Resoconto integrale del dibattito dell'aula. I documenti allegati sono reperibili nel link "iter atto".

Oggetto del Consiglio n. 543 del 22 aprile 2004 - Resoconto

OGGETTO N. 543/XII - Lavori di ristrutturazione dell'ex Cinema Splendor di Aosta. (Interrogazione)

Interrogazione

Osservato che i lavori di ristrutturazione dell'ex Cinema Splendor, in Aosta, appaiono nuovamente sospesi;

Preso atto che tali lavori sono stati ripetutamente interrotti nel corso degli ultimi anni;

Creduto che la ristrutturazione e la successiva utilizzazione del fabbricato costituiscano un momento fondamentale per la realizzazione di un auditorium adeguato alle aspettative artistico culturali della nostra Regione;

Ritenuto utile avere informazioni sullo stato dei lavori e sui tempi di ultimazione della ristrutturazione;

il sottoscritto Consigliere regionale

Interroga

l'Assessore competente per sapere:

1) da cosa è determinata l'ennesima sospensione dei lavori di ristrutturazione dell'ex Cinema Splendor di Aosta;

2) quando riprenderanno i lavori e per quando se ne prevede la definitiva ultimazione;

3) quale giudizio esprime sui ritardi finora accumulati.

F.to: Curtaz

Président - La parole à l'Assesseur au territoire, à l'environnement et aux ouvrages publics, Cerise.

Cerise (UV) - L'analyse détaillée des raisons qui ont motivé les suspensions des travaux établit, d'après les archives, que la première interruption, du 10 décembre au 4 avril 2002, a été simplement due à l'arrivée de l'hiver.

Cette interruption s'est prolongée pour des raisons imprévues jusqu'au 8 octobre 2002, date de reprise des travaux de réhabilitation du "Splendor", à cause de la rédaction du projet et du déroulement de la procédure d'adjudication à une entreprise spécialisée et en conséquence de l'exécution des travaux nécessaires pour l'enlèvement, le traitement et le stockage des ouvrages contenant des fibres d'amiante, qui ont été découverts lors des travaux de démolition effectués par l'entreprise adjudicataire, la "Codelfa S.p.a." (chef de groupe). La deuxième suspension des travaux a eu lieu le 4 juin 2003 suite à l'ordonnance n° 344, émise la veille par le syndic d'Aoste, ordonnance qui a suspendu les travaux de construction des garages souterrains, visés au permis de construire n° 74/2003, sur le terrain limitrophe à la façade nord de l'ancien cinéma.

L'ordonnance faisait suite au sapement d'une semelle, conséquent aux travaux de terrassement exécutés par l'entreprise "D'Urso Pietro" d'Aoste, et à la découverte, à l'intérieur de l'ancien cinéma, d'une fissure d'une largeur variant de 1 à 3 millimètres tout au long du mur, dans le terrain situé juste au sud des piliers qui limitent le site, fissure qui témoigne d'un tassement du sol sur tout le front de taille concerné par la construction des nouveaux garages. Dans un autre document, le syndic - qui informait l'Administration de la suspension du chantier adjacent afin de permettre la réalisation d'évaluations techniques et la conception de projets en vue d'éventuels travaux visant à rétablir les conditions idéales d'équilibre statique des fondations de l'ancien cinéma supposées endommagées - invitait l'Administration à maintenir l'interdiction d'accéder au chantier pour les ouvriers et à surveiller constamment l'évolution de la situation.

Par la suite, le 21 juillet 2003, l'ordonnance n° 450 du syndic d'Aoste portait révocation de la mesure précédente et autorisait la reprise, par l'entreprise "D'Urso", des travaux destinés à consolider les murs intérieurs du garage, composé de 2 étages enterrés, du fait de l'urgence à réaliser les travaux projetés dans la modification au permis de construire original, en vue de la consolidation des fondations de l'ancien cinéma. Le 17 novembre 2003, l'Assessorat de l'éducation et de la culture communiquait les conclusions des enquêtes archéologiques menées jusqu'à présent, à l'intérieur comme à l'extérieur de l'édifice, ainsi que les décisions prises afin de protéger les aires qui devront être conservées et valorisées dans le cadre du projet de réhabilitation de l'ancien cinéma. Le 25 novembre 2003, les travaux de consolidation exécutés par l'entreprise "D'Urso", entièrement à ses frais, étaient achevés et récolés; le 24 décembre 2003, la Direction du bâtiment informait l'entreprise chargée des travaux (la Codelfa S.p.a.), en qualité de chef de groupe, de la possibilité de consulter, dans ses bureaux, les copies des épreuves de stabilité exécutées par l'entreprise "D'Urso" et relatives à la consolidation de la structure. La Direction demandait également à la "Codelfa S.p.a.", en tant que sujet concerné par la surveillance du chantier, de déterminer, dans le cadre de ses compétences de constructeur, si la stabilité de l'ancien cinéma avait subi des dommages suite aux évènements qui s'étaient produits, sans toutefois obtenir d'observations à ce sujet.

Le 21 janvier 2004, un procès-verbal de prolongation de la suspension des travaux suite aux mauvaises conditions météorologiques et climatiques était rédigé: cela a été conséquence du fait de l'impossibilité à reprendre la construction et les fouilles archéologiques à cause de la rigidité de l'hiver et des chutes de neige, alors que les motivations d'un éventuel danger dû aux écroulements faisant suite aux travaux de terrassement exécutés par l'entreprise "D'Urso" n'étaient plus justifiées.

Pour ce qui est de la question: "quand recommenceront les travaux et quelle est la date prévue de leur achèvement", on peut dire que le 8 avril 2004 a été dressé le procès-verbal relatif à la reprise des travaux du fait que la prolongation de la suspension de ces derniers ne se justifiait plus.

En raison des mesures de protection prises par l'Assessorat de l'éducation et de la culture et des récentes dispositions adoptées en matière sismique, il sera indispensable de mettre à jour le projet d'exécution, et ce, dès que les fouilles archéologiques et les démolitions auront été achevées. Même s'il est envisageable de définir précisément les délais afférents à la modification des projets - entre 8 et 12 mois -, il n'est pas possible d'établir combien de temps sera nécessaire pour la délivrance des avis et des autorisations - Surintendance des biens culturels, modification du permis de construire, Sapeurs-pompiers et commission chargée de contrôler les salles de spectacle - qui ne sont pas du ressort des structures de l'Assessorat du territoire, de l'environnement et des ouvrages publics.

Permettez-moi, à ce sujet, une considération: la question relative à la date probable d'achèvement des travaux est de quelque façon liée aussi à un article paru récemment sur la page locale du quotidien "La Stampa" et portant sur les prévisions incorrectes et plusieurs fois modifiées relatives à l'ouverture de l'ancienne cotonnerie "Brambilla".

La plupart d'entre vous n'ignorent certainement pas que, lors de travaux de rénovation les imprévus, plus ou moins graves, sont très fréquents, ne sont évidemment pas prévisibles et entraînent des modifications souvent coûteuses, aussi en termes de temps. Il s'ensuit que les délais prévus par le contrat doivent presque toujours être reportés, ne serait-ce que pour l'achat de matériaux supplémentaires ou pour le recours à de nouvelles technologies. Les prévisions effectuées par les assesseurs ne sont pas le fruit d'élaborations personnelles résultant de calculs algébriques ou différentiels, mais constituent la présentation de données qui leur ont été fournies par les techniciens chargés de la conception des projets et ces derniers n'ont évidemment aucun intérêt à commettre des erreurs dans leurs études et à pousser les assesseurs à diffuser des informations incorrectes.

Pour ce qui sont les opinions sur les retards accumulés, je dois avant tout remarquer que l'expression "retards accumulés" est impropre. Si les travaux étaient effectivement en retard, l'entreprise chargée de leur réalisation aurait déjà dépassé les délais fixés par le contrat et il serait fait application des pénalités prévues à cet effet. Les suspensions survenues ont comporté, aux termes de la loi, le report des délais visés au contrat d'une durée égale à ladite suspension. Il aurait donc été plus judicieux de demander un avis sur le ralentissement des travaux.

J'estime qu'aucune objection ne peut être soulevée quant à l'interruption des travaux pendant l'hiver. Pour le reste, les concepteurs ne pouvaient évidemment pas deviner que, suite aux démolitions, des matériaux en fibre d'amiante auraient été découverts et que les travaux réalisés par une autre entreprise dans un chantier limitrophe auraient été une source de problèmes! Il était également impossible de prévoir la mise à jour de restes archéologiques sur le chantier de l'ancien cinéma, alors que les creusements effectués juste à côté pour la construction de nouveaux garages n'avaient présenté aucun intérêt archéologique.

Pour le futur, la démarche plus ou moins véloce des travaux sera aussi en fonction de la présence ou moins d'autres imprévus.

Si dà atto che, dalle ore 10,04, presiede il Vicepresidente Nicco.

Président - La parole au Conseiller Curtaz.

Curtaz (Arc-VA) - Voglio replicare brevemente alla risposta dell'Assessore competente, anche perché ritengo insoddisfacente il giudizio da egli espresso su quelli che ho definito "ritardi accumulati" e che l'Assessore ha preferito definire "rallentamento". Non ho capito perché sarebbe scorretto parlare di ritardi accumulati, mentre sarebbe corretto parlare di rallentamento: mi sembrano due modi per esprimere la stessa cosa; quanto meno a livello politico, non percepisco alcuna differenza!

Vede, quello che preoccupa in questa vicenda - per certi versi, emblematica - è che molto spesso, come lei ha ricordato, anche in riferimento ad altre situazioni, ci si trova di fronte a situazioni da affrontare, che vengono definite "imprevedibili" durante l'esecuzione di lavori di ristrutturazione. Voglio contestare questo modo di pensare e fare un ragionamento più generale, indipendentemente dalla vicenda del "Cinema Splendor", che però mi sembra significativa: ma è possibile che nella città di Aosta sia da considerarsi "imprevedibile" trovare dei reperti archeologici sotto terra? Cosa c'è di imprevedibile in questa cosa? Tutta la cinta romana è disseminata di reperti archeologici! È possibile definire "imprevedibile" trovare dell'amianto quando si fa la ristrutturazione di una struttura fatta negli anni '60? Ma neanche per sogno! È possibile definire imprevedibili i problemi statici?

Mi chiedo - ed è un problema che già altri hanno sollevato in questa sede, proprio recentemente - in che modo vengono svolti i lavori di carattere ingegneristico-architettonico, chi controlla chi e chi paga, perché spesso si tratta di progetti esecutivi che hanno trascurato degli aspetti essenziali, che non si possono definire "imprevedibili"; sono infatti prevedibilissimi!

Credo che una riflessione debba essere fatta, non solo in riferimento a questa opera, ma in riferimento a tante opere. Non voglio fare accuse nei confronti del progettista dell'opera perché non ho elementi, può darsi che questi abbia agito nei limiti delle sue conoscenze professionali, magari avrà avuto documentazione vecchia dei precedenti progetti, errata, mi riferisco alle questioni statiche, quindi non è questo il mio discorso. Mi sembra impossibile che non si stabiliscano dei criteri generali, per cui quando si progetta per la pubblica amministrazione vale tutto! Ci sono stati dei casi clamorosi: per esempio, nel mio Comune, una scuola, la scuola di Chevrot, è stata ricostruita da zero dopo una ristrutturazione non potuta ultimare per errori progettuali che nessuno ha mai pagato! Trovo questa una cosa incredibile!

Secondo me, da parte dell'Amministrazione regionale ci vuole più attenzione, perché i professionisti, quando progettano per la pubblica amministrazione - fra l'altro guadagnano di più! - mi sembra che facciano degli errori determinati da sottovalutazioni, da negligenze. Se li facessero con i privati, sicuramente il privato non potrebbe accettare situazioni del genere!