Oggetto del Consiglio n. 246 del 25 novembre 1998 - Resoconto
SÉANCE DU 25 NOVEMBRE 1998 (MATIN)
OGGETTO N. 246/XI Iniziative per la riduzione dell'impatto ambientale della diga di Valgrisenche. (Interpellanza)
Interpellanza Preso atto dell'inutilità della diga di Valgrisenche in considerazione dei pericoli rappresentati dal cedimento del versante d'appoggio;
Considerato l'enorme impatto ambientale rappresentato dal muro di contenimento ormai in gran parte inutilizzato;
In prospettiva di un rilancio della Valgrisenche dalla comunità atteso in senso turistico;
i sottoscritti Consiglieri regionali
Interpellano
l'Assessore competente per conoscere:
1) quali sono le iniziative messe in atto dall'Amministrazione regionale nei rapporti con l'Enel proprietario del manufatto;
2) quali le iniziative ipotizzate per la riduzione dell'impatto ambientale di detta struttura ed il rilancio economico della Valgrisenche.
F.to: Lattanzi - Tibaldi
Président La parole au Conseiller Lattanzi.
Lattanzi (FI) Visto che l'ultima, possiamo permetterci una battuta: alcuni parenti di Frassy, che hanno anche dato una denominazione ad una frazione di Valgrisenche, ci hanno sollevato una questione. Ci chiedono se la diga di Valgrisenche ha cambiato destinazione d'uso e se sia diventata permanente palestra di roccia per attività di "free climbing".
Permettetemi la battuta però, la questione crediamo sia molto più importante e molto più seria perché è una questione che si trascina ormai nella nostra Regione da molti anni.
Tutti siamo a conoscenza che la diga di Valgrisenche ormai è utilizzata al 10 percento delle sue potenzialità per conosciute ed evidenti problematiche di pericolo rappresentate dal cedimento di un versante che ha dovuto far ridurre l'utilizzazione di questo sito industriale di produzione e di energia elettrica e che, pur con molti interessamenti in questi ultimi vent'anni da parte di parlamentari valdostani, di molti assessori e consiglieri che si sono mossi, la situazione non si è mai sbloccata.
La richiesta di chiarimenti è semplicemente per capire se la possibilità di uno sblocco di quell'iniziativa è percorribile, se c'è una strada, se la si sta percorrendo.
Aspettiamo di sapere dal Presidente qual è lo stato dell'arte.
Président La parole au Président du Gouvernement, Viérin Dino.
Viérin D. (UV) Le Valgrisenche aux Valgrisains; à Frassy c'est Viérin qui répond. C'est un débat tout interne au Valgrisenche par l'intermédiaire de Monsieur Lattanzi, ça a toujours été comme ça: à la place de nous mettre d'accord entre nous, il faut toujours que vienne un tiers pour nous mettre d'accord.
A part cette considération, le thème soulevé a trait à plusieurs volets. Il y a un aspect concernant la compétence sur le barrage; il y a un problème concernant l'utilité, l'inutilité mais surtout la sécurité de ce barrage et c'est ce thème qui, au cours de ces dernières années, a fait l'objet d'un courrier entre l'Administration régionale et l'ENEL. Il y a un problème d'impact sur l'environnement, et il y a enfin un problème de perspectives futures, compte tenu aussi des changements qui sont annoncés au sein de l'ENEL même.
J'essaierai de fournir quelques éléments concernant ces différents aspects en me rattachant à ce que l'Assesseur Nicco avait déjà dit affirmé en 1992 en répondant à une interpellation qui avait été à l'époque présentée par Monsieur Limonet concernant une éventuelle démolition du barrage Beauregard de Valgrisenche.
Tout d'abord, au sujet des initiatives mises en place par l'Administration régionale pour le barrage de Valgrisenche, il convient de rappeler que le barrage de Valgrisenche appartient à l'ENEL et c'est donc à cette Société qu'il revient de décider si l'ouvrage en question est inutile. L'ENEL n'a par ailleurs jamais manifesté l'intention de désaffecter ce barrage, ni la retenue de Valgrisenche, qui dessert la Centrale hydroélectrique d'Avise où la production d'énergie électrique n'a jamais été interrompue.
En ce qui concerne par contre les aspects liés à la sécurité du barrage depuis 1996 et en application d'une loi d'Etat, la loi n° 584, c'est le "Servizio nazionale dighe" de la Présidence du Conseil des Ministres qui est compétent en matière de grands barrages. C'est donc à ce Service qu'il revient d'évaluer le danger que peut présenter le barrage de Valgrisenche.
Or, dès sa mise en exploitation en 1969, le barrage a présenté de sérieux problèmes dus au fait que la situation géologique était différente de celle prise en compte lors de la phase de l'élaboration du projet et de la réalisation de l'ouvrage. Dans la pratique le flanc gauche du réservoir accuse des phénomènes d'instabilité susceptibles d'être aggravés par la présence d'eau dans la retenue et qui, de plus, causent des déformations de la structure même du barrage. C'est pourquoi en avril 1969 déjà, pour des raisons de sécurité, le procès-verbal de la mise en eau imposait à l'ENEL le respect des limitations quant à la pleine exploitation des installations, fixant en particulier le niveau maximal autorisé pour la retenue à 1710 mètres d'altitude contrairement au chiffre retenu par le projet qui était de 1770 mètres. Ce niveau correspond à une retenue d'eau d'environ 7 millions de mètres cubes, bien loin des quelque 70 millions de mètres cubes prévus à l'origine. Il est donc vrai qu'il est exploité à 10 pour cent de ces capacités.
Nous ne pouvons pas néanmoins affirmer, sur la base des limitations fixées, que le barrage de Valgrisenche représente un danger puisque l'ENEL a toujours respecté les modalités de gestion prescrites par le procès-verbal de mise en eau qui visait à garantir l'exploitation même réduite de la retenue dans des conditions de sécurité. A cet effet, les initiatives que l'Administration régionale a mises en oeuvre relativement au barrage ont eu pour objectif principal d'assurer avant tout le respect des conditions fixées pour l'exploitation sécuritaire de cet ouvrage, notamment après les phénomènes météorologiques de 1994 et de 1996. En ces occasions les conditions particulières créées par un dégel brutal et d'abondantes précipitations atmosphériques ont entraîné un risque de dépassement du niveau de sécurité du barrage, raison pour laquelle l'ENEL a partiellement ouvert les sauts.
L'afflux dans la Doire de Valgrisenche de cette considérable quantité d'eau a toutefois risqué d'endommager les infrastructures publiques et privées construites le long du cours du torrent et durant ces deux dernières années, plutôt que de l'impact de ce même barrage sur l'environnement, l'Administration régionale s'était donc préoccupée davantage de la prévision et de la prévention des dommages que pouvaient subir les cultures, les infrastructures et les agglomérations du Valgrisenche à la suite des ouvertures des sauts de la retenue.
A cet effet l'ENEL, le "Servizio nazionale dighe", la Commune de Valgrisenche, nos services de la protection civile et l'Assessorat régional des travaux publics et à l'époque de l'environnement ont oeuvré afin de mettre au point des modalités de gestion qui tiennent compte lors des fortes intempéries des limites des capacités de la retenue et de la capacité d'écoulement du lit de la Doire de Valgrisenche, que des travaux d'aménagement ont toutefois permis d'améliorer.
Pour ce qui est par contre des problèmes liés à l'impact sur l'environnement et des problèmes liés aux perspectives, pour ce qui est de la réduction de l'impact du barrage sur l'environnement, permettez-moi de vous dire qu'en dehors d'une éventuelle transformation de ce mur de béton en quelque chose de plus agréable, par exemple un concours international d'idées aux fins d'un gigantesque trompe-l'oeil, qui redonnerait une autre vision de cette haute Vallée du Valgrisenche.
La seule initiative en mesure de attendre ces objectifs serait la destruction du barrage. Ce qui rendrait obligatoire la réalisation des travaux de stabilisation du versant gauche de l'actuel réservoir vu que maintenant, paradoxalement, c'est le barrage qui permet à ce versant de tenir.
Si l'on devait, le cas échéant, imaginer une intervention de destruction de ce barrage, l'on devrait donc également prévoir d'importants travaux pour ce qui est de la stabilité de ce même versant. Pour l'instant, la commune de Valgrisenche, avec la collaboration de l'Administration régionale, a essayé d'utiliser ce barrage et d'en faire un instrument qui puisse représenter une attraction même sur le plan touristique pour la Vallée de Valgrisenche. Dans la mesure du possible on a donc exploité la présence de ce barrage pour la promotion touristique et sportive de cette Vallée et ce, grâce à l'aménagement en 1997 de cette paroi d'escalade sur le mur du barrage. Des championnats du monde d'escalade y ont été organisés, en essayant donc de tirer profit de cette présence.
Les perspectives sont liées également aux décisions qui seront prises par l'ENEL; le décret "Bersani" prévoit qu'il y a, au moins d'ici 2003, une désaffection de la production d'énergie d'au moins 40 pour cent des centrales et des barrages de l'ENEL, donc lors des pourparlers que nous avons ouverts et avec le Gouvernement et avec l'ENEL concernant le futur de la présence hydroélectrique de cette Société au Val d'Aoste, le problème du barrage de Valgrisenche pourra être examiné pour vérifier quelles seront les possibilités offertes. On peut passer de la destruction de ce barrage à l'utilisation de ce même barrage pour des finalités diverses. La paroi d'escalade en est un exemple, le trompe-l'oeil pourrait également représenter une autre perspective. Nous suivons en tout cas avec attention ce problème pour essayer d'évaluer toutes les solutions possibles, qui pourraient se présenter pour donner une réponse à une exigence qui est partagée par la Commune de Valgrisenche et par cette Assemblée.
Président La parole au Conseiller Lattanzi.
Lattanzi (FI) Mi rendo perfettamente conto che dare delle risposte su una questione che è lì da 30 anni anche per il Presidente non sia facile. Prendo atto della sua sensibilità, nel senso che mi pare di aver capito dalla sua relazione che ha chiaro anche lui che qualunque forza politica riuscirà mai un giorno a dare un futuro diverso che una palestra a quella Valle, potrà dire di aver fatto qualcosa per la Valle d'Aosta di veramente molto importante.
Certo che, visto le prospettive che lui ha anticipato, quella di future decisioni dell'ENEL nel quadro di una legislazione che sta modificando certe iniziative e che quindi fa rientrare la questione della diga di Valgrisenche all'interno di un rapporto con l'ENEL molto più ampio che verrà determinato non prima di qualche - al di là del 2003 - otto o dieci anni, mi rendo conto che è come essere incastrati.
Abbiamo un privato fra virgolette perché ormai l'ENEL si orienta alla privatizzazione che è proprietario di un sito industriale la cui unica funzione oggi è forse quella di tenere in piedi la montagna e possiamo dire che abbiamo il sostegno più costoso del mondo per quanto riguarda il sostegno per la montagna.
Al di là delle battute e della demagogia, per capire qual è veramente il problema di quella Valle è sufficiente stare sopra la diga per vedere che al di là, al lato sinistro guardando il Paese c'è una desolazione che potrebbe essere invece sviluppata in maniera turistica diversa da quello che può essere il cercare di tacconare il problema.
Quindi mi auguro che il Presidente, nel corso di queste consultazioni con l'ENEL su più ampio quadro, quello dell'energia, dello sfruttamento delle acque, delle dighe, delle centrali elettriche, possa affrontare questo tema perché qui, a differenza delle altre situazioni che sono sicuramente importanti perché dialogare con l'ENEL per quanto riguarda il futuro dell'energia in Valle d'Aosta è un aspetto determinante per tutto quello che ci siamo sempre detti e che c'è scritto anche nel vostro programma però, qui c'è una popolazione di una vallata intera che potrebbe trarre beneficio dalla riduzione di quella struttura che sappiamo essere ancora comunque utile perché Avise vive ancora della caduta dell'acqua di quella diga per cui forse nessuno può e non deve neanche pensare ad un abbattimento totale.
Sicuro è che il giorno che quei 60 metri di cemento dovessero essere ridotti a 12-15 metri, quello che oggi è l'utilizzo e con i lavori appropriati di sostenimento o di abbattimento del versante che sta cedendo…, da quel momento la Valle d'Aosta avrebbe una ricchezza in più che quella Valle sotto l'aspetto turistico ed economico… e una decisione e una soluzione che forse comincerebbe a limitare anche una certa desertificazione di quella Valle. Mi rendo conto che vi sono la palestra, l'osservatorio panoramico e tutto quello che è stato fatto, abbiamo visto che nella parte bassa della diga sono state messe della panchine, è stata fatta un'area verde, però credo che nella contrattazione con l'ENEL e con il Governo, in questo caso con il Ministro che ha predisposto quei provvedimenti, quando si deve parlare di qual è il ruolo dell'ENEL in Valle d'Aosta per lo sfruttamento dell'energia, quel sito particolare debba essere citato e sono convinto che il Presidente lo farà.
Mi auspico che quella Valle possa avere, al di là di quest'interpellanza un'attenzione maggiore, non perché credo che non ce ne sia stata, ma perché è una situazione nella quale la Regione Valle d'Aosta…, in questo caso non può essere potestà legislativa e operativa e politica sul proprio territorio; è una situazione molto imbarazzante.
Ringrazio il Presidente per la relazione, mi dispiace che questa relazione abbia dovuto pescare argomentazioni dal 1982 perché vuol dire che veramente siamo dovuti andare nel giurassico dell'Amministrazione per poter dare una risposta ad un problema che invece più che quotidiano è futuro in questo senso.
Président Les travaux de la matinée sont ainsi achevés. Je vous rappelle qu'à 15 heures et à 15 heures 30 auront lieu les réunions des conseillers intéressés par les cours linguistiques. Ils en ont eu déjà communication et à 16 heures reprendront les travaux du Conseil.
La séance est levée.
