Oggetto del Consiglio n. 44 del 14 febbraio 1979 - Verbale
OBJET N° 44/79 - Initiatives pour améliorer la circulation sur la route d'Etat n° 26 de la Haute Vallée. (Interpellation des Conseillers Salvadori et Clusaz)
Interpellation
Les Conseillers régionaux soussignés
Constaté que le croisement de la route 26 avec la route de Cogne est très dangereux pour ceux qui montent vers Courmayeur, étant donné le fait que très souvent il y a des accidents à cause des colonnes de voitures et de TIR qui doivent s'arrêter pour attendre la déviation pour Cogne;
Constaté également qu'on pourrait facilement élargir dans cette zone la route 26 en réalisant, sur la droite de la route vers Courmayeur et pour une centaine de mètres, une nouvelle voie;
Ayant vu que la Commune de Sarre a justement établi des limites de vitesse sur la partie de la route 26 qui traverse son territoire;
Interpellent
le Président de la Junte pour savoir quand on pourrait réaliser l'ouvrage prévu à Sarre et s'il pense inviter les Communes traversées par la route 26 à établir des limites de vitesse dans les zones habitées.
Signés: Clusaz Robert - Bruno Salvadori
Dolchi (P.C.I.) - Qui va parler sur l'interpellation? La parole au Conseiller Salvadori.
Salvadori (U.V.) - Nous savons très bien que la route 26 représente un grave problème pour les habitants, soit dû au fait de la vitesse des TIR qui, très nombreux, voyagent sur cette route, soit dû au fait du manque d'illumination dans les centres habités et au fait que la largeur de la route n'est pas énorme, ce qui a créé plusieurs morts et plusieurs accidents.
Nous sommes convaincus qu'on ne peut pas attendre la solution définitive, parce que si on attend les solutions définitives de la part de l'Etat on pourrait discuter ici jusqu'à l'année 2000, et donc dans cette interpellation nous proposons deux interventions qui peuvent donner des résultats, provisoires évidemment. La première concerne le croisement qu'il y a à Cogne, où l'on pourrait élargir les 100 mètres de route qui précède le croisement de façon que ceux qui doivent aller à Cogne ne doivent pas bloquer tout le trafic derrière; la deuxième concerne les limites de vitesse dans les centres habités parce que, à part la Commune de Sarre et je pense, la Commune de Saint-Pierre, dans les autres Communes il n'y a pas un limite de vitesse; en même temps il faudrait aussi évaluer le problème du passage à niveau très dangereux qu'il y a pour la route qui monte à Introd, Rhêmes, Valsavarenche.
Dolchi (P.C.I.) - Pour compléter l'illustration, la parole au Conseiller Clusaz qui est signataire, lui-aussi, de l'interpellation.
Clusaz (U.V.) - Oui, si Monsieur le Président me permet je voudrais ajouter une chose à ce qui vient de dire mon collègue qui est Salvadori. Plus qu'ajouter je voudrais éclaircir le dernier alinéa de l'interpellation, là où l'on demande si le Président pense d'inviter les Communes à mettre des limites de vitesse: on doit l'entendre comme une invitation au Président de la Junte de sentir les Communes, qui ne pourront pas qu'être favorables et ensuite intervenir auprès de l'ANAS pour avoir cette autorisation, parce que n'oublions-nous pas que bien ou mal, que l'on veuille ou non, c'est elle, je dirais même malheureusement, la propriétaire de la route. Et je citerai à ce propos un fait concret: dès l'année 1966 et jusqu'au 1971, plus ou moins, à Arvier il y avait déjà ces limites de vitesse, et même si ça a créé quelque petit problème à la population locale parce que la police était très souvent arrêtée là et par conséquent quelques amendes en plus ont été inévitables, toutefois pendant toutes ces années personne a eu des accidents. Au contraire après: et je ne cite pas les plusieurs collisions entre voitures, je cite par exemple Madame Garin, deux jambes cassées, Madame Bovet, deux jambes cassées et la tête, elle-aussi, dernièrement Monsieur Junod Joseph deux jambes brisées et sept ou huit fractures, et il est six mois qu'il est à l'Hôpital d'Aoste et il n'est pas encore guéri.
On me dira à ce propos: mais si vous les avez déjà ces limites de vitesse pour quel motif vous l'avez enlevées. Bien je ne dirais pas que c'est un peu comme la politique que ce qui va bien aujourd'hui ne va pas bien le jour après, mais disons que sont peux les mystères de la vie! Un jour, un beau jour personne ne savait rien, nous nous sommes trouvés avec deux panneaux, un à l'entrée et l'autre à la sortie du pays avec l'inscription "50 Kilomètres de limite". Cinq années après plus ou moins la même chose, mais au contraire, sans que personne sache rien, ils ont été enlevés. J'ai parlé au chef cantonnier en le priant de les remettre et il m'a dit que pas seulement il ne pouvait pas les remettre, mais non plus les laisser mettre sans avoir l'autorisation du bureaux de Turin. J'ai écrit une lettre à l'ANAS à Turin en disant de les remettre ou bien en m'autorisant à les remettre même en payant, nous, les frais, mais ils ne m'ont pas répondu. J'avais à descendre à Turin et j'ai profité de l'occasion pour faire une course en Rue Talucchi, j'ai été reçu de la part de Monsieur le Géomètre Ceria et il était présent même l'Ingénieur Mina, ils ont été très gentils, il faut bien le dire, mais ils m'ont dit que ça il aurait créé des complications, parce que si nous mettons de nouveau ces limites à Arvier, il y a même d'autres Communes qui l'ont demandé et alors...une limitation complète de Aoste à Courmayeur. Enfin le résultat a été: non. Or, je me souhaite que ce qui n'a pas été capable de faire un petit Syndic d'une petite Commune, il soit capable de le faire un grand Président, même si d'une petite Région! Merci.
Dolchi (P.C.I.) - La parole au Président de la Junte.
Andrione (U.V.) - Oui, pour ce qui concerne le doublement de la route 26 à la hauteur de Sarre, nous sommes en train de traiter encore une fois pour la route de ceinture sud de la ville d'Aoste et pour arriver de Les Iles à Aymavilles: les deux projets évidemment seraient concurrentiels, nous nous résoudrions à demander cette solution si l'autre semblerait vraiment impossible, parce qu'évidemment la solution idéale c'est celle de transférer tout le trafic lourd sur la berge de la Doire, autrement la solution préconisée ici est évidemment un peu limitée. En tout cas n'étant signalées pas d'autres solutions nous pourrions demander celle-ci.
Pour ce qui concerne Clusaz, la vitesse peut constituer du moins une aggravation de tous les accidents qui se vérifient sur la route, mais il est évident que la cause première c'est l'énorme augmentation du trafic et surtout le trafic de poids lourds où la vitesse n'est presque jamais en cause pour les poids lourds en tant que tels, et évidemment les conséquences sont très graves parce que le poids fait de façon que si quelqu'un touche il se casse les jambes et autres choses.
Je demanderais aux Communes intéressées et je parlerai avec l'ANAS pour des limitations de vitesse, évidemment si par exemple on met 70 comme à Sarre, cette limitation de vitesse n'a pas tellement de signification, si on met 50 ce seront surtout les automobilistes à être pénalisés; ceci je crois que le Conseiller Clusaz le comprend, en tout cas je m'intéresserai, et puis nous en parlerons en privé pour voir ce qu'on peut faire à travers l'ANAS.
