Resoconto integrale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 2370 del 10 luglio 1991 - Resoconto

OBJET N° 2370/IX Problèmes des mafiosi assignés en residence obligatoire en Vallée d'Aoste (Interpellation).Errore. L'origine riferimento non è stata trovata.

PrésidentJe donne lecture de l'interpellation présentée par les Conseillers Voyat, Faval et Agnesod, inscrite au point 21 de l'ordre du jour.

Interpellation Ayant eu connaissance d'une déclaration faite à la presse par le Ministre Scotti qui a affirmé: "L'Alto Commissario Sica ha presentato una indagine il 3 dicembre scorso. Questa indagine raccoglie i rapporti delle prefetture sulle attività che svolgono i mafiosi in soggiorno fuori dalle loro zone di provenienza. Ebbene, ne è risultato un quadretto di grande bellezza dal punto di vista della criminalità in Piemonte, Valle d'Aosta, Veneto, Lombardia, Friuli-Venezia Giulia, Liguria, Puglia, Basilicata, Molise e nella stessa Sicilia, dove ci sono state infestazioni anche in zone pulite";

Rappelant que face à cette situation le Ministre même a décidé de renvoyer dans les régions d'origine les "mafiosi" assignés en résidence obligatoire dans le Centre-Nord;

les soussignés Conseillers régionaux du Groupe de l'Union Valdôtaine

interpellent

le Président du Gouvernement valdôtain pour connaître:

1) quel est le nombre des personnages assignés à résidence en Vallée d'Aoste, s'il est vrai que ce nombre est dernièrement augmenté et, dans l'affirmative, pour quelles raisons;

2) la Commune où elles sont assignées à résidence;

3) quelles actions il a pris pour le transfert de ces personnes hors de la Vallée d'Aoste suivant les indications du Ministre Scotti;

4) s'il ne considère pas opportun d'envisager les mêmes mesures à l'intention des détenus à Brissogne pour délits de Mafia.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Voyat; ne ha facoltà.

Voyat (UV) Il y a environ deux mois, le Ministre Scotti avait affirmé à la presse: "L'Alto Commissario Sica ha presentato un'indagine il 3 dicembre scorso. Questa indagine raccoglie i rapporti delle prefetture sulle attività che svolgono i mafiosi in soggiorno fuori dalle zone di provenienza. Ebbene, ne è risultato un quadretto di grande bellezza dal punto di vista della criminalità in Piemonte, Valle d'Aosta, Veneto, Lombardia, Friuli-Venezia Giulia, Liguria, Puglia, Basilicata, Molise e nella stessa Sicilia, dove ci sono state infestazioni anche in zone pulite".

Cohérent avec ses déclarations, le Ministre avait décidé de renvoyer dans leurs Régions d'origine les mafiosi assignés en résidence obligatoire dans le centre-nord. Nouvelle de ces jours, c'est que soisante-six mafiosi ont été renvoyés à leur pays d'origine.

Comme d'autre part a déjà fait le député Caveri au Parlement italien, nous aussi nous voudrions savoir, de la part du Président du Gouvernement, quel est le nombre des personnages assignés en résidence obligatoire en Vallée d'Aoste; les Communes où ils sont assignés en résidence; quelles actions, en contact avec le Ministère intéressé, le Président du Gouvernement a entreprises pour le transfert de ces personnes; enfin, s'il ne considère pas opportun d'envisager les mêmes mesures vis-à-vis des détenus de Brissogne pour délit de mafia.

Nous avons présenté cette interpellation parce que nous sommes préoccupés à la suite des deux meurtres qui sont arrivés dernièrement en Vallée d'Aoste.

Presidente Ha chiesto la parola il Presidente della Giunta, Bondaz; ne ha facoltà.

Bondaz (DC) Con riferimento all'interpellanza in oggetto, desidero fare rilevare in primo luogo che non esistono persone assegnate a domicilio coatto in Valle d'Aosta. Esistono invece, o meglio esistevano, prima delle ultime disposizioni del Ministro degli Interni, persone alle quali era inibito il soggiorno in alcune Regioni meridionali, per cui avevano liberamente scelto di soggiornare in Valle d'Aosta. Si tratta però di pochissimi casi (due o tre persone al massimo), che sono noti alle forze dell'ordine e che sono stati sempre tenuti sotto costante sorveglianza.

Essendo venute meno le disposizioni che vietavano il soggiorno in determinate Regioni o Province, queste persone possono rientrare nei luoghi di residenza e noi stiamo cercando di operare in questo senso.

Peraltro, in mancanza di disposizioni della Magistratura - vi dirò poi, però, che ci sono - non è possibile impedire il soggiorno in Valle a chi lo desideri. Comunque noi riteniamo che non esistano pericoli di infiltrazioni mafiose, sia perché l'ambiente valdostano è sufficientemente maturo e consapevole da sapersi difendere da certe eventualità, sia anche perché è in atto una costante ed intensa opera di vigilanza da parte di tutte le forze dell'ordine.

Quanto ai detenuti del carcere di Brissogne, abbiamo presente il problema che intendiamo sottoporre al Ministro di Grazia e Giustizia in sede di stipulazione della convenzione con la Regione, che da tempo è già stata approvata dal Consiglio regionale, ma che per vari motivi è ancora in attesa di definizione.

Devo peraltro aggiungere che stanno arrivando i provvedimenti dei magistrati competenti nei confronti dei sorvegliati speciali, per cui credo di poter affermare che nei prossimi giorni la situazione evolverà positivamente, nel senso che è ormai praticamente definito il rientro ai loro paesi d'origine di quelle due o tre persone, delle quali non faccio i nominativi per ovvi motivi di sicurezza, che avevano scelto di vivere in Valle.

Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Voyat; ne ha facoltà.

Voyat (UV) Ce ne sont pas les noms qui nous intéressent, mais les Communes où ces gens-là habitent même s'ils ne résident pas en Vallée d'Aoste. Ce qui nous surprend c'est qu'on ne sait pas s'ils sont deux ou trois, on ne sait pas s'ils rentreront et quand. Le but de notre interrogation est de savoir s'ils sont deux ou trois...

(...Interruption...)

...Trois? Alors, il faut dire trois, monsieur le Président. Ce n'est pas le cas de diminuer le danger, car, selon moi, danger il y a. D'autre part c'est ce qui nous a dit aussi la presse et c'est ce qui est sorti de l'enquête des forces de l'ordre.

On peut toujours dire qu'il n'y a pas de danger. On croit que la population est assez mûre et intelligente pour ne pas accepter une certaine imposition et de refuser de collaborer avec certains personnages, mais, monsieur le Président, deux meurtres dans une année, c'est beaucoup. Les forces de l'ordre disent que très probablement il s'agit de question de mafia ou de 'ndrangheta. C'est quand même un danger!

Si le commissaire Sica fait une relation à la suite de laquelle le Ministre Scotti, directement intéressé au territoire italien pour ce problème, dit qu'il y a des dangers et "ne è risultato un quadretto di grande bellezza dal punto di vista della criminalità"... Monsieur le Président, c'est le Ministre qui le dit, il y a eu deux meurtres et on vient nous dire que, quand même, il n'y a pas de danger, qu'il sont deux ou trois; maintenant on me dit qu'ils sont trois, mais on ne sait pas nous dire dans quelles Communes ils sont logés. Le Président du gouvernement n'a même pas pris contact avec le Ministère pour savoir quand ces gens-là seront renvoyés à leur pays d'origine. Sur la presse j'ai lu qu'il y a d'autres Préfets, dans d'autres Régions d'Italie, qui ont pris des contacts et qui ont sollicité que ces gens soient renvoyés.

Je me permets, même par une interpellation ou une question, d'en parler avec le Président pour savoir dans le futur quelles seront les solutions pour les détenus de Brissogne, toujours pour délit de mafia.