Resoconto integrale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 2264 del 14 novembre 2001 - Resoconto

OBJET N° 2264/XI Communications du Président de la Région.

PrésidentLa parole au Président de la Région, Viérin Dino.

Viérin D. (UV)Tout d’abord je voudrais communiquer à cette Assemblée que la Cour d’appel de Turin a prononcé un jugement d’acquittement vis-à-vis du Surintendant Perinetti et de notre ancien collègue Ugo Voyat concernant les affaires judiciaires qui les avaient impliqués au cours de ces dernières années. Je voudrais en particulier rappeler à cette Assemblée que l’ancien Assesseur Ugo Voyat, membre de mon Gouvernement, avait à l’époque, aussitôt présenté une lettre de démission afin de séparer sa position personnelle par rapport aux fonctions qu’il remplissait au sein de cette Assemblée et au sein du Gouvernement.

Après plusieurs années (et nous devons constater que malheureusement les temps de la justice sont assez longs), ce jugement d’acquittement permet de rétablir la vérité et surtout permet d’éclaircir cette affaire. Il est vrai, mais là c’est encore une constatation que nous faisons, que si, d’un côté, ce jugement rend justice, de l’autre côté, il ne permet pas de remettre les pendules à l’heure et de revenir à cette époque-là et à ce moment-là je pense que nous pouvons, à cet effet, exprimer toute notre solidarité au Surintendant Perinetti et à notre collègue et ancien Assesseur Ugo Voyat.

Le 30 octobre dernier à Rome, à Villa Madama, s’est réunie la Commission intergouvernementale de contrôle du Tunnel du Mont-Blanc. Cette commission a entendu le rapport du GEIE sur son organisation, elle s’est félicitée des progrès accomplis en matière d’organigramme et de recrutement du personnel, elle a pris acte également des efforts qui sont faits en matière de formation et d’entraînement de ce personnel aux équipements nouvellement installés.

Elle a pris aussi acte du programme des essais et travaux prévus par les deux sociétés et par le comité de sécurité qui devraient permettre la réouverture du tunnel le 15 décembre aux véhicules légers, si toutes les conditions requises sont réunies.

Pour ce qui est du règlement de circulation, la commission intergouvernementale a pris les décisions suivantes. Elle a adopté le projet de règlement préparé par le "Groupe circulation" en retenant les propositions de modification exprimées par la délégation française, à l’exception de celles concernant les péages. Par ailleurs le libellé de l’article 5, nouveau, n’a pu faire l’objet d’un accord.

Je rappelle que cet article 5, qui avait été rédigé par le "Groupe circulation", prévoyait que tout d’abord l’objectif de la réglementation était celui de permettre une réduction du passage des camions au Tunnel du Mont-Blanc par rapport à la période d'avant mars 1999 et que cette réglementation devait également tenir compte des requêtes des communautés locales concernant la protection de l’environnement, donc non seulement une attention aux problèmes de qualité de l’air à l’intérieur du Tunnel du Mont-Blanc, mais une attention à ce qu’on avait défini le "système Mont-Blanc" dans son ensemble, concernant également les vallées d’accès au tunnel.

Les propositions qui avaient été formulées par la partie française et notamment celle concernant la fixation d’un nombre maximum de 240 camions/heure n’ont pas été retenues, car elles étaient, de l’avis de la délégation italienne, en contradiction avec les finalités et les objectifs qu’on voulait atteindre. C’est la raison pour laquelle ce libellé n’a pas pu faire l’objet d’un accord.

Par ailleurs, pour tenir compte des décisions prises par les Ministres le 26 octobre 2001, la commission a décidé de mettre rapidement au point un règlement provisoire de circulation qui devra pouvoir être adopté à temps pour permettre la réouverture du tunnel aux véhicules légers le 15 décembre. Il s’inspirera très largement des travaux menés dans le cadre du "Groupe circulation" et il devra être soumis à la commission intergouvernementale dans le plus bref délai.

Les sociétés concessionnaires ont par ailleurs été chargées de proposer à la commission, lors de sa prochaine réunion, d’un commun accord avec les sociétés du Tunnel du Fréjus, l’adaptation du règlement de circulation à la solution de circulation alternée décidée par les Ministres.

Dans le même esprit, la commission a demandé aux sociétés concessionnaires d’examiner toutes les dispositions, y compris la séparation physique pour chaque sens, permettant de répondre aux décisions adoptées par les Ministres le 26 octobre 2001. Elles s’inspireront de la liste indicative des problèmes que la Commission intergouvernementale du Tunnel du Fréjus a établie lors de sa réunion du 29 octobre. Les documents correspondants devront être fournis au comité de sécurité pour le 16 novembre.

Pour ce qui est ensuite d’une question débattue à plusieurs reprises dans cette Assemblée, j’estime aussi opportun de vous informer qu’une solution a enfin été apportée au problème du logement de la communauté nomade de la région Tzamberlet. Grâce à la collaboration active de l’Administration municipale d’Aoste, il a été possible d’assurer un logement aux familles nomades qui depuis plus de sept ans occupaient abusivement le site en question, site propriété de la Région et destiné à accueillir le nouveau palais des sports.

Toutes ces familles ont été relogées dans des logements sociaux à l’exception de deux d’entre elles qui ont été abritées dans l’ancien hôtel Bellevue de Signayes, acheté par l’Administration municipale en vue de répondre aux besoins urgents des personnes en situation de détresse. Le site de la région Tzamberlet a donc été évacué et fait à présent l’objet de travaux extraordinaires d’entretien et de nettoyage.

Je veux également apporter quelques précisions quant à l’arrêt qui a été rendu par la Cour constitutionnelle.

En effet, avec l’entrée en vigueur de la loi régionale n° 22/2001, portant modifications de la loi n° 4/1995 "Dispositions en matière d’élection directe du syndic, du vice-syndic et du conseil communal", la Région a transformé une cause d’inéligibilité en cause d’incompatibilité et, ce faisant, elle a éliminé cet élément qui rendait contraire à la Constitution l’article 9 de la loi n° 4/1995.

Un arrêt précédent, déjà de 2000, avait déclaré anticonstitutionnel à la fois l’article 6 du décret du Président de la République de 1980 et la partie du point n° 2 de l’article 61 du décret législatif n° 267/2000, texte sur lequel s’était fondée notre loi pour ce qui est des fonctions de syndic et de vice-syndic, qui classait parmi les causes d’inéligibilité, et non pas d’incompatibilité, le fait d’avoir des ascendants, descendants, parents ou alliés jusqu’au deuxième degré, chargés par une administration communale de l’attribution des marchés de travaux ou de services publics pour le compte de la commune.

Le contenu de cet arrêt, visant un texte identique à celui de la loi régionale, la Région a donc pris acte de l’opinion de la Cour en la matière et introduit des dispositions en ce sens sans attendre la décision formelle de la Cour constitutionnelle. Cette dernière a par ailleurs rendu le 5 novembre 2001 son arrêt qui va dans le même sens que son arrêt précédent et a déclaré anticonstitutionnelle une disposition régionale qui n’est plus en vigueur depuis le 12 septembre dernier.

La question de l’inconstitutionnalité de cette disposition avait été soulevée dans le cadre d’un recours en inéligibilité introduit devant l’autorité juridictionnelle contre l’élection du vice-syndic de Challant-Saint-Victor.

La Cour constitutionnelle a décidé de statuer sur ce point, même si elle était informée des modifications apportées à la législation régionale, car les services législatifs de la Présidence avaient immédiatement déposé le nouveau texte de la loi régionale au greffe de la Cour, à titre informel toujours, puisque la Région n’était pas partie à cette affaire et ne pouvait donc pas agir en justice.

Mais la Cour a statué également sur ce recours parce que, à défaut d’une déclaration d’inconstitutionnalité de la disposition régionale contestée en vigueur à la date des élections communales de 2000 et qui sanctionnait à l’époque l’inéligibilité et non pas l’incompatibilité de tout candidat au poste de syndic ou vice-syndic, dont des parents ou des alliés jusqu’au deuxième degré auraient été chargés de l’exécution d’un marché de travaux lancé par la commune, le Tribunal d’Aoste - juridiction devant laquelle le recours contre l’élection du vice-syndic de Challant-Saint-Victor a été formé - n’aurait pu s’exprimer sur le recours, ne saurait donc considérer la parenté jusqu’au deuxième degré avec un adjudicataire comme une cause d’incompatibilité, si le jugement de la Cour n’avait pas été rendu. Et donc avec ce jugement le tribunal pourra statuer sur le recours qu’il a reçu.

Encore une communication concernant l’entrée en vigueur des modifications au titre V de la Constitution. La loi constitutionnelle n° 3/2001, modifiant le titre V de la Constitution, entrée en vigueur le 8 novembre 2001, comme l’a rappelé le Président de l’Assemblée, prévoit notamment l’abrogation de l’article 130 de la Constitution, article qui autorise les régions à exercer un contrôle de légalité sur les actes des collectivités locales. Il s’agit là d’une avance considérable qui, outre l’élimination du contrôle préalable de l’Etat sur les lois et les actes administratifs des régions, renforce le système des autonomies locales en mettant un terme au rapport hiérarchique entre l’Etat, les régions et les collectivités locales.

En conséquence de cette disposition nous avons informé par un courrier officiel tous les responsables des collectivités locales du Val d’Aoste, quant aux modifications apportées par la réforme constitutionnelle pour que celles-ci ne soumettent plus leurs délibérations à la Commission régionale de contrôle - je cite -: "? Si invitano pertanto gli enti locali della Regione a non trasmettere più alla commissione i propri atti deliberativi, anche se adottati precedentemente alla data dell’8 novembre 2001". Par ailleurs, la Commission régionale de contrôle continue à exercer le contrôle sur tous les autres organismes visés à la loi régionale n° 73, tels par exemple les consorteries, les institutions publiques d’assistance, les établissements de bienfaisance (IVAT, Consortium régional de la pêche, ou d'autres organes qui relèvent de lois spéciales) et ce, temporairement, dans l’attente (et nous allons procéder ainsi par voie législative) de définir de nouvelles modalités de contrôle, notre volonté politique étant celle d’éliminer tous les contrôles qui ne sont pas nécessaires et d’attribuer les contrôles résiduels aux services de l’Administration régionale, en éliminant ainsi la Commission régionale de contrôle.

Enfin hier à Rome avec l’Assesseur Lavoyer, nos deux Parlementaires et M. Malfa, le Coordinateur du Département de la planification, des investissements et des politiques structurelles, j’ai rencontré le Ministre des infrastructures et des transports, Pietro Lunardi, ainsi que le Sous-secrétaire des affaires régionales, Alberto Gagliardi. Cette rencontre a été promue par les Ministres Lunardi et La Loggia dans le cadre - je cite -: "? della predisposizione del programma delle infrastrutture pubbliche e private e degli insediamenti strategici e di preminente interesse nazionale da realizzare per la modernizzazione e lo sviluppo del Paese. Per avviare questa fase di lavoro, che auspichiamo davvero improntata a una proficua cooperazione per i rilevanti interessi del Paese in questione, intendiamo congiuntamente promuovere un incontro specifico con ciascuno dei presidenti di regione e di provincia autonoma per l’esame e l’approfondimento delle differenti situazioni, per una verifica delle priorità programmatiche a livello locale, nonché per una comune delineazione delle ipotesi di collaborazione".

Au cours de cet entretien nous avons exposé au Ministre Lunardi nos propositions pour la rédaction du programme susmentionné, propositions qui découlent des objectifs prioritaires de la planification régionale pour la période 2000-2006. Deux priorités ont ainsi été définies: l’une concernant les infrastructures de transport et de communication et l’autre l’aménagement du territoire.

Quant à la première priorité, deux volets ont été présentés et examinés: l’un ferroviaire et l’autre routier.

Quant au volet ferroviaire, il a été notamment question d’un problème urgent: le rétablissement du chemin de fer Aoste-Chivasso, mais aussi le problème en général de la modernisation de cette liaison ferroviaire ainsi que la valorisation de la liaison Aoste/Pré-Saint-Didier. Mais il a été question aussi et notamment de la nouvelle transversale ferroviaire Ivrée-Aoste-Martigny ainsi que de l’étude de faisabilité pour la réalisation d’un train à hydrogène et du tunnel ferroviaire pour la gare d’Aoste.

Quant au volet routier, nous avons discuté de la réouverture du Tunnel du Mont-Blanc; à cet effet nous avons confirmé notre opposition aux modalités de sens unique alterné qui ont été définies - nous espérons temporairement en attendant le sommet franco-italien, mais surtout la rencontre des cinq ministres des transports des cinq pays alpins qui se tiendra en Suisse au Gothard - pour le retour des poids lourds au Tunnel du Mont-Blanc nous avons également sollicité: la réalisation de travaux importants sur les routes nationales n° 26, n° 26 Dir et n° 27; des paravalanches dans la commune de Courmayeur; le problème des accès aux vallées du Cervin, d’Ayas et de Gressoney; le tunnel routier au Fort de Bard; le tunnel sur la route nationale n° 27, celui d'Etroubles et celui de Saint-Oyen, mais aussi les interventions concernant les autoroutes qui mènent au Val d’Aoste, le pont sur le fleuve Orco sur l'autoroute Aoste-Turin et une solution définitive de la bretelle Ivrée-Santhià.

Pour ce qui est par contre de l’aménagement du territoire, nous avons sollicité l’octroi des financements nécessaires à la réalisation du plan des interventions extraordinaires découlant de l’inondation d’octobre 2000. Compte tenu de l’attention et de la disponibilité exprimée par le Ministre Lunardi, nous exprimons une appréciation positive sur cette rencontre et au cours des semaines prochaines nous formaliserons, avec les responsables du Ministère, nos propositions pour leur insertion, notamment la liaison ferroviaire Ivrée-Aoste-Martigny, dans le plan des ouvrages des interventions stratégiques pour le développement du pays.

PrésidentJe tiens à m’inscrire personnellement dans la même direction des considérations que le Président de la Région a fait au début de ses communications, quant aux effets de l’acquittement de M. Ugo Voyat et du Surintendant Perinetti. Je pense que le rétablissement de leur honneur après les événements qui ont lourdement pesé sur leur existence ne peut que réjouir toute cette Assemblée.

Je voudrais également saisir l’occasion, puisque notre collègue Aloisi est là, pour lui adresser les félicitations de toute l’Assemblée pour sa deuxième paternité et lui dire que nous comprenons que son petit retard de ce matin est lié certainement aux engagements paternels qui découlent de cette nouvelle arrivée. Qu’il soit félicité par nous tous pour l’arrivée du petit Alessandro Paolo.

La parole au Conseiller Curtaz sur les communications du Président de la Région.

Curtaz (PVA-cU)Innanzitutto mi compiaccio per la soluzione del problema del campo nomadi. Il nostro gruppo aveva ripetutamente sollevato questo tema e oggi possiamo dire con soddisfazione che i nostri stimoli hanno portato ad un esito positivo della vicenda.

Voglio tuttavia intervenire sulla comunicazione relativa ai problemi del Monte Bianco, in particolare sul problema più immediato: quello dell’apertura e del senso unico alternato. Mi voglio brevemente soffermare solo su questo punto specifico perché ci sarà tempo, in occasione di questo Consiglio, di parlare ancora del Traforo quando discuteremo l’ordine del giorno relativo a una nostra interpellanza e una mozione finale.

Che dire di questo senso unico alternato? Credo che la soluzione proposta dai Ministri italiani e francesi sia una "bischerata", un assurdo che favorisce il traffico pesante e penalizza il turismo e credo che questa sia un'opinione condivisa da tutti. Penso che sia altrettanto condivisibile che la proposta dei Parlamentari valdostani di passare da un senso unico alternato di 24 ore a un senso unico di 12 ore sia una mezza "bischerata".

Manca, mi pare, sul punto una posizione unitaria, coerente, forte delle istituzioni regionali e io voglio a questo proposito rilanciare una proposta che è emersa nella Conferenza dei Capigruppo ad opera delle associazioni e dei movimenti che si battono contro il passaggio indiscriminato dei TIR, la proposta è quella di aprire un'occasione di confronto, un tavolo di dibattito con le istituzioni regionali e municipali transfrontaliere, con le associazioni ambientaliste, con le rappresentanze sociali ed economiche. Presidente, lei su questo tema ha detto con amarezza che siamo deboli?

(interruzione del Presidente della Regione, fuori microfono)

? lei ha detto che siamo deboli o che ci hanno reso deboli; io ogni tanto ho l’impressione che le istituzioni regionali abbiano voluto essere deboli e torneremo su questo punto. Bisogna forse smettere di continuare a pensare da deboli e io chiedo che la Regione sia più forte. Credo che una condivisione di posizioni a livello transfrontaliero, che deve emergere da un confronto fra istituzioni regionali, locali, municipali e tutti coloro che si occupano del fenomeno, sia essenziale per rendere la posizione delle comunità locali rispetto ai governi centrali meno debole.

Credo che anche questo sia un tema sul quale si gioca la nostra autonomia che, per quanto mi riguarda, non è una parola da utilizzare retoricamente in occasione degli interventi in Consiglio regionale o nei comizi, ma è una parola che si deve riempire di contenuti. Qui le istituzioni locali possono rendere piena di contenuti questa parola: occorre che ci si organizzi, occorre che ci siano dei confronti con le istituzioni che al di là del Bianco condividono con noi le preoccupazioni. Non è detto che si riesca ad ottenere una posizione comune, però è chiaro che una posizione condivisa da noi, in Francia e in Svizzera, avrebbe un altro significato politico, ci renderebbe più forti e potremmo fare questa battaglia con maggiore probabilità di successo. Operi in questo senso, Presidente, e credo che i risultati non mancheranno.

PrésidentLa parole au Vice-président Lattanzi.

Lattanzi (FI)La prima considerazione è sull’ultima battuta: le debolezze del Governo regionale. Non so se è debole, auspico per la Valle d’Aosta che non lo sia; certo è che, se lo è, lo è per due fatti così evidenti che sono sotto gli occhi di tutti.

Il primo è che gli amici francesi di Centro Sinistra, ai quali questa maggioranza faceva riferimento negli anni passati, sono stati più "bischeri" dei "bischeri" perché se c’è qualcuno che ha creato un danno alla Valle d’Aosta è stato il Centro Sinistra francese con l’aiuto degli ambientalisti francesi. Quindi è strano vedere questa "querelle" in questo Consiglio perché i Verdi e gli ambientalisti, insieme al Centro Sinistra francese e al Governo francese, hanno fatto di tutto, meno che creare qualche vantaggio alla Valle d’Aosta, sulla questione Tunnel del Monte Bianco naturalmente, perché è di questo che stiamo parlando.

La seconda debolezza purtroppo questa Giunta regionale l’ha acquisita dal 13 maggio quando l’Union Valdôtaine in Valle d’Aosta ha fatto la scelta di continuare su un campo sbagliato per la Valle d’Aosta, quello del Centro Sinistra, che a livello nazionale ha perso le elezioni e oggi non aiuta la Valle d’Aosta ad avere quelle attenzioni che noi speriamo di poter garantire dai banchi dell'opposizione, ma in maniera meno efficace di quello che potrebbe fare un Presidente di Regione.

Detto questo, due parole sulle comunicazioni del Presidente le riteniamo doverose, anche perché in questi giorni si è parlato molto delle problematiche, riferite alla Valle d’Aosta, legate alla riapertura del tunnel e riguardanti le decisioni che i Ministri francese e italiano, Lunardi e Gayssot, hanno preso rispetto alla regolamentazione del traffico. Qui dobbiamo essere assolutamente chiari: le difficoltà per la Valle d’Aosta sulla riapertura del tunnel ancora una volta non possiamo non imputarle al Centro Sinistra italiano e francese. Non dobbiamo dimenticare che se il Tunnel del Monte Bianco "forse" - e poi spiego perché "forse" - aprirà il 15 dicembre 2001, con quasi un anno di ritardo rispetto ai tempi possibili, non è per l’incapacità tecnico-operativa del versante italiano, ma per una non volontà politica sindacale, ambientalista, del versante francese. Un ritardo così evidente anche alla commissione presieduta dal Consigliere Cerise, che nella settimana scorsa ha ispezionato il tunnel - io facevo parte di quella commissione - e si è resa conto che l’Italia è pronta per il 15 dicembre e lo sarà, mentre la Francia io direi forse, un forse molto chiaro. Ma è un ritardo, quello francese, che noi sappiamo qual è la "parte" che lo ha prolungato. Ricordiamo che i Verdi sulla Torino-Lione in Italia e il Governo di Centro Sinistra italiano non hanno aiutato l’apertura rapida del Tunnel del Monte Bianco; sono stati deboli rispetto ai loro compagni e cugini francesi, mentre è stata molto forte la parte ambientalista in Francia che ha fatto sentire la sua voce e che ha ritardato l’apertura di questo tunnel. Questo deve essere ricordato per onestà intellettuale.

Oggi apriamo con un anno di ritardo per colpa degli ambientalisti e del Governo di Centro Sinistra francese e del Governo di Centro Sinistra italiano. È inutile che stiamo qui a discutere. Sul fatto poi che sia il 15 dicembre 2001 la data in cui si andrà a riaprire il traffico ho sottolineato un "forse" perché ho potuto vedere i ritardi e mi ha stupito che nell'ispezione, pur essendo un orario strano perché era intorno a mezzogiorno, in quel momento nel tunnel più che di operai nel versante francese erano presenti ampie delegazioni sindacali.

C’erano più sindacalisti con i pulmini che ispezionavano il tratto francese che operai che lavoravano nel tratto francese. Questo è il motivo che mi induce a pensare che forse dal versante francese c’è ancora qualcuno che "rema contro" perché, quando si vedono delegazioni di trenta sindacalisti e dieci operai che lavorano, probabilmente è perché c’è qualcosa che non quadra?

(interruzione del Consigliere Curtaz, fuori microfono)

? io andrei avanti se mi lascia parlare Curtaz, io ho lasciato parlare lui, che avrà modo nelle sue iniziative successive di replicare alle mie affermazioni; sono molto informato almeno tanto quanto lui.

Ma detto questo, vorrei fare un commento sul traffico alternato di cui i Verdi, il movimento ambientalista in Valle d’Aosta ha fatto un gran "cancan" sulla soluzione adottata. Anche qui, ce lo dobbiamo ricordare che la soluzione adottata a noi non piace, ma è per colpa vostra che arriviamo a questa soluzione perché, se era per voi e per quelli come voi, il tunnel non apriva neanche il 15 dicembre solo per le auto. Siete arrivati ad avere ora l'accondiscendenza perché il traffico cosiddetto "leggero turistico" possa proseguire?

(i Consiglieri del gruppo Per la Valle d’Aosta con l’Ulivo protestano, fuori microfono)

? si è dovuti arrivare al traffico alternato per questioni di sicurezza e per poter aprire ai TIR perché non volevate neanche aprire ai TIR con la storiella delle 28 tonnellate e delle 40 tonnellate; il tunnel, se non sarà il 15 dicembre sarà qualche tempo dopo, aprirà al traffico turistico e qualche settimana dopo anche al traffico commerciale dopo due anni di chiusura grazie al fatto che qualcuno ha sbloccato la situazione, una situazione che avete bloccato voi e i vostri compagni cugini del Centro Sinistra francese.

PrésidentLa parole au Conseiller Cottino.

Cottino (UV)Pour m’associer aux mots de félicitations que déjà le Président de la Région et aussi le Président du Conseil ont exprimés pour l’acquittement de notre ancien collègue Ugo Voyat. Le groupe de l’Union Valdôtaine avait déjà adressé un télégramme à Ugo Voyat dans sa réunion hebdomadaire d’il y a quinze jours, mais j’y tiens à le faire publiquement car le désarroi que Ugo Voyat a éprouvé à maintes reprises, je crois qu’il est encore présent dans son foi intérieur.

En ce qui concerne le Tunnel du Mont-Blanc, je retiens que la délégation gouvernementale a bien fait à souligner notre avis totalement contraire au sens unique alterné. D’ailleurs notre mouvement avait été très précis à ce propos: "Nous sommes contraires au sens unique alterné car nous retenons qu’il ne résout aucun problème pour lequel nous nous sommes battus". A ce propos nous débattrons encore car, comme M. Curtaz a anticipé, il y a à l’ordre du jour de ce Conseil une motion sur cet argument, même s’il s’agit d’une motion qui a mon avis est très faible. A ce moment-là j’aurai l’occasion de mieux exprimer les motivations pour lesquelles je la retiens faible.

PrésidentLa parole au Conseiller Martin.

Martin (SA)Abbiamo appreso con soddisfazione dalle parole del Presidente della Regione che l’incontro di ieri a Roma è stato un incontro fruttuoso e che una volta tanto si sono poste delle cose concrete sul tavolo per quanto riguarda sia il trasporto su gomma sia quello su rotaia. In particolare abbiamo appreso che finalmente la soluzione degli svincoli per le valli laterali e la costruzione di alcuni paravalanghe, che garantiranno il transito sulla statale n. 26 e n. 27, sono stati finalmente messi a punto e che dovrebbero essere realizzati al più presto.

Pertanto ribadiamo la nostra soddisfazione per i risultati che questo incontro ha prodotto.