Resoconto integrale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 3222 del 1° aprile 1992 - Resoconto

OBJET N° 3222/IX Adoption par le Conseil régional des grandes lignes du programme sanitaire. (Rejet de motion)

Presidente Do lettura della mozione presentata dai consiglieri Rollandin, Stévenin, Viérin, Vallet, Perrin, Agnesod et Voyat:

Motion Ayant pris connaissance du document diffusé à la Santé et Aide sociale à l'occasion de la conférence de presse qui s'est tenue le 20 janvier 1992 sur le thème: "La santé en Vallée d'Aoste: programme, rôles et compétences";

Soulignant l'importance d'une information correcte, diffusée en temps voulu;

Constatant qu'il importe de préciser que les grandes lignes du programme sanitaire doivent être, selon la loi, adoptés par le Conseil, que ce soit par des actes administratifs ou par des mesures législatives;

Jugeant incorrecte cette manière de présenter des idées et des projets discutables et non encore adoptés par le Conseil régional comme des faits acquis et des projets réalisables à court terme;

Rappelant que le seul outil de planification susceptible de proposer des lignes directrices dans le domaine socio-sanitaire demeure le Plan sanitaire régional;

les soussignés Conseillers régionaux du groupe de l'Union Valdôtaine

engagent

le Gouvernement valdôtain à présenter dans les trente jours au Conseil, après en avoir saisi les Commission compétentes:

1) la mise à jour du Plan socio-sanitaire avec la modification du tableau des emplois et les projets des infrastructures à réaliser;

2) la source des crédits nécessaires et pour la gestion et pour l'achat d'équipements répondant aux besoins des unités opérationnelles d'une part et des dispensaires et dispensaires polyvalents régionaux d'autre part.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Rollandin, ne ha facoltà.

Rollandin (UV) Merci, Monsieur le Président. Les problèmes concernant le domaine de la santé, je crois qu'ont fait déjà l'objet de différents débats dans cette salle et je crois qu'en effet cet argument le mérite, compte tenu de deux aspects que l'on estime importants. Le premier est que une considération générale s'impose par rapport aux engagements financiers qui très souvent n'ont pas une réponse conséquente.

L'autre aspect c'est qu'au niveau national, surtout dans ces derniers temps il y a eu toute une série de faits qui ont eu l'écho de la presse et qui malheureusement nous ont un peu donné l'état d'un système qui n'a pas fonctionné ou tout de mê-me qui n'a pas donné les résultats que les gens s'attendaient.

Je fais en même temps une observation générale et je souligne un aspect: si dans d'autres domaines les retards ou les résultats insuffisants peuvent être supportables, compte tenu d'un aspect plus économique que social, dans le domaine de la santé, je crois que les retards ont les conséquences que l'on connaît. Malheureusement en ce cas, ce qui est en ballottage c'est la vie des personnes concernées. Pour venir à la motion que nous avons présentée, ce document à pris un peu son fondement de la conférence de presse, qui s'était tenue le 20 janvier 1992, en illustrant un document que l'Assesseur avait présenté: "La sanità in Valle d'Aosta: programmi, ruoli e competenze".

J'étais présent à cette présentation et, vu que ce n'était pas le moment, étant donné que c'était une conférence de presse, j'avais pris acte du document qu'avait été présenté et je m'étais réservé la possibilité d'en discuter dans le siège naturel, c'est à dire dans cette salle, compte tenu que les programmes de la santé, d'après la loi, sont de compétence du conseil et en plus sont résumés dans les programmes sanitaires.

Je voudrais rappeler que les programmes sanitaires sont du 6 septembre 1983; d'ici peu il y a dix ans que nous avons approuvé ce plan sanitaire régional. A ce moment il y avait toute une série de présentations et de programmes, qui ont été la base de ce qui a été réalisé. L'engagement qui avait été pris à son temps c'était d'intervenir par la suite et de modifier là où il y en avait la possibilité et selon les nécessités, selon les exigences, le programme même.

Cette loi, car il s'agit d'une loi, est encore là avec ses engagements et malheureusement il n'y a plus de modification, tandis qu'on nous a présenté ce programme dans les prémisses duquel on disait des choses que je peux même partager. Je lis: "Molti sono coloro che si sentono i depositari della verità, molti sono coloro che credono d'avere la ricetta in tasca per la soluzione di ogni problema, molti sono coloro che salgono in cattedra senza magari conoscere i problemi che stanno di fronte, molti sono coloro che non conoscono a fondo le disposizioni esistenti a livello nazionale e regionale".

Je crois qu'il y a sans doute très souvent des personnes qui font des affirmations sans peut-être connaître dans les détails la règlementation concrète, réelle soit au niveau national que régional. Mais là où l'on disait: "Occorre tener presente che ogni iniziativa che viene presa ricade sulla pelle degli altri, sulla vita degli altri", là malheureusement il suffit de lire les journaux pour comprendre combien il est vrai ce que je viens de lire: "I problemi della sanità, in una piccola Regione non si risolvono con le grandi teorie, con i grandi programmi, con comunicati roboanti alla stampa": là je ne comprends plus.

Cela est sans doute vrai, mais malheureusement c'était un peu l'objet de cette conférence de presse; il y avait là "le grandi teorie", car la présentation de ce programme a sans doute de grandes théories. On ne peut pas le nier et, je me permets de le dire, avec un défaut. Les programmes, d'après la loi, doivent être présentés et résumés et approuvés de la part du Conseil régional. "Con i grandi programmi": j'examinerai dans les détails les programmes mêmes. Sans doute ce sont de "grandi programmi" et la même chose pour les communiqués de presse.

On nous dit dans cette présentation: "ospedale regionale. Occorre riunire i presidi ospedalieri e raggiungere gli 800 posti letto, sia tramite il progetto di ristrutturazione e ampliamento dell'esistente, sia tramite un nuovo ospedale". J'ai lu le communiqué qui avait été donné à la conférence de presse et il y a un premier problème sur lequel on aimerait avoir un éclaircissement.

On a lu qu'une société de Turin a été chargée de présenter un nouveau projet: on aimerait savoir si à cette société on a donné des indications, surtout pour savoir que c'est très important de le savoir, si l'on veut prévoir un projet. On peut dire la même chose pour le réaménagement des vieilles structures, des vieilles bâtisses de l'hôpital. Si je n'ai pas mal compris, l'Assesseur nous avait dit qu'il y avait l'intention de reprendre les travaux que malheureusement on attend depuis des années et surtout parce que le projet concernant l'établissement qui devrait s'installer sur le parking actuel de l'hôpital avait été envoyé à l'attention du ministère compétent.

On a lu et on demande des explications sur "bloccati al Ministero progetti regionali USL, per 10.000 milioni".

Parmi les projets que, d'après la presse, ont été bloqués il y a: "Nessuna approvazione invece per la valle d'Aosta, Liguria, Molise" etc. On voudrait savoir justement si ces communiqués correspondent au vrai, s'il y a eu des nouvelles à ce sujet, compte tenu que les projets mêmes avaient été envoyés il y a deux ans et demi.

Je veux faire remarquer comme le problème de la structure est à la base d'une assistance correcte. On ne peut plus soutenir une situation comme celle existante, là où il y a un manque de places de lit, qui oblige - attention!...

J'inviterais les collègues à suivre avec attention ce qui se passe dans l' hôpital d'Aoste; ailleurs on a suivi les démarches des personnes qui doivent être hospitalisées, qui doivent aller d'un hôpital à l'autre. A l'hôpital d'Aoste, voilà ce qui se passe: "In caso di ricovero urgente, il pronto soccorso comunica all'unità ospedaliera di competenza per patologia la necessità del posto letto. In caso di non disponibilità, il pronto soccorso ricorrerà al pull dei posti letto appositamente costituito al terzo piano, presso l'unità operativa di oculistica, odontostomatologia e otorinolaringoiatria per un totale di 13 letti".

Il y a déjà un niveau d'organisation, une situation absurde, car le problème d'avoir des lits est d'avoir en conséquence le personnel qui puisse suivre les lits. La chose est encore plus difficile: "Nell'eventualità che nessuno di questi letti sia disponibile, in quanto già occupati, il pronto soccorso avvierà comunque il paziente all'unità operativa competente e, in questo caso, sarà cura del primario provvedere all'allettamento, facendo ricorso ai letti bis per il tramite della direzione sanitaria, che di tale eventualità dev'essere tempestivamente informata al fine di un'azione diretta. Si rammenta la necessità di allettare poi, appena possibile, il malato grave ricoverato in urgenza in un letto della divisione, previo trasferimento di un degente meno grave nel letto bis".

Je crois que l'assesseur peut comprendre quelles sont les conséquences d'une indication de ce genre. Ici on arrive ai letti bis. Je souhaite qu'il n'y ait pas pour l'instant des situations de ce genre, car je crois que pour le Val d'Aoste ce serait vraiment un cas extraordinaire, qui donnerait l'image de ce qui se passe, que je crois loin de ce que l'on voudrait.

Mais, attention! Comment va-t-on gérer i letti bis? Le problème n'est pas seulement d'avoir les lits, mais c'est d'avoir en conséquence le personnel, et pas seulement celui médical, mais aussi celui soignant. Je crois qu'il suffirait de s'arrêter là pour dire à quel point l'on est en Vallée d'Aoste. On dit qu'ailleurs on a des difficultés, mais ici on est arrivé ai "letti bis", donc la situation est en train d'empirer. C'est la raison pour laquelle j'insiste sur l'exigence d'avoir une réponse sérieuse sur la possibilité et dans quels termes de décider.

Si l'on démarre aujourd'hui, on aura les lits d'ici à deux ans, deux ans et demi; la réponse est donc évidente. En plus on dit: "Il progetto di ampliamento e ristrutturazione approvato daalla Giunta prcedente con delibera 875 del 26 gennaio 90, è stato trasmesso al Ministero onde ottenere i finanziamenti previsti: 120 milioni globalmente in 10 anni". Je demande à l'Assesseur s'il y a eu des nouvelles à ce sujet, car, d'après ce qu'il paraît, la disponibilité pour d'autres régions s'arrêterait aux 31 millions nécessaires et non pas les 120 millions.

"E' stato approvato il disegno di legge per il finanziamento dello studio di fattibilità e affidare in questi giorni..." ce qui s'est déjà passé. "In attesa di una scelta si è portato avanti il progetto di ristrutturazione e ampliamento di alcune unità operative: medicina generale, neurologia, laboratorio di analisi e anatomia patologica, psichiatria, che verrà trasferita nell'attuale sede all'interno dell'ospedale, l'istituzione del reparto detenuti e la ristrutturazione del pronto soccorso". Ce sont tous des projets, assesseur, que, s'il n'y a pas la possibilité d'avoir le développement nouveau au moins d'une partie de l'hôpital, on n'arrivera jamais à faire. Alors malheureusement elles resteront des théories.

Pour le problème des "attrezzature", je ne peux pas reprendre ce thème, qui est déjà l'objet d'une observation spécifique à laquelle l'Assesseur avait déjà répondu, mais je veux seulement resouligner qu'encore aujourd'hui il y a une attente sur toute une série d'appareils. J'estime que l'on puisse par la suite essayer de donner les réponses en prévoyant les engagements financiers nécessaires.

L'autre thème que j'estime important est la question "decentramento dei servizi sul territorio. Per quanto riguarda il decentramento dei servizi sul territorio, oltre all'unità operativa di traumatologia, sono stati portati a termine i lavori, è stato inaugurato il poliambulatorio di Morgex, ove sono stati unificati i servizi sanitari della Valdigne e dove sono già stati attivati altri servizi che richiedono prestazioni specialistiche ambulatoriali".

D'après ce que l'on connaît, il y a une série de services, mais ce ne sont pas les services unifiés de la Valdigne, car il y a encore des services à Courmayeur à Pré Saint Didier, à La Thuile. Encore une fois le problème se pose pour la présence des consultants pendant la journée, car les structures existent, mais n'existent pas les consultants et surtout il n'y a pas le personnel soignant.

"Il nuovo poliambulatorio di Châtillon": je crois que les travaux ont démarrés. Pour le centre de Donnas, les problèmes sont encore à l'attention de l'Assesseur, qui a sûrement pris bonne note de cette exigence.

Un autre thème où il y a plus de théorie que de pratique est "servizio di emergenza". L'intervention sur les urgences est un problème dramatique encore aujourd'hui. "Per quanto riguarda il servizio, oltre a prevedere il potenziamento e l'ampliamento del pronto soccorso, è stato stanziato un finanziamento per il numero telefonico unico 118, la centrale operativa unica per chiamare il soccorso sull'intero territorio regionale": c'était une décision qui avait déjà été prise. Le problème est que la réalisation est en retard. Pour ce service, il est indispensable d'avoir du personnel compétent et donc encore une fois tout est arrêté.

"Per quanto riguarda gli elicotteri della protezione civile, è stato previsto, in via provvisoria, l'atterraggio su una piazzuola del prato adiacente al refuge Père Laurent". Je voudrais encore une fois connaître à quel point on est avec ce service, car, d'après les informations que l'on a, il n'y a pas la disponibilité de faire ces travaux, à l'intérieur du pré du refuge Père Laurent. Je ne sais pas s'il y a des nouveautés, mais pour l'instant je crois que le problème pas seulement n'est pas résolu, mais il est là, qui attend une réponse, surtout pour le fait qu'il y a une échéance pour l'organisation des services des urgences.

J'ai voulu reprendre les points, afin que l'Assesseur ait la possibilité de répondre dans le détail, car l'organisation de ce service est le point base, le point clé de l'organisation sanitaire. Si l'on n'a pas la possibilité de résoudre d'une façon objective ces thèmes, c'est grave, vu qu'il y a le problème "costruzione dal nuovo laboratorio di sanità pubblica". Tous les deux ans, ce thème va être repris, sans avoir le résultat que l'on peut s'attendre.

Le laboratoire est toujours dans les mêmes conditions: je me rappelle qu'il y a eu des interpellations, des motions en ce sens et une indication définitive n'a pas encore été donnés. Il y a des difficultés, même du point de vue de l'organisation, de déplacer un laboratoire de ce genre ailleurs. Après il y a les problèmes conséquents au plan sanitaire de 83.

"La pianta organica dell'USL" surtout pour la partie relative aux nouvelles indications. J'estime qu'il est important et urgent que ce plan soit présenté à l'attention des commissions, après une consultation avec les forces syndicales.

"L'assegnazione di personale amministrativo alle unità operative dell'ospedale regionale, affinché svolga tutte le mansioni non sanitarie oggi svolte dalle infermiere professionali caposala": finalement le nouveau contrat nous donne cette possibilité, mais malheureusement - et je ne peux que partager l'avis de l'Assesseur - il y a des soignantes qui font un travail adminis-tratif; c'est un gaspillage de temps des soignantes mêmes. Il faudrait arriver à la présentation d'un projet.

"L'assegnazione del personale ausiliario di supporto": il faudrait prévoir les cours conséquents, afin d'utiliser au mieux le personnel disponible.

"Obiettivi programmati da realizzare nel corso del 1992: il potenziamento delle attrezzature e apparecchiature", mais il n'y a pas les fonds disponibles.

"L'unità operativa di radioterapia, neurochirugia e cardiochirurgia": je crois que sur ces thèmes on reviendra encore pendant des années, assesseur, car ni "la neurochirurgia" ni "la cardiochirugia" auront la possibilité d'être installées l'année prochaine ou en 1993, mais pour des raisons objectives, qui sont liées aux structures et au personnel disponible.

Je voudrais avoir un renseignement "sulla installazione delle apparecchiature concernenti la risonanza magnetica", sans refaire tout le discours qui a déjà été fait dans ce Conseil, mais je voudrais savoir si l'on a trouvé le site pour mettre cet appareil.

"Una più razionale suddivisione dei posti letto tra le unità operative e una diversa utilizzazione degli spazi esistenti al Beauregard". Il y a eu des difficultés pour déplacer au Beauregard certaines unités opératives et cette décision est contestée soit de la part des responsables des services que de la part des soignantes.

"La realizzazione di strutture per anziani non autosufficienti, cure a domicilio": il n'y a même pas des projets; le "day hospital" on ne sait pas où il doit être fait et après on parle de ce plan socio-sanitaire qui devrait être un peu le résumé de tout l'ensemble.

Pour les services je voudrais demander si l'on a pris une décision par rapport aux nouvelles que l'on a appris: ospedale: tagli in 5 reparti: ostetricia, odontostomatologia, oculistica, infettivi e urologia. Il y a eu un certaine surprise devant ces réponses et la plus importante a été que cette intervention serait conséquente à des difficultés financières. Au moment du débat du budget, on avait demandé quelle était la disponibilité financière de la part de l'Etat vers la Région. L'Assesseur nous avait dit qu'il y avait encore des pourparlers avec le Ministère compétent, pour avoir une série d'interventions qui aillent financier les requêtes régionales de 190 millions.

Selon les nouvelles que l'on a appris de la presse, il y a eu non pas seulement les difficultés que l'on connaissait déjà, mais la proposition de réduire le fond sanitaire national, au delà du 22% qui est déjà prévu. Ces difficultés sont objectives et je crois que la possibilité de rendre un service efficaces de donner une réponse sérieuse aux urgences comme aux soins normaux des personnes soit qui habitent en Vallée d'Aoste soit qui doivent être hospitalisées en Vallée d'Aoste est parmi les points importants d'une administration.

Voilà la raison de cette motion, qui engage le gouvernement pour la mise à jour du plan socio-sanitaire avec la modification du tableau des emplois et des structures à réaliser et surtout à présenter la source des crédits nécessaires pour la gestion et l'achat des équipements répondant aux besoins des unités opérationnelles d'une part et des dispensaires polyvalents régionaux et les dispensaires qui existent déjà.

On demande qu'il y ait un éclaircissement important de la part de l'Assesseur, qui nous dise si les engagements peuvent être pris, si les fonds sont disponibles, s'il y a des locaux, des réponses à mesure des requêtes de la Vallée d'Aoste.

Presidente Ha chiesto la parola l'Assessore alla Sanità e assistenza sociale Beneforti, ne ha facoltà.

Beneforti (DC) La presentazione di mozioni, interpellanze ed interrogazioni, come ho già detto in altre occasioni, ci danno la possibilità di mettere in evidenza ciò che abbiamo fatto e ciò che facciamo ed anche cosa faremo nel futuro.

Dopo la relazione del Consigliere Rollandin io potrei riprendere la mia conferenza stampa, riga per riga, e spiegare al Consiglio quali sono le mie intenzioni e le mie interpretazioni. Ho l'abitudine però che, quando si effettuano opere che non debbono rimanere nell'ambito del mio Assessorato, vengano esternate a coloro che debbono essere, forse più di altri, a conoscenza delle iniziative che si intendono assumere.

Di fatto la documentazione della mia conferenza stampa, credo sia stata fatta pervenire al domicilio di tutti i consiglieri regionali e credo che sul resoconto dell'attività svolta come Assessorato e come maggioranza e sulle intenzioni che intendiamo portare avanti in politica sanitaria questa documentazione sia abbastanza chiara e me ne dà atto anche la relazione che ha tenuto il Consigliere Rollandin.

Voglio dire che nella premessa della mozione ci si richiama alla correttezza, mi deve scusare il Consigliere Rollandin ed il gruppo dell'Union Valdôtaine, ma non accetto questo richiamo perché credo di non aver mancato di rispetto a nessuno e ritengo che sia mio diritto tenere conferenze stampa ed indicare alla collettività quali sono i problemi affrontati, e quelli che si intendono affrontare. E' chiaro che ogni maggioranza ha i suoi programmi e le sue linee e il suo modo di operare come anche il suo modo di confrontarsi con la collettività a cui deve rendere conto e che a suo tempo giudicherà.

Io come Assessore ma anche in rappresentanza della maggioranza, esercito questo diritto tenendo presente certamente il ruolo che mi compete, il ruolo che compete alla Giunta regionale, il ruolo che compete alle Commissioni consiliari e il ruolo del Consiglio regionale che è preminente. Io sono convinto che a questi ruoli istituzionali non si sia mai venuti meno.

Fatta questa premessa l'impegno che assumo e che assume la maggioranza nei confronti del Consiglio e della collettività valdostana, è quello di continuare a operare nel rispetto delle linee che ci siamo imposte nel settore sanitario e sociale, cercando giustamente come richiamava anche il Consigliere Rollandin, di evitare i ritardi, perché i ritardi in questo campo sono più dannosi e creano maggiori pericolosità che non in altri settori.

L'opera che svolgiamo è proprio quella di migliorare i servizi nel settore socio-sanitario, per venire incontro alla collettività valdostana e cercare di colmare le carenze e i ritardi che abbiamo di fronte. Io come ho già indicato nella conferenza stampa, le diverse proposte che abbiamo segnalato intendiamo realizzarle e devono rientrare in un piano regionale sanitario per cui in questa occasione io confermo l'impegno ad effettuare la revisione e l'aggiornamento del piano sanitario in tempo utile.

Non è pensabile come richiede la mozione che in trenta giorni si possa aggiornare un piano sanitario a livello regionale. Teniamo presente che questo piano è fermo al 1983 e nel 1988 tentammo insieme di modificarlo ed aggiornarlo, ma lo fu soltanto in parte e cioè per quello che riguardava la pianta organica.

Per cui, l'impegno è di realizzare in tempo utile e presentare al Consiglio regionale, spero nell'autunno, questo piano socio sanitario o sanitario, mentre è nostra intenzione entro breve tempo presentare al consiglio il disegno di legge concernente la nuova pianta organica dell'USL.

Riteniamo di sganciare dal piano Sanitario la pianta organica, perché per il piano sanitario i tempi sono più lunghi.

Si può far fronte, come ricordavo nella conferenza ed anche come ricordava il Consigliere Rollandin, anche al discorso dell'emergenza - di impostazione cioè di tutto il discorso che ruota intorno al numero unico 118, sul discorso del Centro di Traumatologia sul territorio e fare fronte anche a tutte le carenze di personale, oltre che all'ospedale anche nei 3 Poliambulatori e nei 14 distretti esistenti.

Si noti che in Valle d'Aosta siamo 115.000 abitanti con un ospedale regionale, 3 poliambulatori a livello regionale e 14 distretti. Io credo che nel resto del paese in relazione al numero di abitanti, non esistano le strutture che abbiamo noi. Il problema oggi è di potenziare queste strutture. I servizi si migliorano aumentando il personale anche all'interno dell'ospedale regionale.

La definizione dei programmi concernenti l'acquisto delle apparecchiature e attrezzature necessarie per il potenziamento dei servizi nella nostra Regione nell'anno 1992. Come vi ricorderete, nell'anno 1991 io ho fatto pervenire a tutti i consiglieri ciò che si era fatto sotto questo aspetto ed ho comunicato che la spesa è stata di 9 miliardi e mezzo. Ho comunicato anche come questa cifra si riferiva alla USL, da cui dipende la gran parte della gestione delle Unità sanitaria nella nostra Regione.

Nel 1992 stiamo operando e predisponendo un nuovo programma di attrezzature per far fronte a quella parte che nel passato non è stato possibile a causa di impossibilità finanziarie.

Nel nostro programma del 1992 è nuovamente presente il discorso della risonanza magnetica che diventa una esigenza anche nel nostro ospedale regionale.

Stiamo liberando tutti i magazzini dell'ospedale, in collaborazione con la USL, allo scopo di avere locali e spazi da adibire appunto alla risonanza magnetica ed abbiamo aperto il discorso sulla radioterapia. Stiamo lavorando quindi per potenziare le apparecchiature e le attrezzature e tutti gli altri aspetti allo scopo di rendere più efficienti i servizi.

Nella mozione si parla anche di costi e di come si può far fronte alle spese. Teniamo presente che per quanto riguarda i costi sulla competenza ministeriale, ed in base al bilancio regionale, daremo la priorità a quanto è certamente più urgente.

Ritengo che dalle indicazioni formulate nella mia conferenza stampa e che alcune sono state riprese dal Consigliere Rollandin, si ritrovino questi progetti che noi intendiamo realizzare.

La risoluzione è pertanto nel concluderle e confermo la nostra volontà di proseguire nel programma e nell'obbligo degli impegni che questa mattina mi sono assunto a nome della maggioranza. Pertanto ci asteniamo dal votare la mozione presentata dal gruppo dell'Union Valdôtaine.

Si dà atto che alle ore 10,45 assume la Presidenza il Vicepresidente Bich.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Rollandin, ne ha facoltà.

Rollandin (UV) Conclure un débat qui engageait dans le sens de la présentation de deux documents importants avec une formule, est un peu inutile comme dire "stiamo lavorando". Assesseur, je prends acte; je n'ai pas mis en doute le fait que l'Assesseur soit en train de travailler, mais "stiamo lavorando" ne suffit pas et surtout n'est pas à même de résoudre le problème que l'on avait dénoncé à cette conférence de presse.

Il y avait des engagements qui disaient qu'il fallait faire toute une série de choses dans le délai de 92, ce qui est impossible. En plus, Assesseur, on a dit que "ayant pris connaissance du document diffusé à l'occasion de la conférence de presse", je n'ai que mis en relief un fait qui s'est passé. On a souligné l'importance d'une information correcte, mais je veux encore resouligner un aspect: la compétence de l'approbation des programmes est du Conseil.

On va énoncer un programme que, Assesseur, on pourrait faire après que la junte l'a présenté et le Conseil l'a approuvé. Alors il est juste que l'Assesseur aille présenter les résultats d'un certain travail. ici il n'y a pas le travail, mais pas même les idées sur ce que l'on veut faire; il doit y être un débat, une approbation et surtout on ne dit pas comment avoir les financements nécessaires. J'ai présenté toute une série de requêtes, mais je n'ai pas eu de réponses.

Je regrette que l'Assesseur n'ait pas donné les réponses nécessaires pour mieux comprendre de quelle façon on peut réaliser. J'ai demandé à quel niveau et comment on présentera le financement pour l'unité sanitaire locale et on ne m'a pas répondu. Il manque des dizaines de milliards! La conséquence sera que des services ne seront plus possibles dans certains domaines.

C'est un fait évident qu'il y aient certaines infrastructures tout comme le rappel du document qui avait été approuvé en 88; on les connaît! Mais après on voudrait savoir dans le concret ce que l'on peut faire. Présenter des programmes irréalisables c'est donner une information qui n'est pas correcte, dire que l'on prévoit un centre pour les élicoptères, pour le 118 n'est pas une réponse, Assesseur. Il n'y a pas une zone indiquée...

J'espérais avoir des éclaircissements et c'était l'occasion pour en discuter. Le fait de nous dire que l'on a allouée la somme 9 millions et demi pour les appareils nécessaires à l'intérieur de l'hôpital n'est pas une réponse, lorsqu'on sait que la somme en 89 était déjà de 20 millions. Après, toute une série de requêtes se sont ajoutées.

J'ai aussi demandé pour quelle raison la Vallée d'Aoste a été exclue des financements qui ont été alloués dans ces derniers temps et même des emprunts pour lesquels l'unité sanitaire locale n'a pas été autorisée. Il y aura des conséquences d'ici quelque temps; il n'y a pas encore la variation du budget.

Je ne comprend pas pourquoi on ne profite pas de cette occasion pour dire ce qui se passe. On avait seulement présenté une série de requêtes qui sont un problème concret au delà des indications qui peuvent venir.

On a parlé de "neurochirurgia e cardiochirurgia" et là on peut comprendre que des années passeront, mais sur les autres thèmes concrets que va-t-on faire?

Sur le problème dramatique "del letto bis" il y a des conséquences très graves à cause de l'assistance à l'intérieur de l'hôpital. Quelle a été la prise de position? Je n'ai pas repris ces arguments d'une façon polémique, mais j'ai seulement sollicité une réponse. Je prends acte qu'il n'y a pas de réponses. Je le regrette, car on pouvait par la suite discuter sur les temps.

On a demandé d'avoir ce plan sanitaire dans le délai de 30 jours, compte tenu que depuis des temps il a été annoncé, il a été donné comme déjà approuvé et la chose la plus grave est que je viens d'apprendre qu'il y aura un projet "di pianta organica senza il piano sanitario". Comment peut-on avoir une "pianta organica", sans savoir quelle est l'adresse que l'on donne au plan sanitaire?

C'est un peu difficile! Il faut au moins comprendre quelles sont les conséquences d'une modification de l'organigramme de l'unité sanitaire locale par rapport à des objectifs. La loi nationale même le prévoit et celle régionale aussi. Il y a une série de difficultés qui pourraient très bien être saisies et discutées au niveau du Conseil, mais on fait des conférences de presse en annonçant de belles théories, que malheureusement resteront telles.

Les gens concernés ont l'idée d'avoir des services, mais au contraire d'ici quelques temps il n'y aura pas même les services indispensables. On arrive malheureusement, pour la première fois en Vallée d'Aoste, à avoir les conséquences des dispositions pour "il letto bis". Ce n'est pas signe d'un bon travail, par rapport à des indications que l'on peut apprécier, Assesseur, que l'on est disponible à discuter.

On ne veut pas soutenir que tout est possible, les difficultés on les connaît; il y a des entraves, des temps très longs, mais au moins essayons de dire à quel niveau et comment on veut travailler. On continue à faire des déclarations, mais par la suite il n'y a pas de faits concrets.

On regrette qu'il n'y ait pas la possibilité aujourd'hui de faire un débat tranquille, sérieux et avec des remarques qui puissent nous donner une idée de ce que l'on veut faire. C'est dans ce sens que l'on a essayé de reprendre point par point les questions qui nous intéressaient.

Si dà atto che alle ore 10,57 riassume la Presidenza il Presidente Cout.

Presidente Ha chiesto la parola l'Assessore alla Sanità ed assistenza sociale Beneforti, ne ha facoltà.

Beneforti (DC) Soltanto per dire al Consigliere Rollandin, che io non rifiuto il dialogo che ci deve essere in Consiglio regionale. Ma qui oggi non era in discussione la conferenza stampa dell'Assessore Beneforti. Voi avete presentato una mozione dove chiedete praticamente che "le Gouvernement valdôtain à présenter dans les trente jours au Conseil, après en avoir saisi les Commissions compétentes".

Io vi ho risposto, vi ho detto qual'era il mio pensiero sulla conferenza stampa e vi ho anche detto quali erano gli impegni che in questa sede il sottoscritto come la maggioranza si assumevano e cioè di realizzare non in 30 giorni perché non è possibile e vi ho spiegato inoltre che avremmo portato avanti il discorso sulla pianta organica. Vi ho poi anche accennato al discorso sui finanziamenti.

Per cui, non mi sono rifiutato di parlare sul letto bis. Il letto bis. è una necessità che momentaneamente vi è nell'ospedale e che la Direzione sanitaria ha dato disposizioni in tal senso, in attesa di realizzare nuovi posti letto.

Anche il discorso sul nuovo palazzetto dell'igiene, ne ho parlato nella mia conferenza stampa. Si sta realizzando alla Croix Noire, perché in Via Guido Rey non è possibile realizzarlo dato che il Comune non ha concesso l'autorizzazione.

Oggi comunque non stiamo parlando di questo. Il momento in cui, Consigliere Rollandin, entreremo nella presentazione del piano sanitario, ne discuteremo.

Confermo pertanto l'astensione della maggioranza.

Presidente Pongo a votazione la mozione indicata in oggetto.

Esito della votazione:

Presenti: 32

Votanti: 32

Astenuti: 18 (Aloisi, Bajocco, Beneforti, Bondaz, Chenuil, Chiofalo, Cout, Lanièce, Lavoyer, Limonet, Mafrica, Martin, Milanesio, Monami, Pascale, Ricco, Rusci e Trione)

Favorevoli: 14

Il Consiglio non approva