Resoconto integrale del dibattito dell'aula. I documenti allegati sono reperibili nel link "iter atto".

Oggetto del Consiglio n. 1887 del 19 aprile 2006 - Resoconto

OGGETTO N. 1887/XII - Corso di laurea specialistica in psicologia presso l'Università della Valle d'Aosta. (Interpellanza)

Interpellanza

Viste le preoccupazioni di alcuni studenti iscritti al primo anno del corso di Laurea Specialistica in Psicologia, attivato presso l'Università della Valle d'Aosta, circa il prosieguo di detto corso;

Apprezzate le dichiarazioni del Presidente della Regione, riportate sugli organi di stampa, secondo cui non c'è affatto la volontà politica di chiudere tale corso specialistico;

Considerato che l'attivazione di un corso di laurea specialistica richiede un numero adeguato di studenti e di docenti;

Ritenuto opportuno che l'Università della Valle d'Aosta, nell'adottare un piano di attività in cui trovino significato i diversi corsi attivati, continui a guardare anche fuori della Valle, come evidenziato nella relazione del Rettore, letta in occasione dell'inaugurazione dell'anno accademico 2005/2006;

i sottoscritti Consiglieri regionali

Interpellano

Il Presidente della Regione per sapere:

1) quanti sono gli studenti iscritti al primo corso della Laurea Specialistica in Psicologia e quanti potrebbero essercene in prospettiva;

2) quanti sono i docenti di tale corso già nominati e quanti ancora dovrebbero essere nominati;

3) come tale corso si inserisce nel Piano di sviluppo dell'Università e come si intende operare perché tale corso diventi un'occasione per ampliare il bacino di utenza e per intensificare i rapporti con i territori vicini.

F.to: Squarzino Secondina - Venturella

Président - La parole à la Conseillère Squarzino Secondina.

Squarzino (Arc-VA) - La do per letta.

Président - La parole au Président de la Région, Caveri.

Caveri (UV) - Pour ce qui est de la première question de cette interpellation, je sais que l'Université - à laquelle vous vous êtes adressés directement - vous a déjà fourni les données relatives aux inscriptions à chacun de ses cours, et donc le nombre d'étudiants qui sont inscrits en première année du cours de licence spécialisée - aujourd'hui maîtrise spécialisée - en psychologie, est de 21 personnes.

Quelques précisions: vous savez que dans le cadre de l'Université de la Vallée d'Aoste, celle-ci est l'unique maîtrise spécialisée, dans le sens qu'aujourd'hui il est possible d'obtenir une maîtrise qu'on appelait du 1er niveau et on devient docteur, tandis qu'il y a une 2e maîtrise - "laurea magistrale" - et on devient docteur magistral: là c'est vraiment une invention à l'italienne - tutti siamo dottori! - et donc il faut dire qu'avec cette solution on a trouvé une solution brillante.

Pourquoi il y a une maîtrise spécialisée en psychologie? Je suis Président du Conseil de l'Université depuis longtemps, je n'ai pas exactement une réponse, dans le sens que j'ai l'impression que c'était le cours le plus fréquenté, le plus important, avec un pourcentage énorme d'employés régionaux, qui ont décidé de s'inscrire à psychologie, donc je pense que dans la logique de l'équilibre de l'Université il y a eu cette maîtrise spécialisée sur laquelle moi je ne peux pas qu'être d'accord, dans le sens que je trouve que c'est tout à fait important d'avoir de maîtrises spécialisées, même si je dois dire que dans les lignes directrices de l'Université de la Vallée d'Aoste on ne prévoyait pas de maîtrises spécialisées. C'est-à-dire que dans les dernières lignes directrices - on est en train de discuter les nouvelles lignes, comme vous savez, car on a déjà discuté de cela dans ce Conseil - la logique de la naissance de l'Université de la Vallée d'Aoste c'était de permettre aux étudiants d'avoir une maîtrise de 1er niveau et après on disait: pour conclure le cycle d'études universitaires il faut que les jeunes valdôtains - je ne sais pas comme on dit en français - "si disciulino" et arrivent à fréquenter d'autres universités, pour voir le monde et pour se confronter avec d'autres étudiants. Je pense que vous êtes une femme qui connaît bien le monde de l'école, il y a une certaine petitesse dans la logique: je fais les maternelles, les primaires, etcetera, et ce monde n'est jamais là.

Aujourd'hui il y a cette maîtrise spécialisée, 21 personnes, n' a pas d'équivalent en Italie. C'est-à-dire au commencement on pensait de faire une maîtrise spécialisée avec une centaine d'étudiants. Pour toute une série de raisons on est seulement à 21 personnes, donc ça signifie que le coût de ce cours est énorme, parce qu'il faut équilibrer la présence des professeurs avec la présence des étudiants, car 21 personnes ça signifie la classe d'une école moyenne.

Pour ce qui est des perspectives d'avenir - c'est ça qui m'intéresse aujourd'hui - sachez que le 24 mars dernier, le Sénat académique a fixé - sur proposition du Conseil de cursus en Sciences psychologiques, donc la célèbre autonomie qui revient à l'Université - le nombre de nouvelles inscriptions qui pourront être acceptées au titre de l'année académique 2006/2007, à savoir 100 étudiants et on croyait déjà qu'il y avait 100 étudiants dans le cours actuel. Nous faisons confiance aux prévisions. Moi j'ai parlé avec le "preside" de la faculté, et c'est un homme sérieux, intelligent. Lui aussi il était un peu déçu des résultats de cette année, mais je pense que cette fois-ci les prévisions établies par les organes académiques compétents sont sérieuses. Il faut dire quand même que le cours est tout à fait spécifique, car c'est "psicologia clinica" et moi je pense que ce sera bien, un jour ou l'autre, réfléchir autour du fait que dans une dizaine d'années nous aurons de centaines de psychologues "cliniques" dans notre région. Moi je pense que quand on parle d'Université, il ne faut pas faire de discours "domanda-offerta", dans le sens que je pense qu'une bonne partie de gens font l'Université pour une passion personnelle que moi j'apprécie beaucoup. Moi j'ai une deuxième maîtrise que je n'ai jamais prise, parce que je suis encore là avec la thèse que je n'ai jamais donnée et ça me déplait beaucoup.

Nous espérons que ces attentes se concrétiseront, afin que pour la deuxième année d'affilée ce cursus ne se trouve pas à avoir nettement moins d'étudiants que prévu. Vous comprenez qu'on commence avec 21: ça signifie avec le pourcentage d'abandon qui est très élevé dans l'Université de la Vallée d'Aoste, car les étudiants chez nous sont très gâtés, donc il y a toute une série d'avantage même dans l'administration, 150 heures et en plus on obtient toute une série d'avantages pour les livres et pour le reste.

En réponse à la deuxième question, je peux vous dire que la faculté de psychologie compte actuellement 10 professeurs titulaires et que sa couverture financière a été calculée pour 12 titulaires. Qu'il soit clair, vu que vous êtes en train de vous spécialiser dans un débat entre nous sur l'Université, que quand on décide d'avoir un professeur titulaire, il reste là pour toute sa vie et si demain, par hasard, dans 10 ans nous décidons que la psychologie n'intéresse plus à l'Université de la Vallée d'Aoste, les professeurs sont des titulaires et sont là pendant toute leur vie. Ce nombre des professeurs est inférieur à la demande formulée par le Conseil de cursus mais, lorsqu'il a approuvé le programme triennal de recrutement des enseignants pour les années 2006/2008, le Conseil de l'Université a jugé que - compte tenu du budget prévisionnel - il convenait de suspendre temporairement la procédure de recrutement au titre de certains postes de titulaires, pour ce qui est non seulement de la faculté de psychologie, mais aussi des autres branches pour lesquelles un essor vertical avait été envisagé avec la mise en place des parcours de spécialisation. Aujourd'hui il y a d'autres facultés qui demandent la "laurea magistrale": lettres, par exemple, et un jour viendra très probablement économie. Nous avons, à partir de cette année, sciences politiques, mais évidemment moi j'y tiens beaucoup à cette question d'être cohérent avec la naissance de l'Université. C'est-à-dire moi je fréquente ici les 3 années, après pour les 2 années pour terminer mon cursus scolaire je vais n'importe où dans le monde, car je trouve que c'est un enrichissement.

Disons à ce propos que, comme le souligne à juste titre le préambule de l'interpellation, un cours de maîtrise spécialisée nécessite un nombre adéquat de professeurs. Ce nombre est fixé par le ministère compétent qui, compte tenu des normes en vigueur jusqu'en 2005, considérait qu'il fallait au minimum 9 professeurs pour un cours de licence et 6 pour un cours de maîtrise, mais le décret pris en mars dernier par le Ministre de l'éducation, de l'université et de la recherche a modifié les règles et établi que, pour ce qui est des universités libres - ne relevant pas de l'Etat et donc comme notre Université -, le contrôle des conditions minimales prendra également en considération l'enseignement dispensé par des professeurs titulaires relevant d'autres universités, et ce, à hauteur de 3 par cursus. Par conséquent, le nombre global de 12 professeurs titulaires au sein de la faculté de psychologie, nombre prévu pour que soient assurés tant les cours de licence que les cours de maîtrise, s'avère plus que suffisant face aux minima fixés par le Ministère.

Quant à la dernière question, le cours de maîtrise spécialisée en psychologie s'insère dans le cadre du programme de développement de l'Université de la Vallée d'Aoste et nul n'a jamais annoncé la suppression ni de ce cours, ni d'aucun autre d'ailleurs, et là il y a eu, par contre, une espèce de légende métropolitaine, qui disait: "Caveri è contro la psicologia". Nous, les politiques, il faut faire attention aux psychologues, car je pense que nous sommes des sujets très intéressants!

Je peux vous assurer que, dans le cadre de la définition des grands axes de développement de l'Université et de sa gestion administrative et financière, le Conseil de l'Université prendra très à cœur l'évolution de tous les cours qui ont été lancés et, par là, même l'avenir des étudiants. Non seulement il n'est absolument pas question de supprimer ce cours plutôt qu'un autre, mais encore le renforcement de son offre de formation déjà mise en place demeure l'un des principaux objectifs de l'Université. Il est bien évident que ce renforcement devra tenir compte de la réaction des étudiants, c'est-à-dire qu'il faudrait évaluer attentivement la situation si le nombre des inscriptions devait demeurer relativement réduit; 21-100, aujourd'hui on a fixé sur les 100, si par hasard l'année prochaine il y a de nouveau 21, quelques réflexions il faudra la faire! C'est pour cela que moi j'ai dit que plutôt qu'augmenter le nombre des titulaires, moi je préfère imaginer des formules de contrat, en plus avec des professeurs francophones, car il faudrait se rappeler que la "loi Bassanini", avec laquelle on a fondé l'Université de la Vallée d'Aoste, prévoyait 50% de l'enseignement en langue française et aujourd'hui ce n'est pas comme ça et ça n'est pas positif; à mon avis ce serait très attrayant pour l'Université de la Vallée d'Aoste.

Disons enfin que le Conseil de l'Université et les organes académiques sont parfaitement conscients du fait qu'il est nécessaire d'étendre la zone de provenance des étudiants et de faire en sorte que l'Université de la Vallée d'Aoste attire les jeunes d'autres régions. Ce matin nous avons parlé de la "Testafochi". Ce n'est pas un hasard, car s'il n'y pas de collèges universitaires ou un ensemble d'un accueil pour les étudiants, c'est difficile de les attirer, même s'il faut dire que notre loi sur les universitaires est une bonne loi, car elle permet à ceux qui viennent de l'extérieur d'obtenir toute une série d'avantages. Donc il faut faire en sorte que les étudiants viennent au Val d'Aoste pour la formation en psychologie, mais aussi pour les autres cursus. Pour ce faire, il est fondamental de renforcer l'offre de formation mise en place, qui est déjà d'excellence, et de développer l'internationalisation des parcours d'étude, ainsi que les partenariats universitaires, de même que les services destinés aux étudiants, par le biais notamment de constructions universitaires comprenant un "campus" et une "cité universitaire" destinée aux professeurs comme aux étudiants.

Je voudrais terminer avec encore un élément: ce qui me tracasse c'est le risque que cette Université puisse devenir provinciale, fermée en soi-même et je dois dire qu'avec Mme Charles qui fait partie du Conseil, on a été fort préoccupés du fait que les "projets Erasmus" ne sont pas remplis. Nous avions la possibilité pour les jeunes étudiants d'aller en Espagne ou n'importe où, en Europe et même aux Etats-Unis, la réponse a été négative. Donc il faut faire un effort by-partisan qui puisse transformer cette Université dans quelque chose d'attrayant pour ceux qui viennent de l'extérieur, mais même pour nos jeunes qui sont trop gâtés, et ils veulent rester chez soi. Moi j'ai un bureau à Bruxelles, je dois vous dire qu'il y a des jeunes qui vont faire les stages, une semaine après ils téléphonent à maman et à papa pour dire: "je suis à Bruxelles, je suis tout seul"... moi je trouve que c'est vraiment un élément de réflexion pour le futur de notre société. Je pense qu'il faut s'efforcer. Donc "oui" à la psychologie, il faut donner à cette maîtrise l'essor qui est nécessaire, mais entre temps réfléchir sur ce fait qu'il faut donner à nos jeunes l'envie de se confronter, sinon on reste dans une espèce de trou, convaincus d'être les plus intelligents, sans confrontation avec l'extérieur. Je trouve qu'au niveau universitaire la confrontation est tout à fait nécessaire.

Président - La parole à la Conseillère Squarzino Secondina.

Squarzino (Arc-VA) - Non so se il Presidente Caveri sarà contento di quanto dirò, ma sono soddisfatta della sua risposta, nel senso che mi ci ritrovo nella filosofia che ha ispirato il suo intervento e nelle preoccupazioni che sono emerse.

Ripercorro 2 o 3 elementi del suo intervento. Rispetto ai dati, credo che anche l'obiettivo "lavoro news" sia uno strumento molto interessante di conoscenza della realtà valdostana e qui apparivano alcuni dati: 21, iscritti al corso di laurea specialistica in psicologia, e gli altri dati che riguardavano il corso di laurea in scienze tecniche e psicologiche, i vari anni, gli iscritti. Quello che avrei voluto avere come apporto dall'Università era se era stata fatta una valutazione; l'ho chiesto, ma questo non mi è arrivato, quindi probabilmente non è stata fatta una valutazione puntuale di uno sviluppo rispetto ai dati che ci sono: in questo senso mi interessava capire lo sviluppo di questo settore dell'Università.

Non ho elementi chiari rispetto al problema del numero dei docenti necessari per garantire; prendo per buono quello che mi ha detto, ricordando che se mancano alcuni requisiti come un numero adeguato di docenti, il titolo di studio non è valido, quindi prendo atto che ci sia questa preoccupazione, perché credo che nessuna università voglia far correre ai propri studenti questo rischio. Mi sembra interessante il fatto di porre un numero di iscritti al primo anno, 100, tenendo conto che, come accennava anche il Rettore nella sua allocuzione, ci sono diversi rapporti con il territorio vicino, per cui si vuole attrarre e questo corso di psicologia ha già il 23% di studenti che vengono da fuori Valle, quindi può diventare una risorsa per raggiungere l'obiettivo dell'aprirsi al territorio.

Al di là dell'affermazione, di cui sono contenta, in quanto un obiettivo della mia iniziativa era proprio quello di avere un parere ufficiale, chiaro, davanti a tutti, registrato, in modo che i timori siano finalmente fugati, perché non è sufficiente una frase lapidaria su un'agenzia ANSA, oggi il Presidente ha elencato i problemi che ci sono, lo stato di questo corso, le prospettive e la volontà politica di mantenerlo, quindi credo che anche gli studenti siano contenti di avere avuto finalmente una parola chiara rispetto a questo problema.

Vorrei soffermarmi sul punto centrale dell'Università e che lei ha messo in luce: da un lato, vi è il rischio del provincialismo e in questo senso forse la prima ipotesi di università solo con corsi triennali, se non si lavora molto su prospettive con altre università, comunque può diventare un elemento di provincialismo, perché nessuno è interessato da fuori Valle a venire qui a fare 2 o 3 anni per poi andare in un'altra università a farsi gli altri 2 anni! Credo che il limite del provincialismo sia un limite che non possiamo permetterci, non possiamo trasformare l'università in un'ulteriore scuola media superiore, un ulteriore corso di formazione specializzata, ma con un limitato respiro culturale. Se manteniamo solo i corsi triennali non avremo neanche la possibilità di attrarre docenti interessanti e non avremo la possibilità di fare la ricerca ad un livello scientifico che diventi un "atout" per questa Università.

D'altra parte credo che questa Università potrebbe avere delle grosse potenzialità se riuscisse ad individuare alcune sue specificità che sono legate o al territorio o a scelte culturali ben chiare. Credo che tutta la linea del plurilinguismo non solo nell'insegnamento, ma proprio l'uso di più lingue per affrontare gli stessi settori scientifici, possa essere un "atout" interessante da costruire con calma, così pure so che se parlo di montagna ho le porte spalancate, ma forse non è sufficiente parlare di montagna se non si individuano i settori precisi su cui lavorare! Potremmo parlare ancora per molto su questi problemi; spero che in tempi brevi il Consiglio di Università predisponga quel famoso piano di sviluppo, almeno una prima bozza, perché sulla base di queste prime proposte si possa discutere.

Penso sia interessante che prima che questo piano di sviluppo sia approvato definitivamente, sia portato a conoscenza della V Commissione e anche delle forze politiche e sociali, perché credo che l'Università sia un campo nuovo per la nostra Valle. Sull'Università possiamo sbagliare tutto o fare scelte precise, perché anche un domani che avessimo la "Testafochi", alloggi per studenti o anche la ferrovia più agevole per gli studenti di fuori Valle, se l'offerta dell'Università è povera e di basso livello, tutte queste strutture non ci servirebbero!