministrazione Regionale sia convocata al più presto possibile, affinchè possa iniziare sollecitamente i suoi lavori, previa eventuale sostituzione dei membri che non accettassero l'incarico loro affidato.
Il Consigliere CAVERI rileva che, secondo quanto detto dall'Assessore Bordon, la popolazione di fondo valle potrebbe dormire sonni tranquilli per quanto riguarda la diga di Beauregard dal momento che l'invaso è stato ridotto da 75 milioni a 25 milioni di mc.
Ma questo non basta, - egli dice -, ed occorre che chi ha responsabilità di disporre per le operazioni di collaudo ci dica in un documento ufficiale, firmato da chi è competente a sottoscrivere tale documento, se la diga di Beauregard e quella di Place Moulin siano collaudabili oppure no. Solo così, - egli aggiunge -, noi saremo tranquilli, perchè il fatto di ridurre l'invaso da 75 milioni a 25 milioni di mc non ci dice nulla di definitivo sulla collaudabilità della diga.
In merito al rilievo fatto dall'Assessore Bordon all'invito da lui rivolto alla Giunta di non agire con troppa faciloneria, chiarisce che non ha affatto accusato la Giunta attuale di faciloneria ma che ha rivolto un appello alla sensibilità e alla saggezza della Giunta, perchè non voglia indulgere ad una certa faciloneria quale sarebbe quella di ritenere che sui 25 milioni di mc. d'acqua di invaso si possa essere tranquilli.
Conclude chiedendo al Presidente Montesano di porre ai voti l'approvazione della mozione in discussione.
Il Presidente della Giunta, BIONAZ, informa che il provvedimento di riduzione dell'invaso della diga di Beauregard, da 75 a 25 milioni di mc., è stato adottato dalla Commissione ministeriale dei Lavori Pubblici e che tale provvedimento risulta da un documento ufficiale.
Il Consigliere CAVERI osserva che il documento al quale ha accennato il Presidente della Giunta, Bionaz, è pericolosissimo perchè non è altro che un infausto provvedimento provvisorio che nulla dimostra e che, quindi, non serve perché, di fronte alla gravità di questo problema, bisogna, - egli aggiunge -, avere il coraggio di dire la parola definitiva dopo tanti anni di polemiche.
Osserva che il predetto provvedimento si ricollega al concetto degli esperimenti ed in proposito dichiara: "io dico: se volete fare degli esperimenti, noi Valdostani non siamo disposti a fare da cavie; se avete bisogno di cavie andate a cercarle un po' più lontano, perchè noi non abbiamo il piacere di fare le cavie per i vostri esperimenti".
Il Presidente della Giunta, BIONAZ, rileva che la mozione che il Consigliere Caveri ha chiesto di porre in votazione dice testualmente: "Le Conseil Régional, préoccupé de l'incolumité des habitants de la Vallée d'Aoste et de la situation de danger determinée par les lacs artificiels de Beauregard et de Place Moulin
INVITE
les Administrateurs actuels à bien vouloir prendre toutes les mesures opportunes, y comprise la convocation des Commissions d'experts, nommées par la Junte Caveri".
Dichiara di non essere favorevole all'approvazione di detta mozione perchè il Consiglio non dispone, oggi, di elementi per giudicare se esista la "situation de danger" di cui si parla nella mozione.
Chiede quindi che sia posta ai voti per l'approvazione la seguente mozione, di cui dà lettura:
"Le Conseil Régional, en considération qu'il est opportun que les barrages de Bionaz et de Valgrisanche ne doivent créer aucun souci aux populations de la Vallée d'Aoste, invite les Administrateurs actuels à bien vouloir prendre toutes les mesures opportunes pour tranquilliser la population de la Vallée d'Aoste sur la solidité des barrages hydro-électriques".
Il Presidente, MONTESANO, dichiara quanto segue a titolo di osservazione di carattere personale:
"Si nominano queste Commissioni di esperti, si discute il problema, come è stato discusso questa sera, proprio per accertare se le dighe di Beauregard e di Place Moulin costituiscono un pericolo.
Naturalmente questa affermazione noi non la possiamo fare così senza la consulenza degli esperti e mi riallaccio, in proposito, a quello che ha detto l'Avvocato Caveri: questi esperti ci rieriscano una buona volta, positivamente o negativamente, sulla consistenza e sulla esattezza in riguardo alla sicurezza delle dighe.
Quindi, secondo me, l'affermare che l'una e l'altra diga costituiscono un pericolo significa dire che tali dighe sono un pericolo.
Come Lei stesso, Consigliere Caveri, ha riferito, noi non vogliamo fare allarmismi, ci vogliamo preoccupare del problema, vogliamo seguire questi esami tecnici, vogliamo che le Commissioni ci dicano come stanno le cose.
Perciò, a parte lo scopo di non allarmare la popolazione con una parola che può essere interpretata in tanti modi, io proporrei appunto di togliere dalla mozione la parola "danger", che può essere interpretata nel significato di pericolo, ciò che francamente noi non possiamo affermare".
Il Presidente della Giunta, BIONAZ, rileva che la mozione da lui proposta potrebbe essere eventualmente completata con l'aggiunta, nella parte finale del dispositivo, delle parole "moyennant l'oeuvre des Commissions d'experts".
Il Consigliere CAVERI dichiara che i presentatori della mozione accettano la modificazione alla premessa della mozione proposta dal Presidente della Giunta, Bionaz.
Per quanto riguarda la parte dispositiva della mozione, dichiara che essi chiedono che la mozione proposta dal Presidente della Giunta sia completata con l'aggiunta, nella parte finale della mozione da essi presentata, delle seguenti parole: "y comprise la convocation des Commissions d'experts, nommées par la junte Caveri", oppure delle parole: "y comprise la convocation des Commissiones d'experts nommées par la Junte précédente".
Il Presidente della Giunta, BIONAZ, insiste affinchè la mozione sia posta ai voti nel testo da lui proposto, previa sostituzione nella parte finale delle parole: "pour tranquilliser la population de la Vallée d'Aoste sur la solidité des barrages hydro-électriques" con le parole: "y comprise la convocation des Commissions d'experts".
Segue breve discussione in merito fra il Presidente della Giunta, BIONAZ, e il Consigliere CAVERI, il quale ribadisce la richiesta che vengano aggiunte nella parte finale della mozione le parole: "nommées par la Junte précédente".
Il Consigliere FOSSON rileva che i Consiglieri del Gruppo dell'Union Valdôtaine hanno dimostrato la loro arrendevolezza accettando la premessa proposta dal Presidente della Giunta e lamenta che, mentre essi cercano di venire ad una intesa, si constata un irrigidimento da parte della maggioranza per pura e semplice faziosità, poichè è noto a tutti che la costituzione delle Commissioni è stata decisa dalle Giunte precedenti.
Il Consigliere CAVERI, dopo aver rilevato che tutti i tentativi di conciliazione sono falliti nonostante che la minoranza abbia dato prova di pazienza e di spirito di adattamento, constata come non si vuole ammettere quanto risulta dagli atti e dalle ammissioni già fatte durante il dibattito dai membri della Giunta stessa, i quali hanno ammesso che le due Commissioni più volte citate sono state nominate al tempo della Giunta Marcoz e della Giunta Caveri.
Insiste, quindi, affinchè sia posta in votazione, con carattere di priorità, la mozione presentata dai Consiglieri della minoranza.
Il Presidente, MONTESANO, invita il Consiglio a votare sulla proposta di approvazione della mozione presentata dai Consiglieri regionali Signori Caveri Severino, Casetta Giuseppe, Marcoz Oreste e Savioz Fabiano.
Procedutosi alla votazione, per alzata di mano, il Presidente accerta e comunica che il Consiglio, con voti contrari sedici e voti favorevoli quattordici (Consiglieri presenti: trentuno; votanti: trenta; astenutosi dalla votazione il Consigliere Cusumano), ha respinto la mozione di cui si tratta.
Il Consiglio prende atto,
Il Presidente, MONTESANO, pone quindi ai voti, per alzata di mano, l'approvazione della sottoriportata mozione proposta dal Presidente della Giunta, BIONAZ.
Procedutosi alla votazione, per alzata di mano, il Presidente accerta e comunica che il Consiglio, con voti favorevoli sedici e voti contrari quattordici (Consiglieri presenti: trentuno; Consiglieri votanti: trenta; astenutosi dalla votazione il Consigliere Cusumano) ha approvato la sottoriportata mozione:
MOZIONE
"Le Conseil Régional, en considération qu'il est opportun que les barrages de Bionaz et de Valgrisanche ne doivent créer aucun souci aux populations de la Vallée d'Aoste,
Invite
les Administrateurs actuels à bien vouloir prendre toutes les mesures opportunes, y comprise la convocation des Commissions d'experts".
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Si dà atto che l'adunanza viene sospesa alle ore ventuno e minuti ventiquattro e rinviata alle ore nove di domani 15 marzo 1967.
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Letto, approvato e sottoscritto.
IL PRESIDENTE DEL CONSIGLIO
(Montesano Prof. Dr. Giuseppe)
IL CONSIGLIERE ff. SEGRETARIO DEL CONSIGLIO
(Manganone Geom. Eraldo)
IL SEGRETARIO ROGANTE
(Brero Dr. Attilio)
