Compte rendu complet du débat du Conseil régional

Objet du Conseil n. 2059 du 23 avril 1991 - Resoconto

OBJET N° 2059/IX Utilisation de la zone concernée par les oeuvres mégalithiques ramenées à la surface dans le quartier de Saint-Martin de Corléans (Interpellation).

Presidente Do lettura dell'interpellanza presentata dai Consiglieri Louvin, Faval, Perrin e Stévenin:

Interpellation Considérant que le Gouvernement régional avait organisé un concours d'idées ouvert à de nombreux professionnels visant à individuer les solutions les meilleures pour l'utilisation de la zone concernée les oeuvres mégalithiques ramenées à la surface dans le quartier de Saint-Martin de Corléans;

N'ayant pas eu connaissance d'accès concrets conséquents au dit concours et visant à l'utilisation de la dite surface;

les Conseillers régionaux

interpellent

l'Assesseur compétent pour savoir:

- quelles actions ont été envisagées par le Gouvernement régional dans le but de recouvrir les fouilles archéologiques en question ainsi que pour l'utilisation de la même surface.

Presidente Ha chiesto di illustrare l'interpellanza il Consigliere Louvin, ne ha facoltà.

Louvin (UV) Dans son intervention de hier, M. Faval a déjà évoqué certains aspects concernant cette question. Depuis longtemps nous savons qu'il a eu lieu un concours d'idées, concernant l'utilisation de la surface intéressée par la présence d'oeuvres mégalithiques, qui ont été ramenées il y a une dizaine d'années à la surface dans le quartier de Saint-Martin de Corléans, à côté de la vieille église de Saint-Martin.

Le discours concernant l'utilisation de cette zone est en effet complexe, puisqu'il s'agit de trouver une utilisation de cette surface qui permet aussi d'assurer au quartier de Saint-Martin de Corléans un espace de rencontre, un espace en fonction publique qui soit correctement aménagé et qui puisse aussi devenir un poumon pour ce quartier, qui en est actuellement dépourvu.

Il nous a paru que la période qui s'est écoulée depuis le concours d'idées, qui avait été ouvert à de différents professionnels, valdôtains ou pas, ait été extrêmement longue et qu'il faudrait tirer un peu les conclusions de ce concours d'idées et démarrer avec des initiatives plus concrètes, avec la préparation d'une intervention d'urbanisme bien concertée, si possible en accord avec les organismes qui représentent le quartier, et avec la commune d'Aoste.

Voilà donc les raisons pour lesquelles nous demandons au gouvernement à quel point est ce dossier, qui s'est arrêté depuis longtemps, et quelles sont les décisions qu'il pense prendre pour sortir de l'impasse dans laquelle se trouve depuis longtemps la question concernant l'aire mégalithique de Saint-Martin de Corléans.

Presidente Ha chiesto di parlare, ad integrazione della illustrazione della interpellanza, il Consigliere Faval, ne ha facoltà.

Faval (UV) Je ne veux pas répéter ce que j'ai dit hier; je m'adresse à l'Assesseur pour savoir s'il a eu entre-temps la possibilité de vérifier ce que j'ai dit dans mon intervention, c'est-à-dire d'avoir eu connaissance de l'arrêté de la part du tribunal administratif d'Aoste envers les recours qui ont été présentés par quelqu'un parmi les concurrents à ce concours.

Je veux souligner une fois de plus qu'il s'avère très important que l'on fasse cette opération au plutôt, aussi parce que ces fouilles durent depuis trop longtemps. Il s'agit là de plus de vingt ans. Cette couverture temporaire qui a été installée il y 4-5 ans, n'est pas très belle à voir. Elle a eu évidemment une fonction très utile pour la conservation de ce qu'on a trouvé, mais il est indispensable qu'on intervient pour éliminer cette espèce de gros ballon qui s'insère très mal dans le quartier.

Il s'avère très important aussi parce qu'il s'agit d'une opération très importante de très haut niveau, soit au point de vue culturel, soit au point de vue scientifique, parce que tout le monde sait très bien que ce qu'on a trouvé à Saint-Martin de Corléans, a modifié profondément les connaissances que l'on avait et de la Vallée d'Aoste et de l'Europe à cette époque, c'est-à-dire à l'époque néolithique.

Dans le respect que la Vallée d'Aoste a toujours su donner à son patrimoine culturel et scientifique, il s'impose que l'on fasse cette opération. J'ajoute à ces niveaux aussi le niveau urbanistique, parce que, à travers cette opération, en plus de ce qui a été dit par mon collègue Louvin, l'on arriverait finalement à réaliser une liaison entre ce quartier de la ville et le centre historique de la ville d'Aoste, avec un bénéfice énorme pour l'ensemble de la situation urbaine de la ville même.

Presidente Ha chiesto di parlare l'Assessore al Turismo, Urbanistica e Beni Culturali Pascale, ne ha facoltà.

Pascale (PSI) Su questo problema annoso la Giunta regionale nel 1988, con delibera 840, aveva indetto un concorso di idee a carattere nazionale per la progettazione di un parco archeologico. A tale bando si erano iscritti 27 concorrenti, di cui 18 avevano presentato poi gli elaborati richiesti nei modi e nei tempi regolamentari.

Il 7 giugno 1989 si giungeva alla proclamazione del vincitore indicato nel gruppo: architetto Valletti, architetto Curti, ingegner Vallacqua.

A seguito però della proclamazione del vincitore, ratificata con la delibera di Giunta 10121 del 3 novembre 89, c'era stata una contestazione da parte di cinque diversi partecipanti, al seguito della quale ci furono tre ricorsi al TAR di Aosta, due ricorsi al Consiglio di Stato.

Mi ero informato presso l'ufficio legale se, pendendo questi ricorsi, l'amministrazione regionale poteva nel frattempo procedere con propria autonomia, o revocando la delibera, o comunque attuando quella delibera, alla progettazione esecutiva, e mi è stato risposto di no, che conveniva aspettare l'esito dei ricorsi presentati.

Posso dire ancora oggi che comunicazioni ufficiali non ne ho avute e non ho avuto il tempo di informarmi in via ufficiosa se finalmente c'era questa sentenza del TAR, che forse non è sufficiente, perché pendendo anche i due ricorsi al Consiglio di Stato forse bisognerà aspettare anche questo esito.

Comunque, se c'è la sentenza del TAR di Aosta, quanto meno vedremo cosa dice la sentenza del TAR, e d'accordo con l'ufficio legale, vedremo se in questo modo si potrà procedere alla realizzazione di quello che era stato preventivato e concordato allora, cioè le varie fasi di progetto esecutivo, di esposizione della mostra eccetera eccetera.

Posso solo aggiungere che nel frattempo, pendendo questo ricorso, ho chiesto all'Assessorato alle Finanze di acquistare un piccolo fabbricato adiacente all'area, che sarebbe poi utile per creare un centro di accoglienza turisti e comunque funzionale all'assetto dell'intero parco archeologico. Questa è una cosa che l'Assessorato alle Finanze sta portando avanti.

Presidente Ha chiesto di parlare il Consigliere Louvin, ne ha facoltà.

Louvin (UV) Je suis surpris de cette réponse, parce que j'estime que l'on ne peut pas remettre aux calendes la décision concernant cet immeuble, et l'idée d'attendre qu'il y ait une sentence du TAR et par la suite une décision du Conseil d'Etat veut dire au moins attendre quatre ans.

Alors je crois que l'on ne peut pas agir de la sorte, il faut prendre des décisions immédiates de la part de la Région: le cas échéant, il faudra que le gouvernement assume ses propres responsabilité, s'il estime être dans la pleine raison, et qu'il aille de l'avant. De toute façon les conséquences ne pourraient pas être préjudiciables pour l'administration, si elle aura choisi de suivre une certaine direction, parce qu'elle peut en tout cas changer d'avis, et elle peut toujours délibérer de confier aux techniciens, qui avaient été choisis par la commission de concours, la tâche de rédiger leur projet exécutif et d'aller de l'avant. Rien n'empêche cela, j'estime que nous sommes en train non seulement de perdre du temps, mais aussi de perdre des occasions utiles pour avoir ce quartier aménagé d'une façon plus convenable.

Il nous sera très difficile à nous tous d'aller justifier, face aux gens de Saint-Martin, un retard de cinq ans dans l'aménagement de ce terrain seulement pour le fait qu'il y a des recours au TAR. Je crois que dans nulle autre situation l'Administration régionale n'a été paralysée pendant cinq ans par des recours. Il y en a eu encore tout dernièrement contre des adjudications aux travaux publics et les travaux vont de l'avant, on n'attend pas que le TAR ou le Conseil d'Etat se prononce en la matière.

Voilà que j'estime trop prudente cette attitude de l'Assesseur au Tourisme, et nous croyons, par contre, qu'il faudrait assumer des décisions dans des délais nettement plus courts.

Presidente Ha chiesto di parlare il Consigliere Faval, ne ha facoltà.

Faval (UV) Je ne veux pas répéter les raisons d'ordre juridique qui devraient amener la Junte régionale à prendre une décision tranchante par rapport à ce problème, que l'Assesseur même a reconnu très important.

J'insiste sur la nécessité qu'il y ait de la part du gouvernement régional un choix politique, et il s'agit d'un choix de politique culturelle qui s'impose.

D'ailleurs je vois dans les bancs du gouvernement des gens qui ont été membres de cette commission, et ils peuvent témoigner comme cette commission a agi correctement et a fait ce qu'elle devait faire.

On ne peut pas subir que quelqu'un n'ait pas voulu perdre; quand il y a un concours, il y a toujours quelqu'un qui perd, et par rapport à ce que M. Riccarand souhaitait tout à l'heure de lancer un concours sur l'autre argument, sur la base de l'expérience que l'on vient de faire au conseil régional, soit à l'égard du concours pour les fouilles de Saint-Martin de Corléans, soit l'autre à niveau international pour l'Ilssa-Viola, je crois que nous devrions arrêter le discours des concours, parce que cela nous amène dans des grandes difficultés.

Cela dit, j'insiste sur la nécessité que le gouvernement régional fasse son choix d'ordre culturel, et qui puisse faire démarrer les travaux pour l'aménagement de cette aire mégalithique très importante. Moi j'insiste sur le choix politique, qui est le devoir du gouvernement: on ne doit pas attendre encore que soit le conseil d'état ou d'autres niveau juridiques encore à s'exprimer sur cette question, c'est le Conseil régional qui s'est exprimé. Le Conseil régional demande que l'oeuvre démarre pour améliorer les conditions de la situation à l'égard de l'urbanisme de cette partie de la ville, mais surtout parce qu'il s'agit d'une intervention de très haut profil au point de vue culturel et scientifique.

Presidente Ha chiesto di parlare il Consigliere Perrin, ne ha facoltà.

Perrin (UV) Je ne suis pas intervenu lors de la présentation de cette interpellation, mais ayant entendu les réponses de l'Assesseur, réponses qui sont d'extrême prudence, je dirais même de trop de prudence, je sens le besoin de le faire. Cela uniquement pour faire remarquer la différence d'action qu'il y a entre la Vallée d'Aoste et le Valais.

Nous avons chez nous des immenses richesses, et Saint-Martin de Corléans en est une, qui ne sont pas utilisées. Richesses qui risquent de périr pour les retards avec lesquels l'Administration régionale affronte le problème.

En Valais, Martigny par exemple, deux années après avoir fait une découverte historique qui est de valeur évidemment, mais qui n'égale certainement pas Saint-Martin de Corléans, il y avait sur cet emplacement une belle structure, la Fondation Gianadda, qui a mis en valeur la fouille et qui a rendu possible l'utilisation de ce site. Alors je dirais qu'il faut parfois un peu de courage, mais utilisons les richesses que nous avons, ne les laissons pas périr.

Si nous voulons donner cette image touristique du Val d'Aoste, dont nous parlions auparavant, ce n'est pas nécessaire de dépenser des milliards en publicité; nous avons une publicité qui est nôtre: ce sont les monuments, ce sont la richesse naturelle de notre région même. Allons y donc.