Resoconto integrale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 2508 del 20 marzo 2002 - Resoconto

OBJET N° 2508/XI Communications du Président du Conseil régional.

PrésidentJ'informe le Conseil de l'activité de la Présidence et des organes du Conseil depuis la dernière réunion de l'Assemblée:

Projets de loi présentés:

Proposition de loi n° 152, présentée par les Conseillers Piccolo, Perron, Nicco, Curtaz, La Torre, Rini, Viérin Marco, Ottoz et Lattanzi le 1er mars 2002: "Disciplina del referendum previsto dall'articolo 15, quarto comma, dello Statuto Speciale";

Projet de loi n° 153, présenté par le Gouvernement régional le 8 mars 2002: "Interventi regionali per lo sviluppo delle imprese industriali e artigiane";

Projet de loi n° 154, présenté par le Gouvernement régional le 15 mars 2002: "Istituzione della Fondazione Montagna sicura".

Réunions:

Bureau de Présidence: 2

Ière Commission: 1

IIème Commission: 2

IVème Commission: 2

Vème Commission: 1

Le 12 mars dernier, au siège du Parlement européen à Strasbourg, une délégation de la Conférence des Présidents des Conseils régionaux dont j’ai l’honneur de faire partie, a rencontré les Vice-présidents du Parlement européen, Renzo Imbeni et Guido Podestà, ainsi que des nombreux Parlamentaires européens italiens parmi lesquels, Monsieur Luciano Caveri.

Au cours de l'entrevue, l'importance d'une collaboration très étroite au point de vue de l’élaboration des textes législatifs a été soulignée entre les deux assemblées législatives: le Parlement Européen et les Parlements régionaux, dans une hypothèse de circuit plus large, comprenant bien entendu également les Parlements nationaux. De même, une participation des représentants régionaux au Conseil des Ministres d'Europe a été souhaitée, comme cela se passe actuellement dans de nombreux systèmes fédéraux, lorsque les arguments traités ne sont pas le cadre d’une compétence régionale exclusive.

Lundi dernier, le Vice-président Massimo Lattanzi, le Conseiller Giovanni Aloisi et moi-même avons participé, à Reggio Calabria, à la cérémonie d'inauguration de la nouvelle salle du Conseil de la Région Calabre. Au cours de mon intervention, j'ai réaffirmé et souligné la nécessité du respect de l'autonomie sur le plan statutaire, législatif et administratif, dans un cadre accru de coopération entre les régions. Des régions qui devront recevoir la possibilité de s'exprimer à Rome, à travers l'intégration rapide de la Commission bicamérale pour les Affaires régionales.

Le 19 mars 2002 a eu lieu à Naples une importante réunion entre l'Autorité des Télécommunications, dans la personne de son Président, Enzo Cheli, et de nombreux commissaires, une délégation des Gouvernements régionaux, présidée par l’Assesseur régional de l’Umbria, Gaia Rossi, et une délégation des Présidents des Conseils régionaux, que j'ai eu l'honneur à mon tour de présider. Je tiens à vous informer que la réunion a eu pour objet les modalités, les contenus, les délais et le financement du transfert des pouvoirs de l’Autorité des Télécommunications aux organes régionaux CORECOM.

A ce propos, il nous a paru important d’affirmer que l’entente à rejoindre dans cette matière aurait dû avoir une nature d’entente "rebus sic stantibus", étant donné que le titre V de la Constitution a attribué un nouveau pouvoir législatif aux régions en la matière, à savoir un pouvoir concurrent en matière de "ordinamento della communicazione". Nous avons également tenu à affirmer la nécessité d’un parallélisme entre le transfert des compétences et le financement de leur exercice de la part de l’Autorité des Télécommunications, comme cela est clairement énoncé par la loi d’institution de cette même Autorité.

Je vous adresserai, collègues Conseillers, en particulier aux Chefs de groupe et aux membres de la commission compétente, un rapport détaillé sur le contenu de cette rencontre, qui a permis également de formuler la composition d’une table technique de définition de ces mêmes attributions.

L'Etat de droit et la démocratie ont subi la nuit dernière une nouvelle et dramatique attaque.

Le professeur Marco Biagi a été assassiné hier soir, à Bologne, à quelques mètres de chez lui. Agé de 52 ans, Marco Biagi professeur de Droit du Travail à l'Université de Modena et Reggio Emilia, expert de la Confindustria et collaborateur du quotidien "Il Sole 24Ore", était Conseiller spécial du Ministre du travail Roberto Maroni.

Cet assassinat barbare évoque le triste souvenir des années sombres du terrorisme au cours desquelles tant de vies ont été injustement sacrifiées. Comme à cette époque, les Institutions auront à réagir, en isolant les coupables et en sauvegardant les valeurs de la démocratie et du dialogue, qui sont à la base de la cohabitation civile.

Le dialogue et la confrontation seuls pourront vaincre l'irrationnel et l'irresponsable qui sont à l'origine et plongent leurs racines dans une exaspération idéologique que toutes les forces parlementaires, tous bords confondus, et toute la société civile doivent repousser sans la moindre hésitation. A sa famille, son épouse et ses enfants, ainsi qu'aux institutions et aux organes où s'exerçait l'intelligence et l'engagement de cet intellectuel vont les sentiments émus du Conseil de la Vallée.

Il m’appartient également d’évoquer au souvenir de cette Assemblée une importante personnalité de l’émigration valdôtaine, disparue dans les jours derniers, Emile Isabel, que nombreux d’entre vous ont connu dans ces années, Emile Isabel était né à Quart le 28 mai 1922. Il passa sa jeunesse aux Trois Villes puis émigra à l’âge de 14 ans à Paris pour rejoindre ses parents. Ayant trouvé son premier point de chute dans une ferme, à Auteuil, il devint ensuite livreur de marchandises, chauffeur et ensuite responsable de clientèle dans une grande entreprise.

En parallèle à cette carrière, il s'investit intensément dans les associations valdôtaines de la région parisienne pour resserrer ses liens avec sa patrie d'origine que son c?ur n'avait jamais vraiment quittée. Pendant 40 ans il fut le président infatigable de l'Association des sports de l’Union Valdôtaine de Paris et ?uvra à renforcer les relations entre l'émigration et la Vallée.

La présence de plus de trente Valdôtains du pays lors de ses obsèques, auxquelles le Conseiller Cuc à pris part au nom de cette Assemblée, témoigne de l'émotion suscitée par sa disparition.

Nous nous souvenons de lui, de son infatigable persévérance, de sa disponibilité légendaire, de sa fidélité à ses amis, à ses idées, à sa famille. Un message a été adressé à sa veuve au nom du Conseil de la Vallée.

La parole au Conseiller Curtaz.

Curtaz (PVA-cU) Il nostro gruppo si vuole associare alle parole di cordoglio, di esecrazione, di condanna che lei, Presidente, ha pronunciato, commentando il barbaro assassinio del Prof. Marco Biagi.

Un'esecuzione che ricorda da vicino quella del Prof. D’Antona, che colpisce come in quella occasione un tecnico di valore, un collaboratore ministeriale, una persona apprezzata da ogni schieramento per le sue competenze, per le sue capacità scientifiche.

Era un esperto che nella sua vita ha collaborato, potremmo dire, con tutti; ha collaborato con la Confindustria, così come aveva collaborato con la CISL, oggi era consulente del Ministro Maroni, così come in passato fu consulente di esponenti del massimo livello dell’area di Centro-Sinistra.

Abbiamo assistito ad un assassinio inquietante, soprattutto perché avviene in un momento delicato, in cui nel Paese è in atto uno scontro democratico, legittimo, pacifico, su di un punto essenziale dei rapporti sindacali, dei rapporti civili, quello - come è noto - sull’articolo 18 dello Statuto dei lavoratori. A me sembra che, proprio perché è in atto nel Paese questo scontro democratico, questo gesto terroristico, appaia ancora più grave, ancora più destabilizzante.

Sarebbe opportuno - ma lascio ai colleghi di valutare una proposta che il nostro gruppo vuole formalmente avanzare - rafforzare le parole del Presidente con una risoluzione, che potrà essere concepita dalla Presidenza del Consiglio oppure dai Capigruppo, in cui venga evidenziato il cordoglio alla famiglia, l’esecrazione, la condanna per questo barbaro gesto.

È importante, come già avvenne nel passato, che di fronte ad atti di tale gravità ci sia, da parte del mondo democratico e delle istituzioni, una risposta ferma e convinta, affinché queste frange terroristiche subiscano un tale isolamento.

PrésidentVous savez que nous ne pouvons pas introduire la présentation de résolutions sur les communications, mais je veillerai à ce que votre sollicitation trouve l’adhésion des Chefs de groupe; je suis persuadé qu’elle rencontrera l’adhésion unanime de l’Assemblée.

La parole au Conseiller Frassy.

Frassy (FI)Molto brevemente. La nostra forza politica, nel condividere le parole del Presidente del Consiglio, di commemorazione e di deprecazione di questo atto, vuole fare una riflessione a margine di questa vicenda.

Una riflessione che va al di là di quelle che possono essere le espressioni di solidarietà, che va al di là di quelli che possono essere i documenti che questo Consiglio, così come altre assemblee ed istituzioni, potranno adottare nelle prossime ore. La riflessione nasce sul perché oggi accadono ancora fatti di questo tipo, quando ormai sembrava che l’epoca del terrorismo fosse stata archiviata. Riteniamo che un perché possa essere individuato in quella esasperazione dei toni del confronto politico, un'esasperazione che porta il confronto politico ad incentrarsi non più sugli argomenti e sui problemi, ma tende a delegittimare la controparte politica.

Non ci sono nemmeno più risultati elettorali che soddisfino quando si perde, e si tenta di screditare l’avversario: questi sono argomenti abbastanza noti e comuni, che abbiamo avuto modo di leggere sui giornali nazionali. Ritengo però che la nostra regione non sia indenne da questo "vizietto", e mi riferisco a fatti recenti, dove il partito di maggioranza relativo, anziché affrontare le questioni della politica per quelli che sono i fatti, per quelle che sono le oggettive realtà del dibattito politico, spesso esaspera i toni urlando di "nemici dell’autonomia", di "attacco dell’autonomia".

Io penso che un minimo di autocritica debba essere fatta a tutte le latitudini, anche a livello regionale, altrimenti questa riflessione rischierebbe di essere inutile e, per certi versi, già vista. Penso che i toni della politica nazionale sicuramente si siano alzati al di fuori di quello che deve essere un confronto democratico, e penso che la Regione Valle d’Aosta, in questo caso, si stia adeguando a questi toni, che molte volte sono fuori dai regimi della dialettica.

La mia riflessione finisce qui, dicendo semplicemente che la politica va vissuta per quelle che sono le differenti vedute sui differenti problemi, sui differenti modi di affrontarli, ma che non esistono nemici dell’autonomia, non esistono attacchi alle istituzioni. Esistono semplicemente punti di vista diversi, soluzioni diverse, strade diverse.

Riportando probabilmente il ragionamento a questi livelli, si evita di dare linfa a quegli esaltati, a quelle frange fuori controllo, che pensano di poter dare interpretazione a questi toni verbali con atti scellerati e sanguinari come quello di ieri sera.

PrésidentLa parole au Président de la Région, Viérin Dino.

Viérin D. (UV)Le Gouvernement également s’associe au message et aux considérations qui ont été exprimées par le Président du Conseil de la Vallée.

L’acte qui a été commis est un acte grave, qui appelle l'attention générale sur le sens de responsabilités et de l’unité et ce n’est certainement pas en utilisant cet acte grave pour faire de la politique politicienne, que l’on atteindra ce résultat. J’ai été particulièrement surpris par le ton de notre collègue Frassy. Peut-être se référait-il avec ses propos aux prises de position du Président Formigoni contre certaines décisions du Gouvernement.

Si il est ainsi, je le comprends et le justifie, vu que nous avons tous pris acte du fait que sur certains thèmes ce n’est pas le Gouvernement valdôtain ou la Vallée d’Aoste qui s’expriment, mais ce sont tous les Présidents en général, et donc je regrette qu’il y ait cet esprit partisan.

Je considère que ce pourrait-être là le résultat d’une certaine approche politique. En effet, si l’on ne peut plus s’exprimer, sur le plan des rapports institutionnels quant à la sauvegarde des compétences et des pouvoirs attribués aux régions en général, soit à statut ordinaire soit à statut spécial, nous avons vraiment des difficultés à comprendre quelle est cette conception de liberté et de démocratie, dont certaines de nos collègues s’inspirent. Pour notre part, nous exprimons notre disponibilité aux fins d'une prise de position commune qui puisse dépasser certains tons et considérer la substance de cet acte grave qui nous concerne tous.

PrésidentLa parole au Conseiller Beneforti.

Beneforti (PVA-cU)Mi unisco alle parole dette dal Presidente del Consiglio, dal mio Capogruppo e anche dal Presidente della Regione. Ritengo di dover fare alcune riflessioni. Il momento che attraversiamo è grave, mi ricorda gli anni ’70, gli "anni di piombo". Con questo ricordo, ci aspettavamo che certi fatti non dovessero più accadere.

Io almeno ci speravo, perché il lavoro fatto allora per debellare il terrorismo nel nostro Paese era stato grande. Allora fu possibile perché Democristiani e Comunisti si unirono in una lotta che forse resterà storica. Storica non solo per le vittime colpite dal terrorismo, come Moro, Bachelet, Ruffilli ed altri, ma per la lotta condotta in difesa della democrazia e della libertà, in modo unitario, da tutte le forze politiche, sociali e sindacali.

Non fu facile allora - come non lo è oggi - ma oggi è ancora più difficile, quando c’è chi parte dal principio che la morte di Marco Biagi deriva dal clima di guerra civile instaurato nel Paese. Devo dire che non sono le manifestazioni dei lavoratori o delle forze politiche di Centro o di Sinistra a creare il clima per certi avvenimenti di violenza; del resto, in democrazia, non si può negare a nessuno di manifestare, quando lo ritiene opportuno.

Come nessuno si deve offendere, quando le manifestazioni sono contro il Governo di oggi, come sono avvenute nei confronti dei governi di ieri.

Un clima di guerra civile, di cui ne pagano le conseguenze persone perbene, che cercano di dare il loro contributo alla causa del mondo del lavoro, come Tarantelli, D’Antona e oggi Marco Biagi, si crea o si può creare - anche se questo penso che non sia il momento - quando c’è chi lo favorisce.

Non è scioperando o manifestando per l’articolo 18 e in difesa dello Statuto dei lavoratori, che si crea il clima di guerra civile. Lo crea chi pretende di ottenere la libertà di licenziare, di tagliare i diritti dei lavoratori, che tenta di togliere ai figli l’eredità dei padri. Mi pongo una domanda: in trentadue anni di vita dello Statuto dei lavoratori, ci si accorge nel 2002, con il Governo di Centro-Destra, che è un freno allo sviluppo del Paese e alla piena occupazione? Marco Biagi, uno studioso dei problemi del lavoro, era l’uomo che ricercava il confronto, il dialogo, la concertazione, ed è stato ucciso!

Questo ci dice molto e ci deve dire tutto! Di fronte a questo ulteriore delitto, come sempre, si afferma che la democrazia non cede e non cederà. Ne sono convinto anch'io, dato che nel nostro Paese è stata sempre difesa, dopo averla conquistata con la Resistenza, dopo vent’anni di fascismo e di occupazione nazista, ma attenti all’uso che si fa della democrazia da parte di chi vince le elezioni, perché la democrazia non deve essere usata per fare ciò che si vuole e come ci pare!

Certe leggi fatte approvare a proprio uso e consumo, che non rientrano nell’interesse generale del Paese, il pretendere che il mondo del lavoro rinunci alle conquiste ottenute con lotte e sacrifici, gli scandali che provengono da certi comportamenti, possono favorire certe situazioni e riportare al terrorismo! Non sono le manifestazioni politiche e sindacali, civili, che creano certe situazioni!

PrésidentConseiller Frassy, il n’y a pas lieu à fait personnel? un seul temps de parole, aucun comportement ne vous a été attribué, aucune offense personnelle. C’est un débat qui a eu lieu très tranquillement.

(interruzione da parte del Consigliere Frassy e del Vicepresidente Lattanzi, fuori microfono)

(tumulti in aula)

Frassy (fuori microfono) ? il nostro gruppo abbandona il Consiglio? una gestione totalitaria dell’aula? chiederò i verbali? le dichiarazioni fatte dal Presidente della Regione?

Président? vous n’avez pas la parole, Conseiller Frassy.

La parole au Conseiller Cottino.

Cottino (UV)Molto semplicemente per dire che il nostro gruppo si unisce alle parole di cordoglio pronunciate dal Presidente e si dichiara disponibile a concordare eventuali documenti, prese di posizione di questo Consiglio per il barbaro assassinio di ieri. Noi speriamo, anzi, per essere più preciso, speravamo (perché diventa difficile in questo momento dire: speriamo, dopo certi atteggiamenti presi in quest’aula) che ci fosse una presa di posizione unitaria da parte di tutte le forze politiche, delle organizzazioni sindacali, così come da parte di associazioni culturali e sociali, così come avvenne in passato, in modo da ottenere quegli stessi risultati che in passato si sono ottenuti.

Dispiace veder prendere delle posizioni che poco hanno a che vedere con la realtà dell’assassinio di ieri, con posizioni ideologiche, che sicuramente non vanno nella direzione di combattere questo riemergente fenomeno. Mi rifiuto di ribattere - anche se era quello il mio primo istinto - a certe parole e a un certo modo di comportarsi in quest’aula, perché credo che questo modo di agire vergognoso non meriti di essere commentato, per cui ribadisco quanto ho detto all’inizio e mi fermo qui.