Oggetto del Consiglio n. 46 del 14 febbraio 1979 - Verbale
OBJET N° 46/79 - Application du bilinguisme dans les bureaux publics en Vallée d'Aoste. (Interpellation du Conseiller Salvadori). Obbligatorietà della conoscenza della lingua francese anche per l'assunzione del personale della Banca d'Italia in Valle d'Aosta. (Interpellanza del Consigliere Nebbia)
Interpellation
Le Conseiller régional soussigné
Constaté que plusieurs bureaux régionaux, communaux ou de l'Etat n'appliquent pas le bilinguisme qui est à la base de notre autonomie et de notre Statut Spécial mais utilisent dans les documents ou même dans les enseignes seulement la langue italienne
Interpelle
le Président de la Junte pour connaitre quelles interventions il pense faire aux différents niveaux intéressés.
Signé: Bruno Salvadori
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Interpellanza
I bandi di concorso per l'assunzione di personale negli Enti pubblici o di diritto pubblico in Valle d'Aosta rispettano ormai il dettato statutario della obbligatorietà di conoscenza della lingua francese. A ciò mi risulta faccia eccezione la Banca d'Italia che assume il proprio personale in base a concorsi nazionali in modo tale da non consentire l'accertamento di tale qualifica.
Interpello
pertanto il Presidente della Giunta regionale onde conoscere quali iniziative intende assumere per fare rispettare dalla Banca d'Italia il dettato di legge.
Con l'occasione porgo cordiali saluti.
Aosta, 1° febbraio 1979
F.to: Giuseppe Nebbia
Dolchi (P.C.I.) - La parole au Conseiller Salvadori. Il y a une autre interpellation semblable, toutefois je crois que les sujets soient différents, parce que l'interpellation du Conseiller Nebbia est plus spécifique; alors je ne demande pas au Conseil...sauf qu'il y ait des avis contraires, de mettre ensemble les deux interpellations. La parole au Conseiller Salvadori.
Salvadori (U.V.) - On pourrait même les traiter ensemble...
Dolchi (P.C.I.) - Le Conseiller Nebbia pense qu'on peut les mettre ensemble? D'accord, on procède à traiter conjointement l'interpellation du Conseiller Salvadori "Application du bilinguisme dans les bureaux publics en Vallée d'Aoste" et l'interpellation du Conseiller Nebbia "Obbligatorietà della conoscenza della lingua francese anche per l'assunzione del personale della Banca d'Italia in Valle d'Aosta".
Salvadori (U.V.) - Oui, c'est bien évident que le problème du bilinguisme en la Vallée d'Aoste c'est un problème de grande dimension, étant donné qu'il est aussi à la base de la vie même de notre Région autonome. A part les interventions de haute politique, qui concernent surtout les écoles et les mass-médias, il reste d'autres domaines dans lesquels le bilinguisme doit être réel pour être vraiment effectif et donner vraiment la base de notre autonomie. Et je veux faire quelque petit exemple, qui concerne des institutions publiques et même des institutions régionales, et qui nous démontre qu'en réalité le bilinguisme n'est pas réel. Pour ce qui concerne l'Hôpital, par exemple, l'unique définition bilingue c'est dans l'enseigne "Hôpital régional-Ente ospedaliero regionale", mais tout le reste à l'intérieur de cet immense bâtiment est en italien. La Commune d'Aoste: même discours, il y a seulement sur la façade du bâtiment le mot "Hôtel de ville" et il y a aussi l'entête du papier à lettres, mais pour le reste le discours est totalement en italien.
Plusieurs bureaux de la Région détachés en dehors du grand Palais dans lequel nous sommes, utilisent seulement l'italien. La gare d'Aoste est totalement en italien, ils parlent totalement en italien, et même l'enseigne Aoste-Aosta n'est pas bilingue, comme au moins sur 1'autoroute; pour ne pas parler des Postes, le discours est le même pour les bureaux de l'Etat, de la Police, et cetera; et encore le dernier exemple de l'Administration régionale, la Piscine de Pré-Saint-Didier où, à part les derniers documents en bilingue, tout le reste est en italien.
Il faudrait également, dans ce type de discours, évaluer le poids des Communes et donc les textes de leurs délibérations et leur correspondance, comme la correspondance même de la Région où, parfois, sont parties pour la France des lettres en italien, chose évidemment absurde! Il faudrait également contrôler si les noms des Communes respectent la graphie qui a été approuvée par le Conseil régional, il y a je pense une année, afin d'éviter ces sortes de "obbrobri" comme Cervinia qui, héritage d'un passé récent qu'on voudrait oublier...le nom Cervinia à la place de Breuil. Ce sont évidemment des exemples dans le discours plus général qui ne représentent pas, j'ai dit avant, le grand thème de haute dimension politique, mais qui nous doivent faire comprendre que bilinguisme signifie deux langues et donc un rapport le plus possible paritaire entre les deux langues officiellement reconnues en Vallée d'Aoste, et donc l'italien et le français, bilinguisme qui très souvent n'existe pas, même pas dans ce Conseil régional qui devrait être disons le "summit" de ce type de discours, car en effet les interventions des Conseillers de l'U.V. à part, les interventions des autres Conseillers sont presque toujours en langue italienne.
On a dit en ces jours ci qu'apprendre une deuxième langue représente un effort et un problème économique et on a soulevé le problème, le vieux problème du fait que les instituteurs et les institutrices de l'école élémentaire ont une indemnité de deuxième langue qui est due aussi au fait que pour les instituteurs et les institutrices il y a 3 heures et demie en plus pour semaine de travail et alors quelqu'un, en liant ce fait, a dit que même pour les bureaux de l'Etat il faudrait qu'il y ait cette indemnité de langue française. Or, à part le fait que ceux qui travaillent en Vallée d'Aoste, en tant que Région bilingue, doivent connaître les deux langues, c'est un problème à notre avis qui concerne exclusivement 1'Etat, et donc c'est l'Etat qui doit penser à un certain type de discours, ce même Etat qui n'a jamais tenu compte de l'article de la Constitution italienne, de la Constitution de la République dans laquelle nous vivons et qui a permis, dans les faits, que le bilinguisme qu'il a proclamé il y a 30 ans, aujourd'hui dans ces bureaux n'existe pas. Dans ce sens je voudrais savoir quelles sont les interventions de la Junte régionale dans ce domaine et, plus en général, la politique à suivre, surtout pour ce qui concerne ces bureaux qui sont en dehors du contrôle de l'Administration régionale.
Dolchi (P.C.I.) - La parole au Conseiller Nebbia.
Nebbia (P.S.I.) - Sì, a questo proposito ritengo che sia stato utile abbinare le due interpellanze anche se i motivi e i contenuti non sono identici, quest'interpellanza che ho presentato è molto più specifica, perciò ritengo che sia opportuno ampliare leggermente il discorso, anche se ci troviamo in una sede non di dibattito, ma semplicemente di domande e risposte.
Il motivo che ha provocato la mia interpellanza è quello generale dei concorsi, e dei bandi di concorso che gli Enti pubblici o di diritto pubblico svolgono in Valle d'Aosta e che ormai secondo una tendenza che si è generalizzata praticamente in tutta Italia vengono regionalizzati il più possibile, e qui in Valle regionalizzare i bandi di concorso vuole dire implicitamente anche chiedere tra le altre cose la conoscenza della lingua francese. Per quanto riguarda la Banca d'Italia, e poi mi è risultato successivamente per qualche altro Ente, invece, questi bandi di concorso sono svolti ancora su base nazionale con una sola eccezione che riguarda la Provincia di Bolzano, cioè la Banca d'Italia fa concorsi regionali solo per la Provincia di Bolzano e fa concorsi nazionali invece per tutto il resto del territorio nazionale. Questo vuol dire principalmente togliere delle possibilità di lavoro a persone che sono nate, che sono cresciute in Valle d'Aosta che hanno quindi acquisito naturalmente la conoscenza della lingua francese, oppure ad altre persone che, pur non avendo queste caratteristiche, la lingua francese la conoscono già per conto proprio. L'interpellanza riguarda pertanto il più grosso problema dell'offerta del lavoro qui, in Valle d'Aosta, offerta di lavoro che può essere selezionata se questi bandi di concorso sono regionalizzati.
Vorrei dire solamente due cose relativamente alla conoscenza della lingua francese: è ovvio ed evidente che in Valle d'Aosta ci debba essere il bilinguismo, credo che questo non sia discutibile, però è anche opportuno che non solo venga riconosciuto ai lavoratori un trattamento eguale in ogni settore, ma che anche l'Amministrazione regionale metta in atto tutti quegli strumenti che sinora, in 30 anni, non ha mai messo in atto, di divulgazione della lingua francese, di educazione permanente di tutta la popolazione, perché credo che parlare semplicemente di necessità di conoscere o meno la lingua francese sia inutile se non si fa in modo che tutta la popolazione, e non solamente quelli che frequentano la scuola, possa conoscere questa lingua a qualsiasi età. Grazie.
Dolchi (P.C.I.) - Risponde il Presidente della Giunta che ha la parola.
Andrione (U.V.) - Pour une bonne partie Monsieur Nebbia a répondu ce que je voulais répondre à M. Salvadori, c'est-à-dire que, premier point important, nous cherchons d'obtenir les concours régionaux dans toutes les Administrations d'Etat, et ça a été un lent grignotage, on a commencé par les Postes, maintenant la bataille est engagée pour l'INAIL, l'INPS, et cetera...qui n'ont pas encore fait des concours régionaux. Evidemment cela pose parfois quelques problèmes pour le nombre, par exemple la Police a accepté de faire des concours régionaux, mais les demandes sont nettement inférieures à l'offre pour l'instant, évidemment il faudra un peu de temps pour arriver à utiliser ce système.
Ce n'est pas exact que le Région n'a rien fait pour la divulgation de la langue française, parce que quand même c'est la Région qui a obtenu la transmission des télévisions de la Suisse romande et de la Suisse française, et je crois que cela c'est un des moyens les plus efficaces pour la divulgation de la langue, peut-être même plus que l'école, en considérant certains types d'enseignement qui maintenant sont donnés.
Pour ce qui concerne spécifiquement la Banque d'Italie nous ferons exactement le même type de requête, c'est-à-dire concours régionaux, et là je partage pleinement ce que Monsieur Nebbia a dit parce qu'il est évident que très souvent les fonctionnaires, dès qu'ils sont arrivés, demandent leur déplacement dans un autre siège, étant pourtant impossible de leur demander pour les mois qui restent d'apprendre une nouvelle langue.
Pour ce qui concerne les autres Administrations, je ne suis pas le premier Président qui écrit à l'ANAS ou aux Chemins de fer, et cetera, pour que soit respecté, non seulement le bilinguisme, mais l'orthographe des noms propres existants en Vallée d'Aoste et il faut dire que cette bataille est très longue, très lente, et que les résultats ne sont pas satisfaisants! L'ANAS se retranche derrière le manque d'argent chronique pour ne pas changer certains panneaux; tu as cité le Breuil, mais en montant le long de la Vallée d'Ayas on voit des écrits qui sont simplement épouvantables...notamment un certain Col qui est devenu qui est devenu "sucré", ou quelque chose de ce genre, alors qui était de "Tzecore"! En tout cas c'est une bataille lente, et là nous continuerons à insister pour que cela soit respecté; évidemment il y a quelques points qui sont plus difficiles que d'autres, parce que Nebbia justement dit que la régionalisation des concours est une tendance généralisée et que, par conséquent, là il y a des exploits sérieux d'obtenir quelque chose, alors que pour le comportement des grands offices de l'Etat cela laisse énormément à désirer! Nous insisterons.
