Resoconto integrale del dibattito dell'aula. I documenti allegati sono reperibili nel link "iter atto".

Oggetto del Consiglio n. 2528 del 21 febbraio 2007 - Resoconto

OGGETTO N. 2528/XII - Approvazione della risoluzione: "Sostegno all'azione di istituzioni, associazioni e cittadini per la liberazione di Ingrid Betancourt".

Risoluzione

Ricordato il quinto anniversario del rapimento di Ingrid Betancourt, leader del movimento "Oxygene Verde", sequestrata insieme alla sua amica e collaboratrice Clara Rojas, dalle Forze Armate Rivoluzionarie Colombiane, il 23 febbraio 2002, durante la campagna elettorale per le elezioni presidenziali alle quali era candidata;

Tenuto conto dell'impegno sociale e politico di Ingrid Betancourt svolto in favore della libertà di espressione, della democrazia e del rispetto dei diritti umani, contro l'ingiustizia sociale, la corruzione, il narcotraffico;

Considerato il particolare valore che assume l'impegno per la difesa dei diritti umani e civili e per la legalità in un Paese come la Colombia, in cui, attualmente, sono detenuti oltre 3000 ostaggi;

Considerato che Ingrid Betancourt, con la sua storia politica e personale, rappresenta un simbolo di un modo di intendere l'impegno politico e civile e di essere cittadini al servizio del bene comune e contro ogni forma di prevaricazione e di violenza;

Considerata la mobilitazione internazionale, soprattutto in Francia, essendo la rapita anche cittadina francese, di istituzioni e movimenti politici e sociali, di associazioni e di cittadini in favore della liberazione di Ingrid Betancourt;

Il Consiglio regionale

Impegna

Il Presidente del Consiglio e il Presidente della Regione

a sostenere l'azione, nelle diverse sedi istituzionali, per la liberazione di Ingrid Betancourt.

F.to: Viérin Adriana - Charles Teresa - Fontana Carmela - Squarzino Secondina - Caveri

Presidente - La parola alla Consigliera Viérin Adriana.

Viérin A. (UV) - Merci de votre patience, on a dépassé de 14 minutes l'heure normale. J'ai demandé de discuter aujourd'hui simplement parce que le 23 février est l'anniversaire de l'enlèvement de Ingrid Betancourt, donc je préférais - je parle au nom de mes collègues et du Président de la Région qui a signé cette résolution - de le faire ce soir.

Je commencerais par deux mots de Ingrid Betancourt avant son enlèvement, elle disait: "je m'appelle Ingrid Betancourt, j'ai 40 ans, je suis mère de 2 enfants, je suis aussi Sénateur de mon Pays: la Colombie. C'est dangereux, mes enfants ont été menacés et j'ai dû me séparer d'eux pendant 3 ans. A deux reprises la mafia a tenté de me tuer, je suis consciente du danger, mais il ne me fera pas reculer".

Le 23 février 2002 Ingrid Betancourt, candidate aux élections présidentielles de Colombie, est enlevée par la guérilla des FARC, alors qu'elle se rend par la route n° 125 del Cagua en compagnie de sa collaboratrice Clara Rojas. Elle était Députée puis Sénatrice et depuis toujours elle n'a eu cesse de dénoncer les collusions entre le pouvoir et les narcotrafiquants. Femme hors du commun, elle se bat depuis 1994 contre la corruption qui gangrène la vie politique du Pays depuis bien trop longtemps. Fille d'ancien Ministre, diplômée de Sciences politiques à Paris, Ingrid n'hésite pas à se getter cœur et âme dans la bataille, seule contre tous elle n'a eu de cesse de s'attaquer à l'appareil d'état au péril de sa vie, malgré les menaces et les faux procès. Depuis son enlèvement le Comité de soutien mène des actions de par le monde pour obtenir sa libération, ainsi que celle des 3.000 autres personnes retenues en otage en Colombie.

Pour la plupart les citoyens européens n'avaient qu'une très vague idée de ce qui se passait en Colombie, cet enlèvement a été le point de départ d'une prise de conscience du drame qui se déroule depuis plus de 50 ans dans ce Pays, où la violence fait chaque année de milliers de victimes civiles. Par son enlèvement Ingrid a donné un nom et un visage à de milliers d'anonymes - on parle de plus de 3.000 disais-je qui sont en ce moment retenus en otage dans le Pays -; 80% de tous les enlèvements au monde ont lieu en Colombie. Les FARC, une guérilla d'extrême Gauche, en détiendrait un peu moins de 1.000, le reste étant entre les mains d'autres groupes armés et surtout de la délinquance commune. La Colombie est aussi le Pays le plus dangereux au monde pour les syndicalistes - 3.800 assassinats au cours des 15 dernières années -, pour les journalistes et pour les défenseurs des droits de l'homme. Ces crimes, commis le plus souvent par les paramilitaires d'extrême Droite, restent très largement impunis. La Colombie est pourtant théoriquement une démocratie parlementaire, le Président, les Gouverneurs de province, ainsi que les Maires des villes sont élus au suffrage universel direct et la Constitution de 1991 est un modèle reconnu, mais une corruption endémique et l'état de guerre actuel en ont fait un Pays où la violation des droits humains est malheureusement devenue "monnaie courante". Est-ce que l'on peut vraiment penser que le combat d'Ingrid Betancourt n'est pas le nôtre? Ce serait oublier que la Colombie est le principal pourvoyeur de cocaïne du monde occidental, que nous le voulions ou non la situation colombienne pèse déjà directement sur notre vie quotidienne, sur notre avenir et sur l'avenir de nos enfants. Plus loin que cela, le combat d'Ingrid Betancourt pour la démocratie, pour la justice sociale, pour les enfants contre la corruption, la violence et les enlèvements n'est-il pas le nôtre aussi? Je vous demande à mon nom, au nom des mes collègues, Conseillers régionaux, et au nom du Président Caveri, qui avait été également sollicité par M. Jean-Jacques Queyranne dans une lettre du mois de décembre dernier, de prendre partie à ce mouvement de solidarité envers cette citoyenne de Colombie, mais qui est également citoyenne française... et avait sollicité notre Conseil aussi de faire ce que d'autres Conseils régionaux francophones ont déjà fait avant nous. Merci de votre attention.

Presidente - La parola al Consigliere Frassy.

Frassy (CdL) - Ho ascoltato con interesse l'illustrazione di questa risoluzione da parte della collega Viérin e devo dire che ho appreso qualcosa in più rispetto a quello che sapevo della Colombia. Non capisco però, pur votando alla fine questa risoluzione, quali siano le motivazioni d'urgenza e quali siano le conclusioni di sostanza della stessa, anche perché non ci è dato di capire dall'esposizione della collega Viérin se la rapita sia ancora in vita o meno. Abbiamo appreso che è stata rapita 5 anni fa, non capiamo come possa operare il Presidente della Regione e del Consiglio nelle sedi istituzionali, anche perché penso che, al di là delle affermazioni di principio, non avendo notizia alcuna, non vorrei che qualcuno sia obbligato obtorto collo ad una missione impossibile in Colombia, a quel punto bisognerebbe veramente preoccuparsi di trovare dei volontari e sicuramente lei come prima firmataria potrebbe avere questo onore, ma anche tale onere.

La ringrazio a nome del gruppo per aver portato un caso forse non di estrema attualità - perché forse appartiene più alla storia che non all'attualità - a conoscenza del Consiglio, ma penso che questa risoluzione non riesca a farci fare dei grossi passi avanti verso l'obiettivo della liberazione di tale persona e probabilmente è una petizione di principio che, essendo vecchia di 5 anni, poteva essere iscritta all'ordine del giorno del Consiglio per le vie ordinarie ed essere messa in coda alle mozioni. Prendiamo atto che è riuscita a farci discutere e votare un qualcosa che non ha nulla di attuale, né di urgente, perché è da 5 anni che lei sa che questa Signora è stata rapita, perciò non capiamo quale sia l'urgenza.

Presidente - La parola alla Consigliera Viérin Adriana.

Viérin A. (UV) - J'avais essayé d'être un peu plus synthétique compte tenu de l'heure; évidemment je pourrais vous parler d'Ingrid Betancourt beaucoup plus longtemps. Sachez que les preuves du fait qu'elle est encore vivante on les a eues il y a 2 ans, depuis il est vrai qu'il y a des doutes, mais il y a des négociations en cours prises en charge par Espagne, Suisse et France et on est en train de négocier sa libération. Je vous prie - si jamais vous voulez mieux vous renseigner sur ce sujet intéressant - d'accéder au site... je vous fournirai éventuellement les adresses électroniques pour le faire. Merci, M. Frassy.

Presidente - Pongo in votazione la risoluzione in oggetto:

Consiglieri presenti, votanti e favorevoli: 32

Il Consiglio approva all'unanimità.

Presidente - La seduta è tolta.

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L'adunanza termina alle ore 20,25.