Oggetto del Consiglio n. 2798 del 16 ottobre 2002 - Resoconto
OGGETTO N. 2798/XI Dati forniti dalla società GEIE sui controlli tecnici effettuati ai mezzi pesanti in transito nel Tunnel del Monte Bianco. (Interrogazione)
Interrogazione Premesso che:
- su richiesta ex articolo 116 del Regolamento interno del Consiglio regionale, la società GEIE, che gestisce il Tunnel del Monte Bianco, ha fornito i dati relativi ai controlli effettuati ai mezzi pesanti in transito, per mezzo dei portali termografici situati ai due ingressi del traforo;
- nella medesima occasione, sempre in riscontro della citata richiesta, venivano forniti i dati inerenti ai controlli delle sagome dei mezzi pesanti nelle aree di Aosta - Quart e Passy - Le Foyet;
- dalla lettura di tali dati emerge che su 23.373 T.I.R. controllati alla data del 31.08.2002 neppure uno è risultato surriscaldato o irregolare;
- quanto emerge potrebbe apparire eccezionalmente soddisfacente, ma proprio un dato così netto sembra avvalorare le ipotesi, già avanzate, di controlli non troppo rigorosi oppure effettuati con apparecchiature inidonee o mal predisposte ad un efficace controllo dei veicoli in transito;
i sottoscritti Consiglieri regionali
Interrogano
il Presidente della Regione per sapere:
1) qual è il suo giudizio sui dati relativi ai controlli dei T.I.R., forniti dalla GEIE;
2) se, per quanto è a sua conoscenza, può escludere errori o omissioni nei sistemi di controllo del surriscaldamento dei mezzi pesanti transitanti nel traforo del Monte Bianco.
F.to: Curtaz - Squarzino Secondina
Président La parole au Président de la Région, Viérin Dino.
Viérin D. (UV) Le GEIE du Tunnel du Mont-Blanc nous a fourni les données, mises à jour au 31 août dernier, relatives aux contrôles effectués à l'aide des portails thermographiques installés sur les deux plates-formes d'accès au tunnel et des portails de gabarit, dont sont équipées les aires de régulation d'Aoste et de Passy. Je rappelle que tous les véhicules dont le poids total en charge dépasse 3,5 tonnes doivent obligatoirement transiter sous ces deux portails. Sur la base des données dont nous disposons, tous les poids lourds qui empruntent le Tunnel du Mont-Blanc sont donc soumis aux contrôles préventifs requis par la Commission intergouvernementale de contrôle et par le Comité technique de sécurité, contrôles qui sont effectués par des professionnels avec la plus grande attention. On ne saurait sur ce point ajouter foi à la suspicion ou à des hypothèses qui ne reposent pas sur des données réelles.
En ce qui concerne le portail thermographique, je tiens à rappeler qu'il s'agit là d'un outil innovant qui fait appel à une technologie d'avant-garde, qui est également testée au Tunnel du Fréjus à partir du mois de juin 2001. Cet équipement a pour but de réduire le risque d'incendie dans la galerie grâce à la détection des véhicules présentant les indices d'une surchauffe potentiellement dangereuse. J'ai dit "réduire", j'emploie ce terme délibérément dans la mesure où, comme pour tous les dispositifs de sécurité, qu'ils concernent ou non les poids lourds, le risque zéro n'existe pas.
Pour ce qui est des dispositifs de sécurité du tunnel, les résultats obtenus à ce jour s'expliquent également par d'autres considérations. Le GEIE nous a informés que, depuis le 31 août, le portail thermographique de la plate-forme française a bloqué deux camions qui présentaient des signes de surchauffe. Cela dit, nous ne voyons pas en quoi le GEIE et les sociétés concessionnaires pourraient avoir intérêt à risquer un nouvel accident à l'intérieur du tunnel après ce qui s'est passé en 1999 et compte tenu de tous les problèmes que nous connaissons bien, qui sont liés à la réouverture du tunnel et qui seraient posés dans le cas où certains événements se reproduiraient. Voilà pourquoi le fait de dire que les contrôles ne sont pas suffisamment rigoureux et de laisser entendre assez ouvertement que certains intérêts économiques seraient responsables de cet état de choses, me semble pour le moins contradictoire. Pour en revenir aux résultats présentés, il faut rappeler aussi qu'ils sont le fruit des divers dispositifs de sécurité. Je pense notamment à l'arrêt obligatoire dans les aires destinées à réguler la circulation des poids lourds: le temps nécessaire aux contrôles du gabarit, des documents et du chargement du véhicule permet objectivement à celui-ci de se refroidir. C'est un effet que l'alternat actuel amplifie encore d'ailleurs.
D'autre part, les transporteurs modernisent constamment leur parc de véhicules et la qualité même de ces derniers contribue à la baisse des risques de surchauffe des équipements. D'autant que, comme chacun sait, les camions classés EURO 0, les plus vieux qui circulent encore, ne sont pas autorisés à emprunter le Tunnel du Mont-Blanc. Puis il me semble aussi que nous devons tenir compte des chauffeurs de ces camions qui disposent de tableaux de bord équipés de voyants leur signalant les éventuels problèmes de leur véhicule et qui ne sont certes pas des irresponsables. Tout ce qu'ils veulent c'est faire leur travail le mieux possible et sans courir des risques. La preuve en est par exemple que, depuis la remise en exploitation du tunnel, sur les 22.646 contraventions que la police italienne a dressées pour excès de vitesse dans la galerie, 10 seulement concernent des chauffeurs de poids lourds.
Président La parole au Conseiller Curtaz.
Curtaz (PVA-cU) Credo sia necessario riprendere qualche dato per capire i motivi che ci hanno spinto a presentare questa interrogazione. Sostanzialmente i TIR che passano al Traforo del Monte Bianco - i dati che darò emergono dalla documentazione ufficiale del GEIE - sono sottoposti a tre tipi di controllo: ad un primo controllo sulla sagoma - peraltro pensavo che fosse un controllo sul peso, forse è la stessa cosa combinata, comunque i documenti parlano di controllo sulla sagoma -; ad un secondo controllo relativo al livello di inquinamento dei veicoli; ad un terzo controllo relativo al calore del motore - lo dico impropriamente -, attraverso il cosiddetto "portale termografico". Abbiamo chiesto dei dati per capire cosa è avvenuto in questi primi mesi di apertura del Tunnel del Monte Bianco.
Primo tipo di controllo: passaggi 23.373, regolari 23.373, irregolari 0.
Secondo controllo: passaggi 23.373, regolari 23.373, irregolari 0.
Terzo controllo: passaggi 23.373, regolari - cioè con motore non troppo caldo - 23.373, irregolari 0.
Capisce, Presidente, che di fronte a questi dati ci sono due tipi di letture. Prendo atto della lettura che lei mi ha dato, che ci rassicura con un dato statistico eccezionale, peraltro appena inficiato da questi due TIR che sarebbero stati fermati in Francia nelle ultime settimane. Di fronte a un dato statistico tanto eccezionale, ci siamo permessi di sollevare delle perplessità perché sarebbe un po' come andare - ne discutevo prima con un collega - al sabato sera fuori da una discoteca a fare il palloncino a 23.000 ragazzi e scoprire che non c'è neanche un ubriaco.
Molto bene, siamo tutti contenti, però è da tempo che a noi giungono voci su controlli inefficaci, su portali termici "tarati" in modo inadeguato, ovviamente non ho nessun elemento concreto per affermare che ciò sia assolutamente vero, ma quanto meno un dato statistico così anomalo, così eccezionalmente favorevole qualche dubbio lo potrebbe porre… In ogni caso prendo atto delle risposte del Presidente della Regione; se le risposte che egli ha dato saranno suffragate da quella che è la realtà dei fatti, certamente avremo tutti una maggiore tranquillità circa la sicurezza e la regolarità del transito all'interno del Traforo del Monte Bianco.
