Objet du Conseil n. 424 du 9 avril 2026 - Resoconto
OBJECT N° 424/XVII - Interpellation : "Initiatives visant à renforcer le rôle de l'Italie et de la Vallée d'Aoste au sein de l'Organisation internationale de la Francophonie".
Aggravi (Président) - Point n° 26 à l'ordre du jour. Pour l'illustration de l'interpellation, la parole au collègue Guichardaz.
Guichardaz (PD-FP) - Je présente cette interpellation avec un esprit très simple et en même temps avec une vraie conviction politique, parce qu'il ne s'agit pas ici d'un thème marginal ni d'un exercice symbolique autour de la langue française, il s'agit, à mes yeux, d'un sujet sérieux, concret, qui touche à la place de la Vallée d'Aoste, mais aussi à la place de l'Italie, dans un espace international qui existe, qui pèse, qui ne se réduit pas du tout à une célébration folklorique de la francophonie.
L'Organisation internationale de la francophonie, l'OIF, compte aujourd'hui 90 États et gouvernements. Elle rassemble, selon ses propres données les plus récentes, environ 400 millions de locuteurs.
Elle travaille officiellement sur quatre grands axes : la langue française et le plurilinguisme ; la paix, la démocratie et les droits de l'homme ; l'éducation, la formation et la recherche ; la coopération économique au service du développement durable.
Autrement dit, ce n'est pas un décor, c'est un espace politique, diplomatique, culturel, éducatif et cet espace c'est aujourd'hui dirigé par Louise Mushikiwabo, l'ancienne ministre des Affaires étrangères du Rwanda, ce qui dit bien que la francophonie a une dimension géopolitique réelle, notamment à l'échelle internationale.
In questo contesto oggi l'Italia è soltanto osservatore, questo significa che è presente, ma ai margini: vede, ascolta, può esserci, ma non incide pienamente ed è proprio qui che si pone la questione politica che vorrei sottoporre oggi a quest'Aula.
Un Paese come l'Italia, che al suo interno ha una realtà francofona, riconosciuta istituzionale, tutelata costituzionalmente come la Valle d'Aosta, deve continuare ad accontentarsi di questo ruolo periferico oppure deve avere l'ambizione di fare un passo in più?
Lo dico subito con chiarezza: la Valle d'Aosta, in quanto Regione, non può aderire direttamente all'OIF, sono gli Stati e i Governi a farlo, secondo una procedura precisa, diplomatica, documentata, che prevede una richiesta formale, un dossier articolato, una valutazione da parte degli organismi competenti e infine una valutazione del vertice, del cosiddetto Sommet.
Ma proprio per questo il nostro ruolo non è secondario, anzi, perché uno Stato che voglia candidarsi deve dimostrare di avere nella propria realtà istituzionale linguistica motivazioni solide, e da questo punto di vista la Valle d'Aosta non è un dettaglio nel possibile dossier italiano, è l'elemento più serio, secondo noi, più credibile e più strutturato.
Non parliamo di una simpatia culturale per il francese, ma di una Regione bilingue, di uno Statuto speciale, di un riconoscimento giuridico e istituzionale reale.
C'était exactement pour cela que durant la précédente législature, lorsque j'avais la responsabilité politique de la culture, j'avais demandé à nos structures de préparer un premier dossier de travail pour comprendre sérieusement les conditions, les étapes, les engagements et les marges d'habileté d'un parcours qui aurait pu permettre à l'Italie d'évoluer dans l'OIF en s'appuyant aussi sur la réalité valdôtaine.
Je ne parle donc pas d'une intuition vague, je parle d'un travail amorcé, d'une piste institutionnelle ouverte, d'un approfondissement que nous avions commencé à construire.
Ensuite, ce dossier, ce sujet, cette perspective ont été repris ailleurs, au niveau de la présidence de la région et de l'assessorat aux affaires européennes.
Très bien, je prends acte de cela, mais précisément parce qu'il y a eu reprise politique du dossier, il est légitime aujourd'hui de demander où nous en sommes. Et je le dis d'autant plus qu'il y a eu sur ce terrain des signaux publics très visibles.
Je pense au déplacement du président Testolin et de l'assesseur Caveri au 19ème Sommet de la francophonie, le 4 et 5 octobre 2024, à Villers-Cotterêts et à Paris, sur invitation personnelle du président Emmanuel Macron. Ce déplacement a été présenté officiellement comme une étape importante.
Les communications régionales de presse disent qu'il y a eu des échanges avec les dirigeants de l'organisation, une rencontre avec le ministre français Jean-Noël Barrot, et même l'expression auprès de la secrétaire générale de l'OIF de la volonté d'obtenir pour la Vallée d'Aoste une présence stable au sein de l'organisation et des organismes de l'organisation et des organismes de l'organisation.
Non contesto questi fatti, anzi, li richiamo, ma proprio per questo mi chiedo se quello è stato un passaggio importante, quali sono stati gli effetti concreti? Perché oggi pubblicamente ciò che si vede è il viaggio, la trasferta, l'invito, le dichiarazioni stampa ma non si vede ancora un risultato concreto, e quando nel dicembre 2025 si legge che la Regione è in dialogo con l'OIF per acquisire uno status di osservatore, si capisce che un filo esiste, quello sì, che un contatto c'è, evidentemente, ma si capisce anche che il risultato a oggi non è ancora arrivato o quantomeno non è stato chiarito in modo convincente.
Ed è qui che, a mio avviso, la questione diventa ancora più politica. Oggi abbiamo una maggioranza che ha fatto una scelta chiara attraverso l'accordo, che è stato citato precedentemente dal mio collega, tra l'Union Valdôtaine e Forza Italia; è stato presentato come un accordo ambizioso, quasi fondativo, pieno di grandi prospettive istituzionali, di riforme complesse, lunghe e incerte, ce lo siamo sempre detto, questa è la nostra ossessione, eppure in quell'accordo manca qualcosa che sarebbe stato molto più concreto, molto più praticabile e immediatamente attivabile: chiedere al Ministro degli Affari esteri, che è anche il Segretario politico di quel partito, di lavorare seriamente con il supporto della Valle d'Aosta proprio per un'evoluzione del ruolo dell'Italia, non della Valle d'Aosta, all'interno dell'OIF.
Questo, lo dico con franchezza, stupisce perché, per una volta, quello sì, avevamo un canale diretto e preferenziale, un interlocutore diretto, un'occasione politica reale con un costo sostenibile, con argomenti forti.
Eppure non si vede oggi - poi magari il Presidente mi smentirà - una strategia, si vedono dei percorsi, quello sì. Tanto più che altri Stati sono già membri a pieno titolo dell'OIF, pur non avendo una realtà francofona costituzionalmente riconosciuta e strutturata come la nostra.
La Grecia, per esempio, è un esempio evidente, è membro a pieno titolo, e lo stesso vale per altri Paesi, per esempio l'Albania, la Macedonia del Nord, Cipro, la Bulgaria e la Romania, per restare in Europa, e questo significa una cosa molto semplice: l'ingresso nella francofonia non dipende solo da un modello linguistico interno, ma da una volontà politica, da una strategia e da una scelta, e se altri Paesi lo hanno fatto è difficile capire perché l'Italia non possa almeno provarci seriamente.
Et je n'oublie pas, non plus, le rôle de l'Assemblée parlementaire de la Francophonie oui, le fait que le Conseil de la Vallée soit pleinement réinséré dans l'APF est une bonne chose. L'APF fait partie des acteurs de la Charte de la Francophonie et elle compte parce qu'elle relie les assemblées parlementaires à un travail sur la démocratie, les institutions, le dialogue politique, très bien, mais précisément l'APF, je le précise, ne remplace pas l'OIF. Elle ne dispense pas d'une stratégie plus haute, elle peut être un levier, un appui, un espace de relation, pas une réponse suffisante en elle-même.
È per tutte queste ragioni quindi che poniamo quest'interpellanza, non per fare retorica sulla francofonia, ci mancherebbe, ma per capire se esista oggi un lavoro reale, strutturato, in corso con il Governo italiano e con l'OIF, se la Valle d'Aosta sia coinvolta, se il viaggio del 2024 abbia prodotto qualcosa di più di una visibilità momentanea e se si intenda finalmente utilizzare fino in fondo ciò che siamo, non come elemento decorativo, come dicevo prima, ma come una leva istituzionale al servizio di una strategia internazionale credibile.
Président - Pour la réponse, la parole au président Testolin.
Testolin (UV) - Oui, quatre questions. Avant d'entrer dans le fond des questions, je tiens à souligner que l'Organisation internationale de la francophonie, comme il est aisément vérifiable sur le site de l'OIF, compte 53 États et gouvernements membres : 5 membres associés et 32 observateurs, parmi lesquels ne figure pas l'Italie, contrairement à ce que vous venez de dire et à ce que vous avez indiqué dans les considérations.
Ça, non pour vous démentir, mais pour donner des renseignements qui soient corrects.
Par conséquent, pour ce qui est des deux premières questions, à ce jour, en tant que Vallée d'Aoste, nous ne savons pas s'ils existent des échanges entre le gouvernement italien et l'OIF en vue d'un renforcement du rôle de l'Italie au sein de l'organisation.
Mais nous pouvons prendre en charge de poser cette question dans le futur Sommet qui verra la possibilité de se confronter à la table du traité du Quirinal ici en Vallée d'Aoste, je crois dans le mois de juin, en présence des deux ministres qui font partie de cette assemblée, de ce moment de partage et de confrontation dans lequel, en plus que les arguments qu'on a portés dans les séances précédentes - donc le tunnel du Mont-Blanc plutôt que les rapports entre l'Italie et la France - seront également abordées les questions liées à l'utilisation des langues française et italienne dans les territoires frontaliers, qui concernent non seulement l'Italie, mais aussi la partie de la Ligurie limitrophe de Nice et de la Côte d'Azur.
Et donc l'Italie, à ce jour, ne fait en aucun cas partie de l'OIF, c'est une donnée à retenir et à souligner, parce que, comme vous venez bien de dire, ce n'est pas simple de faire partie de l'OIF si l'État national ne fait pas à son tour partie de cette organisation. Donc, le parcours est différent.
La Vallée d'Aoste, en revanche, pour répondre à la troisième question, fait partie depuis 1986 de l'instance la plus importante de l'OIF, à savoir la Conférence des chefs d'État et de gouvernement des Pays ayant le français en partage, communément appelée Sommet de la Francophonie et, à ce propos, évidemment, le fait d'avoir eu l'invitation pour la participation au Sommet de 2024 est un élément aussi important qui fait partie d'un parcours de collaboration, si nous voulons informel, parce que le parcours n'est pas au moment officialisé. On est en train de travailler avec le secrétariat général de l'OIF pour aboutir à un stade différent que c'est celui d'observateur, mais le parcours n'est pas évidemment si simple.
Pour répondre à la quatrième question : "Se si ritenga opportuno riattivare un percorso politico, istituzionale, strutturato che consenta alla Valle d'Aosta di contribuire in modo più diretto e riconoscibile alle dinamiche della francofonia, anche attraverso il rafforzamento delle reti già esistenti, AIF e APF, e l'organizzazione d'iniziative di rilievo internazionale sul territorio regionale": en ce qui concerne ensuite la contribution de la Vallée d'Aoste aux différents réseaux et dynamiques de la francophonie, je souhaiterais rappeler, à titre d'exemple, que l'Université de la Vallée d'Aoste, outre la double diplôme en langue française, que bien sûr vous connaissez, pour certains cours, grâce aux conventions conclues avec l'Université de Savoie-Mont-Blanc-Chambéry, Avignon Université et l'Université Côte d'Azur de Nice, est le seul établissement universitaire italien qui fait partie du réseau international de la Chaire Senghor de la francophonie et de l'Agence Universitaire de la Francophonie (AUF).
Ou encore, l'Alliance Française de la Vallée d'Aoste, qui, selon les données diffusées par la Fondation des Alliances Françaises, se situe dans les 15 premiers rangs à l'échelle mondiale pour le nombre de candidats pour certification linguistique DELF et DALF, avec 2719 certifications délivrées, résultats qui placent notre région à côté de grandes capitales culturelles internationales, aussi grâce à la décision de l'administration régionale de soutenir concrètement, depuis 2023, les certifications linguistiques de nos élèves, en prenant intégralement en charge le coût des examens DELF et DALF pour les élèves des terminales des lycées.
De même, en ce qui concerne les initiatives d'envergure internationale, il est possible que vous ayez oublié les nombreuses activités qui sont organisées chaque année dans le cadre de la journée de la francophonie.
À titre d'exemple, cette année a été organisé, en collaboration avec l'Université Savoie-Mont-Blanc, un colloque de grand intérêt intitulé : "Vallée d'Aoste entre histoire et représentations" et les Journées de la francophonie se clôtureront, après plus de deux mois d'événements, samedi prochain, 11 avril, à l'Université de la Vallée d'Aoste, par une conférence de Philippe Villeneuve, architecte et chef de reconstruction de Notre-Dame de Paris.
Je souhaiterais également rappeler, à cet égard, le Sommet de la francophonie, le sommet Grand Continent, qui, en 2025, est arrivé à sa troisième édition et qui a été organisé sous le haut patronage des présidents de la République française et italienne.
En conclusion, la Vallée d'Aoste participe, depuis longtemps, dans les limites de ses compétences, comme nous venons de dire, ainsi que de ses capacités et moyens, aux instances et aux activités de la francophonie.
Nous continuerons à le faire, comme vous avez bien souhaité, en cherchant toujours à renforcer notre présence, éventuellement aussi, en acquérant un statut différent, tel que celui, je disais, d'observateur, dont nous remplissons toutes les conditions, et au sein du Sommet de la francophonie, mais avec un parcours qui n'est sûrement pas facile à clôturer, mais sur lequel on a envie de travailler, avec le même engagement qu'on a mis jusqu'ici.
Président - Pour la réplique, la parole est au collègue Guichardaz.
Guichardaz (PD-FP) -. Je remercie pour les précisions apportées. Je prends acte du fait que des contacts ont été engagés et qu'une ouverture existe. C'est positif et je dis sans aucune ironie mais, en même temps, cela confirme aussi que nous sommes encore dans une phase, disons comme ça, d'exploration et pas encore dans une véritable stratégie structurée.
Il est positif qu'il y ait eu des contacts, il est positif qu'il y ait eu une interlocution avec un tas de personnes et qu'il existe une disponibilité, une sensibilité à l'égard de ce parcours, c'est un élément positif, je crois, et personne ne le conteste.
Mais ces interpellations, ces initiatives servent aussi à cela, à faire le point, à comprendre où nous en sommes et à construire une sorte de feuille de route et, permettez-moi de le dire, aussi à donner une impulsion pour que les choses avancent réellement.
Parce que, permettez-moi, le sentiment est que, encore une fois, nous restons dans une phase intermédiaire, une phase où tout est possible, mais où rien n'est encore véritablement inscrit dans un parcours clair.
Et monsieur le Président et messieurs les Assesseurs compétents, l'Assesseur à la culture, l'Assesseur aux affaires européennes, le temps, lui, n'est pas neutre.
Permettetemi solo di fare una precisazione: o abbiamo dei dati diversi o altrimenti la lista ufficiale dell'OIF... perché poi non ho capito la sua precisazione circa il fatto che l'Italia non è osservatrice, l'Italia, secondo la lista ufficiale dell'OIF, è osservatrice dal 2018, al Sommet di Erevan in Armenia è stata classificata come osservatrice, quindi anche quando si fanno delle precisazioni e quando le scrivono le risposte sarebbe il caso che ci si documentasse meglio. Ci documentiamo noi che siamo dei semplici Consiglieri regionali, credo che il suo apparato possa fare altrettanto.
Peraltro questo credo che abbia scarso significato perché in ogni caso il fatto di sollecitare il Governo italiano attraverso i vostri contatti - poi adesso capisco che non c'è più l'assessore Caveri, che era "Cintura nera 10° Dan" di relazioni internazionali - però i contatti sicuramente attraverso le Grand Continent e i Sommet di cui conosciamo l'impulso ci sono, quindi io credo che sia possibile sollecitare il Governo italiano, che non penso che tra le sue preoccupazioni abbia quella di entrare all'interno de l'Organisation Internationale de la Francophonie, però il fatto che ci siano, come dicevo prima, la Bulgaria, la Macedonia del Nord, la Grecia, Cipro, delle realtà, per restare in Europa, che non hanno realtà francofone strutturate, riconosciute costituzionalmente, con anche una dignità plurilingue come la nostra, io credo che forse un impulso maggiore da parte della Valle d'Aosta possa essere esercitato.
Quando prima parlavo dell'accordo Forza Italia-Union Valdôtaine non è per tirar fuori di nuovo questa storia, ma perché è proprio il Ministro degli Esteri che è colui che implementa e che attiva eventualmente il processo di candidatura all'interno dell'Organisation Internationale de la Francophonie, quindi il fatto che nell'accordo si siano previste delle situazioni lunari, irraggiungibili, l'ha appena detto il collega, e non si sia pensato di chiedere al Ministro di attivarsi attivamente per un qualcosa che stiamo percorrendo da decenni, o che stiamo tentando di fare da decenni, cioè di sollecitare il Governo nazionale a entrare all'interno di quest'organizzazione, che non è un'organizzazione irrilevante sotto il profilo anche, come dicevo prima, degli assi che si affrontano.
Io quindi vi sollecito, avete ancora un anno di tempo, sollecito il ministro Tajani, finché sarà ancora Ministro, ad attivarsi in seno al Governo e in seno all'OIF.
