Oggetto del Consiglio n. 51 del 28 febbraio 1972 - Resoconto
OBJET N° 51/72 - Réparation de la façade de l'Eglise de Perloz. Restauration du plafond des locaux du Bureau de l'Enregistrement de Donnaz. (Interpellation)
Milanesio (P.S.I.) - Au sujet de l'interpellation présentée par M. Freppaz, il faut reconnaître que soit pour la façade de l'église paroissiale de Perloz, soit pour le plafond du bureau de l'enregistrement de Donnaz, les intéressés ont présenté, depuis pas mal de temps, des demandes pour obtenir des interventions directes de la Surintendance des Monuments, Antiquités et Beaux-Arts dans les travaux de restauration. Une visite sur le lieu de la part des techniciens de la Surintendance a porté à cette conclusion: que la question de la restauration de la façade de l'église de Perloz n'a pas un caractère d'urgence, que les plafonds de Donnaz ne sont pas d'un intérêt artistique tel à demander une intervention directe de la Surintendance, mais, à part cela, je puis assurer M. Freppaz que tous les problèmes, de restauration de nos monuments sont examinés par nos bureaux avec la plus grande attention et c'est dans l'examen des demandes d'intervention présentées par les différentes Communes et par les paroisses de la Région que se créent des problèmes de priorité. Avec les modestes moyens à notre disposition nous devons avant tout envisager à sauver les monuments en danger, c'est pourquoi, pour rester dans le cadre d'un territoire qui touche directement M. Freppaz, nous avons cru de donner la priorité à la Chapelle de Magnin avant qu'à l'église paroissiale de Perloz. En effet, nos techniciens nous avaient dit que cette Chapelle de la première moitié du XIIème siècle risquait de tomber en ruine sans notre intervention, alors que les fresques de Perloz n'étaient pas menacées.
Or, je me sens d'affirmer que soit les requêtes concernant Perloz, soit celles pour Donnaz, visent plutôt à embellir ces monuments plutôt qu'à éviter un vrai danger de dépérissement. Mais je n'aurais accompli tout mon devoir si je ne vous présentais pas un autre aspect de la question: c'est que dans les deux cas présentés par M. Freppaz il s'agit de restauration de peinture. Or, le personnel technicien dans ce secteur est extrêmement rare, nous ne sommes donc pas seulement en présence d'un problème de fonds à disposition, mais également de personnel. La Demoiselle Beneyton qui travaille pour nous depuis plusieurs années et qui a accompli magistralement la restauration de peinture ottonienne de St. Ours, est actuellement occupée au Chantier de St. Vincent où elle en aura encore pour plusieurs mois. Il est donc impossible actuellement de la détourner à Perloz ou à Donnaz. Je pense qu'à la fermeture du chantier de St. Vincent et après que nous aurons pu intervenir pour le sauvetage d'autres fresques en danger et je cite les plus importants: Morge sur la Salle, Marseiller sur Verrayes et La Magdelaine de Gressan, nous pourrons envisager les restaurations patronnées par M. Freppaz. C'est dans ce cadre qu'on fera l'intervention de l'Administration régionale, pas avant, car il y a d'autres fresques qui sont en danger, bien plus que ceux de Perloz.
Freppaz (U.V.) - Je peux me déclarer satisfait en partie par M. l'Assesseur, mais, il y a deux ans, Perloz et Donnaz avaient présenté une demande de restauration à cet égard.
L'Eglise de Perloz, monument historique classé... - l'origine est un peu douteuse -, paroisse - parait-il - du temps du Pape Alexandre III, entre le XIème et le XIIème siècle, reconstruite l'an 1610, naturellement la plus ancienne de la Vallée du Lys. Il y a quelques années, sur cette façade on liait encore l'année de reconstruction, maintenant vraiment en état de détérioration, donc il serait très urgent, si on veut sauver encore quelque peinture, d'intervenir à décorer les fresques de cette façade, tandis que la plafond du bureau du Registre de Donnas - propriété de la Commune - n'est pas entièrement, n'est pas encore détérioré, c'est-à-dire, assez solide, mais cependant il est d'une nature sale, dégoûtante vraiment, de façon que repeindre ce fresque se serait très indispensable, ou bien, autorisons, s'il n'est pas de nature historique, autorisons la Commune de Donnaz à refaire ce plafond.
Milanesio (P.S.I.) - Pour les fresques de Donnaz je suis d'accord avec M. Freppaz, on pourra allouer à la Commune une contribution pour les restaurer. Ce n'est pas des fresques très importantes du point de vue artistique. Pour les fresques de l'Eglise de Perloz, au contraire, il faut attendre que M.lle Beneyton ait achevé les travaux de l'Eglise de St. Vincent, autrement, on n'aurait pas une garantie technique sur le résultat de la restauration, mais je peux assurer, donner des assurances à M. Freppaz sur la rapidité des travaux qu'on accomplira à St. Vincent.
Fosson (U.V.) - Alors, nous passons maintenant au point 9.
