Compte rendu complet du débat du Conseil régional

Objet du Conseil n. 3026 du 23 septembre 1987 - Resoconto

OGGETTO N. 3026/VIII - DANNI CAUSATI DALLA GRAVE INFESTAZIONI DELLE FORESTE DELLA VALLE D'AOSTA. (Interpellanza).

PRESIDENTE: Do lettura dell'interpellanza presentata dal Consigliere Breuvé Lilliana:

Interpellanza

Notizie di stampa hanno evidenziato in questi giorni il dramma che ha colpito le foreste della Valle d'Aosta: 3000 ettari di boschi già devastati e numerosi altri minacciati dal bruco "Limantria" che da 3 anni infesta la Regione.

Preoccupato per questo nuovo e tragico evento ecologico che distrugge l'ambiente naturale della nostra Regione, il sottoscritto Consigliere regionale Lilliana Breuvé del gruppo socialista

Interpella

l'Assessore all'Agricoltura, Foreste ed Ambiente Naturale al fine di conoscere:

1) le cause remote di questa improvvisa epidemia ed in particolare in base a quali elementi l'Assessorato esclude, come riportato dagli Organi di Stampa, le responsabilità di piogge acide o di altre forme di inquinamento;

2) quali iniziative ha assunto ed intende assumere per fronteggiare questa epidemia e per quali motivi essa non è stata ancora debellata a tre anni dalla comparsa.

PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il Consigliere Segretario Lilliana Breuvé, ne ha facoltà.

LILLIANA BREUVÈ (P.S.I.): Questo è l'anno dell'ambiente. Non voglio essere retorica, il mio compito in questo Consiglio è quello di dire le cose come stanno, la critica è il nostro obiettivo, però fra problemi di acqua potabile, di fiumi, di pesci e di foreste, siamo in un mare di guai.

Questa interpellanza riguarda le foreste che stanno morendo, e mi riferisco ad una foresta che mi è molto vicina, che è quella sopra Pré-Saint-Didier, nella quale il processo di distruzione sta aumentando a macchia d'olio.

L'Assessore forse non potrà darmi spiegazioni più di tanto, perchè ho già avuto dei contatti con dei tecnici della Forestale che mi hanno già illustrato parte di questo problema. Mi sembra di ricordare che la preoccupazione per le foreste è iniziata nel 1984; nel 1985 ci sono stati gli incendi per cui la questione è stata un pochino trascurata. Nel 1986 vi è stata un'altra grossa preoccupazione, però non si sapeva cosa fare; avete, se non sbaglio, interpellato altre Regioni che avevano avuto analoghi problemi, che hanno provveduto al disboscamento, ma non credo che questo sia un rimedio, in quanto dobbiamo tenere presente il pericolo di valanghe e quel che segue.

Nel 1987 finalmente ci sono stati dei grossi interventi, che però non hanno avuto buon esito.

Il problema esiste, e vorrei sapere cosa è stato fatto per debellare, per fermare questa tragedia, se sono stati interpellati paesi estranei all'Italia, dove ci sono foreste, perchè noi senza boschi non ci stiamo.

Aspetto una risposta dall'Assessore in merito.

PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare l'Assessore all'Agricoltura, Foreste ed Ambiente Naturale Perrin, ne ha facoltà.

PERRIN (U.V.): Je crois que n'importe quel citoyen, valdôtain ou non, face à ces attaques se trouve dans un état de préoccupation, puisque les forêts attaquées par la Limantria ont un aspect qui n'est pas agréable.

Il y a cette infestation de Limantria Monaca dans les Communes de Sarre, Introd, Arvier, Avise et Morgex, Pré-Saint-Didier, et de Limantria Dispar dans la zone de Oyace. Ce sont des infestations qui n'intéressent pas uniquement la Vallée d'Aoste, mais qui depuis quelques années ont une agressivité surprenante dans toute l'Europe Centrale et Méridionale. Il faut dire qu'à côté des attaques de la Limantria, il y a dans toute cette vaste zone d'Europe des attaques d'autre genre, dus à des insects qui provoquent des dommages seulement sur les forêts.

Les raisons de ces attaques sont difficiles à repérer; il n'y a pas une seule raison, il y a des raisons différentes qui se multiplient.

Quand en 1984 il y avait eu le premier foyer à Les Combes de Introd, le service s'est préoccupé relativement, puisque nous avions déjà en Vallée d'Aoste subi des attaques de Limantria dans les années '40-'50-'60: il y avait eu des attaques périodiques, mais au bout d'une année ou deux elle disparaissait à travers d'autres insects qui détruisaient la Limantria. Donc il n'y avait pas un phénomène d'explosion et de transfert dans d'autres forêts.

Vu la croissance que le phénomène avait pris en 1985, nous avons chargé M. Focarile, qui est un entomologiste, a réaliser une étude sur ces attaques, étude qui était finalisée à donner des indications de la manière à laquelle affronter l'attaque même pour arriver à la destruction de l'insecte.

Parmi les causes qu'on peut présumer de cette explosion, il y a le manque des soins culturaux, là où il y a eu l'abandon des zones une fois cultivées, où la masse de la foret est trop épaisse, trop grande et donc faible et soumise à des infestations.

Une autre cause est le fait que nous avons ici en Vallée d'Aoste des forêts qui sont suffisamment vieilles, qui n'ont pas été renouvelées, et qui donc sont aussi faibles par rapport aux attaques mêmes.

Il y a aussi un fait de climat, puisque nous avons eu dans ces dernières années une série de variations climatiques de chaleur extrêmement intenses avec une sécheresse particulière, qui ont favorisé le développement de la Lamantria, puisque plus la chaleur est élevée, plus l'insect a la possibilité de se développer.

On ne peut pas dire s'il y ait une corrélation de cette éclosion de parasites avec le phénomène de la pollution atmosphérique; s'il est, évidemment ce n'est pas à échelle régionale que le phénomène subsiste, mais c'est au niveau européen et mondial. Probablement le fait qu'il ait une hausse de température générale, due à des phénomènes de pollution atmosphérique, pourrait engendrer cette surpopulation d'insectes.

Face aux attaques et pour les contenir, nous sommes intervenus avec les moyens que les lois nous permettent.,

Pour éliminer la Limantria il faut arroser les surfaces boisées à travers l'hélicoptère, vu l'étendue des surfaces, et il y a certains produits qui sont autorisés à être jetés à travers l'hélicoptère. C'est justement vers l'un de ces produits que l'on s'est adressé, c'est-à-dire vers un produit biologique qui contient un virus qui attaque de façon spécifique la Limantria. C'est un produit qui n'est pas toxique, qui ne détruit pas d'autres insectes et qui est donc spécifique.

A partir du printemps été de cette année nous avons commencé ces irrigations. Malheureusement les deux premières ont eu des effects négatifs, puisque après 12 ou 24 heures de l'intervention il y a eu des pluies non prévues qui ont diminué fortement l'effet de l'insecticide qui avait été lancé.

La troisième irrigation a donné beaucoup plus de chances parce qu'après il y a eu le beau temps, et nous avons vu que dans certaines zones l'insecticide biologique a donné de bons résultats. Tant il est vrai que il n'y a pas eu une expansion de l'air qui avait été frappée; dans la zone par exemple de Pré-Saint-Didier après que nous sommes intervenus, il n'y a pas eu un développement ultérieur dans les zones limitrophes.

Il s'agit maintenant de poursuivre l'année prochaine avec ces interventions, et donc il y aura de nouveau l'aspersion des forets qui ont été frappées, avec cet insecticide, qui sera cependant jeté de façon différente: au lieu d'intervenir sur toute l'air boisée le même jour, on interviendra à jours successifs selon des zones altimétriques différentes, puisque le développement de la larve de la Limantria s'évolue selon l'hauteur sur le niveau de la mer. Ceci pour augmenter l'efficacité du produit.

Il y aura aussi le placement à l'intérieur des forêts de pièges type pap-test à base de phérormones qui capturent les insectes mâles de façon qu'il n'y ait pas la fécondation du papillon, pour diminuer l'intensité de la déposition des oeufs.

Il y a dans les zones qui n'étaient frappées, une intervention aussi du point de vue sylvo-culturelle puisque la défoliation des produits par la Limantria a quelques effets, mais beaucoup moins graves sur les arbres à feuilles larges, a beaucoup plus d'effet sur les pins. Heureusement nos forêts ne sont pas de forets à une seule essence et donc non toute la foret est détruite; là où il y a certaines espèces qui meurent, il faudra intervenir par des soins sylvo-cultureaux.

Le tout est donc à l'attention des services; il faut dire que nous avons participé à des colloques au niveau de l'état ou au niveau international sur la forestation et dans ces colloques souvent des sections étaient dédiées aux problèmes de l'infestation des insectes, aussi de la Limantria. Dans un colloque très récent à Trento, où il y avait aussi la présence de M. Alessandrini, responsable du secteur des forets auprès du Ministère Pandolfi de pouvoir utiliser l'année prochaine des insecticides à plus forte activité, pour faire face à ce fléau.

PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il Consigliere Segretario Breuvé, ne ha facoltà.

LILLIANA BREUVÈ (P.S.I.): Ringrazio l'Assessore per le sue risposte esaurienti, dalle quali emerge anche la sua grossa e viva preoccupazione per questa situazione.

Ho notato che nella sua risposta lei ha posto l'accento sull'abbandono delle foreste; credo che questo sia un problema ulteriore, più grave. Fa sempre parte di una scelta politica il mantenimento delle foreste in buono stato; dovrebbe essere un compito ulteriore perchè le foreste dovranno essere ripulite, cosa di cui una volta si occupavano coloro che erano i proprietari.

Ringrazio l'Assessore per aver chiesto a livello governativo di darci ulteriori aiuti, mi spiace che questo problema investa anche altre Regioni, speriamo che tutti assieme lo si possa risolvere.