Oggetto del Consiglio n. 146 del 29 dicembre 1949 - Verbale

OGGETTO N. 146/49 - INTERROGAZIONE DEL CONSIGLIERE SIGNOR MANGANONI CLAUDIO PER FATTO PERSONALE.

Il Presidente, Avv. Dr. BONDAZ, dichiara aperta la discussione della seguente interrogazione, inoltrata dal Consigliere Signor Claudio Manganoni per fatto personale e di cui copia è stata trasmessa ai Signori Consiglieri unitamente all'ordine del giorno dell'adunanza odierna:

"Al Presidente del Consiglio Regionale - Aosta

Prego la S.V. di portare sull'ordine del giorno della prossima seduta quanto segue:

- Il Presidente della Giunta, nella seduta del 28 ottobre 1949, ha accusato lo scrivente di usare belle parole in Consiglio per la tutela della mano d'opera locale, comportandosi poi in modo opposto fuori del Consiglio.

Chiedo al Presidente della Giunta di portare le prove delle sue affermazioni.

Aosta, 10-11-1949.

F.to Manganoni Claudio

Piazza. E. Chanoux, 31 - Aosta"

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Le Président de la Junte, Avt. CAVERI, fait remarquer que l'interrogation présentée par M. le Conseiller Manganoni est reliée à la discussion qui a eu lieu au cours de la précédente réunion du Conseil sur la question concernant le contrôle des résidences et l'embauchage pour la défense de la main-d'œuvre locale.

Il note que la défense de la main-d'œuvre locale est réglementée et ratifiée par les lois de l'Etat, et tout particulièrement par la loi du 29 avril 1949, n. 264. Cette loi comporte des mesures en matière d'embauchage et d'assistance aux travailleurs en chômage. Il ajoute qu'il a parlé de cette loi lors des réunions du Conseil du 8 et 27 octobre 1949.

Il fait remarquer, par conséquent, que les accusations de racisme et les polémiques soulevées à cet effet n'ont aucune base juridique.

Se reportant donc à l'interrogation précitée de Mr. le Conseiller Manganoni, il parle des appréciations déjà formulées au cours de la réunion du 27 octobre 1949. Cela, suivant l'affirmation qu'en matière de résidence et d'embauchage, on tenait deux langages opposés: l'un dans les réunions du Conseil, l'autre en dehors des réunions. Il précise qu'une telle affirmation concernait non pas une personne mais tout un groupe politique (groupe de gauche).

Il dit qu'il fournit ces précisions non pas pour diminuer l'importance des affirmations antérieures, mais pour réaffirmer et faire mieux comprendre son point de vue. Il précise que c'est à ce groupe politique qu'il s'est adressé tout exprès afin de lui demander un peu plus de cohérence et plus de sincérité dans ses paroles et son orientation.

Il fait savoir qu'il est un lecteur assidu de tous les journaux locaux, et dit qu'il a constaté, plus d'une fois, que le journal "Il Lavoro" - organe de la Fédération Communiste d'Aoste - publiait des articles attaquant le principe qui veut que la main-d'œuvre locale en chômage soit embauchée avec préséance sur la main-d'œuvre non locale.

Il suffit de rappeler, continue-t-il, le ton qu'eurent toujours les articles intitulés "Toccato", articles d'esprit nettement antivaldôtain. Il cite, en outre, les articles appelés "Aprire le finestre" et "Chiudiamo le finestre" publiés par cet hebdomadaire. Par ces écrits on soutenait la thèse qu'en matière d'embauche le travailleur valdôtain en chômage doit être mis sur le même pied que le travailleur d'autres Régions et ne pas avoir la préséance.

Il fait noter que Mr. le Conseiller Manganoni dans sa motion proposant l'institution d'un Inspectorat du travail, trouve que les mesures adoptées par l'Administration régionale sont insuffisantes pour protéger la main-d'œuvre locale. Il rappelle que la Présidence de la Junte régionale avait, en temps et lieu, émis une circulaire à tous les Syndics de la Vallée d'Aoste en les priant d'observer les dispositions de la loi du 6 juillet 1939, n. 1092 (qui regarde les dispositions sur l'urbanisme).

Il fait remarquer que dans un article qui a été imprimé sur le n. 28 du 7 octobre 1948 du journal "Il Lavoro", dont il donne lecture, les Syndics furent invités à ne pas suivre les dispositions prescrites par la circulaire précitée concernant les inscriptions au bureau de l'Etat-Civil, parce que retenues arbitraires et illégales.

Il fait noter que la loi du 6 juillet 1939, n. 1092, contre laquelle l'hebdomadaire local en question a pris position, est une des rares lois qui puisse permettre de sauvegarder les intérêts de la main-d'œuvre locale en chômage, et qu'en conséquence, on peut avancer avec raison que l'on a employé deux manières de s'exprimer.

Il fait savoir qu'entre toutes les Communes de la Vallée, la Commune d'Aoste a été celle qui a accordé le plus grand nombre (235) d'inscriptions nouvelles au bureau de l'Etat-Civil en fait de résidence. Cela, pendant les neuf premiers mois de l'année en cours, c'est-à-dire sans compter les nouvelles inscriptions dues à l'immigration d'autres Communes de la Vallée d'Aoste.

Il communique qui eut lieu, dans la salle de la Junte, il y a un an environ, une réunion à laquelle participèrent aussi les membres de la Commission interne de la Cogne, et au cours de laquelle on envisagea les différents problèmes. Parmi ceux-ci: la question de l'embauche de la main-d'œuvre. Il rappelle qu'au cours de cette réunion on avait fait remarquer que la Société Cogne avait embauché, provisoirement, plusieurs mineurs d'autres Régions ne possédant pas la résidence en Vallée d'Aoste. Ces mineurs devaient aller travailler aux minières de La-Thuile, sous condition qu'une fois le travail achevé ils retournent à leur pays d'origine.

Et pourtant cette condition ne fut pas respectée, puisque l'on transféra ces mineurs des minières de La-Thuile aux usines d'Aoste, en enlevant ainsi la possibilité d'embaucher des valdôtains en chômage. Il fait savoir qu'au cours de cette réunion il protesta, mais en vain, car on lui répondit que cette question n'intéressait pas la Commission.

Il ajoute que parmi les membres de cette Commission il y avait également un valdôtain, qui, malheureusement, fut le plus acharné à soutenir la thèse que la main-d'œuvre locale en chômage ne doit pas avoir la préférence sur la main-d'œuvre provenant d'autres Provinces.

Il précise qu'avec une telle manière de se comporter et un pareil système, on ne sauvegarde pas les intérêts de la main-d'œuvre locale en chômage. Il conclut en revenant sur ce qui a déjà été affirmé au cours de précédentes réunions sur l'impossibilité de faire observer la loi lorsque la collaboration de ceux qui devraient, en des cas concrets, l'appliquer, manque.

Il dit encore que, à l'état actuel des choses, on se trouve, évidemment, en face de deux différentes façons de parler. Par conséquent, il est à souhaiter qu'au sein du parti communiste on prenne, maintenant, une position différente de celle qu'on a maintenu jusqu'à présent. Les Conseillers de la majorité seront, d'ailleurs, les premiers [testo aggiunto - visto: Il Segretario A. Brero] à se réjouir d'une telle prise de position nouvelle, étant donné que c'est seulement avec la collaboration de tous que l'on pourra adopter et faire appliquer les mesures propres à défendre la main-d'œuvre locale.

Il Consigliere Sig. MANGANONI rileva che il Presidente della Giunta, Avv. Caveri, è stato molto abile nell'impostare la questione, abilità che il gruppo social-comunista gli riconosce.

Osserva che nell'adunanza del 27 ottobre 1949 il Presidente della Giunta, Avv. Caveri, l'aveva incolpato di usare un linguaggio nelle adunanze del Consiglio ed altro linguaggio fuori delle adunanze del Consiglio. Fa presente che, in tale adunanza, non aveva parlato nè a nome del gruppo social-comunista nè a nome di alcuna corrente politica, ma soltanto a nome personale, per cui le accuse mosse dal Presidente erano da ritenersi rivolte soltanto al Consigliere interpellante.

Chiede, quindi, che il Presidente Avv. Caveri provi, con dati di fatto, che il Consigliere Manganoni ha usato un linguaggio in Consiglio ed un altro linguaggio fuori del Consiglio.

Rileva che potrebbe, a sua volta, riferire circa l'operato di alcune persone che appartengono alla corrente del Presidente della Giunta e informa che l'impresario Sig. Freydoz, il quale ha avuto in appalto lavori finanziati dall'Amministrazione regionale ha licenziato ultimamente elementi valdostani mantenendo al lavoro elementi non valdostani; precisa che la Ditta Freydoz ha agito in tal modo unicamente per questione di interesse, in quanto agli elementi non valdostani viene corrisposto un salario inferiore.

Riferisce di essere pure a conoscenza che, alcuni mesi or sono, una persona non valdostana ha ottenuto l'iscrizione anagrafica nel Comune di Doues e poi un posto alla S.A.M.I.S.

Il donne lecture d'un article publié sur l'hebdomadaire "L'Union Valdôtaine" en 1946, concernant les mesures adoptées par le Conseil en faveur de la main-d'œuvre locale, sur proposition du groupe des Conseillers social-communistes. Cet article, dit-il, est une preuve de l'intérêt que la gauche a porté à sauvegarder les intérêts de la main-d'œuvre locale.

Il cite le procès-verbal de l'assemblée du Conseil en date du 8 novembre 1948 au cours de laquelle les Conseillers Manganoni et Chabloz ont retenu l'attention du Conseil sur l'opportunité qu'il y avait à adopter des mesures idoines à sauvegarder les intérêts de la main-d'œuvre locale. Il ajoute qu'il a, au cours de cette séance, proposé que le Conseil approuvât une loi par laquelle on édicterait des règles précises afin de discipliner l'immigration en Vallée d'Aoste de la main-d'œuvre en chômage. Il dit encore que les Conseillers social-communistes ont, par de nombreux actes et lettres, demandé que la main-d'œuvre locale soit protégée.

Osserva che non intende polemizzare su tutti i punti ai quali ha accennato il Presidente della Giunta, Avv. Caveri. Ricorda che il Presidente della Giunta, invitato a prendere provvedimenti per l'allontanamento di quattro dipendenti della S.T.I.P.E.L., trasferiti al lavoro, da Torino ad Aosta, in occasione di uno sciopero, rispose che non poteva - a' sensi di legge - adottare alcun provvedimento nel caso in esame.

Osserva che, per evitare polemiche, sorvola sulla questione dei minatori di La-Thuile. Osserva che se la corrente alla quale appartiene il Presidente della Giunta ha tutelato la mano d'opera locale altrettanto hanno fatto le altre correnti, come risulta dai dati già citati e da quelli che potrebbe citare.

Rileva che il problema della tutela della mano d'opera rimane insoluto in quanto risulta che nei Comuni di Valgrisanche, St-Denis e Issogne gli Impresari licenziano la mano d'opera valdostana, mantenendo al lavoro gli elementi non valdostani. Ritiene che il Presidente della Giunta dovrebbe proporre ai Consiglieri del gruppo social-comunista di esaminare e di risolvere insieme il problema della tutela della mano d'opera locale.

Per quanto riguarda la interrogazione presentata per fatto personale, dichiara che il Presidente della Giunta, Avv. Caveri, nell'adunanza del 27 ottobre 1949, si riferiva non già ad una corrente ma al Consigliere Manganoni, interpellante, accusandolo di usare un linguaggio nelle adunanze di Consiglio ed altro linguaggio fuori dalle adunanze del Consiglio. Chiede, quindi, che il Presidente della Giunta, Avv. Caveri, documenti, con prove, la sua accusa.

Il Presidente della Giunta, Avv. CAVERI, ribadisce che nell'adunanza del 27 ottobre 1949, egli ha inteso riferirsi ad una determinata corrente e non intendeva quindi sollevare dei casi personali.

Il caso personale, egli afferma, è stato sollevato dal Consigliere Sig. Manganoni il quale, nella suc-citata adunanza, ha chiesto la parola per fatto personale. Ricorda di avere, in tale occasione, precisato che non si trattava solo del Consigliere Manganoni ma anche della sua corrente. Fa presente che nella materia in esame le questioni amministrative debbono essere esaminate sotto il punto di vista amministrativo, mentre le questioni di carattere politico debbono essere esaminate esclusivamente dal punto di vista politico; precisa che la questione sollevata dal Consigliere Sig. Manganoni era e va esaminata e discussa dal punto di vista politico, per cui il fatto personale passa in secondo piano.

Precisa che non intende nè trasformare nè sminuire la questione che aveva riferimento a tutta una corrente, anzi se mai amplificarla, in quanto si assume la piena responsabilità delle sue affermazioni. Riconosce che nell'adunanza alla quale ha accennato il Consigliere Sig. Manganoni parte di un determinato gruppo di Consiglieri social-comunisti ha formulato proposte a tutela della mano d'opera locale, ma ribadisce che l'organo ufficiale della Federazione Comunista non ha certo tenuto una campagna in difesa della mano d'opera locale, come risulta dagli articoli di cui ha dato lettura. D'altra parte, egli aggiunge, è comprensibile che una corrente politica, la quale localmente raggruppa circa 6-7 mila elementi non valdostani, tenga un linguaggio nelle adunanze del Consiglio ed altro linguaggio fuori dalle adunanze del Consiglio.

Circa il caso dell'impresario Freydoz, al quale ha accennato il Consigliere Sig. Manganoni, osserva che, dato e non concesso che l'impresario Sig. Freydoz appartenga ad una determinata corrente, la Presidenza della Giunta regionale ha provveduto a denunciare tempestivamente l'operato del suddetto impresario all'Ufficio provinciale del Lavoro di Aosta che ha promosso un procedimento contravvenzionale nei confronti dell'impresario stesso. Rimane, quindi, dimostrato, egli afferma, che la Presidenza della Giunta regionale non fa alcuna distinzione fra gli appartenenti alle varie correnti allorché si tratta di fare osservare le disposizioni di legge.

Accennando, quindi, alla citata questione della Società S.T.I.P.E.L., precisa che tale questione non ha nulla a vedere con quella delle residenze e della tutela della mano d'opera locale. Riferisce al Consiglio che, in occasione dello sciopero generale dei dipendenti della S.T.I.P.E.L., la Società stessa, per assicurare il funzionamento dei servizi, trasferì da Torino ad Aosta alcuni suoi dipendenti. Fa presente che alcune persone gli chiesero che fosse impedito di lavorare a tali dipendenti della S.T.I.P.E.L., anche per il fatto che non avevano la residenza in Valle e che, in seguito alla richiesta di intervento della Presidenza della Giunta regionale, rispose che, come vi è libertà di sciopero, vi deve pure essere libertà di lavoro. Precisa di avere fatto presente che tale richiesta costituiva un controsenso, in quanto il Presidente della Giunta regionale ha l'obbligo di tutelare, a' sensi di legge, la libertà di lavoro e che la questione della residenza in Valle non deve essere sollevata soltanto allorché torna comodo ed informa di aver precisato che, nel caso della Soc. S.T.I.P.E.L., non trattavasi affatto di assunzione in servizio di lavoratori, ma di semplice trasferimento interno di personale dipendente dalla Società S.T.I.P.E.L., da una sede ad altra sede della Società, per cui la questione della residenza non poteva essere sostenuta. Ritiene che non si possa contestare l'esattezza delle sue affermazioni, neanche da parte dell'opposizione.

Conclude, ribadendo che la questione di cui all'interrogazione in esame ha esclusivamente carattere politico e ribadisce ancora che, accennando ai due linguaggi, egli ha inteso riferirsi particolarmente ad una determinata corrente; dichiara di essere il primo a rallegrarsi qualora il linguaggio usato oggi a tutela della mano d'opera locale corrisponda ad un nuovo e definitivo orientamento della Federazione locale del partito comunista, la quale, sino ad oggi, non aveva difeso il principio della tutela della mano d'opera locale.

Il Consigliere Sig. MANGANONI dichiara di non essere soddisfatto della risposta e dei chiarimenti avuti dal Presidente della Giunta, Avv. Caveri, precisandone le ragioni e conclude, chiedendo che il Presidente della Giunta provi, con dati di fatto, le accuse rivolte non già alla corrente avversaria ma al Consigliere Manganoni. Precisa che soltanto in tal caso potrà, dichiararsi soddisfatto e chiede, in caso contrario, che la sua interrogazione sia trasformata in mozione.

Il Presidente, Avv. Dr. BONDAZ, dichiara chiusa la discussione sull'interrogazione.

IL CONSIGLIO

prende atto.

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