Resoconto integrale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 2894 del 5 dicembre 1991 - Resoconto

OGGETTO N. 2894/IX Leggi di bilancio 1992 - Prosecuzione e chiusura della discussione generale.

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Dolchi (Presidente) Proseguiamo la discussione generale sulle leggi di bilancio per il 1992, iscritte ai punti 23 bis e 23 ter dell'ordine del giorno dell'adunanza.

Ha chiesto la parola il Consigliere Andrione; ne ha facoltà.

Andrione (UV) Puis-je vous faire perdre une minute pour faire remarquer que nous commençons toujours avec vingt minutes de retard et que ceux qui ont été accusés de faire des interventions inutiles, "pretestuose" et je ne me souviens pas le troisième adjectif, sont ceux qui permettent que le Conseil ait lieu? Donc, nous voudrions que quelquefois on nous remercie. Nous sommes un peu vaniteux, mais quand-même nous trouverions de bon goût être remerciés pour être présents quand la majorité est largement absente.

PrésidentJe crois que l'observation est tout à fait naturelle et exacte. Maintenant l'appel a été fait, mais la prochaine fois on commence à l'heure et si les conseillers ne seront pas là dans le nombre de 18, je déclarerai non-valable la séance.

Je fais un appel à la majorité. Je fais un appel sincère et officiel parce que les collègues de l'opposition ont parfaitement raison et que le gouvernement arrive toujours avec vingt minutes de retard ce n'est pas normal pour une assemblée législative.

Cela dit, il y a quelqu'un qui veut prendre la parole?

Le Conseiller Viérin a demandé la parole; il en a la faculté.

Viérin (UV) Merci. Une fois encore la présentation de la loi de finances et du budget nous donne l'occasion de vérifier l'action du gouvernement et de la majorité ainsi que d'exprimer notre jugement sur leurs choix politiques et administratifs.

Une majorité qui est constituée par un collage de forces antagonistes, une majorité pleine de contradictions politiques - nous avons pu le vérifier - qui s'est rassemblée sur un sentiment anti-unioniste, et sous certains aspects anti-valdôtain, et qui mène souvent une politique contre quelqu'un ou contre quelque chose et non pour atteindre un objectif défini.

Une majorité qui est caractérisée par une absence d'idées et de projets et qui a eu comme résultat de son action d'enlever toute signification à des mots tels que transparence, centralité du Conseil et participation.

Une majorité, par ailleurs, qui, au cours de son existence, a subi plusieurs mutations génétiques, au moins trois, et qui aujourd'hui est soutenue par un ancien militant du Mouvement Social Italien et par monsieur Gremmo; ce sont ces deux conseillers qui représentent les piliers, les béquilles de la majorité. Nous en avons eu une preuve tout dernièrement avec les nominations dans les différentes sociétés ou dans les différents organismes. Nous avons pu, à cette occasion, vérifier quelle était l'importance de ces piliers, voire les nominations à la Sitrasb, voire le renvoi des nominations pour l'Ativa.

Une majorité qui, effectivement, pour utiliser un mot qui revient souvent dans le rapport de monsieur Lavoyer, a trans-formé le Val d'Aoste en un laboratoire, mais un laboratoire où l'on constate la chute des idéologies, la chute des principes, la chute des valeurs.

Une majorité qui se caractérise, dans son action de gouvernement, par une utilisation tous azimuts des subventions, par une certaine inefficacité administrative, par un manque de décisions ou par une dilatation anormale des temps de décision, fruit de tractations souvent défatigantes, par une logique ministérielle bureaucratique, qui se traduit, par ailleurs, encore une fois, dans la présentation du budget 1992, avec la répartition par assessorats et enfin par un clientélisme dominant. Les exemples des augmentations déjà effectuées ou prévues du personnel au Casino et à la Région en sont un exemple important.

Une majorité, donc, qui continue encore à utiliser ou à rechercher cette équation: pouvoir, plus argent plus clientèle, égal consensus.

De ce point de vue, à cet égard, nous ne pouvons que confirmer notre jugement négatif et sur sa composition et sur son action.

Pour ce qui est, par contre, des jugements que nous pouvons exprimer sur ses choix politiques et administratifs, en considérant le budget et la loi de finances qui nous ont été présentés, l'on peut diviser l'analyse au moins en trois parties: une première partie de considérations d'ordre général, une deuxième partie de considé-rations sur le rapport présenté par monsieur Lavoyer et enfin les conclusions que nous pouvons apporter sur ce même rapport.

Du point de vue général, nous devons constater que nous sommes toujours en présence d'une logique de l'urgence. Nous l'avions remarqué l'année dernière, nous devons le constater cette année encore, il y a une difficulté d'organisation et de fonctionnement de cette majorité. Le budget est quand même quelque chose de prévisible, on ne peut pas imaginer de considérer l'inscription avec procédure d'urgence du budget comme quelque chose de normal et d'ordinaire pour ce qui est de la considération et de l'assemblée et de ses membres.

Parallèlement à l'inscription avec procédure d'urgence, il faut souligner l'impossibilité de discuter du budget au sein des commissions. C'est, je pense, - nous l'avons déjà affirmé hier - la première fois qu'un événement de ce genre se produit.

A cet égard, il est également important, dans cette logique de l'urgence, de souligner l'attitude responsable de l'opposition. Notre chef de groupe l'a fait tout à l'heure. Je pense que nous pouvons le souligner à nouveau: c'est l'opposition qui a assuré le débat. Elle l'a fait hier quand les représentants de la majorité n'étaient que 17, elle continue à le faire aujourd'hui parce que sans la présence des représentants de l'opposition il n'y aurait pas de nombre légal. Et ce, en raison des présences clairsemées et des membres du gouvernement, notamment de son Président, et des membres de la majorité.

Autre élément, à mon avis, qu'il faut mettre en évidence dans une analyse de caractère général et qui représente encore un élément de continuité par rapport aux remarques exprimées l'année précédente: c'est l'absence, dans la rédaction du budget, des prévisions définitives des années précédentes. On a dû encore une fois solliciter l'Assesseur afin qu'il nous remette ses prévisions définitives. Et là je pense qu'on ne veut vraiment pas mettre les conseillers dans les conditions les meilleures pour accomplir leur tâche et leurs fonctions. C'est un petit problème qu'on pourrait résoudre aisément en modifiant la présentation du budget.

Le rapporteur même le soulignait ce matin et sollicitait également l'Assesseur et le gouvernement à adopter les dispositions nécessaires afin que le prochain budget nous permette d'effectuer des comparaisons, nous permette de vérifier et donc de déceler et de comparer les variations du budget, 1992, par rapport au budget de 1991. Ce ne semble pas une chose impossible à prévoir et à réaliser. C'est - et nous le constatons avec regret - un signe de non volonté ou de mauvaise volonté à donner les informations nécessaires et suffisantes.

Sans parler, de plus, de la validité des prévisions qui nous sont soumises. Il faut considérer encore une fois que toutes les variations budgétaires qui ont été présentées et approuvées par cette assemblée, après le 31 octobre, après donc le délai qui est fixé par la loi de comptabilité et ce, sur la base d'un amendement que l'on définit couramment amendement Lavoyer, les analyses qui sont faites, les analyses qu'on fait aujourd'hui sont fausses, parce que les données ont déjà été modifiées par des lois qui ont été par la suite présentées et approuvées par ce Conseil.

De plus, encore une fois, il y a l'impossibilité d'effectuer des comparaisons. L'année dernière on nous avait dit que cela n'avait pas pu être réalisé en raison du changement qui, entre temps, était intervenu dans la rédaction du budget, de la répartition par secteurs et non par programmes et de la répartition par assessorats. Cette année la raison est due à la création d'une nouvel Assessorat et donc à l'impossibilité d'effectuer ces comparaisons parce que les compétences et les fonctions attribuées à ce nouvel Assessorat étaient l'année dernière réparties entre trois assessorats différents.

Nous l'avons déjà souligné, encore une fois il y a cette répartition par assessorats et non pas par secteurs et programmes, nous ne partageons pas ce choix. C'est un choix qui répond, à notre avis, à une logique clientélaire. Chaque Assesseur doit pouvoir disposer de son petit jardin et c'est un principe qui contraste avec le principe de la collégialité de l'action gouvernementale, avec le principe de la nécessité, pourtant soulignée par toutes les études en la matière, de créer des synergies pour ce qui est des services communs aux différents assessorats en les unifiant et en les centralisant. Au contraire, nous avons vu cette année que cette répartition est encore plus marquée parce que, par exemple, chaque Assessorat a son chapitre spécifique pour l'achat de ses voitures, pour leur entretien ou autre chose. Nous ne partageons pas ce genre de choix.

Enfin, pour ce qui est de ces considérations de caractère général, il y a confirmation de ce que nous avions défini l'année dernière comme blanchissage des réserves ou des critiques qui étaient auparavant formulées, c'est-à-dire le problème de l'emprunt, le problème de l'excédent d'administration, le problème, par ailleurs déjà traité, de la Tva d'importation. Nous avons voulu rappeler ces raisons qui s'inscrivent dans une logique, que nous ne partageons pas, d'urgence et de continuité par rapport au budget de l'année précédente.

Pour ce qui est, par contre, du deuxième aspect, le rapport présenté par monsieur Lavoyer, nous exprimons un jugement qui n'est pas positif. En effet, il nous semble un rapport tout à fait anodin où manque la réalité valdôtaine.

C'est le seul rapport soumis cette année à notre attention. Par rapport aux années précédentes, il n'y a eu, cette fois, aucun rapport ni aucune présentation du Président du gouvernement. Nous en prenons acte.

Il s'agit, à notre sens, d'un rapport qui, après avoir défini le cadre socio-économique de notre Région, exprime ou formule certaines propositions pour ce qui est des prétendus choix que la majorité, le gouvernement, voudraient effectuer.

Il y a eu ou il y a, par rapport à l'année dernière, un changement pour ce qui est de la présentation du cadre socio-économique. Nous remarquons là un élément de contradiction, en ce sens que ou les choses vraies étaient celles affirmées l'année précédente, ou les choses vraies sont celles qui sont affirmées cette année. Il ne peut y avoir deux vérité, sur la base de deux rapports qui sont en contradiction. L'année dernière, en effet, il avait été brossé un tableau extrêmement négatif; cette année, après avoir qualifié encore les années 80 de période difficile, en raison de problèmes nouveaux et de possibilité de changement ultérieur qui se présente, il a été présenté cette échéance du 1er janvier 1993, échéance quant à l'harmonisation des politiques fiscales et tarifaires, comme un défi, comme un élément de compétition qui nécessite une responsabilité et une efficacité accrues.

De ce point de vue, après avoir déclaré que le Val d'Aoste doit être prêt et équipé pour surmonter ce défi et donc déclaré vouloir fixer les lignes directrices pour que le Val d'Aoste soit prêt à accomplir cette tâche, il est néanmoins dit que nous avons toutes les cartes en règle pour progresser. Nous en prenons acte. Nous voudrions donc simplement savoir quels sont les jugements ou les éléments qui ont amené l'Assesseur à modifier totalement son jugement par rapport à l'année précédente.

Puis sont exprimés, plusieurs soucis sur la situation de l'emploi au Val d'Aoste et il est envisagé de définir des idées-forces et d'indiquer des orientations ou des choix prioritaires. Là encore, pour ce qui est des idées-forces, avec des formulations d'ordre général, l'on fait référence à une conception innovatrice des fonctions et des finalités de l'Administration régionale. Nous ne nous sommes pas aperçus de ces innovations au cours de cette période. On parle de volonté d'utiliser avec des modalités nouvelles le budget. Si nous prenons comme exemple l'utilisation du budget au cours de 1991, nous ne trouvons pas toutes ces volontés. On veut, il est vrai, prendre connaissance de la réalité socio-économique valdôtaine, c'est-à-dire mieux connaître pour gouverner. Pour ce faire il y a le rapport du Censis, et je reviendrai sur ce rapport dans les conclusions, 405 millions qui ont été attribués au Censis afin qu'il brosse le tableau et qu'il puisse permettre de présenter le rapport au budget.

Mieux connaître pour gouverner, mais également planifier les choix administratifs et donc utiliser le budget en tant qu'ins-trument de programmation des interventions et des actions gouvernementales. Mais, après avoir défini cet objectif et après avoir repris, donc, certaines théories de la programmation des années 60, début 70, par la suite, on dit: "Attention! Le tout avec une logique de flexibilité de façon à pouvoir, par la suite, modifier, corriger et donc faire exactement comme l'on veut". Je reviendrai sur cette conception dans mes conclusions.

On aborde ensuite le problème de l'élévation de la qualité du système socio-économique, en affirmant là encore vouloir adopter des critères nouveaux pour l'affectation de la dépense régionale, en allant vers une sélection, vers une orientation des différents projets, en voulant faire du Val d'Aoste un laboratoire. Donc le Val d'Aoste cobaye. Le Val d'Aoste en tant qu'expérimentation d'une conception nouvelle de l'autonomie, le Val d'Aoste laboratoire d'innovation.

Ce sont, là, à mon sens, des affirmations de principe, des affirmations d'ordre général sans une liaison avec la réalité valdôtaine. C'est le sujet de thèmes qui portent à exprimer une série de considérations sur ce nouveau concept d'autonomie et de rapport avec l'Etat.

On termine, enfin, avec la nécessité d'avoir une concertation et de promouvoir une large participation des collectivités locales et de la communauté valdôtaine. Là nous pouvons d'une part approuver ces finalités, mais, d'autre part, force nous est de constater que les actions jusqu'ici menées vont exactement dans un sens opposé. Je veux citer comme exemple la question des APT et le problème des jeux olympiques.

Par la suite, pour ce qui est des choix prioritaires ou des orientations que l'on veut fournir, à part la distinction qui a déjà été faite ce matin par d'autres entre méthode et choix, l'on insiste sur plusieurs secteurs et l'on donne certaines indications. Je veux prendre quelques exemples sur ces indications pour les analyser et pour vérifier quelle est leur finalité et quel est leur bien-fondé.

On parle d'efficacité de l'Administration régionale. Pour atteindre cette finalité: informatisation et augmentation des effectifs. On ne parle absolument pas de vérifier au préalable quelle est aujourd'hui l'efficacité de l'activité administrative. Simplement l'efficacité administrative est atteinte par une augmentation des effectifs. Une augmentation des effectifs que nous savons, par ailleurs, être la conséquence d'une politique clientélaire.

On parle du développement des infrastructures en tant qu'achèvement des initiatives en cours et comme volonté de donner un nouveau visage à cette politique d'équipement au Val'Aoste. Mais là encore, quels sont les véritables choix? On parle, ou on fait référence aux transports, notamment les transports ferroviaires, mais quelles sont les indications du gouvernement? Au cours d'une réunion des commissions, nous avons pu constater qu'il y plusieurs projets. Est-ce que les priorités vont à la ligne Aoste-Martigny? Est-ce que les priorités vont à un tunnel ferroviaire du Mont-Blanc? Est-ce qu'il y a un autre engagement pour ce qui est de la liaison avec Bourg-Saint-Maurice? Je pense qu'il est nécessaire de définir quelles sont les options du gouvernement pour ne pas disperser nos énergies et pour ne pas rendre vains non pas les choix mais les indications et les options qui sont fournies.

Une partie considérable et une attention particulière est dédiée à l'environnement et au territoire. L'on parle même, à cet effet, de coeur du budget. Mais là encore le projet est de construire une route pour le Parc du Mont-Avic? On représente la nécessité de trouver une destination au Fort de Bard. Dans le secteur du développement économique, on insiste beaucoup sur la formation professionnelle en mettant en évidence l'augmentation des fonds qui sont alloués par rapport à 1991. Mais si on compare ces chiffres avec 1990 alors toute cette progression assume une autre signification. De plus, je pense que quand nous discuterons du plan triennal pour la politique du travail, plan qui aurait dû être approuvé depuis 2 mois, nous aurons la possibilité de définir quelle est non seulement la nature de cette formation professionnelle, mais quels en sont les résultats et quelle est aujourd'hui la situation de la formation professionnelle au Val d'Aoste, avec ses destinataires et avec la présence d'un centre de formation professionnelle qui gère directement des fonds qui lui sont alloués par l'Administration régionale, quand les objectifs vont dans une toute autre direction.

Pour terminer cette partie, je veux simplement souligner encore que dans le secteur de l'assistance et de la promotion sociales rien n'est dit pour ce qui est de l'hôpital régional. On parle là encore d'une façon générale de l'insertion des handicapés, quand nous avons eu la possibilité de vérifier quelle est la gravité de ce problème, et nous attendons que, au cours d'une réunion de la cinquième Commission, l'on puisse finalement examiner les rapports qui ont été présentés afin de faire le point de l'insertion des handicapés non seulement dans les structures scolaires mais dans les différents milieux professionnels. Pour ce qui est du rapport il s'agit tout simplement d'une affirmation de principe.

Dans le domaine de l'instruction et de la culture on nous propose à nouveau la maison des étudiants - c'est un espoir: hier matin, l'Assesseur a répondu qu'il n'y avait rien de nouveau et donc que rien n'a encore été fait - et le rêve encore de l'auditorium qui traîne depuis des années.

Une dernière remarque, avant de tirer les conclusions, sur les chiffres. Les recettes: à mettre en évidence qu'il y a une baisse de 4 pour 100 en valeur réel et qu'il y a surtout une baisse des transferts de l'Etat de 215 à 187 milliards, donc 13 pour 100 de réduction pour ce qui est de ces transferts, notamment dans le secteur de la santé. Et là nous trouvons le rapport faible, parce que, si je me rappelle, le rapport parle "di una lievissima diminuzione", quand il s'agit là d'un problème politique important qui a trait au rapport institutionnel entre Région et Etat. Mais le tout est traité et considéré simplement comme une petite baisse sans aucune importance et sans aucune valeur.

De même pour ce qui est des dépenses, l'on se réfère au rapport "Dépenses de fonctionnement, dépenses d'investissement" et l'on fait toute une présentation en modifiant évidemment les critères de calcul, afin de pouvoir affirmer encore une fois que le pourcentage ou le rapport entre dépenses de fonctionnement et dépenses d'investissement est toujours favorable à ces dernières qui restent au-dessus de la barre de 50 pour 100. Mais, à part ce maquillage comptable, nous devons constater qu'entre 1991 et 1992, en prenant toujours la série la plus favorable, les dépenses d'investissement chutent de 57,3 à 52,6 pour 100. C'est donc une indication importante de la direction prise et des résultats des choix qui ont été insérés dans le budget.

De même pour ce qui et des restes à payer. Nous espérons là que l'Assesseur voudra bien nous préciser quelles sont les raisons qui ont porté à une augmentation de 84 pour 100 des res-tes qui doivent encore être encaissés et à une augmentation, par contre, de 8,5 pour 100 des restes qui doivent être payés.

Pour les dépenses, nous n'avons pas apprécié du tout cette attitude qui consiste à décharger la responsabilité sur les autres ou sur ceux qui vous ont précédés, parce que, à un certain moment, après avoir modifié la façon de comptabiliser les différentes dépenses afin d'atteindre ce nouveau résultat, l'on dit que la responsabilité principale de cette situation est des administrations précédentes. On oublie qu'on va embaucher 428 personnes. Je ne sais pas, du point de vue des effectifs, à part les conséquences sur les divers secteurs économiques, quelle sera l'influence de cette politique clientélaire dans le rapport entre dépenses de fonctionnement et dépenses d'investissement.

Je veux maintenant conclure en disant que, à notre sens, plutôt que d'un rapport du budget le rapport de monsieur Lavoyer peut être considéré un rapport moral, un rapport qu'on fait dans des associations, un exposé de bonnes intentions, de déclarations de principe, avec surtout dans la partie finale un appel au sentiment qui, d'une part peut nous remplir le coeur, mais d'autre part peut amener à des résultats politiques dont nous ignorons la portée.

C'est un rapport qui met en évidence une fois encore une dichotomie évidente entre les affirmations et la réalité, parce qu'on se croirait dans un autre monde. Un rapport dont on ne sait pas qui sont les destinations, à quelle réalité il se réfère. Je pense que si l'on pouvait changer certains chiffres et le mot Val d'Aoste c'est un rapport qui pourrait être recyclé dans n'importe quelle assemblée et dans n'importe quelle occasion.

Nous pensons que ces déclarations de principe sont le signe que plutôt que de gouverner et donc plutôt que de faire des choix précis, des choix concrets, ici on se limite à gérer le pouvoir. Evidemment pour gérer le pouvoir il faut faire des affirmations de principe générales et, par la suite, utiliser la politique des mains libres afin de mieux utiliser cette gestion du pouvoir.

Les indications du Censis. A part le fait qu'il y a contradiction entre ce que le Censis a affirmé, - j'ai participé à la présentation de cette étude et je n'ai pas trouvé une correspondance entre les affirmations de monsieur Marletto ou de monsieur De Rita et les indications du budget - je voudrais soulever un autre problème.

L'année dernière, toujours dans le souci de mieux connaître pour mieux gouverner, il y avait eu le budget Gamma International: 50 millions sur la base d'un programme et d'un projet définis. Un programme et un projet qui prévoyaient trois phases. La première phase, pour "assistenza alla redazione della relazione programmatica di bilancio per il prossimo esercizio, coerentemente con le opzioni programmate". Il y avait deux autres phases et c'étaient les phases qui avaient justifié cette mission.

L'Assesseur s'était un peu fâché l'année dernière parce qu'il nous avait dit: "Comment? Vous voulez toujours amoindrir les choix de cette Administration, vous êtes polémiques parce que ce n'est absolument pas vrai qu'on a attribué 50 millions à Gamma International pour préparer le rapport du budget; les intentions sont différentes, il faut introduire un nouveau système de gestion budgétaire". Il y avait la phase "b" et la phase "c": "definizione e impostazione progettuale degli strumenti di bilancio rispondenti alle attese; strutturazione delle voci di bilancio; progettazione di un sistema di controllo di gestione e di reporting-test su di un numero limitato di capitoli di spesa significativi; messa in opera del sistema testato; definizione oranizzativa formale dei processi e delle responsabilità; definizione dei fabbisogni informatici; implementazione del sistema; assistenza all'attuazione". Et l'on disait: "I termini per la realizzazione delle studio relativi ai punti b e c del precedente articolo 2 saranno stabiliti con successiva convenzione".

Or, deux considérations. L'une, nous voudrions encore une fois demander, si possible, d'avoir un double de cette étude de Gamma International, qui aurait dû être présentée avant le 30 novembre 1990 et, par la suite, qu'en a-t-il été des deux phases successives? Evidemment, là les options n'étaient plus si pressantes. Nous voudrions enfin savoir s'il y a eu changement d'options et quelles en sont les raisons, parce que le budget de cette année est le budget Censis. Là encore je ne veux pas lire tout ce qui a été confié au Censis, mais évidemment, encore une fois, il y a des problèmes de rapport budgétaire, des problèmes d'analyse qui ont été résolus moyennant 405 millions de lires.

Ce que je trouve contradictoire c'est que, par rapport à la mission qui a été confiée et donc aux indications fournies par cet organisme, il y a, dans la présentation du budget, des contradictions évidentes. A moins que - et là pour utiliser les mots de Andreotti: "a pensar male si fa peccato, ma qualche volta si indovina" - l'on doive se référer au congrès des ADP à Nus, pour avoir toute une série d'indications sur l'utilisation de ces mêmes études et surtout sur leur présentation avant la présentation officielle du rapport du Censis, avant même la présentation du budget 1992. En effet, en lisant dans le journal officiel des ADP la synthèse du rapport de l'Assesseur Claudio Lavoyer nous avons trouvé toute une série de données et surtout une terminologie qui a été par la suite utilisée lors de la présentation du rapport Censis. Je veux simplement en citer une: "La Valle d'Aosta è quasi un tubo". Cette distinction qui nous a été soulignée entre "l'isola e il tubo". Je ne veux pas en citer d'autres...

(...interruption...)

... Ensuite la crédibilité de ce budget. J'avais parlé tout à l'heure de politique budgétaire parce que la crédibilité d'un budget se vérifie également avec les contraintes que ce même budget établit quant à l'utilisation des ressources. Dans le cas contraire je ne saurais pas comment définir une politique budgétaire. Cette politique budgétaire est définie d'une façon un peu drôle, parce que si l'on se rapporte à la fonction ou aux fonctions de la programmation l'on nous dit: "La logica programmatoria, in modo particolare in un momento di rapide ed imprevedibili accelerazioni del cambiamento, non ritieniamo debba intendersi in modo rigido. Pensiamo piuttosto che lo strumento programmatorio debba rappresentare un insieme di definite e coerenti linee strategiche da perseguire e da rendere compatibili con l'evoluzione del quadro socio-economico di riferimento, adattandole con tempestività e flessibilità alle condizioni che nel tempo vengono a determinarsi".

Par contre, si cette politique budgétaire est rapportée au budget, à la page 56 du rapport il est dit que le budget "è uno strumento flessibile che non irrigidisce e che non vincola minimamente le possibilità di mutare indirizzi ed attività, ma anzi fornisce la base conoscitiva - connaître pour mieux gouverner - per guidare l'azione amministrativa in modo tale che sia il più possibile coerente con le intenzioni dichiarate e perseguite".

Du point de vue de la crédibilité, nous ne savons pas quelle est la crédibilité de cette politique budgétaire, si par la suite l'on dit que ce sont des indications d'ordre général, mais que nous pouvons faire ce que nous voulons.

Je ne veux pas non plus parler de crédibilité des fonds globaux. L'expérience de l'année précédente nous évite de faire toute considération et donc nous attendrons la variation du budget 1992 pour reparler du massacre des fonds globaux.

Dernière considération et je termine: les valeurs de base, c'est-à-dire quelle est cette nouvelle conception, que l'on présente dans ce rapport, de notre autonomie et quelle est la conception des rapports que l'on doit entretenir avec l'Etat. Nous avons été frappés par les affirmations contenues dans ce rapport. Ce ne sont pas des affirmations directes, ce sont des affirmations indirectes, mais les avoir insérées dans le rapport a une signification et, à cet égard, cette nouvelle conception de l'autonomie - quelqu'un l'avait déjà définie, dans un congrès, une nouvelle ethnie, nous ne savons pas, nous ne comprenons pas quelles sont effectivement les visées - nous trouve en total désaccord, parce qu'on ne peut pas d'une part défendre sa spécificité et d'autre part renier les éléments fondamentaux de cette spécificité.

Je regrette que l'on ait enlevé à l'entrée du Conseil régional le tableau qui reprenait la phrase du lieutenant du roi de 1945 et je voudrais la relire: "En considération de ses conditions géographiques, économiques et linguistiques tout à fait particulières a été constitué - le Val d'Aoste - en circonscription autonome avec capitale Aoste". Il est difficile de pouvoir accepter, même si la phrase est reprise d'une façon indirecte, que "la consapevolezza che l'odierna ragion d'essere delle autonomie speciali non stia più nella tutela delle minoranze etniche e linguistiche e delle specificità culturali di cui sono portatrici". Allez savoir ce que l'on va devenir? Quelle sera notre destinée? Nous n'avons plus de raison d'être.

Ce manque de raison d'être se reflète également sur la conception des rapports avec l'Etat parce qu'on s'insère tout droit dans une optique qui considère ce que nous avons comme un privilège. C'est la négation de l'identité valdôtaine, c'est la négation de tous nos droits, c'est une position extrêmement faible et c'est une position qui ne peut que nous amener à une assimilation, qui ne peut que nous amener à la disparition de cette spécificité qui représente l'élément fondamental sur lequel est basée toute notre autonomie.

A cet égard nous ne pouvons qu'exprimer toutes nos réserves et condamner durement cette conception. Surtout que l'on essaye de définir en tant qu'élément de croissance cette volonté un peu vague de passer d'une autonomie simplement annoncée à une autonomie recherchée et réalisée. Ce sont là des affirmations qui ressemblent un peu à un devoir en classe, à un dissertation que l'on fait sur des thèmes de caractère général.

Donc, pour terminer, je laisserais au choix, pour exprimer le jugement final sur ce rapport, trois possibilités: ou de la neige qui fond au soleil, ou de la poudre aux yeux, ou, si vous voulez bien, le rêve d'un jour de la mi-décembre.

Si dà atto che dalle ore 16,27 presiede il Vicepresidente Stévenin e dalle ore16,49 il Vicepresidente Bich.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Andrione; ne ha facoltà.

Andrione (UV) Quelques brèves considérations, en me reliant à la dernière partie de ce que mon collègue Viérin vient de dire.

Je crois que c'est une insigne maladresse que de reprendre tel quel un jugement qui, je crois, vient du Censis, pour dire que la raison d'être des autonomies spéciales aujourd'hui est celle de renier ou en tout cas de ne pas tenir compte des spécificités culturelles, mais plutôt de cette qualité de laboratoire d'innovation.

Or, pour des raisons historiques, géographiques, pour ceux qui connaissent la Vallée d'Aoste, à partir du premier quart de ce siècle, après le crak Réan et la faillite du Crédit Valdôtain, pour toutes une séries de circonstances qui peuvent et qui ont été expliquées dans plusieurs livres, la Région manque d'une classe d'entrepreneurs et nous n'avons pas réussi, après 45 ans d'autonomie, à la créer. Vouloir faire un laboratoire dans le vide, c'est une entreprise qui frôle la folie.

Non seulement, mais dans une époque où politiquement l'Italie se divise entre ceux qui trouvent qu'il y a trop peu d'autonomie pour les régions à statut ordinaire et ceux qui trouvent qu'il y a trop d'autonomie pour celles à statut spécial, il nous semble maladroit de présenter sur un plateau d'argent, comme opinion d'une région autonome, que nous voudrions être un laboratoire d'innovation et nous manquons totalement de tissu industriel et d'entreprises pour faire un laboratoire.

Biella ou Varèse ou la plupart des provinces du Veneto pourraient prétendre être un laboratoire, mais nous, après 45 ans d'autonomie, en ayant réussi simplement à développer des entreprises dans le secteur du bâtiment, nous proposer comme laboratoire d'innovation, c'est vraiment un peu l'histoire de la grenouille qui voulait être aussi grosse que le boeuf et qui a fini par éclater; par crever par excès de servilité, par excès d'attention à cette mauvaise habitude que cette Junte a poussée à l'extrémité de demander des avis, "i pareri", qui après dans certaines Commissions sont présentés comme lettre d'Evangile ou on leur fait dire n'importe quoi surtout ce qu'ils ne disent pas et à force de "pareri" on veut diriger la politique et remplacer celui qui est le devoir principal de n'importe quel gouvernement autrement dit prendre des décisions. Renvoyer à d'autres, demander toujours à d'autres de faire ce qui est le sens même de la politique, c'est-à-dire de décider, c'est une forme d'administration qui est inacceptable.

J'en prend un dernier exemple qui m'a frappé, parce que une société absolument inconnue "Luigi Serra Intertrade srl" parle de marketing et de trading pour la non-indifférente somme de 2 milliards 320 millions 500 mille lires, Tva inclue. Cette société devrait apprendre à la Région la recherche et le développement de nouveaux marchés étrangers et l'individuation de nouvelles opportunités de collaboration internationale avec d'autres sociétés. Je suis sûr que si on passait un examen - je ne veux offenser personne - aux membres du gouvernement actuel sur la signification des mots marketing et trading personne ou pres-que personne n'arriverait au 18 sur 30 qui était autrefois indispensable pour dire qu'on avait passé l'examen. Toutes les formes et articulations aujourd'hui possibles, c'est-à-dire trading international produit services, opérations de couvertrade. On se demande de quel côté existe la matière première pour faire des opérations de ce genre. La seule matière première sûre est l'argent que nous versons à ces sociétés et ce ne sont même pas des sociétés qui soient connues dans ce secteur.

Une deuxième considération. Il me semble que, avec quelques mérites de présentation, ce que l'Assesseur a dit et qui a été distribué par écrit aux conseillers pêche par un optimisme qui est absolument hors de lieu. Nous vivons dans une époque difficile et même ces quelques symptômes un peu moins négatifs en matière d'agriculture sont contredits d'une façon brutale et très dangereuse par le fait reconnu ici que plus d'un tiers ou du moins un tiers des agriculteurs valdôtains ont dépassé l'âge de 65 ans. Qu'est-ce qu'on pense? Que ces gens continueront jus-qu'à 100 ans à être des agriculteurs? Croyez-vous vraiment qu'avec la catastrophe - et je prends en premier lieu mes res-ponsabilités personnelles pour avoir cru à certaines sirènes qui mentaient en sachant de mentir - qu'avec l'assainissement du bétail qui se traîne dans les conditions dans lesquelles se traîne depuis 30 ans et après quoi nous sommes pire que au point de départ, que l'agriculture valdôtaine ait un avenir? Soyons sérieux! Voyons les choses comme elles le sont et proposons quelque chose de concret.

C'est pourquoi les phrases sur la planification disent tout, le contraire de tout et ne disent rien. Nous pouvons planifier seulement dans les secteurs dans lesquels nous avons un minimum de sûreté, autrement dit en matière de forêts, en matière d'agriculture, en matière de sable, gravier et autres choses de ce genre et de carrières, parce que pour tout le reste nous sommes totalement dépendants de décisions qui viennent d'autrui.

Dans cette présentation du budget il n'y a même pas une lointaine allusion à ce qui pourrait arriver si la Cogne devait fermer. On parle d'entreprises en Vallée d'Aoste, on parle de faire un laboratoire d'innovation. Depuis quelques années nous sommes un laboratoire dans lequel on ferme les usines. Il ne faut oublier que la Cogne a été créée en Vallée d'Aoste parce qu'il y avait des mines de charbon, des mines de magnétite et de l'électricité hydroélectrique bon marché. Ces trois facteurs ont totalement disparu et la Cogne, pendant des années, a été une dette que le contribuable italien a payée. Rien. Il n'y a que des allusions à la crise sidérurgique, c'est probablement la faute aux Japonais ou aux Coréens. Nous nous rendons compte que c'est quand même quelque chose dont, dans les prochaines années, nous devrons répondre. Nous devrons dire ce que la Région est capable de faire en la matière.

Monsieur Riccarand a rappelé, très justement, qu'il y a une dette publique qui écrase tous les contribuables italiens qu'ils aient 99 ans ou qu'ils aient un mois, quelque chose comme 24 millions par tête à payer. Est-ce que nous croyons être à l'abri d'une situation de ce genre? Est-ce que nous croyons pouvoir continuer notre petit jeu de subventions et autre chose, sans tenir compte ou peut-être croire à quelques promesses de monsieur Andreotti, dont le gouvernement est quand même en fin de carrière et on parle d'élections à mars? Croyez-vous que dans ces quelques mois les promesses de monsieur Andreotti pourront changer quelque chose ou ne sera-t-il plus probable que la dette publique, y compris celle faite dans l'année 1991, augmentera encore et les 24 millions par tête ne seront plus suffisants pour payer celle qui a été une politique catastrophique, banqueroutière faite volontairement dans l'espoir que d'autres un jour payeraient, chose qui naturellement n'arrivera pas?

Une dernière considération, parce que je ne veux pas répéter ce qui a été dit beaucoup mieux par mes confrères qui m'ont précédé. Il y a une page étrange sur l'honnêteté. Une page qui je ne sais pas par qui a été écrite, mais qui, en partie est contradictoire parce qu'elle dit justement que l'honnêteté dans l'administration publique est une donnée de fond dont on ne peut pas faire à moins. En même temps, elle fait des divagations en disant que ce n'est pas une chose très importante et qu'il faut par contre penser à autre chose. Pour ce qui nous concerne, nous croyons que c'est un pilier. Ce n'est pas une question de moralisme, de moralité inspirée par l'Evangile ou par d'autres doctrines, c'est une condition indispensable pour pouvoir administrer, non pas seulement à Aoste mais dans n'importe quel pays du monde.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Milanesio; ne ha facoltà.

Milanesio (PSI) Cari colleghi, come sempre, quando si discute il bilancio di previsione, si fanno tante considerazioni, ma difficilmente si riesce a dare un senso preciso e costruttivo al confronto tra le varie forze politiche e segnatamente tra quelle di maggioranza e quelle di minoranza.

Ho l'impressione che, al di là di alcune cose pregevoli, che un po' tutti hanno detto, manchi appunto questo confronto. Mi sembra che la discussione proceda lungo i consueti binari del dialogo tra sordi, nel senso che sono stati elusi o fraintesi i punti che sono stati presentati dalla Giunta regionale e segnatamente dall'Assessore alle finanze. Si è voluto fare riferimento più alle parole intese in senso formale, che al significato di certe affermazioni fatte in un determinato contesto e magari precedute da particolari analisi.

Certuni hanno, infatti, svolto considerazioni di carattere generale sulle discussioni che in tema di bilancio avvenivano in tempi andati, dalle quali sembrerebbe che una volta si discuteva di più e meglio, c'erano relazioni più ampie e complete, ma non hanno voluto cogliere gli elementi di novità, quando addirittura non hanno irriso certe considerazioni ed il taglio socio-economico del bilancio.

Certo, questo bilancio avrebbe potuto avere e potrà anche avere nel corso della discussione arricchimenti di carattere politico generale, che emergeranno dal dibattito e dalle considerazioni dei vari assessori e dello stesso Presidente della Giunta, però non mi sembra che nel complesso ci si stia comportando in modo produttivo, accettando cioè il terreno del confronto.

Mi riferisco, in modo particolare, allo studio del Censis, che a mio avviso è abbastanza importante e meriterebbe un migliore approfondimento di quello dato fino ad oggi sia in quest'aula sia altrove. Esso è stato commissionato dalla Giunta regionale, non solo o non esclusivamente per avere una relazione da annettere al bilancio regionale, perché sarebbe ben poca cosa se fosse stato commissionato solo per quello scopo, ma per far sì che il Consiglio regionale, i consiglieri singolarmente intesi o riuniti in consesso, le forze politiche, sindacali e culturali della nostra Regione, ne prendessero atto e magari lo discutessero e comunque lo approfondissero.

A me sembra che questo non stia assolutamente avvenendo. Quindi, benché abbiamo speso 405 milioni, io chiedo che ne venga impegnato ancora qualche altro per far conoscere quello studio alle varie forze economiche, politiche, sociali e culturali, altrimenti rischieremmo di buttare via 405 milioni.

Perché? Perché quello studio è fatto molto bene e osserva dall'esterno, con l'occhio distaccato dell'entomologo. Posso convenire con chi ha fatto qualche osservazione su un certo linguaggio o su un certo distacco dalla nostra realtà, ma è proprio di un contributo di questo tipo che noi abbiamo bisogno, perché siamo talmente dentro a questa realtà, la partecipiamo e la viviamo in modo così viscerale, che spesso finisce per sfuggirci qualche cosa che da un osservatore esterno può essere vista certamente, sia pure con distacco e con meno partecipazione, ma con più scientificità.

Questo Consiglio non può ignorare il rapporto del Censis, che in qualche modo è stato sunteggiato nella relazione sul bilancio; su di esso si può e si deve discutere, ma intanto occorre che qualcuno lo legga, perché ho l'impressione che, data la lunghezza, ben pochi l'abbiano letto. Io ho anche questa vaga sensazione e, visto che sono malizioso, la esplicito al Consiglio, anche se mi alienerò molte simpatie.

Secondo me, è fondamentale che il rapporto del Censis venga letto, perché è un momento di riflessione, fatto da un organismo che ha un prestigio non solo nazionale, ma internazionale, e che è aduso a fare questo tipo di analisi, di indagini o rapporti, ed ha un'esperienza consolidata, potrei dire che è rodato al massimo livello.

Che cosa emerge dal rapporto del Censis? Emerge una serie di considerazioni che ci devono far riflettere e preoccupare. Il rapporto non va letto in chiave strumentale da chi oggi è al governo per dire: "Quello che è stato fatto negli ultimi anni non funziona", o viceversa: "Quello che è stato fatto ancor prima funzionava ancora meno". No, questo rapporto non ci dà solamente delle indicazioni che, a mio avviso, sono estremamente preoccupanti e riguardano la capacità di risposta, soprattutto della classe politica regionale, ai problemi che si pongono e che sono in via di rapida trasformazione, ma pone anche dei problemi all'attenzione della classe imprenditoriale, dei cittadini, dell'intera comunità valdostana.

Non si può puntare il dito contro nessuno in particolare per errori, insufficienze o carenze, ed il rapporto non va certo utilizzato come una clava per picchiare in testa a chicchessia. Però, se non c'è un'assunzione di responsabilità, se non facciamo una valutazione autocritica, allora, signori consiglieri, noi perdiamo un'occasione importantissima per riflettere sul nostro passato e sul nostro presente e per decidere sul nostro avvenire. A me non sembra che questo oggi stia avvenendo e me ne rammarico a voce alta.

Qui c'è il Consigliere Lanivi, che per svariate ragioni in passato ha avuto esperienze di programmazione, così come ne ho avute anch'io, e sa quante volte abbiamo lastricato di buone intenzioni i pavimenti di questo Consiglio o di molte strade che portano al potere regionale, quante volte ci siamo riempiti la bocca di programmazione, di volontà programmatica, sa quante volte questo Consiglio è stato investito di progetti anche pregevoli, ma sa anche che il grado di permeabilità del Consiglio è stato vicino allo zero. Mi spiego meglio: il Consiglio - mi riferisco ai precedenti Consigli, intesi come istituzioni - si è dimostrato impermeabile a certe proposte ed indicazioni.

Pensate che il piano urbanistico territoriale venne presentato nel 1973 e probabilmente verrà ripresentato il prossimo anno, quando ne celebreremo il ventennale. Nel 1973 eravamo alla vigilia delle elezioni ed il Consiglio regionale prese atto di quella proposta, la mise in un cassetto e non ci ritornò più sopra. Perché? Perché comportava delle scelte. Oggi, governare significa fare delle scelte - in questo do ragione al Consigliere Andrione - ma anche amministrare significa fare delle scelte. Dovremmo intenderci anche su questo, perché spesso la parola governare viene contrapposta ad amministrare, per cui sarebbe opportuno fare un'attenta riflessione in merito, anche perché in questo Consiglio, spesso, invece di governare, si amministra o comunque si fa una grande confusione tra le grandi scelte, le grandi indicazioni ed opzioni ed il piccolo battibecco, la piccola "querelle" di natura personale su argomenti che hanno anche una certa importanza, ma che, per quello che mi riguarda, sono assolutamente marginali rispetto ai compiti e alle funzioni di questo consesso.

Tornando al discorso del Censis, avrei tanto gradito che negli interventi venissero fatte affermazioni del tipo: "Siamo d'accordo... Non siamo d'accordo... Quell'aspetto non mi è sembrato particolarmente approfondito... Si possono offrire delle opzioni o delle indicazioni diverse...", anche perché è ovvio che la relazione sul bilancio sottende in qualche modo l'acquisizione dello studio del Censis.

Ebbene, possiamo dire che questo bilancio è nuovo rispetto al passato? Io non me la sento di dirlo, perché, se dicessi, direi una cosa inesatta. Però non è un bilancio concepito in modo vecchio o tradizionale, perché è caratterizzato dalle affermazioni di natura politica circa la possibilità di un assestamento in corso di esercizio, circa la correzione di tiro che può essere indicata in questa assemblea.

Sulle poste principali sono state fatte considerazioni, a mio avviso, non sufficientemente pregnanti. Mi riferisco alle polemiche di questa mattina sulle entrate. L'importante è che l'argomento delle entrate non sia visto solo in termini: "Lo Stato ci ha dato di meno", perché questo lo sappiamo benissimo. Non mi sembra poi che la relazione sul bilancio voglia nascondere questo fatto. Lo sappiamo che siamo in una fase di tagli nella spesa pubblica e che questa fase ha toccato anche la nostra Regione.

Semmai, il problema è di valutare perché nella voce riferita, per esempio, all'Iva normale e all'Iva da importazione non è stato registrato un aumento significativo o addirittura molto elevato, come qualcuno si aspettava, dopo le dichiarazioni del Presidente della Giunta e di altri esponenti politici su trattative in corso in corso che troveranno il loro sbocco naturale in una discussione in questo Consiglio. Io credo che si sia trattato di una giusta e ragionevole prudenza della Giunta regionale e dell'Assessore alle finanze non registrare come entrate dei quattrini su cui si deve ancora pronunciare il Consiglio regionale e che devono ancora essere sottoposti ad un accordo con entità che sfuggono al dominio, alla decisione e alla responsabilità di questo Consiglio. Mi pare che il non aver messo queste poste di bilancio sia stato dettato da una elementare regola di prudenza, perché noi nutriamo il legittimo timore che su questo discorso estremamente importante per la nostra Regione e che è già all'attenzione della IV Commissione, dove potrà essere affrontato e definito nella prossima settimana, possano essere sollevate obiezioni in sedi diverse e che magari qualche forza del Consiglio regionale possa fare un'azione di resistenza.

Potevamo quindi ragionevolmente mettere questo in bilancio? Non credo proprio. Non è quindi ch'io voglia dare l'assoluzione o abbia l'autorità per farlo, ma mi pare che sia stato corretto non prevedere un'entrata possibile, sulla quale però non sono ancora state assunte le decisioni di rito e non ci sono ancora tutti gli assensi necessari.

Quello però che a mio avviso è mancato in questo discorso, e su cui anzi si è innestata una piccola polemica sia pure di carattere formale, è la considerazione sull'autonomia della nostra Regione, vera o presunta, di facciata, "guidata" come ha detto De Rita. E' chiaro che noi siamo sempre più Stato-dipendenti, perché in questi quaranta e più anni di autonomia non siamo riusciti - questo è il grosso problema che sta alla base di una serie di considerazioni del Censis - a far crescere in modo sufficiente l'economia regionale, munendola di basi solide, capaci di divenire l'asse portante di un ulteriore sviluppo, di un'ulteriore ricchezza, risultante però dal prelievo di imposte percepite in Valle d'Aosta su attività produttive sorte e sviluppate in Valle d'Aosta.

Quando esprimiamo la preoccupazione sull'aleatorietà di certe entrate dello Stato, non lo facciamo certo per abbassare la guardia nei confronti dello Stato, perché la legge di riparto, che è stata approvata con certe procedure, è per noi intangibile. Del resto, credo che a sua difesa siano scattati tutti i gruppi politici quando sono state paventate delle minacce. Non penso, quindi, che se ne possa fare una questione di contenzioso politico all'interno di questo Consiglio, né che qualcuno possa avere, in un certo senso, la coscienza sporca perché la nostra Regione riceve dei quattrini sull'Iva da importazione.

Questo aspetto forse può essere stato evidenziato in qualche misura dal Consigliere Riccarand, che sotto questo profilo ha un atteggiamento diverso dagli altri gruppi consiliari. Noi, però, abbiamo sempre ritenuto legittima questa entrata, necessaria per il nostro bilancio e la nostra economia, ma non ce ne siamo nascosti la fragilità, in conseguenza di una lunghissima serie di considerazioni connesse alla CEE, all'entrata in vigore del mercato unico ed a tutti i passi successivi.

Quindi, quando si dice che la nostra autonomia ha delle basi fragili, si vuol dire che, nonostante lo Statuto e la volontà di avere e di gestire un'autonomia quanto più forte possibile, dobbiamo preoccuparci di certe entrate che non sono molto sicure, per effetto di situazioni internazionali che non dipendono dalla nostra volontà e perché il nostro Paese - e qui non voglio fare l'uccello del malaugurio - sta attraversando un momento estremamente difficile.

Abbiamo visto quello che da alcuni è stato definito "il marasma" ai vertici istituzionali, sappiamo che andremo a elezioni anticipate, non credo che siamo alla vigilia di nessun golpe, però credo che siamo giunti all'epilogo della Prima Repubblica.

In merito ho delle convinzioni molto precise, che voglio - mi si consenta l'espressione - "esternare " a questo Consiglio. Non credo che tutto quello che accade in questo momento possa assumere i connotati di una semplice campagna elettorale, magari un po' più lunga del previsto e caratterizzata da una conflittualità un po' più accesa. Sono entrati in crisi molti sistemi e molte situazioni, per cui inevitabilmente la nostra Costituzione, che aveva già dato segni di debolezza e di insufficienza a governare processi di trasformazione e di cambiamento, viene messa in discussione in termini corretti e quindi bisogna dare risposte nuove, che però la classe politica in questo momento non è in grado di dare se si mantiene lo stesso assetto istituzionale. Dicendo questo mi riallaccio in qualche modo a certe considerazioni dell'Assessore Lavoyer ("Non basta contrapporre alla partitocrazia un partito trasversale degli onesti...") alle quali si è riferito anche il Consigliere Andrione.

Su "Il Corriere della sera" di ieri c'era un articolo di Colletti estremamente interessante, in cui si diceva che gli uomini possono avere tanti difetti e possono essere più o meno onesti, ma si aggiungeva che sono i sistemi politici ad indurre ad atteggiamenti virtuosi, non virtuosi o viziosi. Ebbene, il sistema politico che regge il nostro Paese non è in grado di indurre comportamenti virtuosi. Abbiamo visto e stiamo vedendo che lo stesso sistema che in questo momento regge i rapporti tra la comunità della nostra Regione, il Consiglio ed il Governo regionali, non è in grado di garantire comportamenti "virtuosi". Perché? Perché c'è una presa diretta tra l'elettore e chi gestisce il potere politico-amministrativo.

Sto facendo, evidentemente, considerazioni personali, che non impegnano la maggioranza, ma è bene che queste riflessioni vengano fatte, visto che oggi si è parlato di tutto. Poiché ho sentito fare degli interventi che possono essere definiti "brevi cenni sull'universo", mi sia consentito almeno dire alcune cose che io ritengo attinenti al rapporto politico che c'è tra i nostri cittadini e la classe politico-istituzionale.

Ebbene, mi pare che in questa Regione la classe politica stia diventando sempre più ostaggio degli elettori. Voi direte: "Ma è un fatto democratico, perché gli elettori votano, licenziano, confermano o smentiscono una classe politica".

Sì, ma attenzione: dalla ricerca del Censis emerge un certo distacco tra l'opinione pubblica della nostra Regione e gli amministratori. Per carità! Qui non siamo in una situazione preleghista, per intenderci. Non siamo in una situazione opulenta dell'Italia del Nord, dove non si riescono a dare risposte sufficienti e allora i cittadini si organizzano in un certo modo per avere le risposte auspicate, votano la lega perché non hanno più fiducia nei partiti. Qui i cittadini continuano ad avere fiducia in tutti i partiti, l'importante è che siano al governo. Dal Censis abbiamo visto, infatti, che il consenso verso le scelte di governo, c'è sempre, purché si continui ad erogare il denaro nel modo richiesto dalle categorie economiche.

Quando si chiede a qualche categoria economica: "Saresti d'accordo per una politica incentivante, selezionante, discriminante...?", il consenso scende subito. "Volete mantenere l'attuale stato di erogazione?", nell'80 per cento dei casi la risposta è "sì".

Voi capite che, in un sistema di questo tipo, la classe politica è ostaggio degli elettori, perché, se evita di aprire i rubinetti in una certa direzione, verrà duramente punita, ecco allora che non le verrà mai questa tentazione. Questo è il grosso guaio che incombe sulla nostra Regione.

Quando il Censis parla di "benessere senza sviluppo" - questa è la conclusione di tutto lo studio - fa un'affermazione molto forte e precisa, che non può essere contraddetta da nessuno. Oggi avrei voluto sentire delle considerazioni in merito, ma non le ho sentite. Chissà come mai?

Perché abbiamo benessere senza sviluppo? Perché il nostro benessere è di tipo finanziario, indotto dal riparto fiscale e da poche attività produttive, che in parte vanno avanti da sole, ma che per altri versi sono potentemente insufflate dagli interventi regionali a pioggia, quindi abbastanza indiscriminati, che non selezionano la professionalità, che mantengono un sistema complessivamente assistito e che quindi non consentono quegli spunti di eccellenza che invece sono necessari in un'economia che deve competere e che si deve porre dei problemi di confronto con altre realtà. Questo è quanto viene detto dal Censis e che credo non possa essere contraddetto da nessuno in questo Consiglio.

Ebbene, colleghi consiglieri, io credo che questo ci debba far riflettere. Che cosa non funziona in un discorso di questo tipo? Io non credo che non funzionino gli uomini, come singoli. Non credo che qui ci siano persone terribilmente oneste ed altre terribilmente disoneste. Io credo che ci sia un tasso medio di onestà che si equivale, ma credo anche che sia possibile indurre un sistema più virtuoso.

Come possiamo, allora, uscire da questo inghippo? E' molto semplice: creando uno iato, un distacco tra il cittadino-elettore e l'amministratore, cioè l'erogatore dei denari. Qui facciamo sempre distinzione tra funzione consiliare, vale a dire capacità di indirizzo, di controllo, di legiferare... e funzione di governo e di amministrazione, che compete al governo.

Cosa succede in questo momento? E' vero che la funzione legislativa spetta al Consiglio regionale, ma l'iniziativa è per il 90 per cento in mano alla Giunta regionale, che, bene o male, dispone di apparati, di tecnostrutture...

(...interruzione del Consigliere Bich...)

... Credo che quello che tu stai dicendo possa avere un senso, però - attenzione - è vero che la potestà legislativa spetta al Consiglio che si riunisce per decidere, ma di fatto anche l'iniziativa legislativa è in mano all'esecutivo.

E' giusto o sbagliato? E' giusto, ma l'esecutivo, oltre ad avere in mano di fatto l'iniziativa legislativa, ha in mano anche tutta l'attività amministrativa, cioè il contatto con il cittadino elettore, l'erogazione del contributo... Abbiamo visto che questa nostra economia si fonda sull'incentivo. Quando si dice "incentivo", si usa un eufemismo, perché in realtà l'intervento della Regione è un vero e proprio contributo. Voi capite che questo rapporto così intimo tra l'elettore e l'Amministratore fa sì che ci sia la tendenza a compiacere l'elettore.

Ora, se non si arriva a creare un distacco netto e preciso tra queste funzioni, il sistema non avrà la capacità di riformarsi.

Quindi, qui si vengono a fare discorsi di un certo spessore e si vogliono dare indicazioni concrete. Poiché si accusa l'Assessore di aver fatto una relazione troppo vaga, troppo generica, un po' asettica, che non è entrata nel nocciolo delle cose, ecco che cerchiamo di dare dei suggerimenti.

Non sono certamente il solo ad aver detto queste cose, perché altri le hanno dette prima di me e di esse non mi assumo né la paternità né l'esclusività. Lo ha detto la stessa Democrazia Cristiana nel recente convegno organizzativo di Milano. In ogni caso, sarebbe bene distinguere nettamente la funzione amministrativa da quella legislativa di controllo e di indirizzo.

Credo, per esempio, che una riforma di questo tipo potrebbe utilmente servire ad inaugurare un circolo virtuoso. Questa potrebbe essere una risposta, non la sola, ma è una risposta sulla quale gradirei che i consiglieri cominciassero a riflettere, perché credo che la si possa applicare concretamente oggi, in questo Consiglio, con queste leggi e con questo Statuto.

Il Censis ha rilevato che qui da noi è entrato in crisi il rapporto cittadini-istituzioni. Qui in Consiglio, infatti, non arrivano stimoli al cambiamento da parte del cittadino, ma allora la responsabilità della classe politica è duplice. Altrove ci sono le leghe che cercano di scardinare tutto e, bene o male, esercitano in qualche modo una funzione di stimolo, qui non ci sono neanche le leghe. Non ci prendiamo in giro, perché in questa Regione è inutile che qualcuno voglia giocare a fare la lega: qui hanno governato tutti, partiti, movimenti o movimenti-sistema, in tempi diversi, chi bene e chi male, ma non importa. E' inutile che ci prendiamo in giro, ma se qualcuno pensa di cavalcare le leghe, come ho letto sui giornali, secondo me cavalcherà una tigre molto difficile, anche se, ad ogni buon conto, credo che non lo farà. Poniamoci comunque questo problema.

Se la classe politica deve avere più responsabilità che altrove, perché in realtà il consenso qui c'è ed è un po' peloso. Una volta c'era la carità pelosa, qui invece c'è il consenso peloso. Facciamo attenzione ai risultati elettorali dei partiti che sono al governo rispetto a quelli che sono all'opposizione. In Valle d'Aosta, i partiti o movimenti che sono al governo di solito sono sempre premiati. Come mai lo stesso non succede a livello nazionale?

E' molto semplice. Qui noi abbiamo del potere, ma senza responsabilità. Questa è l'altra grande verità di cui dobbiamo essere coscienti. Perché? Perché in Valle d'Aosta non si fanno pagare le tasse a nessuno, tanto a farle pagare ci pensa il governo nazionale, che poi, giustamente, ai sensi del riparto fiscale, dà alla Regione quello che le spetta. Quindi noi abbiamo solo il potere di spesa.

Ma questo potere, visto che è robusto, discreto e cospicuo, non induce grandi responsabilità, ma induce solo quel meccanismo perverso del compiacimento del cittadino-elettore.

Ho fatto queste considerazioni, che forse non piaceranno molto a certi consiglieri o assessori, perché credo che questo sia uno dei nodi fondamentali della nostra vita politica, uno dei nodi principali della qualità del potere nella nostra Regione...

(...interruzione del Consigliere Voyat...)

... Non riesco a capire cosa afferma il Consigliere Voyat...

(...interruzione del Consigliere Voyat...)

... Il discorso della differenza tra voi e noi in questi termini non l'ho capito. Io sto facendo delle considerazioni che pongo all'attenzione di tutto il Consiglio, al di là degli schieramenti, perché mi sembra che qualche volta si debba anche dire cose che non rientrino nel banale e nel rituale, cosa che invece ho sentito fare in gran parte, tranne che in alcuni spunti pregevoli da parte di tutti. Non si vuole mai mettere il dito sulla piaga, mentre io credo che questa sia un'occasione per poterlo fare, per togliere a questa discussione il senso della ritualità che accompagna tutte le discussioni sul bilancio.

Quindi, secondo me, il problema è proprio questo: modificare le regole con cui si forma, si esercita e si controlla il potere politico nella nostra Regione. Le riforme istituzionali sono in grado di modificare gli atteggiamenti ed i comportamenti.

Avrà la nostra classe politica la capacità di affrontare questo discorso? Non ce l'avrà? La scommessa è aperta. Il mio partito ed altri hanno già sollevato e proposto questi temi. Vedremo come si svilupperanno. Come ho già detto, non riteniamo di avere il merito della primogenitura, ma vorremmo tanto non avere risposte irridenti o evasive, perché questo problema esiste ed è molto concreto.

Tutto il resto di quello che si è detto oggi sul bilancio della Giunta è importante, ma, secondo me, non sposta di un millimetro il futuro comportamento delle varie forze politiche.

Questa maggioranza ha avuto il merito di rompere un sistema di potere che cominciava a diventare un regime nella nostra Regione e quindi si è posta il problema del "primum vivere, deinde philosophare". Credo che oggi essa si debba porre il problema di rompere con la tradizione e di innovare, per quanto è possibile, i rapporti con i cittadini, con gli elettori, e debba farsi carico di quelle parti più importanti del programma concordato, che sono innovative, propositive e di trasformazione.

Abbiamo commesso anche una serie di errori e di ingenuità. Sovente ci siamo riempiti la bocca con la parola "trasparenza", ci siamo fatti rimorchiare da alcune proposte che poi si sono rivelate semidemagogiche. Ebbene, credo che non dovremo più commettere questo errore in avvenire, però crediamo fortemente al tema della centralità del Consiglio, nei termini in cui mi sono espresso prima.

Questo bilancio, quindi, è corretto, perché indica delle poste attendibili, sia pure con le approssimazioni che sono state ricordate, perché punta a suscitare un comportamento diverso e più attento al complesso dell'Amministrazione. Ma, se l'intera classe politica regionale e l'intera società regionale non avranno la consapevolezza dei nostri limiti, dei vincoli cui questa realtà è soggetta e che sono così ben indicati nel rapporto del Censis, se non avranno questa consapevolezza, ebbene, io credo che qui faremo solo dei discorsi vaghi, utili al gioco delle parti, ma che non sposteranno di un millimetro la governabilità e la qualità della governabilità di questo sistema, che incomincia a dare segni di stanchezza.

Infatti, se, per quanto riguarda la situazione nazionale, mi sono permesso di dire che siamo alla fine della prima Repubblica, credo che sotto questo profilo qui possiamo dire che siamo alla fine della prima autonomia. Mi spiego meglio, perché non vorrei che le mie affermazioni venissero fraintese. Mi riferisco soprattutto all'autonomia intesa in senso rivendicativo. Su questo il Censis ha mosso qualche appunto, non certo per arrivare alle considerazioni a cui mi sembra sia pervenuto in modo un po' traslato il Consigliere Viérin.

Qui non mi pare che si possa, si voglia o si debba dire che "l'odierna ragion d'essere delle autonomie speciali stia non più o non tanto nella tutela - c'era anche "non tanto", che però non è stato letto nella citazione - delle minoranze etniche e linguistiche". Noi diciamo che questo è il presupposto, perché effettivamente il presupposto di questa autonomia è appunto la tutela delle minoranze etniche e linguistiche; però diciamo che di questo tema si può anche morire, su questo tema si può essere sorpassati, questo tema non basta a difendere una comunità che, se non è in grado di esistere come comunità capace di progettare e di autosostenere il proprio sviluppo, è destinata a morire.

Diciamole queste cose, altrimenti diamo risposte sbagliate, come lo è, ad esempio, la proposta di una trasformazione della nostra Repubblica in senso federale. Ecco una risposta che gioca a suscitare nuovi conflitti con lo Stato, perché non si ha voglia di porre mano ad una situazione preoccupante come quella che esiste nella nostra Regione e che dovrebbe essere oggetto di una confessione pubblica.

Il primo discorso da fare è quello della dimensione della nostra benedetta Regione, perché qui non si vogliono mai trattare gli argomenti che non piacciono; cerchiamo invece di trattarli, almeno una volta tanto. Colleghi consiglieri, la nostra dimensione di 110.000 abitanti, come ha ricordato De Rita - le mie citazioni non significano che io lo considero un maestro in tutto e per tutto, ma voglio solo dire che certe osservazioni sulla nostra realtà ci devono far riflettere concretamente e duramente - è al limite della possibilità di sopravvivenza di una comunità intesa in termini di governo, di progettualità e di capacità a gestire il proprio destino.

Insomma, noi, da 110.000 abitanti, dobbiamo selezionare una classe dirigente per 74 comuni, per un Consiglio e una Giunta regionali e per tutti gli altri enti che sono presenti nella Regione. Ma vi rendete effettivamente conto se, di fronte ad un'ipotesi di Stato federale - voi avete addirittura proposto che questa comunità passi dal concetto di autonomia a quello di Stato indipendente e sovrano - tutto questo rispetti il senso del limite e tenda alla difesa dei veri interessi di questa comunità, alla quale tutti dobbiamo concorrere secondo le nostre capacità progettuali, dando il apporto sincero perché la comunità possa vivere nei termini in cui le è stata concessa l'autonomia, nei termini cioè di una comunità che si differenzia per ragioni non solo storiche, che passano, o geografiche, c'è l'Europa che ci frega, e a questo punto rimangono le ragioni linguistiche?

Questa comunità deve mantenere alcune sue peculiari caratteristiche, che però non possono essere difese facendo fughe in avanti, discorsi di carattere istituzionale o alzando il tiro nei confronti dello Stato in un momento come questo e su questioni discutibilissime, ma devono essere difese dando a questa comunità degli strumenti di governo, una certa consapevolezza e responsabilità e delle solide basi alla sua economia.

Paradossalmente è stato detto: "Voi non siete mai stati così dipendenti dallo Stato come in questo momento". E' vero, perché la legge di riparto fiscale, anche se dà alla nostra Regione fondi abbastanza elevati - diciamolo pure - non è una fonte molto sicura, su cui noi possiamo dormire il sonno del giusto. Perché? Perché le basi produttive della nostra economia regionale non sono sufficienti a fornirci il reddito utile per far funzionare la nostra macchina amministrativa.

Ecco, io ho detto tante cose, forse le ho dette in modo un po' affastellato, perché non ho scritto l'intervento e volevo intervenire sull'onda del dibattito, cercando di rispondere e di trarre stimoli e sollecitazioni da quello che è stato detto dagli altri consiglieri. Non ho scritto il "compitino", per cui ho dimenticato tante cose, così come ne avrei potute dire molte altre, ma non voglio abusare della vostra pazienza. Credo comunque di aver introdotto alcuni elementi di discussione sui quali, colleghi consiglieri, vale la pena riflettere, al di là degli schieramenti, altrimenti la discussione su questo bilancio sarebbe puramente rituale e scontata. I consiglieri dell'opposizione, chi con più garbo e acume, chi con meno, mettono in evidenza le contraddizioni, magari formali, di certe dichiarazioni, fanno domande retoriche del tipo: "Prima sono stati spesi 50 milioni, adesso 405: dove andiamo a finire?", ma non si fanno considerazioni sul perché questa Regione nel suo complesso, la stessa Giunta regionale, che pure è più attrezzata del Consiglio, che non è attrezzato per niente, continuano a mancare di tecnostrutture, per cui, quando si devono affrontare problemi di una certa importanza economica, sociale, imprenditoriale e tecnica, la Regione, nel suo complesso, non è in grado di fornire delle risposte.

Non ce le vogliamo dire queste cose? "Tout va bien, madame la marquise?" Non credo. E allora, che questa occasione serva, non per fare il gioco al massacro, che non è utile a nessuno e che nessuno vuole, ma per fare una riflessione a voce alta sui veri nodi della nostra autonomia e per cercare di dare una risposta, tutti assieme, al di là delle nostre scelte politiche, che pure difendiamo.

Da una parte rivolgo alla Giunta l'invito a dare puntuale attuazione al bilancio che è stato concordato ed a tenere nella massima considerazione le indicazioni del Censis, ma lo stesso invito lo rivolgo anche all'opposizione, perché si faccia carico di evitare la conflittualità formale in questo Consiglio, in modo che possiamo confrontarci sui veri problemi che stanno alla base della nostra vita politica e del confronto politico in questa regione. Si tratta di problemi che spesso sono elusi, perché non si vuol mettere il dito nella piaga, preferendo concentrarsi su altri che in qualche modo immiseriscono il dibattito e portano non già - ripeto - a quella incomprensione che nel resto d'Italia si è manifestata tra cittadini e potere politico, ma portano a quell'indifferenza, a quel clientelismo diffuso, a quella forma di voto di scambio, sempre più imperante, che uccide qualunque forma di democrazia, ma anche qualunque forma di autonomia, perché se si uccide la democrazia, si uccide anche l'autonomia.

Si dà atto che dalle ore 17,21 presiede il Vicepresidente Stévenin e dalle ore 17,57 il Vicepresidente Bich.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Agnesod, ne ha facoltà.

Agnesod (UV) Pensavo di non intervenire nel dibattito, perché i colleghi della minoranza che mi hanno preceduto questa mattina e nel pomeriggio hanno già chiarito e analizzato a fondo il documento finanziario che stiamo esaminando, ma sento ora di dover esprimere alcune considerazioni che riguardano non tanto il lato contabile del documento, ma alcune parti ed alcuni concetti espressi dall'Assessore nella relazione programmatica consegnataci ieri.

Voglio sottolineare innanzitutto che nello specifico non esiste una scelta precisa di investimento, di indirizzo, di sviluppo per dare una soluzione globale al problema occupazionale nella Bassa Valle. Non c'è una efficace risposta ad un problema che sta diventando sempre più pesante e difficile. Prima della chiusura della discussione generale, desidererei avere dall'Assessore una risposta in merito.

Vorrei ora soffermarmi in particolare sul punto in cui l'Assessore parla di "selezione " e "sperimentazione". Concordo sulla necessità del ruolo fondamentale che in materia di bilancio e di destinazione della spesa deve essere accordato al criterio selettivo degli interventi, anche se quest'anno abbiamo assistito ad una serie di iniziative finanziarie improntate spesso all'improvvisazione ed alla genericità.

Desidero però sottolineare che dissento completamente dall'affermazione, contenuta nella relazione, sulla possibilità della Valle d'Aosta di essere un momento di sperimentazione, anche perché non si capisce bene per chi, gestito da chi o per che cosa.

Preoccupante è il riferimento a quanto "lucidamente affermato dal Censis" - sono parole dell'Assessore - secondo cui "è sempre più diffusa una strana consapevolezza che la ragion d'essere odierna delle autonomie speciali non stia più nella tutela delle minoranze etniche e linguistiche e delle specificità culturali di cui sono portatrici, quanto nella loro qualità di laboratori d'innovazione". Questa concezione dell'autonomia io la reputo deviante e non corrispondente alle ragioni che invece sono i pilastri stessi della sua esistenza.

Se per laboratorio di innovazione l'Assessore intende - come lo spiega dopo - "politiche della montagna, tutela dell'ambiente, politica industriale...", non si capisce perché questi obiettivi debbano essere considerati le sole ragion d'essere dell'autonomia, cancellando invece o ponendosi in alternativa in modo artificioso e direi anche provocatorio alle specificità culturali di cui le minoranze, e quindi anche le popolazioni costituenti le regioni speciali, sono portatrici.

Limitato e semplicistico mi appare anche il riferimento alla tutela dell'ambiente e del territorio. Anche qui c'è un riferimento allo studio del Censis, fatto proprio dalla Giunta, ove si afferma: "Appare forte il contrasto tra la vocazione ospitale della Regione e la presenza di alcuni insediamenti urbani nei fondovalle, la cui opacità non costituisce certo un brillante biglietto da visita".

Soluzioni aleatorie, che non danno una risposta adeguata al problema sollevato. Il ricondurre tutto l'assetto, l'immagine, la presentazione dei centri abitati del fondovalle ad una semplice coreografia e ad un non ben definito progetto per il centro storico di Aosta, mi sembra veramente riduttivo, è un ripiegamento sull'ordinario, senza progettualità alcuna, senza linee di indirizzo verso un problema che in effetti esiste, ma che per essere affrontato richiede ben altre proposte.

Voglio esprimere una considerazione conclusiva sul paragrafo riguardante la gente ed i partiti. Viene espresso giustamente il concetto che la politica viene vissuta in modo non esatto da molti cittadini. Dice l'Assessore: "La politica viene vissuta come altro da sé, dove non c'è riscontro per i propri bisogni, se non nella logica dell'assistenzialismo e dei favori, dove sostanzialmente non si esercitano i princìpi della democrazia". Allora io dico: cambiamo le regole con i fatti e non con le parole, che, purtroppo, come i princìpi programmatici, molto spesso sono come oggetti esteticamente ben presentabili, che danno un tono raffinato, ma rimangono sterili e non producono nulla. Se si inseriscono certi concetti nella relazione di programma al bilancio, gli stessi vanno adottati quotidianamente.

Con queste considerazioni, termino il mio intervento, concordando con l'Assessore laddove dice che la classe politica deve essere responsabile e deve sapersi predisporre a guidare con consapevolezza la crescita qualitativa della comunità che rappresenta. Per fare bene ciò, deve però essere in grado di vivere la specificità culturale, i valori, le aspirazioni della comunità stessa in cui opera; in caso contrario è un fallimento.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Mostacchi; ne ha facoltà.

Mostacchi (UV) L'esame del bilancio è il momento chiave di un'amministrazione, è pertanto il momento di fare il punto e l'analisi delle cifre, che però ho già avuto modo di sentire da alcuni colleghi che mi hanno preceduto e che quindi sono argomenti già ampiamente sviluppati.

Vorrei fare alcune considerazioni di carattere generale. Permettetemi di liquidare questo bilancio con una battuta: è il solito "refrain"; è, come l'amore, un ritornello che non cambia mai.

Abbiamo assistito al crollo del sistema comunista e oggi possiamo notare tutti gli aspetti negativi e nefasti che esso ha lasciato in quelle società.

Stiamo vivendo un modello di sviluppo fondato su un capitalismo selvaggio e brutale, tutto in funzione del profitto, e non ci rendiamo conto che il becchino è sulla porta.

La classe politica fa la propria programmazione al solo scopo di assicurarsi l'elezione nella legislatura successiva. Tutti affermano che la botte fa acqua da tutte le parti, tutti danno consigli su dove mettere i tappi o come turare le falle, ma nessuno si preoccupa di chiudere il rubinetto. Si continua a parlare di ecologia, ambiente, inquinamento; molti di quelli che parlano ci vivono sopra e pertanto non hanno nessuna volontà di risolvere il problema.

I nostri Einstein dell'economia hanno il chiodo fisso del "PIL", ma non è mai venuto loro in mente di ribaltare la sigla, facendola diventare "LIP", che vuol dire: "Lordura Interna Prodotta", che viaggia di pari passo col PIL. Allora, diamoci una regolata e troviamo il giusto equilibrio. Penso che sia ormai definitivamente sepolto lo slogan: "Lo spreco fa guadagno".

La scuola ha le sue colpe, per il modo in cui ha indirizzato le classi dirigenti. La cultura contadina di una volta era migliore di quella universitaria di oggi.

Vediamo in particolare la Valle d'Aosta.

Turismo. Sento parlare di olimpiadi e di investimenti colossali per centinaia di miliardi. Per carità! Facciamo gli investimenti, ma facciamoli giusti ed equilibrati. Non dimentichiamo che il turismo è un lusso e non una necessità. La storia insegna che, dopo il periodo delle vacche grasse, c'è quello delle vacche magre.

Agricoltura. Se le statistiche che ho letto sono esatte, oggi produciamo il cinque o il sei per cento di quanto consumiamo. Perché non cerchiamo di raggiungere il 25 o il 30 per cento? Il territorio va gestito in modo totale e razionale e non per compartimenti.

Abbiamo tutta la sinistra orografica della Dora, da Villeneuve a Pont-Saint-Martin, che, data la sua esposizione e la natura del terreno, potrebbe produrre verdura, frutta, ortaggi, cereali, tanto più che oggi, con i mezzi e la tecnica di cui disponiamo, non è un problema rifornirla di acqua. L'unica coltura in atto è quella della vite, ma, come ho già detto prima, non dimentichiamo che anche il vino è un lusso.

L'industria oggi è in piena crisi. Ha ancora senso un'azienda come la Cogne, di circa 2.000 dipendenti, in una realtà come la nostra di 110.000 abitanti? Non sarebbe più opportuno studiare una diversificazione nella micro-industria, in modo che anche questo settore trovi la sua giusta ragion d'essere.

Edilizia e imprese di movimento terra. Stiamo vivendo un momento particolare e delicato. Penso che sia giunto il momento di fermarsi per ricominciare da capo. Non permettere la nascita di imprese di enormi dimensioni rispetto alla nostra realtà, visto che questi settori fondano la loro ragion d'essere per il 90 per cento sugli investimenti delle pubbliche amministrazioni e rischiano poi di farci vivere momenti di crisi e situazioni di difficile superamento.

Tutti gli altri settori, siano essi il commercio, l'artigianato, il terziario..., devono essere curati e tenuti nella giusta considerazione, in modo che tutte le componenti attive della società abbiano ad operare nei giusti e dovuti modi, senza grossi scompensi a favore di alcuni o a danno di altri. Deve essere sempre presente in ognuno di noi che non bisogna consumare più di quanto si produce o viceversa. Questo motto dovrebbe essere applicato in tutti gli Stati o in tutte le Regioni-Stato.

Sia ben chiaro che questo non vuole dire che non debbano essere fatti interscambi o esportazioni ed importazioni. Se in sede di programma e di bilancio gli investimenti verranno indirizzati a giuste dosi in tutti i settori, si potrà vivere anche il periodo delle vacche magre in un modo più che discreto.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Voyat; ne ha facoltà.

Voyat (UV) Non ho chiesto la parola per svolgere il mio secondo intervento, ma per chiedere che vengano date risposte alle domande da noi poste questa mattina, in modo che dopo potremo fare un secondo giro di interventi, altrimenti adesso dovremmo rispondere a quello che è stato detto dai nostri colleghi Rollandin, Mostacchi...

Pertanto, vorremmo delle risposte dalla Giunta, dopodiché, se sarà necessario, faremo un secondo intervento.

Presidente A termini di regolamento e di intesa, l'Assessore si impegna a replicare domani. Se si intende completare la panoramica e la disamina del documento presentato dall'Assessore, credo che questo sia il momento più adatto per intervenire.

Ha chiesto la parola il Consigliere Lanivi; ne ha facoltà.

Lanivi (AI)Vorrei fare alcune considerazioni sul bilancio di previsione del 1992, ma vorrei anche allargare il discorso, prendendo lo spunto da dichiarazioni e prese di posizione dei relatori che mi hanno preceduto, per cui mi riaggancerò ad alcuni interventi che ritengo possano costituire punti di riferimento per un discorso dai risvolti positivi.

Dico subito che il mio intervento vuole essere critico-costruttivo, nel senso che vuole offrire un modesto contributo al dibattito in corso. Vorrei muovere il primo rilievo allo stato più o meno confuso della presentazione del bilancio. Il documento prettamente conta-bile è accompagnato dalla relazione dell'Assessore regionale alle Finanze, che, essendo troppo carica di cose che vuol chiarire, non ne chiarisce neppure una. Cerco di spiegare questa affermazione.

Da una parte c'è il tentativo di descrivere l'attuale evoluzione socio-economica della Regione. Per fare questo, la relazione si avvale dei dati e della metodologia della ricerca del Censis.

Dall'altra c'è il tentativo politico più generale di offrire spunti alla discussione. Tale tentativo però, volendo rappresentare o dire quasi tutto, a causa dell'estrema sinteticità finisce per essere troppo vago sia per quanto concerne le analisi sia per quanto concerne le proposte, per cui rimane a metà strada fra il livello culturale-sociologico-politico, cui viene agganciata la descrizione dell'evoluzione della struttura socio-economica regionale, ed il livello del riferimento al bilancio.

Secondo me occorre un minimo di razionalizzazione, nel senso che bisogna verificare se non se non sia il caso di distinguere i documenti, approfondendoli o semplificandoli, perché la relazione ci costringe a fissare contemporaneamente l'attenzione sul bilancio e sull'evoluzione degli ultimi dieci anni, sul giudizio che di tale evoluzione si dà e sulle ipotesi di sviluppo. Sarà bene predisporre in futuro vari documenti, oppure chiarire meglio il senso del documento.

Un secondo elemento di confusione è costituito dall'eccessiva quantità di riferimenti programmatici e di proposte che dobbiamo tenere presente

Il programma politico-programmatico di questa Giunta, è un riferimento ormai superato da queste ultime dichiarazioni? Inoltre, mi sta bene questa ricerca, ma dal Presidente della Finaosta abbiamo saputo che ne è stata fatta un'altra analoga, che però noi non conosciamo. Sarebbe bene che i Consiglieri regionali fossero posti al corrente delle considerazioni da cui è partita e di quelle a cui è pervenuta.

Vi è poi tutta un'altra serie di considerazioni o di riferimenti politico-programmatici che non conosciamo o che sappiamo essere in corso di definizione.

Ad esempio, qualcuno ha sicuramente indicato dei punti di riferimento per la definizione del piano paesistico, altrimenti si corre il rischio di avere un piano progettato ed eseguito secondo filoni politico-programmatici di un certo tipo, mentre vengono rimesse nel cassetto, (non sappiamo se a futura memoria), le dichiarazioni politico-programmatiche enunciate l'anno scorso alla nascita di questo governo.

Adesso c'è la ricerca del Censis, che viene appiccicata al bilancio, quasi per giustificarlo.

C'è poi la ricerca ordinata dalla Finaosta, ma della quale non conosciamo le conclusioni, non sappiamo se e quali indirizzi sono stati indicati.

Su "Il Sole-24 Ore" è stato pubblicato un interessante inserto, forse sponsorizzato dall'Amministrazione regionale. Sarebbe opportuno verificare se le dichiarazioni dei vari assessori sono coerenti ed omogenee fra loro, oppure se tutta questa bollitura politica-programmatica è simile ad un minestrone, in cui ogni componente mantiene una propria autonomia, e gli unici elementi comuni sono il brodo e la pentola che racchiude il tutto.

Questa premessa vale per dire che l'operazione fatta alla fine è stata sicuramente - non lo dico solo io - forzata, perché questo bilancio non ubbidisce alle indicazioni del Censis, ma ciò non dovrebbe essere neppure auspicabile e credo che sarebbe l'ultima cosa che auspicherebbe lo stesso prof. De Rita.

Perché? Perché la ricerca si è conclusa quando il bilancio era già stato elaborato, quindi solo un miracolo avrebbe potuto far coincidere le proposte della ricerca con quelle del bilancio, che molto probabilmente era stato predisposto indipendentemente dalla ricerca. I miracoli possono avvenire, ma occorrono personaggi di grandissima statura, al di fuori della dimensione umana, per cui è probabile che nella nostra dimensione il riferimento al Censis sia solo una giustificazione per le scelte fatte. Fin qui, non ci sarebbe nulla di male.

La giustificazione, però, non è opportuna. Perché? Giustamente il Consigliere Milanesio ha fatto notare che tutto questo lavoro, che certamente è positivo, dovrebbe essere al centro di un dibattito tra le forze politiche, in modo che, dal confronto possano emergere le linee cui ispirare l'azione amministrativa. Allora insisto nel dire che è una questione di metodo, perché questa e le altre ricerche avrebbero dovuto essere poste all'attenzione delle forze politiche, per farne oggetto di incontri in Consiglio regionale e con le organizzazioni sociali, sindacali ed imprenditoriali, per trovare quello che ancora ci manca, cioè alcuni punti centrali attorno ai quali compiere la riaggregazione della comunità valdostana. Questa, secondo me, è una delle esigenze prioritarie della nostra Regione.

Alcune considerazioni sulla ricerca del Censis.

Ho l'impressione che sia stato commissionato un incarico di ricerca senza delimitare con chiarezza il campo d'azione della ricerca. Credo cioè che, come è già successo anche in altre occasioni, sia stato detto a qualcuno: "Studia quel che capita in Valle d'Aosta", così è praticamente venuto a mancare l'interlocutore locale. Un ricercatore serio sa fin dall'inizio che le sue idee vanno poi confrontate con "qualcuno" del posto.

Ribadisco In ogni caso, l'esigenza di un dibattito su questa ricerca anche dopo il bilancio, perché si tratta di un lavoro positivo, che non deve essere usato strumentalmente solo per etichettare un bilancio.

Torno a ripetere che il Censis, come hanno già detto anche altri, è uno dei più qualificati istituti di ricerca di levatura non solo nazionale e segue una sua metodologia di indagine, ma quella metodologia è applicabile alla Valle d'Aosta così come è applicata altrove?

Chi ha seguito le vicende del Censis sa che l'istituto esamina realtà omogenee, incentrate sul dato imprenditoriale e d'impresa, mentre io ho l'impressione che la Valle d'Aosta non abbia queste caratteristiche, perché non possiamo dire che la Valle d'Aosta ruoti attorno ad un'impresa. Pertanto, la realtà della Valle non è paragonabile, ad esempio, a quella di una città come Prato, che è caratterizzata da un certo tipo di industrie.

La Valle non è neppure una realtà socialmente omogenea, ad esempio, come i comprensori di Biella o di Lecco, che sono stati oggetto di indagine da parte del Censis. La Valle è una realtà totalmente diversa.

Secondo me, quindi, c'è da chiedersi se la metodologia seguita dal Censis funzioni o meno per la nostra Regione, perché il dibattito sulla metodologia potrebbe per analogia o per differenza aiutarci a meglio comprenderci. Questo sarebbe già un fatto positivo.

Altro aspetto. Anch'io nutro gli stessi dubbi del Consigliere Milanesio sul numero di coloro che hanno letto la ricerca. Questo ovviamente non lo dico per muovere qualche accusa, ma solo per far notare che i tempi a disposizione erano piuttosto limitati e anche solo l'analisi della metodologia seguita dalla ricerca non è cosa semplice, perché il Censis ha una sua tradizione e quindi la sua metodologia rispetta un certo rigore e spessore culturale, che ci impongono di mettere in evidenza anche i riferimenti filosofico-culturali della ricerca. Non a caso, ad esempio, il prof. De Rita, presentando il documento, l'ha arricchito di considerazioni che non sono presenti nel testo.

Io ho cercato di leggerlo a fondo ed ho individuato quattro elementi portanti e costanti.

C'è un primo punto primo essenziale: l'insufficienza quantitativa e qualitativa delle risorse umane a livello politico, imprenditoriale ed anche culturale. Questo è un dato di fatto. Più o meno ogni due o tre pagine è richiamata l'esigenza di avere risorse umane, ma più che sulla quantità, si insiste sulla più elevata qualità delle risorse. Questo dato pone interrogativi e problemi di enorme portata.

Un secondo elemento importante è costituito dal sovrappeso del settore delle costruzioni. Nessuno ha riflettuto, ad esempio, sul fatto che gran parte di certe affermazioni sul mondo agricolo, ritenuto stracolmo di risorse e contributi, può essere facilmente smontata, ricordando che esso consuma solo una piccolissima parte delle risorse finanziarie della Regione, mentre la maggior parte risorse è consumata dal settore delle costruzioni. Il sovrappeso di questo settore, con le sue implicazioni imprenditoriali e sociali, nonché nell'equilibrio demografico, deve essere attentamente considerato, anche se è discutibile che sia positivo o meno.

Un terzo elemento importante è l'invadenza del pubblico. Questo dato è stato richiamato anche dall'Assessore, però egli non ne ha tratto alcuna conseguenza. Nella relazione si dice che sono circa 31.000, pari al 65 per cento della forza lavoro in Valle d'Aosta, le persone occupate nel terziario, ben 15.000 delle quali nel solo settore pubblico. Anche questo dato deve essere attentamente considerato, perché il mantenimento di questo livello di occupazione ha conseguenze sui piani culturale, economico e sociale.

Seguire l'andamento o semplicemente adeguarsi alle spinte che tendono ad irrobustire e ad allargare questo settore, ha delle conseguenze sul piano politico, per cui è opportuno operare delle scelte.

Di tutti gli elementi più importanti per definire il futuro assetto della Regione, viene enfatizzato soprattutto il quarto: la difficoltà della Regione nel gestire le risorse finanziarie del riparto fiscale in termini di sviluppo.

Perché? Perché questo quarto punto, che tutti considerano il più importante, può essere solo una conseguenza delle scelte fatte a monte, che presuppongono appunto la qualificazione delle risorse umane, il contenimento del settore delle costruzioni e la limitazione del pubblico. Se non risolviamo tali presupposti, non potremo risolvere quest'ultimo punto.

Con queste considerazioni ho voluto solo indicare un modo di leggere e di utilizzare lo strumento che ci è stato offerto dal Censis, non certo per arrivare a soluzioni immediate, ma per avviare un dibattito che superi quella fase di scontro nella quale si rischia di non avere niente da contendere.

Annotazioni.

Non si può affermare che il bilancio corrisponda a queste linee o indicazioni, ammesso ovviamente che tali linee siano accettate.

Ecco allora l'importanza della formazione (scuola) e della educazione professionale che dovrebbero essere considerate come il centro, il dato qualificante, l'anima nuova del bilancio. Mi pare che non sia il caso di questo bilancio.

Il sovrappeso del settore costruzioni. E' vero, come ha detto il Consigliere Riccarand, che i fondi globali cambiano sovente nel corso dell'anno e verso la fine sono molto diversi dall'inizio, ma questa mattina ho fatto un piccolo conteggio, dal quale è risultato che, al di là delle ripartizioni fra i vari assessorati, al settore delle costruzioni va oltre il 70 per cento dei fondi globali. Sono pronto a discutere le cifre, perché, credo potrei anche sbagliarmi, che buona parte dei fondi globali sia trasformata in mattoni, pilastri e solai.

Invadenza del pubblico. Questo problema è grosso, perché chi amministra sente l'esigenza di ampliare gli organici, ma alla fine ci saranno molti dipendenti pubblici e poco sviluppo, perché il settore pubblico è un settore di servizi, non di produzione.

Su questo, però, non vorrei fare polemiche, in quanto possiamo convenire sul fatto che abbiamo a disposizione un importante strumento che ci consente di discutere sulla metodologia, sulle affermazioni e sulle considerazioni, per poi procedere.

Adesso vorrei fare delle considerazioni su alcuni interventi che ho seguito con maggiore attenzione.

Sul frontone esterno di questo palazzo - non so se questo è utile, ma non c'è alcun intento retorico nelle mie riflessioni - c'è scritto: "Voir clair, vouloir vivre". Secondo me, in un'ipotesi di buona volontà collettiva, in questo motto si possono ravvisare due punti programmatici importanti: "Vedere chiaro per voler vivere", oppure uno solo: "Veder chiaro e voler vivere".

"Voir clair" vuol dire: quale progetto può essere pensato dalla Valle d'Aosta in un momento particolarmente difficile per certi aspetti, ma straordinario per le novità, come quello in cui stiamo vivendo? L'opportunità eccezionale che si offre a noi è quella di considerarci non più come estremo lembo d'Italia, ma come cellula o unità di uno spazio più aperto e diverso, quello europeo, come unità che vuol vivere e che quindi si apre, come del resto è sua tradizione.

"Vouloir vivre", secondo me significa una cosa che diamo per scontata e che invece è tutta da scoprire: voler continuare ad essere (non avere), con i propri connotati e con le proprie caratteristiche, in questo panorama totalmente diverso. Qui si apre un altro spazio, perché la frase significa avere una comunità, che esiste perché ha un progetto da realizzare, scelto liberamente, ne ha la responsabilità ed esercita appieno la sua autonomia, che è anche responsabilità.

Ma ci sono effettivamente dei riferimenti culturali validi per tutta questa comunità? Esistono dei riferimenti che valgano per tutte le varie presenze culturali della Regione?

Questi sono i veri problemi, che non possiamo decidere con una delibera. Possiamo tutt'al più creare le condizioni perché ciò si verifichi, ma non darei per scontato che questa condizione oggi sussista. Esistono culture che si confrontano, ma in questo momento, in questa fase storica, non esistono valori o punti di riferimento condivisi da tutti.

Questo deve essere detto, per cui uno degli obiettivi per chi voglia fare politica non finalizzata alla semplice gestione del denaro, consiste nell'agganciare la propria azione politica ad alcuni valori forti. Questo è solo uno dei grandi problemi. La ricerca del Censis ha evitato di affrontarlo, molto probabilmente perché non può essere suggerito dall'esterno. La ricerca è uno strumento certamente utile, ma non può servire a dotare la Valle di un riferimento culturale comune.

Sarei molto più ottimista del Consigliere Milanesio sulla debolezza della Valle d'Aosta per la sua dimensione demografica e per l'insufficienza delle sue risorse, perché questi due aspetti sono valori storici su cui si è sempre fondata l'esistenza della Valle. Nel corso della sua storia forse la Valle non ha mai avuto tanti abitanti quanti ne ha adesso e non è detto che in fasi storiche precedenti i poteri in gioco fossero più ridotti di quelli attuali. Il problema, quindi, non è legato ai numeri o alle quantità, ma - e ritorniamo al discorso dell'educazione e della formazione professionale - alla qualità delle risorse. Lo stesso discorso vale per la sufficienza o meno delle risorse.

Forse il limite della ricerca del Censis è ravvisabile nel fatto che affronta solo gli anni '80, che però sono stati preceduti dagli anni '70, '60, '50... Pertanto, più che ragionare sugli ultimi dieci anni, considerati quasi come un ciclo chiuso e finale, dovremmo ragionare su di essi ma considerandoli come una fase dello sviluppo di una comunità, che ha vissuto anche altre situazioni, che in questi ultimi dieci anni ha utilizzato le proprie risorse in un certo modo e che adesso ha altri compiti ed altre esigenze da affrontare per "vouloir vivre".

Vorrei fare le ultime considerazioni per sottolineare almeno un aspetto di assoluta novità della Valle d'Aosta rispetto alle dimensioni alle quali sono solitamente riferite le ricerche del Censis. Mi riferisco alla posizione geografica della Valle d'Aosta.

La posizione deve anche essere intesa come "modo" della Valle di rapportarsi con le culture esterne. Questo è forse uno degli aspetti gravemente carenti nella ricerca.

La Valle d'Aosta non va e non può essere considerata soltanto dentro una logica italiana, perché la storia, la cultura e la vita della Valle d'Aosta sono state tanto più prospere quanto meno rigido era il confine Se ragioniamo su questo dato, probabilmente possiamo individuare alcuni spunti per un futuro sviluppo anche in termini amministrativi.

Nel campo delle consulenze, ad esempio, potremmo ricorrere, utilizzare e mettere a confronto contributi, studi e visioni che ci provengono dall'Italia, con quelli che ci possono venire dalla Francia e dalla Svizzera, perché oltre ad una cultura italiana ce ne sono anche altre. Forse, avendo questo genere di rapporti, potremmo valorizzare la posizione della Valle, che è transfrontaliera addirittura su due Paesi che hanno caratteristiche diverse.

Solo la Francia e la Svizzera saranno i riferimenti per il nostro futuro? Anche questo potrebbe essere un campo d'indagine, perché, ad esempio, quando si parla di area alpina, potrebbe essere interessante, ad esempio, un eventuale confronto con la Baviera, così come per certi problemi culturali potrebbe essere per noi interessante avere interlocutori di certe zone della Spagna.

Ecco, la capacità di pensare che i nostri interlocutori non sono soltanto lungo la direttrice ferroviaria Aosta-Torino, perché noi siamo come una cellula al centro della nuova Europa, è una delle condizioni essenziali per creare un sistema Valle d'Aosta e di quel "vouloir vivre" che è indispensabile per affrontare il futuro.

Ultimissima considerazione e poi termino, sperando di non aver annoiato eccessivamente.

Io eviterei di enfatizzare eccessivamente la nostra disponibilità finanziaria, dicendo: "Abbiamo troppi soldi... Siamo ricchi sfondati...". Questo per due motivi.

Perché questo ossessionante tambureggiamento, che in sintesi vuol dire: "Abbiamo i soldi, ma siamo stupidi", in definitiva può trasformarsi in una ingiusta valutazione di ciò che questa comunità con le sue varie componenti è riuscita a fare nel corso di questi 45 anni. La Valle, che soffriva di isolamento, che era costretta all'emigrazione in maniera forzata, che pativa condizioni più gravi di altre realtà, è stata comunque capace di compiere un certo percorso per arrivare alla situazione attuale. Pertanto, il problema di oggi non è quello di demonizzare, ma di fare meglio con le risorse che abbiamo.

Preciserei molto bene, inoltre, la differenza tra autonomia in senso lato e autonomia finanziaria, evitando di sostituire l'una con l'altra. L'autonomia finanziaria ci deriva dalla volontà di essere autonomi, cioè liberi, come singoli e come comunità. L'autonomia finanziaria si può esprimere con strumenti diversi: il riparto fiscale è uno strumento, ma non è il solo.

Giustamente il Consigliere Rollandin citava una risorsa naturale fondamentale della Regione, che da sola, se sfruttata opportunamente, sarebbe in grado di offrirci delle risorse che sono da valutare con attenzione.

Quindi occorre rispettare una comunità che, al di là della questione dei contributi, ha faticato anche in termini psicologici, perché si sono rotte delle catene generazionali, per citare il Censis, i valori dei padri che non hanno più trovato continuità nei figli, problemi di inserimento e di adattamento ad un mondo che si è trasformato, che ha posto problemi anche all'interno delle famiglie e dei singoli. Questo sforzo è stato compresso in pochi anni per l'eccessiva rapidità dello sviluppo.

Ora, non credo che questo sforzo collettivo possa essere in qualche maniera svilito perché abbiamo dato i contributi. No. Possiamo discutere se abbiamo utilizzato bene o meno bene le risorse, se abbiamo raggiunto dei traguardi positivi e se possiamo ancora migliorare, ma eviterei di porre il problema in termini brutali: "Togliamo il riparto fiscale, così tutto funzionerà meglio". Non credo che stia lì il vero problema, che invece consiste nel definire delle linee per migliorare, per superare gli ostacoli e soprattutto per definire chiaramente il nostro futuro.

Rimane il grosso problema culturale, che non può essere risolto in sede strettamente politica da partiti o movimenti. A mio parere, il vero problema della Valle d'Aosta è quello di trovare dei riferimenti culturali, intesi come dati comuni e diffusi o come valori di fondo per tutti i componenti della comunità, non solo per una parte di essa. La ricerca di questa chiave di lettura per il futuro della nostra comunità è obiettivamente difficile, anche per ragioni storiche.

Presidente Colleghi consiglieri, se nessuno intende intervenire nel dibattito, non mi resta che dichiarare chiusa la discussione generale e, d'intesa con l'Assessore alle finanze, chiederei al Consiglio se concorda nel rinviare i lavori a domani mattina per la replica dell'Assessore competente...

Poiché non ho altre richieste d'intervento, dichiaro chiusa la discussione generale.

La Giunta ha chiesto di poter proseguire domani, il Consiglio non può che dare fornire delle indicazioni. Ci sono indicazioni diverse?

Il Consigliere Milanesio ha chiesto la parola per mozione d'ordine; ne ha facoltà.

Milanesio (PSI) Credo che la richiesta dell'Assessore sia più che legittima, però penso anche che volendo, ci siano ancora temi e possibilità d'intervenire sulla discussione generale.

Pertanto, se non sottraggo del tempo a nessuno, se i consiglieri hanno la pazienza di ascoltare un secondo intervento, io, per esempio, dopo alcune dichiarazioni del Consigliere Lanivi, sarei disposto chiedere ulteriormente la parola in sede di discussione generale...

(...interruzione del Consigliere Rollandin...)

... Dovrei dare delle risposte al Consigliere Lanivi, che mi sembra abbia introdotto nella discussione dei temi particolarmente interessanti, sui quali varrebbe la pena confrontarsi in Consiglio.

Presidente Do la parola all'Assessore alle finanze, Lavoyer, che ha dichiarato di voler replicare questa sera; ne ha facoltà.

Lavoyer (ADP) Probabilmente non riuscirò a rispondere a tutti i quesiti, perché gli interventi sono stati molti. Se mi aveste dato il tempo di riorganizzare i miei appunti, le mie risposte potrebbero essere più precise; comunque cercherò di fare del mio meglio.

Innanzitutto mi corre l'obbligo di ringraziare tutti i consiglieri che hanno dato il loro contributo al confronto politico sullo strumento finanziario in discussione. Devo sottolineare che il dibattito è stato costruttivo, di elevato profilo, degno dell'importanza che l'argomento riveste e dell'istituzione che noi tutti, in quanto consiglieri regionali, rappresentiamo.

Tutti hanno fatto lo sforzo, non certo semplice, di dimenticare il gioco delle parti, per fare in modo, ciascuno secondo il proprio ruolo, che la Valle d'Aosta sia amministrata nel miglior modo possibile. Mi è parso di capire che nessun intervento sia stato caratterizzato dall'intento di giocare contro, senza proporre qualcosa di costruttivo.

Certo non avevo la presunzione di presentare al dibattito consiliare un bilancio non perfettibile o di ricevere solo consenti, ma, quando la critica e il dissenso sono civili e costruttivi, aiutano a fare meglio, a correggere gli errori commessi e, soprattutto, consentono al cittadino di riacquistare un po' più di fiducia nella politica.

Prima di esaminare i singoli interventi, vorrei fare alcune considerazioni di carattere generale.

In questi giorni si è parlato molto della ricerca del Censis come punto di riferimento per la relazione sul bilancio. Mentre mi riservo di dare risposte più puntuali ad alcune osservazioni del Consigliere Lanivi, convengo che quanto dice il Censis non è Vangelo. L'istituto di ricerca non è una forza politica ed il suo lavoro non sostituisce l'azione degli amministratori, ma secondo me - e penso anche secondo la maggioranza dei consiglieri che sono intervenuti - è un importante punto di partenza, qualificato e neutrale, per aiutarci a riflettere e dal quale prendere le mosse per costruire una programmazione per la nostra Regione.

Nessuno vuole sposare, né tantomeno pretende che lo facciano gli altri, tutte le tesi, le affermazioni e le conclusioni della ricerca del Censis. Permettetemi però di affermare con profonda convinzione che quasi tutte le diagnosi sull'economia della nostra Regione, anche se non piacciono, sono condivisibili.

Il Consigliere Riccarand deve dare atto all'attuale maggioranza di essersi mossa nella maniera giusta per passare alla seconda fase, quella più difficile, della programmazione, della definizione del progetto e dell'attuazione degli interventi.

Pur condividendo le critiche di numerosi consiglieri circa la corrispondenza tra le affermazioni e la costruzione contabile del bilancio, voglio sottolineare alcuni aspetti ch'io ritengo fondamentali..

Un nuovo progetto di sviluppo non può essere concretizzato in un solo anno finanziario. La relazione definisce le linee strategiche, anche d'inversione di tendenza, e lo strumento finanziario si inserisce in queste linee in modo graduale. Con le previsioni di un bilancio annuale non si può pensare di stravolgere, addirittura con virate di 360 gradi, quanto è stato fatto sinora, anche perché molte iniziative sono state e sono tuttora valide e quindi devono essere mantenute.

Vorrei ora riferirmi ad alcuni aspetti dell'intervento del Consigliere Lanivi, che sono strettamente connessi allo studio del Censis.

Egli dice che la relazione e la costruzione del bilancio regionale non possono essere strettamente legate alla ricerca del Censis, perché la stessa è stata presentata solo poco tempo fa. Certo la Giunta regionale non ha fatto miracoli, però è sempre stata, soprattutto l'Assessorato alle finanze, per il Censis quel punto di riferimento locale, che il Consigliere Lanivi ha detto che mancava, per tutta la fase di allestimento e di elaborazione dell'indagine e diverse linee di tendenza od orientamenti erano già emersi nei prerapporti che il Censis via via consegnava.

Chiaramente il bilancio non può recepire tutti i suggerimenti della ricerca del Censis, però alcune delle cose più importanti le recepisce nei fondi globali.

E' stata evidenziata l'esigenza di coinvolgere forze locali, quando si incaricano degli organismi di svolgere studi di un certo livello. A me pare che in questa ricerca siano state coinvolte delle strutture locali ed anche giovani ricercatori tanto nella fase della predisposizione, quanto in quella del confronto.

Anch'io condivido l'opinione che la ricerca sia considerata come un utile punto di partenza per un dibattito nell'ambito del Consiglio regionale e tra le forze politiche, anche perché non è un progetto definito. A noi è sembrato importante avere questa fotografia per fondare le nostre scelte su affermazioni sicure e qualificate.

Il Consigliere Voyat ha elencato tutta una serie di problemi sulla elaborazione del bilancio e, riferendosi in particolare al bilancio del 1991, diceva che si trattava di un bilancio gonfiato.

A me non pare che le previsioni del 1991 fossero gonfiate, mentre è vero che le previsioni per il 1992 su alcuni capitoli - quando analizzeremo i singoli capitoli giustificherò anche il perché - sono in diminuzione rispetto a quelle del 1991.

A me pare che le previsioni da noi fatte per l'anno scorso fossero reali, si trattava di scelte.

Ho qui sottomano una tabella di riepilogo delle previsioni per il bilancio del 1990, che, ad esempio, al Titolo I prevedevano 815 miliardi di entrate, a fronte di un consuntivo finale di quasi 1.000 miliardi. Secondo me, sono proprio queste previsioni sottostimate del bilancio a non andare verso la chiarezza e la trasparenza, perché quelle cifre possono essere utilizzate al di là delle decisioni prese al momento della discussione del bilancio.

La previsione della Casa da gioco di Saint Vincent, nel bilancio del 1990 era di 115 miliardi, mentre nel consuntivo era di 145 miliardi. A noi pareva più corretto mettere subito 150 miliardi sul bilancio di previsione.

Penso quindi che questa possa essere una scelta di fondo. Noi abbiamo scelto la via di prevedere il più possibile in maniera corretta l'importo delle entrate.

Per quanto attiene ai meccanismi di calcolo, penso che il Consigliere Voyat, che è stato Assessore alle finanze prima di me, sappia che per calcolare le previsioni delle entrate si parte dalle previsioni dei sei mesi dell'anno precedente, si fa un raffronto con l'assestato dei sei mesi dell'anno in corso, si individua una percentuale, che può essere di incremento o di decremento, che viene poi rapportata sull'assestato complessivo dell'anno precedente, con un eventuale aggiustamento di una percentuale del 4 o 5 per cento, secondo il tasso di inflazione.

Detto questo, non mi dilungherei oltre su questi meccanismi tecnici, perché non interessano alla maggior parte del Consiglio.

Mi pare che le richieste principali del Consigliere Voyat, lasciando poi al Presidente della Giunta di rispondere eventualmente sui problemi della Mercedes, fossero sostanzialmente queste.

Quanto all'intervento del Consigliere Riccarand, anche se condivido numerose affermazioni di principio fatte all'inizio del suo intervento, non ne condivido il seguito, quando diventa catastrofico e, riferendosi alla relazione del Censis, considera solo il bicchiere mezzo vuoto, anziché mezzo pieno, nel senso che non si sofferma sulle situazioni positive enunciate dalla ricerca del Censis e dallo stesso prof. De Rita, specie laddove, parlando della vocazione della nostra Regione, viene sottolineata l'importanza di tutta una serie di interventi di infrastrutturazione diffusa sul territorio, che tanto hanno contribuito a mantenere quella che noi definiamo "vocazione di una montagna viva".

Questo significa riconoscere che le persone sono rimaste sul territorio proprio grazie a tutta una serie di interventi per realizzare infrastrutture, strade, collegamenti, paravalanghe, strutture sociali, microcomunità..., che hanno permesso anche a località poco appetibili sotto l'aspetto della qualità della zona abitativa, di arrestare l'esodo della popolazione.

Io penso che la relazione del Censis sottolinei che da questo punto di vista la Regione forse ha raggiunto un livello molto importante, tale comunque da giustificare una modificazione complessiva degli interventi in questa direzione.

Il Consigliere Lanivi - mi riallaccio al discorso del ciclo da chiudere in riferimento alle costruzioni - ha fatto notare che una grande parte dei fondi globali è legata alle costruzioni. C'è da sottolineare che questi fondi sono dirottati più che altro alla tutela dell'ambiente e all'abbellimento della nostra Regione, perché, se guardiamo i fondi e le percentuali relative ai lavori pubblici, e facciamo un confronto tra il bilancio del 1992 e quello del 1991, vediamo che è notevole la diminuzione nel settore dei lavori pubblici.

Vengo ora all'intervento del Consigliere Rollandin. Lo svolgimento da parte della Regione di funzioni statali, provinciali, camerali e prefettizie comporta una spesa a carico del bilancio regionale che, quantificata sui dati del consuntivo del 1990, è pari al 32 per cento circa della spesa complessiva.

Ho i dati di questo lavoro aggiornati al 1990. Le funzioni provinciali ammontano a circa 4.399.000.000 e camerali a 1.783.000.000. Nel riepilogo complessivo, le funzioni provinciali e camerali ammontano a lire 6.183.000.000. Le entrate derivanti dalla legge 690 sono pari a lire 790.000.000.000 Togliendo dalle entrate 6.000.000.000, restano 784.000.000.000.

Stando alla ricerca aggiornata al 1990, le spese per l'esercizio di funzioni statali, provinciali e prefettizie, ammontano a lire 259.276.000.000, pari a circa il 30 per cento.delle entrate. Chiaramente, questo è un dato importante ed eventualmente ne farò avere una copia al Consigliere Rollandin...

(...interruzione del Consigliere Rollandin...)

...E' un dato che è a disposizione e nella relazione del bilancio, nelle entrate relative al riparto fiscale, in cui è sottolineato l'aspetto di tutte le spese per l'esercizio di funzioni che la Regione ha e che normalmente nelle province e delle regioni a statuto ordinario, sono a carico dello Stato. Mi pare che questo sia già evidenziato nella relazione. Poiché stamattina mi avevi chiesto le cifre, ora te le ho date.

Per quanto concerne il problema dell'articolo 6, sollevato dal Consigliere Rollandin, nel corso dell'anno 1991, malgrado numerosi interventi, non si è riusciti a definire le modalità di attuazione dell'articolo 6 della legge 690...

(...interruzione del Consigliere Rollandin...)

... Se oggi non ci fosse stato il Consiglio regionale, i rappresentanti dell'Assessorato alle finanze ed il direttore dell'ufficio imposte di Aosta sarebbero stati convocati dal direttore del Ministero delle finanze, dott. Roxas, per proseguire le trattative. Da contatti avuti con funzionari della Regione Trentino-Alto Adige, si è appreso che quest'ultima non riesce a definire le modalità di applicazione della stessa norma, che è prevista anche nella loro legge di riparto.

Una possibile soluzione, da loro individuata, potrebbe essere la quantificazione forfettaria, sia dei tributi affluiti fuori dal territorio regionale, che devono essere messi a riparto, sia delle entrate conseguenti ad una maggiorazione dell'aliquota destinata a finanziare nuove spese del bilancio statale, che devono essere rimborsate allo Stato.

Se la soluzione forfettaria troverà pratica applicazione per il Trentino-Alto Adige, la stessa procedura potrebbe essere seguita dalla Regione Valle d'Aosta.

Per quanto concerne l'osservazione del Consigliere Rollandin in riferimento all'abrogazione di un articolo del disegno di legge sulla finanziaria, tengo a precisare che le somme residue giacenti alla data odierna presso la Finaosta, per gli interventi previsti dalla legge 30 dicembre 1985 n. 88, ammontano a lire 65 miliardi, 10 dei quali devono essere rimborsati alla Regione ai sensi dell'articolo 3 della legge regionale 4 settembre 1991 n. 42 che abbiamo approvato l'anno scorso. Pertanto restano a disposizione per gli interventi della gestione speciale lire 55 miliardi.

Non è detto da nessuna parte che questa cifra debba essere destinata a finanziare gli interventi a favore della Mercedes, anche perché dalla convenzione in fase di approvazione con la SDS risulta che a quest'ultima, nel corso dell'anno 1992, non possono essere erogate somme superiori a lire 40 miliardi, a titolo di contributo in conto capitale, e a lire 4 miliardi a copertura di perdite di esercizio nei primi due bilanci.

L'utilizzo dei fondi di cui sopra per interventi della gestione speciale è stato previsto in quanto la legge n. 88/85 non ha mai trovato applicazione ed i fondi da essa destinati per l'attrezzatura di aree industriali nei comuni di Aosta, Châtillon e Pont-Saint-Martin sono stati utilizzati nell'anno 1989 per acquisire nel comune di Aosta beni patrimoniali non industriali.

Per quanto concerne una richiesta fatta anche dal Consigliere Riccarand, sempre relativamente allo sdoganamento presso l'Autoporto di Aosta, posso dire che lo sdoganamento a far data dal 18 settembre 1991 di parte di autovetture Mercedes importate in Italia ha consentito di recuperare la flessione dell'Iva da importazione registrata nel primo semestre del 1991 a seguito dello sciopero effettuato dal personale di dogana. Pertanto, nell'anno 1991 tali sdoganamenti non concorrono a determinare maggiori entrate di tale tributo rispetto a quelle previste. Per quanto riguarda le previsioni per l'anno 1992, vale quanto ho già detto al Consigliere Voyat.

Altri problemi erano relativi alla costruzione del bilancio per assessorati. Mi pare che sia sotto gli occhi di tutti - e tutti lo possono verificare - che il bilancio per assessorati è un di più, perché la suddivisione per funzioni non è scomparsa, tant'è che resta esplicitata nel documento contabile.

Allora le cose diciamole tutte e non solo in parte. Ingenui sì, ma non sino al punto da ritornare indietro di dieci anni. Parlando di innovazione, l'innovazione sta proprio nel fatto che, a differenza del passato, sono esplicitate le due modalità di previsione.

In merito all'osservazione, condivisibile, delle spese correnti troppo alte, tengo a precisare che la mia relazione non tende affatto a celare il fenomeno, anzi lo sottolinea e ne fa un motivo di preoccupazione, ma il dato va visto anche in riferimento ai nuovi trasferimenti dallo Stato alla Regione. Ad esempio i trasferimenti dei fondi che prima venivano erogati direttamente dallo Stato ai comuni, adesso transitano nelle casse regionali, così come i trasferimenti del fondo sanitario che vanno chiaramente ad incrementare la percentuale delle spese correnti. La relazione tende appunto a disaggregare questi dati, proprio per dare una chiave di lettura più accettabile.

Quindi, le affermazioni di preoccupazione non sono in contrapposizione con i fatti concreti, che non potevano obiettivamente subire grosse e repentine modificazioni rispetto ai bilanci degli anni scorsi.

Un'altra osservazione, fatta dal Consigliere Viérin, era relativa all'esigenza di avere a disposizione all'inizio di ogni singolo anno, per l'esame del bilancio, le cifre assestate dell'anno precedente. Mi pare che in merito sia stato presentato un ordine del giorno che mi vede consenziente.

Mi sembra di aver sostanzialmente risposto a tutti i quesiti. Lascio ai miei colleghi di Giunta l'incombenza di rispondere sugli aspetti di loro specifica competenza e al Presidente della Giunta sul problema della Mercedes.

Presidente Informo il Consiglio che è stato presentato un ordine del giorno, sottoscritto dai consiglieri Viérin, Ricco, Riccarand, Bich e Maquignaz, che impegna la Giunta regionale a presentare le previsioni definitive per l'anno 1992 nell'ambito del bilancio del 1993.

L'ordine del giorno sarà messo in votazione domani mattina.

Ha chiesto la parola il Presidente della Giunta, Bondaz; ne ha facoltà.

Bondaz (DC) Non voglio ripetere quanto si dice di solito in queste occasioni, perché condivido molto poco il gioco delle parti.

L'Assessore alle finanze, che ha fatto la relazione introduttiva, molto precisa e positiva per i riflessi sugli investimenti futuri, ha permesso al sottoscritto - e qualcuno l'ha notato - di non fare la relazione che il Presidente della Giunta era solito fare all'inizio di ogni discussione sul bilancio. Non l'ho fatta perché sembrava di ripetere cose che erano già state dette che non valeva la pena di ripetere.

Alle varie domande che sono state poste, l'Assessore ha risposto dal punto di vista tecnico.

Ritengo, da parte mia, doveroso parlare di pochi argomenti, ma di notevole interesse per il Consiglio, anche per dare delle risposte nella sede più opportuna.

Non farò alcun commento sulle valutazioni di carattere politico di qualche Consigliere sul tracollo della DC o sulla trasformazione dell'Union Valdôtaine in una specie di lega, lasciandone l'interpretazione a chi le ha fatte.

Mi sembra opportuno, invece, precisare che in nessun documento agli atti risulta che il cosidetto "affaire Mercedes" preveda un introito di 800 miliardi. Forse ho capito male quello che ha detto il Consigliere Voyat, ma si tratta di 800 miliardi di fatturato, così come risulta ampiamente dagli atti della convenzione che è in sede di discussione presso la commissione competente.

Credo che questa convenzione dovrebbe ottenere il parere assolutamente positivo della Commissione e quindi del Consiglio, per le implicazioni di carattere economico che ne deriverebbero alla nostra Regione.

Voglio precisare che si parla molto impropriamente di "affare Mercedes", perché in questa prima bozza di convenzione non si fa alcun cenno alla Mercedes, per ragioni che i signori consiglieri possono immaginare ed intuire. Nella bozza si stabilisce che nel primo anno di attività la Società di Servizi provveda - ciò è stato inserito come garanzia per la Regione - attraverso la sua organizzazione ad incrementare di almeno 800 miliardi, l'attuale volume di affari dell'Autoporto. Fatte le debite proporzioni, il 20 per cento di questo giro d'affari rappresenta una cifra di sicuro interesse per la nostra Regione. Dopo il primo anno, la Società di Servizi dovrà pervenire a flussi di importazione decisamente superiori.

La bozza di convenzione che è all'attenzione delle commissioni è la prima parte di una complessa operazione, che ha avuto inizio nell'ottobre dello scorso anno e che, per quanto è a mia conoscenza, non credo possa essere targata "Autoporto", come ha detto il Consigliere Riccarand, anche se l'Autoporto avrà una sua importanza all'interno di tutta l'operazione, che è proposta in diverse fasi.

La "operazione Mercedes" propriamente detta, che sarà oggetto di una convenzione "ad hoc", prevede nella sua prima fase - anche questa operazione avrà delle fasi successive, vista la complessità della materia, che non è solo di carattere nazionale, ma anche europeo - in cui "la società Mercedes localizzerà nel territorio della Regione - leggo la corrispondenza ufficiale - un centro di formazione di portata europea per personale di officina e per la vendita, così come per il management. Il centro sarà aperto, nelle forme che saranno concordate, alla frequenza di residenti in Regione".

In secondo luogo, "è nostro interesse - dice la lettera - localizzare nel territorio regionale un centro designer", nel senso che quello attualmente ubicato a Stoccarda verrà trasferito in Valle d'Aosta, con tutte le conseguenze del caso, perché si apriranno possibilità di lavoro oggi inimmaginabili per i giovani Valdostani.

Successivamente, non appena questa prima convenzione sarà stata definita e approvata dal Consiglio regionale, dalla Commissione di coordinamento e degli organi della CEE, si procederà ad una modifica della convenzione, per incrementare le attività della Mercedes nella nostra Regione, che non riguarderanno, peraltro, come ho già avuto modo di precisare, a quanto chiesto dal Consigliere Viérin.

E' probabile che si realizzerà una fabbrica per il ripiano di tutte le attività concernenti il trasferimento delle autovetture, nel senso che la Mercedes provvederà a far transitare attraverso il territorio della nostra Regione tutte le autovetture e tutti i pezzi di ricambio, con l'esclusione parziale dei camion.

Ovviamente la Mercedes arriverà gradualmente a presentarci una proposta che sia ottimizzabile nel tempo.

Tutto ciò avverrà tramite società che saranno costituite in Valle d'Aosta e delle quali la Mercedes tedesca sarà direttamente proprietaria...

(...interruzione del Consigliere Rollandin...)

...Chi vuol capire capisca e chi non vuol capire non capisca. Resta il fatto che in questo momento non posso dire più di quello che ho detto. Abbiamo già avuto fin troppi pasticci per queste cose...

(...interruzione...)

... No, no, non mi permetto di dire questo. Anche se la questione Usellini è nata in Valle d'Aosta, non mi permetto di dire che siete stati voi. E' ben lungi da me l'idea di dire una cosa del genere...

(...interruzione del Consigliere Rollandin...)

... Meno male e se li sai, sarei contento che li tirassi fuori...

(...interruzione del Consigliere Rollandin...)

... Bene, sono contento che li tiri fuori. Speriamo che collimino con quelli che ho io...

(...interruzione del Consigliere Rollandin...)

... Benissimo. Sto aspettando, con tutta la serenità d'animo, una richiesta ufficiale fatta attraverso il mio partito.

Forse quanto ho detto può non essere gradito o è incompleto, ma per ovvie ragioni per il momento non mi è permesso dire di più; tuttavia, sarà mia premura illustrare meglio tutta la questione, in Consiglio o in Commissione, non appena sarà stata definita la convenzione.

Se nella prossima adunanza del Consiglio regionale riusciremo ad approvare, come mi auguro, la prima convenzione, credo che tutta questa operazione, difficile, lunga e piuttosto controversa, in Valle e fuori, terminerà nel mese di gennaio.

Alcune richieste di valenza regionale hanno riguardato l'ampliamento del Casinò. Il problema sarà discusso in Consiglio regionale. Lunedì è convocata la Commissione competente, che mi auguro dia il suo parere sulla proposta avanzata dalla Giunta, dopo che in quella sede saranno state date dalla società le informazioni richieste in merito alle liti fiscali pendenti, che hanno una notevole valenza.

Certamente l'ampliamento del Casinò, così come è stato proposto dalla Giunta, è il risultato di una mediazione, nel senso che non è la semplice accettazione "tout court" della proposta della Sitav per trasformare la Valle in una Casa da gioco.

E' certo peraltro, come i signori consiglieri sanno, che i gestori della Casa da gioco hanno problemi di spazio, tant'è che spesso davanti all'ingresso principale c'erano diverse centinaia di persone in attesa, che sono state fatte entrare solo con difficoltà e col criterio della rotazione.

La proposta che è all'attenzione del Consiglio è stata lungamente meditata e può anche non essere accolta, ma sicuramente è stata avanzata in completa buona fede, soprattutto nell'intento di tutelare gli interessi della Regione, che sono sì di carattere economico, ma finalizzate alla creazione di nuovi posti di lavoro, sia pure nell'ottica di evitare che la nostra Regione sia identificata esclusivamente come sede di una Casa da gioco.

Quindi nella convenzione che porteremo avanti - sempreché il Consiglio ce ne darà la delega - oltre alle idee forti, vi saranno anche altri aspetti che dovranno essere discussi e che il Consiglio sarà chiamato ad approvare o meno.

Anche il traforo del Gran San Bernardo.è una di quelle ipotesi di lavoro - chiedo scusa se uso questo termine, ma è per forza d'abitudine - o proposte che sono ormai al "dessert", anche se il "dessert" certe volte è difficile da digerire. Io, per esempio, non digerisco il caffè, che altri digeriscono più facilmente...

(...interruzione...)

... appunto, ma io non lo digerisco...

... Ancora ieri, in sede di Consiglio dei Ministri, dove è stata approvata la convenzione concordata tra la Rai ed il Governo per le trasmissioni in lingua francese in Valle d'Aosta ed in lingua slovena e tedesca in Friuli-Venezia-Giulia e nella Provincia di Bolzano, ho avuto modo di intrattenermi con il Ministro dei Trasporti Bernini, al quale ho sollecitato una risposta, ben sapendo che purtroppo le Ferrovie dello Stato hanno delle valutazioni un po' diverse dalle nostre.

Ciò, anche in considerazione del fatto che qualche personaggio valdostano che ha avuto la forza...

(...interruzione...)

... No, no, qui non c'entra Usellini... Dicevo che qualche personaggio valdostano ha avuto la forza, la voglia o il desiderio di andare a creare un po' di confusione presso gli organi governativi tra i vari "buchi" che dovrebbero essere fatti in Valle d'Aosta, cioè tra i trafori autostradale e ferroviario del Monte Bianco e quello ferroviario del Gran San Bernardo.

Per questo, giustamente il Ministero dei trasporti sta definendo una proposta o una valutazione delle varie proposte, che tra l'altro sono state fatte proprie anche dallo stesso Consiglio regionale con delle risoluzioni che sono state approvate all'unanimità.

(...interruzione...)

... o quasi all'unanimità. Comunque, chiarisco subito che quella persona non è qui presente...

(...interruzione..)

... Indubbiamente questo fatto ha suscitato qualche perplessità. Ciò non toglie che il 16 di questo mese dovrebbe svolgersi a Saint-Vincent un importante convegno, organizzato dal Ministero dei trasporti e dalle Ferrovie dello Stato, nel corso del quale io mi auguro che il nostro afflato amichevole su tutti quei personaggi...

(...interruzione...)

... No, neanche quello. E' stranissimo, ma non paghiamo neanche le spese, perché non l'organizziamo noi, ma saremo invitati.

Ci auguriamo, comunque, di trovare al più presto una definizione, perché, al di là delle battute più o meno spiritose, è sicuramente un problema estremamente importante per il futuro della nostra Regione, perché concerne il territorio, l'ecologia e tutti quei problemi che potranno essere in buona parte risolti con l'apertura di questa nuova direttrice di traffico.

Qui non si è mai parlato - voglio ricordarlo perché l'argomento esige anche una precisazione - della nuova pianta organica...

(...interruzione...)

... Forse ero fuori, per cui non ho sentito e chiedo scusa.

Torno a ripetere per l'ennesima volta, che i famosi 428 posti sono in realtà 200 o 220, perché gli altri sono già occupati da persone che da parecchi anni lavorano alle dipendenze della nostra Regione ed alle quali riteniamo giusto dare finalmente una perfetta collocazione giuridica.

Anche la legge sulla pianta organica è all'attenzione delle commissioni e quanto prima dovrebbe giungere alla fine dell'iter procedurale.

Vorrei solo invitarvi ad accettare col beneficio d'inventario le cifre che ho citato, perché non vorrei che poi mi si dicesse: "Hai detto 220 e invece sono 250".

La Giunta regionale ha già fatto predisporre un piano, collegato alla pianta organica, per il decentramento degli uffici regionali, che rientra nell'ottica del programma di questa maggioranza. In esso si prevedono alcune cose molto interessanti, che saranno discusse dai vari assessorati e dai dirigenti per avere almeno una valutazione iniziale degli effetti di tali decentramenti e per individuare i servizi che possono essere subito decentrati, andando così anche incontro alle esigenze di molti nostri dipendenti che provengono dalla Bassa o dall'Alta Valle ed ai quali potrebbe far comodo lavorare in qualche ufficio decentrato.

Lo studio distingue tra uffici decentrati leggeri e uffici decentrati pesanti.

(...interruzione...)

...No, servirà anche ai dipendenti, ma soprattutto alla popolazione. Questo è lo scopo principale, altrimenti non avrebbe alcun significato. E' ovvio che gli uffici non vengono decentrati per consentire al personale di stare a casa propria. Scusami, Consigliere Voyat, ma credevo che questo concetto o presupposto fosse "in re ipsa".

Respingo, inoltre, come è stato detto da qualcuno, che ci troviamo di fronte ad un "bilancio stagnante". L'aggettivo non mi piace e mi ha lasciato un po' perplesso, perché fa riferimento allo stagno, che è un qualcosa di melmoso, di sporco, di poco gradevole.

Una favoletta di Trilussa narra di una colomba, che cade in uno stagno e sta per morire, ma con un ultimo e disperato colpo d'ala riesce a tornare a volare verso il sole. Credo che forse anche noi - scusate l'immodestia - dopo tanta stagnazione nella vita politica valdostana, con un colpo d'ala riusciremo a fare qualcosa per tornare a volare verso il sole, perché ci illumini di più e ci riscaldi meglio...

(...interruzione...)

... Evitiamo, quindi, di usare certe parole che lasciano il tempo che trovano.

Io non avrei altro da aggiungere, tranne che fornire qualche precisazione nel corso dell'esame dei singoli capitoli.

Non parlo della ricerca del Censis, che è già stata esaminata più o meno da tutti, in modo positivo o negativo, secondo i vari punti di vista. Non condivido affatto il discorso sul "laboratorio di innovazioni" e neppure il concetto di "autonomia dipendente", perché, come ho detto allo stesso prof. De Rita, mi sembrano due concetti che non hanno una grossa rilevanza dal punto di vista autonomistico.

Presidente Colleghi consiglieri, con un colpo d'ala chiudiamo i lavori di questa seduta del Consiglio e li riprenderemo alle ore 9,15 di domani mattina. Raccomando ai Colleghi di essere puntuali.

La seduta è tolta.