Resoconto integrale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 2828 del 6 novembre 2002 - Resoconto

OGGETTO N. 2828/XI Individuazione di funzioni comunali da esercitarsi in forma associata dalle comunità montane. (Interrogazione)

Interrogazione Premesso che:

- la Giunta regionale con delibera n. 3894/02 ha individuato un "elenco di funzioni comunali che dovranno obbligatoriamente essere esercitate in forma associata dalle Comunità Montane";

- la legge regionale 54/98 all'articolo 84 subordina "l'esercizio obbligatorio in forma associata" all'"individuazione di soglie e parametri" da individuarsi in sede regionale entro due anni dall'approvazione della legge;

i sottoscritti Consiglieri regionali

Interrogano

la Giunta regionale per sapere:

1) i motivi per i quali non sono ancora stati individuati i parametri di cui all'articolo 84 della legge regionale 54/98;

2) su quali presupposti è stata adottata la delibera n. 3894/02;

3) se non ritenga che, in assenza di parametri oggettivi, l'individuazione di funzioni da esercitarsi obbligatoriamente in forma associata sia lesiva dell'autonomia comunale.

F.to: Frassy - Tibaldi - Lattanzi

Président La parole au Président de la Région, Viérin Dino.

Viérin D. (UV) Les articles 83, 84 et 85 constituent en effet l'une des parties les plus importantes de la loi n° 54/1998, dans la mesure où ils fixent les modalités d'exercice à l'échelle supracommunale des compétences des communes, qui devront être exercées par les communautés de montagne. Car ladite loi définit deux niveaux de gouvernement distincts, la Région et la Commune, et un seul niveau de gestion: la communauté de montagne, collectivité locale chargée d'exercer certaines fonctions communales et de fournir des services de base. Il est également à préciser que la loi n° 54 définissait un délai pour la fixation de ce niveau de compétence: un premier délai avait déjà été fixé par la loi n° 54 elle-même, ensuite par des lois successives ces délais ont été reportés au 31 décembre 2001. M. Frassy est un juriste, il connaît très bien la différence entre le délai "ordinatorio" et celui "perentorio"; en tout cas, pour éviter tout malentendu, je peux anticiper que les propositions de modification de la loi n° 54, que nous soumettrons sous peu à votre attention, ne fixeront plus de délais parce que le résultat de cette concertation est difficilement prévisible à l'avance, étant donné que c'est le résultat de négociations et d'évaluations entre le système des collectivités locales et la Région.

C'est précisément pour respecter cet esprit de concertation - tant il est vrai que l'on prévoit l'entente avant de définir ces niveaux de compétence - et pour éviter d'empiéter sur l'autonomie communale que, à deux reprises déjà, au mois de juin 1999 et au mois de février 2000, nous avons invité le Conseil permanent des collectivités locales à se pencher sur cette question et à entamer l'analyse des fonctions relevant des communes, dont les caractéristiques techniques et l'ampleur sont telles qu'elles gagneraient à être exercées par les communautés de montagne. Cette démarche avait pour but la formulation d'une proposition opérationnelle devant servir de base à l'entente qui est prévue par l'article 84 de la loi. L'autonomie communale en effet n'aurait pas été respectée si l'on avait adopté la procédure inverse, c'est-à-dire si c'était la Région qui avait fixé les seuils et les paramètres sans l'accord des collectivités locales. N'oublions pas non plus que le mécanisme de l'entente, visé à l'article 84 de cette loi, est détaillé à l'article 67 de la même loi, qui précise que les ententes prennent corps lorsqu'elles reçoivent l'approbation du Gouvernement valdôtain et du Conseil permanent des collectivités locales; ces derniers peuvent donc, l'un comme l'autre, être à l'origine d'une proposition en ce sens.

Cette prémisse pour répondre maintenant aux questions qui ont été posées. L'Exécutif a délibéré d'adopter la proposition qui a été retenue par le Conseil permanent des collectivités locales, lors de sa réunion du 3 septembre dernier et qui lui a été transmise par le courrier du 5 septembre ; nous nous trouvons donc face à une proposition qui a été formulée directement par le Conseil permanent des collectivités locales le 5 septembre dernier. A partir d'une analyse de la situation existante, cette proposition énumérait une série de fonctions que les communautés de montagne exercent déjà sur délégation des communes.

En adhérant à cette initiative du Conseil permanent des collectivités locales, le Gouvernement s'est limité à indiquer, aux sens de l'article 84 de la loi n° 54, un premier groupe de compétences devant obligatoirement être exercées à l'échelle supracommunale. Par ailleurs, les seuils et les paramètres visés à ce même article ne sont pas expressément mentionnés dans la délibération du Gouvernement, précisément en raison du fait que, comme le souligne la lettre du Conseil permanent des collectivités locales, ces fonctions sont déjà exercées par les communautés de montagne. Il est évident que, lorsque d'autres compétences devront être définies, il sera nécessaire de préciser lesdits seuils et paramètres puisque l'exercice, à l'échelle supracommunale, de ces compétences ne sera obligatoire que pour les communes qui se trouvent en deçà de ces seuils, tandis que les autres auront la faculté de choisir l'option qu'elles préfèrent.

Président La parole au Conseiller Frassy.

Frassy (FI) Siamo perplessi di fronte alle risposte che lei ha fornito alla nostra iniziativa, perplessi perché se, come lei ha giustificato la delibera di Giunta, si tratta di materie che nei fatti sono già svolte dagli enti locali, ci domandiamo qual era la necessità di andare ad adottare una delibera che ratifica una situazione esistente. Pensiamo perciò che l'analisi debba andare al di là della situazione contingente e richiamarsi allo spirito della legge, ossia applicare il principio di sussidiarietà in primis e valorizzare il ruolo dei comuni. Infatti con questa legge regionale, anticipando quello che il legislatore nazionale ha fatto nella riforma del titolo V della Costituzione, andiamo a prevedere una capacità di tipo normativo in capo ai comuni. È ovvio che la legge n. 54, oltre a normare le funzioni dei comuni, faccia anche riferimento ad altri enti locali, fra cui le comunità montane. È evidente che c'è un principio che questa delibera sembra voler dimenticare: il principio di sussidiarietà in primis, ma anche il principio di autonomia subito dopo.

Se è vero che queste funzioni sono svolte in parte già dalle comunità montane, è altrettanto vero che sono svolte in funzione di un atto unilaterale, com'è la delega, che è sempre revocabile da parte di chi l'ha rilasciata alla comunità montana. Con questa delibera da oggi quella delega, a suo tempo rilasciata in totale autonomia alla comunità montana, non potrà più essere revocata. Era sicuramente condivisibile l'impianto della legge regionale che prevedeva dei parametri e delle soglie da rispettare. I comuni che non rimanevano all'interno di questa griglia erano obbligati, ma per una questione condivisibile di efficienza, di efficacia ed economicità del servizio, a demandare il servizio alla comunità montana. Siamo molto preoccupati della posizione che ha tenuto il CELVA in questa vicenda perché ha rinunciato a svolgere il proprio ruolo.

Se possiamo chiudere con una battuta questa riflessione - ma non è solo una battuta, devo chiudere anche perché la mia voce è in una condizione tale da non consentirmi di intrattenermi oltre -, dobbiamo dire che il Presidente del CELVA ha dimostrato, con questa lettera scritta al Presidente della Regione, di essere pronto alla candidatura per le prossime elezioni regionali. Ha dimenticato l'autonomia dei comuni che dovrebbe difendere, dicendo: "Presidente, faccia lei, che a noi va bene". Ci sembra veramente grave che ciò sia accaduto!