Oggetto del Consiglio n. 140 del 16 giugno 1971 - Verbale
OBJET N° 140/71 - Démarches pour reconnaître officiellement en Vallée d'Aoste la race bovine d'Hérens. (Motion)
Il Presidente, MONTESANO, dichiara aperta la discussione sulla seguente mozione presentata dal Consigliere Chamonin e concernente l'oggetto: "Démarches pour reconnaître officiellement en Vallée d'Aoste la race bovine d'Hérens", mozione trasmessa in copia ai signori Consiglieri unitamente all'ordine del giorno dell'adunanza del 14 maggio 1971:
MOTION
Constatant le nombre élevé de bétail bovin de la race d'Hérens, originaire du Canton Valais, importé depuis de nombreuses années en Vallée d'Aoste et ici parfaitement adapté étant donnée l'identité parfaite de l'habitat;
Considérant que cette race n'est pas officiellement reconnue en Vallée d'Aoste;
LE CONSEIL REGIONAL
reconnaissant l'existance et l'importance de cette race en Vallée d'Aoste;
INVITE
l'Assesseur à l'Agriculture e Forêts et la Junte de bien vouloir prendre les accords nécessaires avec les bureaux ministériels compétents afin que la race d'Hérens soit officiellement reconnue en Vallée d'Aoste, mettant ainsi fin à la situation extrêmement difficile et précaire dans laquelle se trouvent les nombreux éleveurs propriétaires de bétail de cette race.
Signé: A. Chamonin
Monsieur le Conseiller CHAMONIN informe d'avoir présenté la motion ci-dessus reportée dans le but d'éliminer la discrimination existante à l'égard des éleveurs de bétail bovin de la race d'Hérens, qui sont défavorisés par rapport aux éleveurs de bétail bovin des races pie-rouge et pie-noire, qui sont des privilégiés parce qu'ils jouissent de subsides et d'autres mesures de la part de l'Administration Régionale pour le fait que ces deux races sont reconnues officiellement.
Il fait noter que les bovins de la race d'Hérens représentent presque un quart du total du patrimoine bovin de la Vallée d'Aoste et que ces bovins continuent à prospérer, tout en ne jouissant les éleveurs d'aucune facilitation, parce qu'il s'agit d'une race qui s'adapte à merveille dans notre territoire et dont la production, soit du lait soit de la viande, est très rentable.
Il est de toute évidence - dit-il - que l'éleveur ne garderait pas dans son étable un "cheptel" de bovins de la race d'Hérens, autrement dite "tzatagnaye", si ce cheptel ne lui rendait pas plus qu'un même cheptel d'autres races et, encore, sans bénéficier d'aucun subside d'achat, d'aucun contrôle sanitaire des taureaux et sans possibilité de participer aux foires et aux expositions de bétail.
Le temps est venu - ajoute-t-il - pour faire quelque chose en faveur des éleveurs de bétail de la race d'Hérens, parce que ce n'est pas juste que ces éleveurs continuent à être considérés de deuxième catégorie et à être bannis de toute forme d'assistance de la part de l'Administration Régionale.
Monsieur l'Assesseur MAQUIGNAZ déclare tout d'abord que la race bovine généralement appelée "tzatagnaye" ne peut pas être considérée une véritable race, faute d'une régulière transmissibilité de certains caractères fondamentaux chez tous les descendants et aussi parce que les bovins qui existent en Vallée d'Aoste ne peuvent pas être considérés de la race d'Hérens, car ils n'ont aucun certificat d'origine ou d'appartenance aux bovins suisses.
Il informe que le nombre des bovins de la race d'Hérens pure n'est pas très élevé en Vallée d'Aoste et il en explique les motifs.
Il déclare, entre autre, que, tout en admettant que le nombre présumé de bétail bovin au manteau de couleur châtain ou châtain-noir soit de cinq, six ou sept mille têtes, ce serait toujours un nombre trop exigu pour que cette race puisse être officiellement reconnue.
Il ajoute qu'une autre remarquable limitation à la reconnaissance officielle de plusieurs races bovines est constituée par le nombre total réduit des bovins existant en Vallée d'Aoste.
Il fait noter que la race bovine valdôtaine pie-rouge comprenant environ, en total, cent quatre-vingt mille têtes présentes en Vallée d'Aoste et dans les autres Régions intéressés, est déjà considérée une petite race, ne disposant pas de grandes possibilités pour rivaliser avec d'autres races ayant les mêmes aptitudes, telles que la hollandaise, la brune des Alpes et d'autres encore.
Il admet que la reconnaissance officielle de la race d'Hérens donnerait droit aux propriétaires des bovins de cette race de recevoir:
- les subsides que l'Administration Régionale accorde aux propriétaires des bovins des races pie-rouge et pie-noire pour les frais d'achat de bétail sain, remplaçant celui abattu dans les îles d'assainissement;
- les prix qui viennent distribués dans les marchés-concours et par les Sociétés d'élevage.
Il insiste, cependant, sur le fait que la reconnaissance de la race d'Hérens ne pourrait avantager qu'un numéro très limité d'éleveurs, car les bovins de cette race ne dépassent pars le nombre d'un millier ou de deux milliers aux maximum dans le territoire de notre Région.
Il rappelle, à ce propos, ce qu'a été dit, en 1964, par Monsieur Fosson, qui était alors Assesseur à l'Agriculture, en réponse à une interpellation concernant le même argument:
"...le due razze bovine valdostane sono state oggetto di un lungo e paziente lavoro di selezione dapprima morfologico, poi anche funzionale, iniziatosi circa 70 anni or sono, ad opera di alcuni benemeriti pionieri che hanno posto le basi per la successiva valorizzazione delle due razze.
È appena il caso di sottolineare che tanto lavoro di miglioramento citato, quanto le ulteriori possibilità dell'affermazione della razza, entrambi di evidente tornaconto economico per gli allevatori, hanno come presupposto la purezza di razza. D'altra parte l'esiguità del numero, le difficoltà dell'ambiente, le sue caratteristiche, l'ormai indiscusso consolidamento delle due razze nella Regione, la rispondenza degli indirizzi zootecnici agli ordinamenti culturali delle aziende agricole, rendono assolutamente ingiustificata l'eventuale introduzione di una terza razza bovina; né si può tacere che l'eventuale introduzione di una nuova razza costituirebbe sicuramente un grave elemento di confusione negli allevatori e un serio pericolo alla conservazione e all'ulteriore lavoro di selezione in purezza delle due razze valdostane".
L'Assessore Maquignaz dichiara di rendersi conto che in questo momento sussiste una discriminazione nei confronti degli allevatori di bestiame bovino della razza d'Hérens, ma osserva che, d'altra parte, non può non nascondere le perplessità che gli derivano dall'esaminare il problema sotto gli aspetti zootecnici.
Riconosce d'altra parte che il problema sollevato con la mozione in esame è importante e propone, quindi, che sia approfondito dalla Commissione consiliare permanente per l'Agricoltura, integrata da tre rappresentanti di allevatori della razza bovina di cui si tratta e da tre esperti in materia di zootecnia.
Fa presente che tale sua proposta tende non già ad insabbiare il problema, ma bensì ha lo scopo di approfondirlo e di studiarlo in ogni suo dettaglio.
Ad eliminare ogni dubbio, propone che sia fissata una data entro la quale la Commissione deve portare a termine tale studio.
Conclude, precisando che, su 6.000-7.000 capi di bovini di colore "tzatagnaye", soltanto mille o al massimo duemila hanno le caratteristiche della razza d'Hérens.
Monsieur le Vice-Président FOSSON déclare d'être d'accord sur ce qu'a été dit sur l'argument en discussion par Monsieur l'Assesseur Maquignaz, ainsi que sur sa proposition de donner mandat d'étudier à fond le problème à la Commission permanente de l'Agriculture intégrée par trois représentants des éleveurs intéressés et par trois experts dans la matière de la zootechnie.
Quant à la question de la discrimination, il retient que ce ne soit pas juste que les éleveurs de bétail de couleur "tzatagnaye" ne puissent pas jouir des facilitations et des mesures dont jouissent les éleveurs de bétail des races pie-rouge et pie-noire, et il en explique les motifs.
Il affirme que toute discrimination doit disparaître et qu'il faut que les éleveurs de bovins de couleur "tzatagnaye" bénéficient aussi eux des subventions régionales et que leurs bovins soient aussi soumis aux contrôles sanitaires.
Il remarque que le nombre des têtes de bétail existantes en Vallée d'Aoste - environ vingt-cinq mille de la race pie-rouge et environ quinze mille de la race pie-noire, dont six, sept mille environ de couleur "tzatagnayes" - est trop exigu pour qu'on puisse penser à faire les démarches pour la reconnaissance officielle d'une troisième race, la race d'Hérens, en Vallée d'Aoste.
Il Consigliere BORDON, dopo aver premesso che è ormai dagli anni lontani del 1955-1956 che è in discussione il problema sollevato nella mozione presentata dal Consigliere Chamonin, dichiara che la razza bovina d'Hérens è una magnifica razza, immigrata in Valle d'Aosta dalla vicina Svizzera, razza che, per le sue peculiari caratteristiche, è, a suo avviso, anche superiore alle razze pezzata rossa e pezzata nera, per varie ragioni che illustra.
Informa che l'Associazione Coltivatori Diretti da oltre sei mesi sta interessandosi al problema dei bovini della razza d'Hérens attraverso le Sezioni dei Comuni in cui ci sono bovini di tale razza o, quanto meno, bovini dal manto "tzatagnayes".
Osserva che, se è vero che l'economia regionale poggia essenzialmente sul turismo, è altresì vero che subito dopo il turismo viene l'agricoltura, che quindi va aiutata e potenziata perché la Valle d'Aosta è essenzialmente un paese agricolo.
Rileva che tutti i paesi di montagna sono stati abbandonati o sono quasi in stato di abbandono, perché il reddito non remunera più le fatiche del contadino che coltiva una terra avara di risorse.
Fa presente che si deve, quindi, fare quanto è possibile per invogliare il contadino che ancora risiede nei paesi di montagna a rimanervi e, fra le varie misure da adottare, ritiene che potrebbe dare buoni frutti quella di venire in aiuto sia con contributi o sussidi e sia con altre provvidenze non soltanto agli allevatori di bestiame bovino di razza pezzata rossa e pezzata nera, ma anche agli allevatori di bovini della razza d'Hérens e questo anche per un criterio di giustizia.
Dichiara di essere pertanto pienamente favorevole alla mozione presentata dal Consigliere Chamonin e di condividere le considerazioni dallo stesso esposte al riguardo. Dichiara di essere favorevole a che il problema sia demandato allo studio della Commissione consiliare permanente dell'Agricoltura, integrata da tre rappresentanti degli allevatori di bovini di razza d'Hérens e da tre esperti in zootecnia, con la raccomandazione che la Commissione metta ogni impegno possibile nell'approfondire il problema e nel formulare le proposte che riterrà opportune al fine di giungere alla soluzione del problema in esame
Il Consigliere MANGANONI rileva che il problema sollevato dal Consigliere Chamonin va collegato con un altro grave problema di attualità e, cioè, con la crisi che affligge l'agricoltura in ogni suo settore e che va, quindi, affrontato seriamente e risolto, se possibile, con l'adozione di provvedimenti che servano a contenere la crisi in atto.
Dichiara di essere favorevole all'accoglimento della proposta fatta dall'Assessore Maquignaz e, cioè, che lo studio del problema oggetto della mozione sia demandato alla Commissione consiliare per l'Agricoltura, integrata da esperti e da rappresentanti degli allevatori interessati.
Monsieur le Conseiller CHAMONIN communique d'avoir pris acte avec satisfaction que Monsieur l'Assesseur Maquignaz s'est déclaré favorable, en ligne de principe, à sa motion puisqu'il a proposé que le problème en discussion soit soummis à l'étude de la Commission permanente de l'Agriculture, intégrée par des experts et par des représentants des éleveurs intéressés.
Il demande, cependant, que sa motion soit approuvée par le Conseil dans son texte originaire, sauf insertion, après la phrase "...invite l'Assesseur à l'Agriculture et Forêts et la Junte", des paroles "après avoir entendu une Commission formée d'éleveurs et d'experts locaux et suisses...".
Il Consigliere GERMANO rileva che in tutte le zone dell'arco alpino, e quindi anche in Valle d'Aosta, la maggioranza del bestiame è da latte e non da carne, al contrario di quanto avviene, ad esempio, nei Paesi baltici e nell'America latina, nei quali vi è un forte allevamento e una forte esportazione di bestiame da carne.
Ritiene, quindi, che bisognerebbe invitare i nostri contadini ad allevare in quantità maggiore bestiame da carne, anziché bestiame da latte, contribuendo in tal modo a ridurre la crisi esistente in Italia nel settore del bestiame da macello.
Ritiene che un indirizzo di questo genere sarebbe molto redditizio per i contadini.
Monsieur le Conseiller ANDRIONE remarque que les bovins des races pie-rouge et pie-noire, qui sont des races essentiellement laitières, sont très indiqués et très adaptes pour nos alpages et il en explique les motifs.
Il déclare de ne pouvoir partager l'avis de Messieurs les Conseillers Chamonin et Bordon sur la question de la race d'Hérens, parce que le noyau de cette race est trop petit pour permettre un élevage rationnel dans le sens moderne du terme et aussi pour d'autres raisons.
Il fait noter que la proposition faite par Monsieur l'Assesseur Maquignaz est une proposition très sérieuse, parce qu'elle prévoit l'étude du problème au niveau d'experts et il retient qu'elle mérite d'être approuvé par le Conseil.
Monsieur le Vice-Président FOSSON, se rapportant à la proposition faite par Monsieur le Conseiller Germano, observe, en premier lieu, que la Vallée d'Aoste a la convenance d'avoir de vache laitières pour la production du fromage fontine et, en deuxième lieu, de vaches qui soient indiquées pour nos alpages, telles que les bovines de race pie-rouge et de race pie-noire.
Il remarque que la Vallée d'Aoste n'est pas à même de rivaliser avec d'autres pays quant à l'élevage de bétail de boucherie, parce que ces bovines sont plus lourdes que les vaches laitières et pour cette raison elles ne sont pas adaptes pour nos alpages.
Quant à la demande de Monsieur le Conseiller Chamonin que sa motion soit approuvée dans son texte originaire, sauf l'amendament proposé par lui-même, il déclare que les Conseillers de l'Union Valdôtaine ne peuvent partager son avis sur ce point, tandi qu'ils sont favorables à la proposition faite par Monsieur l'Assesseur Maquignaz.
Il Consigliere BORDON ribadisce quanto già detto sulla mozione in discussione e dichiara di essere favorevole alla proposta fatta dal Consigliere Chamonin.
L'Assessore MAQUIGNAZ rileva che la sua proposta di demandare alla apposita Commissione consiliare integrata lo studio del problema sollevato con la mozione presentata dal Consigliere Chamonin è stata accettata dai Consiglieri che hanno preso la parola sull'argomento in discussione.
Ribadisce che non è suo intendimento di arenare il problema, tanto è vero che ha proposto che sia stabilito un termine entro il quale la Commissione deve portare a compimento i suoi lavori.
Rispondendo al Consigliere Chamonin, dichiara, a nome della Giunta, che si potrebbe eventualmente accettare una mozione emendata come segue nella parte dispositiva:
"Le Conseil Régional, reconnaissant l'existance et l'importance de cette race en Vallée d'Aoste, invite l'Assesseur à l'Agriculture et Forêts et la Junte à bien vouloir examiner ce problème, auprès de la Commission de l'Agriculture, intégrée par deux experts et par les représentants des éleveurs intéressés, et de référer au Conseil dans le délai de ...".
Circa la proposta formulata dal Consigliere Germano, fa presente che un'iniziativa intesa a ridurre il numero delle mucche lattifere e ad aumentare il numero dei bovini da macello potrebbe essere attuata soltanto nei Comuni di fondovalle, ma non già nei Comuni di montagna, per la ragione già espressa dal Vice Presidente Fosson.
Monsieur le Conseiller CHAMONIN affirme que les bovines de la race d'Hérens, ou "tzatagnaye", ont une production de lait e de viande supérieure à celle de la race pie-noire.
En plus - dit-il - elles s'adaptent très bien à notre climat et à l'habitat valdôtain
Se référant à ce qu'il a dit auparavant sur le problème en discussion, il demande que le dispositif de sa motion soit approuvé dans le texte qu'il a déjà illustré et dont il donne lecture:
"... Le Conseil Régional, reconnaissant l'existance et l'importance de cette race en Vallée d'Aoste, invite l'Assesseur à l'Agriculture et la Junte à bien vouloir , après avoir entendu une Commission d'éleveurs et d'experts, locaux et suisses, prendre les accords nécessaires avec les bureaux ministériels compétents, afin que la race d'Hérens soit officiellement reconnue en Vallée d'Aoste, mettant ainsi fin à la situation extrêmement difficile et précaire dans laquelle se trouvent les nombreux éleveurs propriétaires de bétails de cette race".
Il conclut, déclarant que, s'il y a une possibilité sérieuse, son désir est que cette possibilité soit portée à l'extrême limite.
Il Presidente, MONTESANO, propone che ogni decisione sull'argomento in discussione sia rinviata all'adunanza pomeridiana per dare la possibilità al presentatore della mozione e all'Assessore Maquignaz di addivenire ad un accordo sull'emendamento da apportare alla mozione di cui si tratta.
Il Consiglio prende atto, concordando sulla proposta fatta dal Presidente Montesano.
