Trascrizione informale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 203 del 4 aprile 1973 - Resoconto

OGGETTO N. 203/73 - Disegno di legge regionale concernente: "Approvazione di spesa per l'installazione di impianti per la ricezione e la diffusione di programmi televisivi in lingua francese".

Montesano (P.S.D.I.) - La parola al Presidente della Giunta.

Dujany (D.P.) - Messieurs les Conseillers.

Le projet de loi que la Junte régionale soumet à l'approbation du Conseil, peut-être une réponse concrète aux attentes de la Vallée d'Aoste en ce qui concerne la possibilité de recevoir les émissions télévisées de langue française.

L'enseignement de la langue française dispensé dans les écoles et maintenant insuffisante pour le maintien du bilinguisme en Vallée d'Aoste.

Depuis 1954, année d'introduction de la télévision en Vallée d'Aoste, la Région a attendu patiemment que l'Etat donnât la réalisation et l'autorisation officielle de la réception de la télévision française en rapport au contenu de l'art. 6 de la Constitution qui prévoit que la République protège par des mesures adéquates les minorités linguistiques.

Nos attentes jusqu'ici ont été vaines, on nous a dit qu'il y avait beaucoup de dépenses, on nous dit que le problème techniquement était impossible, tandis que nous avons vu, à travers une certaine expérience, si bien que quelques fois, superficielle, le problème s'est présenté du point de vue technique, non pas si complexe et si difficile, qu'on voulait nous le faire croire.

Durant ces dernières années, le Conseil régional, la Junte, les différents Partis, les Associations, la presse, ont sollicité l'adoption de la part du Gouvernement, d'une initiative quelconque, susceptible, pour répondre à ces exigences qui n'est qu'une interprétation et une réalisation d'un principe de notre Statut.

Sans vouloir prendre des positions polémiques vis-à-vis du Gouvernement, mais justement pour affirmer une exigence de décentralisation et de particularisme de notre Région, nous estimons qu'il est bien de prendre une initiative régionale.

C'est là, justement le sens concret de la loi, et puisque l'Etat ne se charge pas de nous installer des relais de télévision, nous cherchons de le faire nous-mêmes, en cherchant de respecter les transmissions télévisées de la télévision italienne et nationale et en évitant que des initiatives privées puissent créer une série de problèmes de façon à faire une distribution chaotique et dangereuse; contant justement sur la sensibilité du Conseil, nous nous souhaitons que cette mesure proposée par la Junte obtienne l'approbation de tous les Conseillers, en réaffirmant d'une façon solennelle notre particularisme et nos droits de langue et de culture en cette année de XXVème anniversaire de la promulgation du Statut Spécial.

Montesano (P.S.D.I.) - Chi chiede la parola? Consigliere Dayné.

Dayné (U.V.) - Je me félicite personnellement et très vivement avec la Junte et son Président pour le très louable initiative, parce que ce serait vraiment une chose très intéressante que les Valdôtains, que la majorité des Valdôtains puissent recevoir les programmes télévisés soit français que suisses.

Je me permets seulement de demander s'il y a déjà quelques études faites où devraient être installés ces récepteurs ou si tout est encore à commencer.

Dolchi (P.C.I.) - Le Groupe Communiste est d'accord sur cette proposition de loi et votera pour cette loi.

Nous connaissons très bien les difficultés de principe et la situation politique rappelée par la Junte.

Nous sommes aussi de l'avis que le Conseil doit faire quelque chose pour réaffirmer sa volonté autonomiste liée à la sauvegarde et à la diffusion de la langue française.

Nous avons le Statut Spécial qui nous donne les moyens de manifester cette volonté et nous avons aussi, je le rappelle au Conseil, le document approuvé à l'unanimité à Naples le 21 octobre qui, à l'alinéa n. 6, réaffirme : «siano riconosciute infine le istanze delle minoranze linguistiche». Cela dit à propos des principes que nous approuvons, je me permets de demander à la Junte si elle ne pense pas que ce serait utile, de rappeler dans la loi même les droits de la Vallée d'Aoste à propos du bilinguisme - c'est-à-dire de rappeler l'art. 38 du Statut.

Andrione (U.V.) - Nous sommes évidemment favorables à ce projet de loi et sans vouloir enlever, peut-être, une réponse plus complète au Président de la Junte, je dois dire à M. Dayné que les études existent et que dans très peu de temps, dans l'espace de quinze jours, il serait possible de doter la Vallée d'Aoste de tout un réseau de ponceaux, comme on appelle dans les jargons techniques, d'une façon qu'on pourrait très bien recevoir la télévision française dans toute la Vallée d'Aoste, de même on pourrait faire recevoir la télévision de langue allemande de schwiizerdütsch dans les Communes de Gressoney.

Il n'y a pas des problèmes techniques ni de grosses dépenses à faire, il est évident - et je crois que cela doit être souligné que cette loi est une affirmation de principe et par conséquent je suis favorable à la proposition - peut-être il faudrait la formuler par écrit de M. Dolchi et que dans ce moment elle n'a pas de très grandes chances d'être approuvée, mais il est bien de l'approuver nous, comme Conseil et de continuer cette bataille que nous avons commencé en 1961, avec un ordre du jour unanime du Conseil qui demandait la permission de recevoir les émissions en langue française, depuis heureusement, à l'Aiguille du Midi, la France a effectué des travaux qui nous permettent de intervenir directement.

Bien que cette loi passe aujourd'hui comme affirmation de principe, je me permets de recommander très clairement qui en dessous on continue à favoriser ces répéteurs pirates qui nous permettent en ce moment de recevoir la télévision française, ce qui est tout aussi important sur le plan concret qui est l'affirmation de principe que nous faisons avec cette loi.

Pedrini (P.L.I.) - Noi Liberali siamo perfettamente d'accordo con la Giunta e il suo Presidente su questo disegno di legge.

Evidentemente ci permettiamo soltanto di dire una cosa: ci auguriamo che l'approvazione di questa spesa per l'installazione di questi impianti non siano solo per l'alta Valle o per Aosta, ma anche per la bassa Valle, perché in precedenti discorsi già fatti, e in quest'aula, e nel corridoio... evidentemente si era parlato di centri dove la bassa Valle, sì, era stata indicata, ma non esattamente e questo, perché lo dico? Perché se si effettuasse questo, io sarei la persona più felice del mondo, perché? Ma perché avremmo prima la televisione francese, addirittura, tramite la Regione, che non quella italiana, che noi in Valle di Gressoney, in buona parte della Valle di Gressoney, non riceviamo né come primo né come secondo canale.

Giunto a questo punto, mi pare che la nostra affermazione di completo appoggio, di disposizione, sotto tutti i profili, affinchè questo possa avvenire, è una cosa che va da sé, corre da sola, perché, ripeto, in alcune località della bassa Valle non si riceve nemmeno quella italiana.

L'ho detto in televisione, lo ripeto qua, e sono lieto che l'Avv. Andrione abbia citato i poli pirati, perché noi, nemmeno in queste zone, ma in certe zone della bassa Valle, andiamo avanti proprio in questi poli pirati, grazie a quelli, se no, non vedremmo assolutamente niente.

Quindi ben venga e noi approviamo questa legge, augurandoci che abbia lo sviluppo più rapido possibile per colmare una lacuna che viene a colmare non soltanto una lacuna di bilinguismo, ma viene a colmare una lacuna di non ricezione nemmeno in quella italiana, potremo dire, se non altro, sentiamo quella francese.

Pollicini (D.P.) - Ricordo che, su iniziativa delle Regioni, Lombardia, Toscana, Emilia-Romagna, Trentino-Alto-Adige e Valle d'Aosta, vi è stata una serie abbastanza intensa di incontri in varie città italiane, fra i rappresentanti dei Presidenti della Giunta di queste Regioni in ordine, appunto, al problema della RAI TV e del discorso visto secondo l'ottica regionale.

Questa serie di incontri, combinata poi da un progetto di legge, uno schema, un elaborato stilato dalla Giunta lombarda, sottoposto a questi rappresentanti regionali, ha accettato, ha portato a conoscenza del nostro Consiglio dal Presidente Dujany nella riunione del 19 ottobre, e combinato poi per degli incontri con un convegno a carattere nazionale, tenuto dei giorni 20-21 ottobre 1972, dove hanno presenziato il Presidente del Consiglio Sig. Montesano, chi vi parla, in rappresentanza del Presidente della Giunta, e il Consigliere Chincheré per il suo gruppo politico, d'altra parte erano invitati tutti i gruppi politici, a presenziare, a partecipare a questo Convegno.

Nell'elaborato, il progetto di legge di cui si parla, che è stato portato, recepito dagli atti dei lavori di quel Convegno, intitolato "Regioni e riforma Rai-TV di Napoli", si parla in sostanza di una concreta piattaforma per la riforma della Rai-TV e mentre per molti aspetti propone questo elaborato di legge, soluzioni alternative ha una posizione estremamente categorica, là dove si parla di protezione, di sviluppo delle minoranze linguistiche e nel disporre a questo proposito le possibili diffusioni di programmi esteri nel territorio nazionale.

La ragione e la natura, così politica, la qualificazione culturale della nostra Regione a Statuto Speciale, la presenza quindi, di minoranze linguistiche che sono state trascurate finora dal servizio radio-televisivo statale, richiedono evidentemente una messa a punto - mi pare che non sia in fondo da non tener conto che la conclusione dei lavori della nostra legislatura abbia tenuto presente anche questa esigenza maturata da tempo, pur fra mille difficoltà, ma che comunque, mi pare che sia entrata, anche così, come ha detto e ricordato or ora il Consigliere Dolchi, nell'accettazione da parte di tutte le Regioni italiane, se hanno votato, come hanno votato all'unanimità nel documento conclusivo dei lavori del Convegno di Napoli, nei sette punti, vi è un punto esclusivamente riservato, anche perché lo abbiamo chiesto noi rappresentanti della Valle d'Aosta, al riconoscimento delle istanze delle minoranze linguistiche per quanto riguarda la ricezione dei programmi radio-televisivi.

Quindi il diritto al bilinguismo che noi abbiamo riconosciuto da una legge costituzionale, che finora è stato purtroppo ignorato dalla televisione, qui si è imposta evidentemente, proprio per questo modo di trascurare questo diritto, la necessità che i valdostani hanno ricorso alla ricezione, per la ricezione dei programmi televisivi attraverso quei ripetitori, così detti, pirati, e che fortunatamente grazie ai quali in alcune zone ancora è possibile ricevere questi programmi radio-televisivi francesi e della svizzera-romanda.

Ma per essere più precisi ricorderò ancora che il famoso progetto di legge di cui parlavo dice esattamente questo: "l'art. 27 prevede diffusione dei programmi esteri, è consentita alle regioni la collocazione di impianti per la ricezione e la diffusione sul territorio nazionale di programmi emessi da radio-televisione estere gestite da organismi statali, purché senza pregiudizio della normale diffusione sul territorio nazionale dei programmi emessi da radio-televisive estere gestite da organismi statali, purché senza pregiudizio della normale diffusione dei programmi nazionali e sotto la vigilanza tecnica del Ministero delle Poste e Telecomunicazioni" - questo è l'art. 27 del progetto di legge recepito dalle Regioni nel Convegno di Napoli.

Come si vede il disposto, mentre permette la facoltà di installare ripetitori per la diffusione dei programmi esteri, non trascura la necessità di garantirci contro possibili privatizzazioni occulte della Radio-Televisione attraverso lo strumento di cui la limitazione relativa alle reti televisive estere e gestite da organismi statali e evidentemente in quella occasione, io, a nome del Presidente della Giunta, ho fatto un intervento laddove ho ricordato che se questa esigenza della Valle d'Aosta fosse stata disattesa, solo perché essa ha interesse a esigue minoranze di lingua francese o di altra lingua, nessuna credibilità avrebbe più il discorso della riforma radio-televisiva, avanzato e sostenuto dalle Regioni in nome e in funzione di una visione pluralistica della società e della democrazia. Giustamente ha osservato il Consigliere Pedrini ricordando appunto che molte zone della bassa Valle non ricevono ancora il secondo canale, ebbene io anche queste cose, e anche il primo canale, anche queste cose ho ricordato, laddove dico che se si pensi che intere Valli di rinomanza mondiale come quella di Cervinia-Breuil, di Cogne, Ayas, Champoluc, dove ancora oggi i residenti e i turisti non possono vedere il secondo canale e in altre zone più sparse, neppure il primo e a questo proposito ho ricordato, appunto, che le sollecitazioni della Giunta regionale hanno sempre in ogni momento come risposta, questa classica risposta a clichés ormai e cioè "nei piani di lavoro per l'ampliamento delle reti televisive non sono previsti provvedimenti che possono modificare la situazione della ricezione TV lamentata dai Comuni di codesta Regione" oppure un'altra risposta a clichés, "l'estensione della rete potrà essere operante solo se essa rientrerà nei piani previsti della nuova convenzione fra lo Stato e la Rai-TV". Mi pare che sia più che a sufficienza per ricordare qui che siamo indubbiamente una zona sottosviluppata sotto l'aspetto radio-televisivo non solo per le cose che noi riteniamo indispensabili, cioè la ricezione delle reti televisive francesi e della svizzera-romanda, ma anche per quelli del programma italiano e ricordo di più, che non abbiamo mai avuto il piacere di recepire dalla televisione italiana programmi riservati per la Valle d'Aosta in lingua francese. In effetti questi ripetitori pirata suppliscono a una deficienza allo Stato e alla radio-televisione perché siamo convinti che se vi fossero stati previsti dei programmi in lingua francese riservati alla Valle d'Aosta così come sono previsti ed esistono programmi in lingua tedesca nell'Alto-Adige, non saremmo arrivati ai ripetitori pirata e quindi bene ha fatto il Presidente della Giunta all'iniziativa e mi pare che tutto il Consiglio debba sostenerla all'unanimità.

Ramera (D.C.) - Non faccio il discorso perché altrimenti sul mio discorso sarebbe terribile no, che otto gruppi si esprimano in maniera troppo dilatata. Il Gruppo D.C. è favorevole a questa iniziativa anche se ci sono alcune perplessità che sono state messe in luce dal Consigliere Andrione per cui non sarebbe male, e io lo farei come suggerimento, che anche i nostri due Parlamentari presentassero un qualche cosa del genere ai due rami del Parlamento, proprio per dare maggior peso al problema che noi stiamo portando avanti, in maniera che ognuno abbia le proprie responsabilità di realizzare qualche cosa, e vorrei sapere se però questi dieci milioni effettivamente sono sufficienti.

Io non lo so, mi sembrano un po' pochi però dieci milioni per ricevere tutto quello che si può ricevere anche il primo, la Svizzera tedesca. Quindi, ad un dato momento, mi sembra che gli impianti siano un pochino tanti, per cui dieci milioni mi sembra una cifra forse esigua, comunque lasciamo alla Giunta il compito, eventualmente che se non bastano di trovarli e di fare in maniera che gli utenti valdostani possano ricevere il maggior numero di canali possibili.

Chantel (P.S.I.) - Noi Socialisti... (Montesano: microfono...) ...Noi Socialisti ci associamo, come ci siamo associati nella presentazione della legge da parte della Giunta, e mi auguro solo che la legge passi, poi quando è passata i soldi li troveremo.

Montesano (P.S.D.I.) - Nessun altro intervento? Allora si passa all'esame articolo per articolo. Io do gli articoli approvati se non ci sono osservazioni:

Articolo 1 - Consigliere Dolchi.

Dolchi (P.C.I.) - J'avais fait une proposition à ce sujet. Je me permets de Vous proposer, si la Junte est d'accord, je n'insisterai pas plus du nécessaire d'ajouter avant "è approvata la spesa di lire 10 milioni" cette phrase : "Nello spirito dello Statuto speciale della Valle d'Aosta e dell'articolo 38 che parifica la lingua francese a quella italiana è approvata la spesa di lire 10 milioni per installazione, ecc."

Montesano (P.S.D.I.) - Nella ... Ce lo ha scritto?

Dujany (D.P.) - ... répondre, je ne sais pas si c'est nécessaire, n'est-ce pas, de mettre ça dans le texte de loi, puisque le principe est contenu dans le rapport, n'est-ce pas, qui précède la loi, dans le rapport qui précède la loi est justement rappelé le contenu de l'article 38 du Statut, concernant justement la parification dans la langue française et la langue italienne en Vallée d'Aoste, je ne sais pas si c'est opportun de l'insérer.

Montesano (P.S.D.I.) - È contenuto nella relazione... (Dujany: oui) ...come cappello proprio alla ... beh Lei non insiste tanto ...

Allora l'articolo è approvato.

Articolo 2 - Il Consiglio approva.

Articolo 3 - Il Consiglio approva.

Articolo 4 - Il Consiglio approva.

Si passa alla votazione a scrutinio segreto.

Risultato della votazione: presenti 31, votanti 31, favorevoli 30, contrari 1.

Il Consiglio approva.