Oggetto del Consiglio n. 2261 del 8 novembre 2006 - Resoconto
OGGETTO N. 2261/XII - Affidamento di importanti incarichi ad un professionista valdostano. (Interpellanza)
Interpellanza
Considerato che in data 15 luglio 2005 con delibera n. 2231 e in data 29 luglio 2006 con delibera n. 2148, la Giunta regionale ha affidato due importanti e complessi incarichi al neo-laureato ingegnere Manuel Lavoyer, parente di 1° grado del Consigliere regionale di maggioranza Claudio Lavoyer;
Evidenziata l'inopportunità politica ed etica di tale nomina rispetto al principio di imparzialità dell'amministrazione;
Preso atto dell'"inesperienza" del professionista incaricato di supportare con una consulenza i dirigenti con ventennale esperienza nel settore di competenza;
i sottoscritti Consiglieri regionali
Interpellano
la Giunta regionale al fine di conoscere le motivazioni tecniche e politiche di tale incarico e gli intendimenti circa l'eventuale revoca immediata di tale incarico.
F.to: Lattanzi - Frassy
Presidente - Prima di passare al punto 29, volevo comunicare che è stata depositata alla Presidenza una risoluzione a firma dei Consiglieri Sandri, Fontana Carmela, Squarzino Secondina, Bortot, Venturella, che impegna la Giunta ad integrare il nucleo di valutazione delle strutture ospedaliere con un esperto scelto in accordo con i gruppi della minoranza consiliare. La risoluzione verrà iscritta domani mattina.
La parola al Consigliere Lattanzi.
Lattanzi (CdL) - Questa è una di quelle interpellanze che non si vorrebbero mai fare e credo che 8 anni passati su questi banchi, da parte mia, siano sufficienti per sostenere che questa non è un'interpellanza "ad personam". Lo dico subito al collega Lavoyer, al quale so che non può far piacere questa interpellanza, lo capisco come collega, lo capisco come padre, meno come amministratore e come politico, ed è il motivo per cui ho voluto porre l'attenzione su questo provvedimento amministrativo, o meglio su 2 provvedimenti, perché vorrei che questa interpellanza ci desse la possibilità di fare alcune riflessioni che farò dopo la risposta dell'Assessore in merito alle motivazioni tecniche e politiche di tali incarichi.
Si tratta di 2 incarichi che sono stati assegnati il 15 luglio 2005 e il 29 luglio 2006 con 2 deliberazioni al figlio del nostro collega e che, al di là dei fastidi che 2 deliberazioni possono far sorgere nella popolazione, sono io stesso in imbarazzo a doverli portare in quest'aula, però sono stati momenti di riflessione, caro Claudio, te lo dico con grande affetto: mi dispiace per te e mi dispiace per noi, dopodiché potremo commentare questi 2 atti in termini politici, non personali.
Chiedo pertanto che la Giunta dia risposta a questi 2 atti che sono stati erogati.
Presidente - La parola all'Assessore al territorio, ambiente e opere pubbliche, Cerise.
Cerise (UV) - L'interpellation présentée par les Conseillers Lattanzi et Frassy concerne directement l'ingénieur Manuel Lavoyer et formule notamment des appréciations discutables d'ordre professionnel à son égard.
Les délibérations du Gouvernement régional n° 2231/2005 et n° 2148/2006, mentionnées dans l'interpellation, ont été adoptées pour répondre à des exigences clairement motivées et indéniables des structures régionales. Des mandats de Conseil ont été confiés à 3 professionnels et à 2 collaborateurs techniques et administratifs des coordinateurs du cycle de réalisation des travaux publics, respectivement par la première et par la deuxième desdites délibérations. Ces techniciens exercent leur activité dans le domaine des aménagements hydrauliques et sont chargés du suivi et du contrôle des travaux ainsi que de l'établissement de comptes rendus administratifs et techniques. Les dirigeants des 2 structures concernées ont affirmé qu'ils avaient besoin de pouvoir compter sur une assistance technique dans le cadre des procédures complexes relatives à l'exécution des travaux d'aménagement hydraulique des principaux bassins.
Pour ce qui est plus précisément du professionnel en question, le mandat qui lui a été confié découle de l'augmentation de la charge de travail de la Direction de l'aménagement du territoire et du Service des ouvrages hydrauliques, auquel a été transférée en 2006 une partie des compétences de ladite Direction. Par ailleurs, en sus d'assurer la mise en œuvre des opérations relatives aux conséquences de l'inondation, ce service doit veiller à la réalisation des travaux prévus par le plan opérationnel des travaux publics.
En 2005, un mandat de 11 mois a été confié à M. Lavoyer pour: vérifier la conformité des projets avec les dispositions de la loi régionale n° 12/1996 et examiner les justificatifs des offres irrégulières ayant été présentées pour l'attribution des travaux d'aménagement hydraulique des principaux bassins visés au programme opérationnel 2005 des travaux publics; contrôler les dossiers et élaborer la documentation administrative nécessaire à l'obtention des autorisations requises pour procéder aux opérations d'aménagement hydraulique des principaux bassins visés au programme opérationnel 2005 des travaux publics. En 2006, en vue de la réalisation de travaux d'aménagement hydraulique pour un montant global d'environ 17 millions d'euros, ledit mandat a été prolongé pour une période de 3 ans et M. Lavoyer a été chargé des fonctions suivantes: instruction technique des dossiers pour vérifier la conformité des projets avec les dispositions de la loi régionale n° 12; contrôle technique et administratif de la documentation présentée par le Directeur des travaux ou par l'expert chargé de la réception de ceux-ci, aux fins du suivi et du contrôle desdits travaux et de l'établissement de comptes rendus; élaboration de la documentation administrative nécessaire à la délivrance des autorisations requises pour l'exécution des travaux.
Des connaissances techniques dans le secteur des aménagements hydrauliques sont nécessaires pour l'exercice de ces fonctions et M. Lavoyer, ayant obtenu un diplôme d'ingénieur en génie environnemental, a suivi une formation qui prépare justement les techniciens à résoudre les problèmes liés à l'environnement. Par ailleurs, M. Lavoyer avait déjà collaboré avec les bureaux régionaux lors de l'élaboration de sa thèse qui portait sur certaines des opérations d'aménagement hydraulique et des versants effectuées à la suite de l'inondation de l'an 2000.
En 2005, lorsqu'il a été décidé de confier à des professionnels des mandats de Conseil pour assister les structures chargées de la mise en œuvre du programme des interventions nécessaires à la suite de l'inondation du mois d'octobre 2000, le choix ne se portait pas sur des dizaines de candidats. Bien au contraire, les ingénieurs diplômés étaient alors extrêmement rares et très demandés. Parmi les rares ingénieurs disponibles, 2 seulement ont manifesté leur intention de travailler au sein de l'Administration régionale et l'une de ces deux personnes était M. Lavoyer. En 2006, à l'expiration du premier des 2 mandats, le Dirigeant de la structure concernée a constaté que M. Lavoyer n'avait pas seulement reçu une excellente formation technique, mais avait fait preuve de grande disponibilité, de flexibilité, de capacités professionnelles remarquables et avait de plus acquis des compétences dans le domaine administratif.
Etant donné que de nombreux travaux devaient être complétés et que M. Lavoyer avait participé au contrôle technique de plusieurs d'entre eux, le Dirigeant de la structure en question a demandé à pouvoir continuer sa collaboration avec ce technicien et à pouvoir augmenter l'étendue des fonctions confiées à ce dernier, ainsi que la durée de son mandat. En effet, une durée plus longue - prévue par la loi évidemment - permet d'assurer une continuité au travail effectué et d'encourager le technicien concerné à poursuivre sa collaboration avec l'Administration régionale, ce qui comporte pour celle-ci des avantages évidents, puisque ainsi le patrimoine d'expériences acquises n'est pas dispersé. Par ailleurs, les coûts afférents à la rémunération des consultants sont comparables à ceux d'un fonctionnaire de la catégorie "D", voire même inférieurs. La délibération susmentionnée indique une rémunération mensuelle de 2.369 euros qui, déduction faite des impôts versés par le consultant, correspond à un montant de moins de 1.400 euros au mois. Je souligne encore que l'engagement est presque à temps plein.
L'Administration régionale a donc adopté un comportement absolument impartial et a évalué de manière objective les capacités techniques de M. Lavoyer en fonction des exigences organisationnelles de la structure compétente. L'Administration ferait preuve de partialité si elle excluait M. Lavoyer uniquement du fait qu'il porte le même nom qu'un Conseiller régional qui - je vous le rappelle - ne faisait pas partie de la majorité au mois de juillet 2005. Je ne vois donc aucune raison de révoquer le mandat confié à M. Lavoyer, et ce, tant que celui-ci continuera, d'une part, à respecter ses obligations contractuelles, et d'autre part, à exercer les fonctions qui lui sont attribuées avec une compétence et un professionnalisme du plus haut niveau. Au contraire, j'espère encore, dans l'intérêt de la Région, que M. Lavoyer continuera à prêter sa collaboration comme il est prévu dans le contrat. Nous sommes d'ailleurs honorés de pouvoir compter sur son dévouement, sa diligence, sa disponibilité tout à fait face à un revenu et à la qualité bien modeste par rapport à la qualité des prestations. Je remercie encore M. Lavoyer pour sa disponibilité et pour sa collaboration.
Presidente - La parola al Consigliere Lattanzi.
Lattanzi (CdL) - ... che dire? Diciamolo ai Valdostani, perché non è così scontato come lei lo ha proposto questo tema! Certo, per lei è facile perché anche suo figlio è stato impegnato con l'amministrazione pubblica, così come altri figli di Consiglieri e Assessori della maggioranza in questi ultimi anni, quindi per lei è normale! Per noi no, e ci perdoni se non è normale e se siamo qui a rappresentare un sentimento di non normalità rispetto a questo sistema! Quello che lei considera "normale", per noi non lo è, e non lo è sotto l'aspetto giuridico, perché lei è stato molto bravo ad illustrarci le motivazioni tecniche per le quali un laureato con il suo patrimonio culturale ha diritto, anche se figlio di un Consigliere regionale, a lavorare per la Regione. Il problema è che non c'è un solo cittadino valdostano, ma neanche di quelli che votano lei, che accetti una cosa del genere, oggi, in Valle d'Aosta!
Non vi state rendendo conto che fate dei danni a tutti noi, alla classe politica? Voi fate dei danni irreversibili alla credibilità di questo Consiglio, facendo con superfacilità e continuità quello che avete fatto negli ultimi 15 anni... c'è un piccolo problema: alla gente non va più bene, alla gente non va più bene! E noi siamo a rappresentare questa amarezza, l'amarezza di chi fa politica e si sente dire per strada: "eh, il tuo amico ne ha infilati un altro dei suoi, ha fatto l'ennesima deliberazione al suo amico, al suo parente, al suo cugino, voi vi prendete un sacco di soldi e vi alimentate la casta dei privilegiati della politica valdostana"! Questo ci dice la gente, forse a lei non ha il coraggio di dirlo; forse a lei, che ha il figlio impegnato, non ha il coraggio di dirlo! A noi, invece, che non abbiamo nulla da spartire, è venuto in mente che - anche se tecnicamente e giuridicamente plausibile e giustificabile attraverso l'esperienza - è inopportuno: avete chiaro cos'è il concetto di "inopportunità"?
Il "povero" Manuel Lavoyer non può quindi lavorare per miseri 1.400 euro al mese per l'Amministrazione, solo perché ha la colpa di avere suo padre, qui? Credo che se sono così miseri 1.400 euro al mese, poteva farne benissimo a meno, visto i danni che ha creato in questa Amministrazione, non il figlio, il gesto di quelle 2 deliberazioni, perché è un gesto che ha reso meno credibile questa classe politica, noi compresi dell'opposizione, che non c'entriamo nulla! Inopportunità, collega Lavoyer, non persecuzione, invidia, ma per l'amor di Dio! Sono talmente pochi 1.400 euro che forse glieli potevi dare di tasca tua e fargli fare un altro lavoro, tanto con tutto questo curriculum, questo patrimonio da non disperdere, certamente aveva ricche proposte di lavoro!
Si sono presentati solo in 2 alla richiesta di questa specifica professionalità: il controllo dei lavori nei più grandi bacini idrici della Valle; ma noi sappiamo come funzionano queste cose, lo sa tutta la Valle d'Aosta ormai, cioè tutta quella Valle d'Aosta che scopre che c'era un'opportunità di consulenza un giorno dopo che è stata assegnata... perché non vorrà mica venirci a raccontare che in tutta Italia le uniche 2 professionalità erano, "casualmente", 2 Valdostani di cui uno figlio di un Consigliere? Credo che sia inopportuno; forse voi non comprendete il nostro disagio e non capite neanche le persone che oggi vi incontrano sotto il Palazzo e vi fischiano, rimanete basiti! Ma come "cavolo" facciamo a convincere la gente che siamo credibili, quando non sappiamo rinunciare a 1.400 euro al mese per nostro figlio? Se era mio figlio, io non lo avrei fatto assumere, Assessore Cerise, né per 1.000 né per 3.000, mi dimettevo! Se nostro figlio deve lavorare per l'Amministrazione regionale, ci dimettiamo: questo è un passaggio!
No, dobbiamo preparare noi, della "CdL", una proposta di legge che renda incompatibile e in eleggibile chi ha degli interessi diretti con l'Amministrazione, che non possa fare né il Consigliere, né l'Assessore, né il Presidente della Giunta, né il Presidente del Consiglio, per dare un significato chiaro e un messaggio etico alla gente che noi tutti, 35, vogliamo cambiare!
So che non vi interessa...
La Torre (FA) - (fuori microfono) ... sto pensando a Lunardi...
Lattanzi (CdL) - ... stai pensando a Lunardi... e fa "schifo", Leonardo La Torre, fa "schifo"! Se tu pensi che Lunardi ha fatto questo, io non lo so, ma se lo ha fatto... fa "schifo"! Come quelli che hanno parenti che lavorano con appalti al casinò, fa "schifo"!
In questo momento la gente dice che fa "schifo", noi possiamo "sbattercene le balle" e dire che è amministrativamente ammesso, legislativamente concesso, burocraticamente un diritto, però la gente dice che... basta! Collega Lavoyer, l'invito è a te...
Lavoyer (FA) - (fuori microfono) ... non ho dato incarico...
Lattanzi (CdL) - ... lo so, non hai dato incarico, è vero, tuo figlio ha preso questo incarico, ma tu sai cosa dovevi fare: chiedergli di non metterci in imbarazzo, questo dovevi fare, perché se era mio figlio gli avrei detto: "non mettermi in imbarazzo, vai allo studio..." - che avete fra l'altro insieme e dove ha acquisito tutte queste competenze - "... e continua a lavorare come privato, come fanno tutti gli altri architetti, ingegneri, geometri che si "sbattono" dalla mattina alla sera e non hanno un parente o un amico in amministrazione che può dargli un incarico"! Poi l'Assessore Cerise mi può anche aver convinto che non c'è stata alcuna ingerenza né del Consigliere Lavoyer, né di Cerise per far dare quell'incarico, e che sia stata tutta una questione amministrativa... va bene, prendiamola per buona, ma... non va bene lo stesso! So che forse fate fatica a capire, ci prendete per matti; cosa volete che vi dica... esprimiamo il disagio di quelle persone, anche vostri elettori, che dicono che così non si può andare avanti, poi... fate come volete!
Presidente - Vista l'ora, dichiaro conclusi per questa giornata i lavori di questa adunanza del Consiglio regionale. I lavori riprenderanno domani alle ore 9 con la discussione del punto 30 all'ordine del giorno.
La seduta è tolta.
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La seduta termina alle ore 20,06.
