Resoconto integrale del dibattito dell'aula. I documenti allegati sono reperibili nel link "iter atto".

Oggetto del Consiglio n. 97 del 1° ottobre 2008 - Resoconto

OGGETTO N. 97/XIII - Interrogazione: "Programmazione di scavi archeologici nella città di Aosta".

Interrogazione

Osservando il ripetersi annuale di campagne di scavo archeologico nella città di Aosta da parte della Sovrintendenza per i beni e le attività culturali, riguardanti in particolar modo Piazza Giovanni XXIII e Piazza Roncas, con l'erezione (e l'intermittente smontaggio) di vasti capannoni che impediscono la fruizione di vasti spazi pubblici e la normale percorribilità e visitabilità di luoghi di particolare interesse turistico;

i sottoscritti Consiglieri regionali

interrogano

gli Assessori competenti per sapere:

1) se le campagne di scavi nelle piazze suddette si ripeteranno negli anni a venire;

2) se è prevista l'attivazione di altri cantieri archeologici nella città di Aosta nel corso dell'anno 2009.

F.to: Bertin - Louvin

Presidente - La parola all'Assessore all'istruzione e cultura, Viérin Laurent.

Viérin L. (UV) - Merci, M. le Président. Nous parlons à nouveau de fouilles et tourisme culturel et des stratégies que nous allons mettre en place pour transformer quelque chose qui est, comme un chantier, parfois vu d'une façon négative en une opportunité. En réponse à cette question, donc je vais vous fournir toute une série de précisions. Avant tout que, dans le cadre des initiatives visant à mettre en œuvre la politique de l'Assessorat de l'éducation et de la culture, le Département de la Surintendance des activités et des biens culturels a lancé les programmes relatifs aux fouilles archéologiques de la Place Jean XXIII et de la Place Roncas d'Aoste. Nous devions à ce propos tenir compte de plusieurs faits: d'une part, que la Commune d'Aoste entendait à l'époque mettre sur pied un projet global de requalification urbaine des deux places (et, ce faisant, d'y restructurer les réseaux techniques urbains souterrains, comme elle l'a déjà fait dans trois autres quartiers de la ville); d'autre part, que ledit projet comportait - et comporte - nécessairement des travaux qui allaient affecter les vestiges archéologiques, lesquels sont particulièrement denses et intéressants dans cette zone; enfin, qu'à plusieurs reprises, au cours de différentes réunions, la Commune d'Aoste avait indiqué qu'elle désirait étudier la possibilité de concevoir cette restructuration en fonction aussi et surtout des remarquables témoignages du passé que renferme le sous-sol de ces deux places.

Nos techniciens de la Surintendance ont élaboré un programme de travaux à moyen terme avec aussi l'objectif d'effectuer d'un côté les recherches scientifiques qui permettront d'en savoir plus sur l'histoire de ces sites, mais aussi d'acquérir les données nécessaires à la mise au point d'un projet de valorisation et de promotion touristique et culturelle de cette zone. Ce projet pourrait ainsi prendre en compte tous les éléments intéressants de cette partie de la ville, en vue de l'ouverture au public d'un site archéologique qui, du fait de son ampleur et de l'importance des découvertes, pourrait certainement rivaliser avec les principaux sites européens et de ce fait l'on pourrait proposer ici ce concept, fort intéressant et d'une grande actualité à l'échelle de l'Europe: "l'archéologie en tant que ressource au service des citoyens". A l'heure où nous parlons le programme de fouilles archéologiques est en cours de réalisation.

En ce qui concerne la Place Jean XXIII, je vous rappelle que la première campagne de fouilles de 2005 s'est concentrée sur la partie nord-ouest de la zone; la deuxième en 2006 a ciblé le côté nord et la troisième, en 2007, a dégagé le secteur ouest de la place, près de la Cathédrale. La quatrième tranche concerne le centre de la place et vise à mettre au jour les vestiges et les stratifications relatives aux raccords planimétriques entre l'aire sacrée et la terrasse reliant celle-ci à la platea du forum, qui se trouve au sud du cryptoportique.

Pour ce qui est de la Place Roncas, après une première campagne qui en a exploré le côté nord, en 2006, et une deuxième axée sur le secteur est, en 2007, les fouilles en cours se concentrent sur la partie ouest et devraient permettre de comprendre et de déterminer la planimétrie et les côtes originales de la Porta Principalis Sinistra - si vous passez, en effet nous avons mis sur le chantier une reproduction de comment état la porte en origine, voilà le chantier événement -, la porte nord de la cité romaine à laquelle aboutissait le cardo massimo et donc les deux éléments plus intéressants de cette partie de la ville. Je précise que la Place Jean XXIII fera l'objet d'une autre campagne de fouilles, en 2009, tandis que les fouilles de la Place Roncas se poursuivront en 2009 et en 2010.

Je tiens à rappeler encore une fois que, dans un cas comme dans l'autre, il ne s'agit pas seulement de la recherche scientifique sur l'évolution du site, mais également de l'obtention des éléments nécessaires à la mise au point d'un projet de valorisation et de promotion touristique et culturelle de toute la zone. L'archéologie se fait ainsi multiforme: outil de connaissance du patrimoine culturel, elle permet aussi de protéger ce dernier et sert de base à sa mise en valeur, en vue de son exploitation et de sa mise à la disposition du public, c'est-à-dire la phase de divulgation dont on parlait lors du précédent Conseil. Les fouilles archéologiques effectuées depuis quelques mois en pleine ville, Place Jean XXIII et Place Roncas, nous fournissent par ailleurs une nouvelle occasion de proposer aux curieux, aux touristes, à la population résidente une initiative que nous avons déjà expérimentée lors des différentes initiatives, surtout lors de la Foire de Saint-Ours (édition d'hiver et édition d'été): le chantier ouvert au public.

L'idée - on en parlait la dernière fois - est simple mais, comme souvent on dit, il y avait même une émission sur "France 2", qui disait: "il fallait y penser"; c'est une chose très simple, mais il fallait y penser, ce n'est pas nous qui avons inventé cette histoire de chantier événement, je disais au collègue Louvin, je l'ai vu personnellement en Catalogne, car la Sagrada Familia est un exemple de chantier événement, c'est-à-dire que c'est un site culturel qui est toujours en évolution comme chantier, donc ils ont compris l'atout de faire visiter même le chantier avant de l'ouverture et même s'il y a un chantier du fait aussi que chaque année le chantier évolue, se modifie et donc chaque année il y a quelque chose de différent à voir; en plus il y a l'opportunité d'acquérir des informations historiques sur le site même. C'est donc l'idée simple de permettre aux visiteurs d'accéder à une partie du chantier, suivant un itinéraire de visite sécurisé, en compagnie d'un expert capable de leur fournir différentes données ou informations quant aux recherches en cours et d'en expliquer les principales phases, ce qui permet à chacun d'entre eux de prendre mieux conscience de l'action entreprise par l'Administration en matière de biens culturels et de connaître toutes ces données dont on parlait.

Je voudrais souligner que les objectifs des fouilles archéologiques - surtout lorsqu'elles sont pratiquées en zone urbaine - doivent inclure non seulement la reconstitution des processus de formation des dépôts stratifiés, mais aussi l'élaboration et la diffusion des informations relatives aux travaux entrepris. D'un côté donc informations scientifiques, mais aussi informations de comment on dépense les ressources qui sont de l'administration et divulgation à la collectivité. C'est ainsi que les chantiers ouverts Place de la Cathédrale et Place Roncas à Aoste ont connu une évolution et de lieux clos où s'effectuaient des opérations incompréhensibles et coûteuses pour la collectivité, ainsi ils étaient perçus par la collectivité, ils sont devenus une vitrine de la recherche, propre à stimuler la curiosité d'un public parfois détaché ou simplement mal informé.

Tout le monde est bien conscient que l'ouverture d'un chantier de fouilles archéologiques en plein cœur de la ville peut avoir et a de répercussions quelque fois traumatisantes en raison des entraves à la circulation ou quand même à la viabilité qu'il génère et des modifications qu'il peut apporter à certaines parties bien établies du paysage urbain, mais il faut essayer, même s'il est difficile, de conjuguer les deux aspects. L'enquête archéologique devra bien entendu réunir d'importantes données scientifiques, mais il lui faudra également fournir du matériel destiné à la communication, car si nous savons transmettre à la Communauté le sens de l'activité archéologique et lui proposer différents niveaux d'approfondissement de cette information, nous "faisons d'une pierre deux coups", c'est-à-dire le prix de cette entreprise s'en trouve justifié et nous suscitons un intérêt qui nous aidera par la suite à valoriser ce site et à le protéger. Par ailleurs, organiser un chantier ouvert au public ou aménager une aire archéologique à l'aide de supports pédagogiques ou d'information requiert un engagement financier relativement modeste en regard des différents publics que cette initiative permet de toucher. Nous avons - j'aime bien le souligner - à l'intérieur de la Surintendance une série de professionalités qui sont utilisées pour ce chantier événement. C'est un rapport de un à plusieurs; autrement dit, une seule et unique démarche sensibilise une quantité considérable de personnes avec lesquelles il serait difficile, sans cela, d'instaurer un dialogue aussi immédiat et direct. La simple divulgation des résultats de fouilles archéologiques peut améliorer le bagage culturel d'une tranche considérable de la population et apporter de ce fait un plus à la société. C'est ainsi que l'exploitation d'un site permet à une réalité locale de reprendre possession de sa mémoire historique. Voilà pourquoi l'un des devoirs de quiconque est engagé dans une activité scientifique est celui de savoir transposer les informations et les données analytiques rébarbatives qu'il collecte dans un langage simple et clair. De ce point de vue, la réaction du grand public peut être à la fois extraordinaire et encourageante. Il suffit pour s'en convaincre de regarder les chiffres relevés lors des précédentes manifestations (je vous les ferai parvenir).

Pour ce qui se réfère à la deuxième question, les procédures relatives aux fouilles archéologiques de la petite place située devant la Collégiale de Saint-Ours sont actuellement en cours et je précise que cette fois encore les recherches serviront de base à la mise en valeur de ce haut lieu de la ville, on en parlait aussi lors du dernier Conseil. Le projet, qui comporte deux tranches de travaux successifs, devrait commencer au mois d'octobre de cette année et durer deux ans, au cours desquels, comme nous le faisons désormais régulièrement, un chantier ouvert au public sera aménagé.

Presidente - La parola al Consigliere Bertin.

Bertin (VdAV-R) - Grazie, Presidente, ringrazio l'Assessore. Prendiamo atto delle dichiarazioni dell'Assessore, ne prendiamo tristemente atto, perché è un peccato che questi spazi pubblici siano sistematicamente occupati da capannoni, sono stati concepiti per un altro tipo di utilizzo. È utile fare i cantieri, ma bisogna limitarli il più possibile, senza condizionare troppo la città sia dal punto di vista turistico che generale. Bisogna permettere una giusta fruizione di questi spazi, soprattutto quando sono spazi che hanno anche un importante interesse turistico. I cantieri evento sono delle esperienze interessanti e intelligenti che bisogna utilizzare, ma sono degli espedienti, che non devono diventare il pretesto per mantenere cantieri più del necessario e occupare il suolo pubblico. Devono essere appunto degli eventi e come tali devono essere eccezionali, non possono essere la norma; le piazze devono essere utilizzate come piazze e i cantieri devono fare i cantieri. Prendiamo atto delle dichiarazioni dell'Assessore, speriamo che in avvenire si cerchi di tenere in considerazione anche le esigenze turistiche e non della città. In particolar modo stavo pensando... adesso parlava della Collegiata di Sant'Orso che è stata "impacchettata" il 12 luglio...mi sfugge l'utilità di "impacchettare" il 12 luglio la Collegiata, seppure "impacchettata" bene... va bene farlo il 12 aprile o il 12 settembre, ma il 12 luglio ci sono delle esigenze turistiche che magari vanno salvaguardate. Speriamo che in avvenire si tengano in considerazione anche questi aspetti.