Compte rendu complet du débat du Conseil régional. Les documents ci-joints sont disponibles sur le lien "iter atto".

Objet du Conseil n. 488 du 24 mars 2004 - Resoconto

OGGETTO N. 488/XII - Criteri di organizzazione di una manifestazione finalizzata alla valorizzazione dell'immagine della Fontina. (Interpellanza)

Interpellanza

Premesso che

la Giunta ha stanziato € 102.555,00 per l'organizzazione di una manifestazione denominata "Fontina e Champagne", finalizzata alla "valorizzazione dell'immagine della Fontina";

i sottoscritti Consiglieri regionali

Interpellano

il Presidente della Regione e l'Assessore delegato per conoscere:

1) su quali presupposti normativi si è proceduto all'affido diretto;

2) se a seguito di tale iniziativa è intenzione in futuro avviare analoghe promozioni a vantaggio di altri prodotti valdostani;

3) quali sono i rapporti economico-finanziari intercorrenti tra la Regione e la Cooperativa Produttori Latte e Fontina;

4) su quali parametri e voci è stata definita la congruità economica della spesa indicata in delibera.

F.to: Frassy - Lattanzi

Président - La parole au Conseiller Frassy.

Frassy (CdL) - Devo dire che questa interpellanza nasce dalla suggestione che ha avuto la lettura della deliberazione "Fontina e Champagne"… c'era anche una famosa canzone che parlava di champagne… forse era "Barbera e Champagne"! "Fontina e Champagne" è un abbinamento gastronomico che può essere originale. Noi sosteniamo che la fontina sia un prodotto tipicamente valdostano e da valorizzare; abbiamo però qualche perplessità su questa impostazione, perché facciamo alcuni ragionamenti che entrano nel merito dell'organizzazione di questo evento.

L'organizzazione di questo evento tende a lanciare un formaggio, la fontina, e per lanciarlo lo si abbina allo champagne, si va ad incentrare il "clou" dell'avvenimento in Francia, che è la terra dei formaggi. Questo ci lascia più di un qualche punto interrogativo, perché promuovere la fontina in un paese che è la patria dei formaggi per eccellenza ci sembra un po' come "voler vendere i ghiaccioli al Polo Nord", per usare un abusato termine di paragone! Questa è la prima perplessità. La seconda, è che la fontina è forse uno dei prodotti per eccellenza di questa regione, ma non l'unico, neppure dal punto di vista enogastronomico. Non dimentichiamoci che la commercializzazione della fontina avviene con una struttura di tipo imprenditoriale; di conseguenza, ha come fine l'utilità dell'iniziativa economica anche da un punto di vista della produzione di un utile, quanto meno per i soci della cooperativa.

Vorremmo capire quali sono i rapporti economico-finanziari che intercorrono fra la Regione e la cooperativa, e capire anche in base a quali valutazioni di tipo economico è stata fatta questa scelta. È una scelta che parte da un affido diretto e su questa base delinea tutta una campagna promozionale, come è stata dettagliatamente descritta nella deliberazione di Giunta che avete adottato. In sintesi, queste sono le domande dell'interpellanza; alla luce delle risposte dell'Assessore, ci riserviamo di fare ulteriori valutazioni.

Président - La parole à l'Assesseur à l'agriculture, aux ressources naturelles et à la protection civile, Vicquéry.

Vicquéry (UV) - L'initiative "Fontine e Champagne" est née d'une proposition formulée par M. Jean-Claude Passerin d'Entrèves, qui, en vertu de ses contacts personnels avec les administrateurs de l'entreprise "Moët & Chandon", a lancé l'idée d'un mariage entre ces 2 saveurs, afin de contribuer à la valorisation du produit phare de notre région, en relançant son image et la perception qu'en ont les médias en Italie et en France. Cette proposition, dont le texte définitif a été signé le 4 février 2004, avait en outre, comme corollaire, l'instauration d'une collaboration et d'un dialogue amical avec le leader mondial des vins de champagne.

J'ajouterai que M. Passerin d'Entrèves, dont les origines valdôtaines sont indubitables, a exercé, pendant 18 ans, les fonctions de haut dirigeant d'une multinationale spécialisée dans les biens de consommation, dont l'activité s'étendait au-delà des frontières nationales et qu'il est, d'un peu plus d'un an, le fondateur et président de "IDEA", société qui se consacre à la mise en valeur des produits italiens typiques à l'étranger et qui compte, parmi ses clients, des entreprises telles que la RAI et l'Arène de Vérone.

Les fonctions afférentes à cette initiative ont été attribuées aux termes du chapitre 3 de la loi régionale n° 18/1998 portant "Dispositions pour l'attribution de fonctions aux sujets n'appartenant pas à l'Administration régionale, pour la constitution d'organes collégiaux…" et cetera, et cette loi, à l'article 13, alinéa i), prévoit que: "La Région peut mettre en ?uvre des actions publicitaires ayant pour but la diffusion, la valorisation et le développement des activités économiques, sociales et culturelles dans l'intérêt public de la collectivité" et, à l'alinéa 3, prévoit que: "Les sujets et les moyens publicitaires sont choisis sur proposition ou offre ou par le biais de procédures négociées. En tout état de cause, la structure régionale compétente doit tester la congruité des prix".

Pour ce qui est de la 2e partie de l'interpellation, c'est délibérément que cette année nous avons lancé l'initiative sur la fontine, qui est le produit phare de notre région. Notre intention était de la faire mieux connaître, tant au plan national, que sur la scène internationale, en la situant dans une gamme qualitative de haut niveau. Ce type de promotion bénéficie, avant tout, au produit en lui-même, mais cet éclairage touche ensuite tous les autres produits de la région, et je réponds en partie à la question que vous avez posée, avant de se refléter sur l'image de l'agriculture valdôtaine et sur la Vallée d'Aoste dans son ensemble.

Je tiens également à faire remarquer que, grâce à cette démarche à laquelle participe aussi "Espace Vallée d'Aoste" de Paris, nous allons disposer - c'est là l'importance de l'initiative - d'une liste d'adresses et de contacts fort intéressante, comprenant des chefs de cuisine et des journalistes, tant italiens que français, que nous exploiterons après dans le cadre de toutes les autres actions promotionnelles que mettra sur pied notre assessorat ou tous les autres assessorats de la Région.

Si nous avons choisi la fontine, c'est donc, d'une part, parce qu'elle est un peu le symbole de notre région, elle évoque notre région et elle pouvait jouer un rôle moteur dans notre entreprise, mais c'est aussi - comme le veut toute bonne approche de "marketing" - en raison de son potentiel de commercialisation, qui est unique sur le marché valdôtain. Je rappelle que près de 400.000 fontines sont marquées et mises en vente chaque année et que le chiffre d'affaire annuel de la "Coopérative des producteurs de lait et de fontine" dépasse 20 millions d'euros, dont 70% sont redistribués. Notons, en passant, que de nombreuses initiatives sont habituellement organisées afin de promouvoir les produits typiques de la Vallée d'Aoste et que l'Assessorat en a d'autres, en réserve, pour bientôt; elles doivent toutefois être compatibles avec le potentiel de distribution et de vente de chaque producteur.

En réponse au 3e point de l'interpellation, je précise que cette initiative ne s'inscrit pas dans le cadre des rapports économiques et financiers entre la Région et la coopérative. Toutefois cette action, comme toutes celles qui sont lancées par le Bureau de la promotion de l'Assessorat, est réalisée en coordination avec les différentes entreprises. Les responsables de la coopérative sont donc constamment tenus au courant des détails de l'événement et collaborent directement à l'organisation des dégustations, qui auront lieu les 26 et 27 avril prochain dans les locaux du centre de visite de la coopérative, à Ollomont.

Quant à la dernière partie de l'interpellation, je peux vous indiquer que la proposition présentée par l'Assessorat à la société en question, indique à quel titre sont prévues les différentes sommes composant le montant total des initiatives visées à la délibération du Gouvernement régional, et précise, par ailleurs, que ledit montant représente le plafond engagé afin qu'il ne soit pas nécessaire de procéder à d'éventuelles intégrations, mais que ce chiffre pourrait également être réduit.

Les différents postes de la dépense se réfèrent à des services tangibles (les billets d'avion, hôtels, repas, transports par autocar), mais aussi à des prestations plus intangibles, telles que la conception de l'événement, l'idée, la participation de "Moët & Chandon", ainsi que de certains chefs italiens les plus renommés, de journalistes spécialisés ou non et la gestion des bureaux de presse, tant en France qu'en Italie.

Les dépenses du premier type ont été évaluées directement par les bureaux compétents; pour ce qui est de l'autre catégorie de dépenses ces mêmes bureaux se sont fondés sur les prix en vigueur pour des prestations analogues et sur les paramètres adoptés par les diverses manifestations, relevant des relations publiques et autres événements médiatiques organisés par les différents assessorats, comme ceux du tourisme ou de culture. Quant à la société organisatrice, elle dispose des factures relatives à la participation des professionnels concernés ou au travail des bureaux de presse.

Je signale que la vérification du caractère adéquat de la dépense a pris en considération le prestige et la portée d'une marque comme "Moët & Chandon", numéro un mondial du marché des vins de champagne et filiale du groupe "Louis Vuitton", leader reconnu de produits de luxe et qui comprend notamment les plus grandes marques en matière de vins et liqueurs (Krug, Hennessy), de l'horlogerie (Ebel, Tag), de la mode (Louis Vuitton, Givenchy) et de la distribution d'articles de parfumerie (Sephora, DFS).

Je rappelle qu'en adhérant à ce projet qui associe la fontine au champagne, ce n'est pas la fontine, mais c'est la société "Moët & Chandon" qui a pris le risque commercial de lier son nom à celui du produit valdôtain, auquel, en faisant ainsi, elle a ouvert les portes de son réseau d'informations et dont elle a renforcé l'image. Je souligne, enfin, que la participation de très grands professionnels de la cuisine, tels que ceux qui participeront à l'événement, est généralement onéreuse, puisque leur cachet peut atteindre quelques dizaines de milliers d'euros pour une seule manifestation (Vissani, par exemple). A la lumière de toutes ces considérations et, compte tenu des retombées médiatiques qu'assure la participation des grands chefs de cuisine et des journalistes, dont le nom figure dans la convention signée par l'Assessorat et la société organisatrice, les bureaux compétents ont jugé que la somme engagée était adéquate.

Pour complément d'information, je vous signale que pour les journées de 26 et 27 avril ont été invités les chefs de restaurant: Piero Bertinotti, "Pinocchio", Borgomanero; Gianni Bruna, "Il grappolo", Alessandria; Alfredo Russo, "Dolce Stil Novo", di Ciriè; Marc Lanteri, "Delle antiche contrade", Cuneo; Angelo Silvestro, "Da Balin", Livorno Ferraris. Pour la presse: "Bar Giornale", "Fuori Casa", "Vie del gusto", "Più cucina". Les journalistes: Massobrio, Marco Gatti, Marco Trabucco, Stefano Rizzi, Savino Burchio, qui donnent la couverture de tout ce qui concerne la presse du nord-ouest. Pour ce qui est de la journée du 10 du mois de mai, ont déjà répondu positivement les chefs: Colonna de Rome, Einar, Pompili, Cedroni, Pierangelini, Cracco, Santini, Moroni, Sadler. Nous attendons la réponse de MM. Vissani, Feold, Back, Iacarino, Lehnam, Ferretto. M. Bruno Gambacorta a déjà donné sa réponse positive pour la RAI.

Nous sommes à des très hauts niveaux. Nous considérons cette manifestation un moment d'élan de l'initiative, une initiative très importante en soi-même, mais une initiative qui donnera surtout la possibilité après d'avoir un "check list" des personnalités du milieu des restaurants et des journalistes, pour les contacter pour chaque événement que l'Administration régionale, dans son ensemble, organisera: c'est là l'importance de cette initiative.

Président - La parole au Conseiller Frassy.

Frassy (CdL) - Direi che l'ora è propizia per replicare, perché ci stiamo avvicinando all'ora del pranzo. Vede, Assessore, non entro più di tanto nel merito di questa vicenda, però mi soffermo su alcune valutazioni di contorno, che non possono non essere fatte.

Questa sponsorizzazione del prodotto "fontina", aldilà di quanto detto nell'illustrazione - sarebbe stato forse più opportuno farla in un contesto che non fosse definito la "patria dei formaggi", dove rischia di essere annegato e non percepito perché c'è già l'imbarazzo della scelta nella terra di Francia - … il problema è capire quali sono i ruoli che un'istituzione come un'amministrazione regionale deve svolgere e quali sono, invece, i ruoli che è bene che una istituzione si astenga dallo svolgere.

Nel momento in cui si parla "del ruolo dell'Amministrazione regionale", spesso si sente dire che ormai la Regione fa tutto, che ci aspettiamo solo che si metta a vendere il pane e i giornali e poi non c'è più bisogno che nessuno faccia niente, perché ci pensa sempre la Regione a far tutto! Non siamo arrivati al pane, ma siamo arrivati comunque alla fontina, e il problema, qui, è duplice: uno, è di opportunità, perché qui stiamo sponsorizzando un prodotto che sarà un prodotto tipico, ma per il momento - e, per fortuna, dico io! - non lo fa la Regione, nonostante questa elargisca tutti i contributi anche a chi fa la fontina. Teniamolo presente: è un prodotto che rischia di svilire la sua connotazione di tipo regionale valdostano, perché ormai i casari premiati sono Albanesi, Marocchini, e quant'altro, ma questa è una parentesi!

Il problema grosso è quello di capire qual è il problema della fontina. Aldilà delle questioni che stanno a monte, nella serietà e capacità di chi la produce, c'è un problema che sta a valle della produzione: quello della commercializzazione. La rete commerciale non esiste, noi mettiamo in piedi un lancio che oserei definire, a questo punto, "internazionale", non per il fatto che venga svolto in un'altra nazione, la Francia, ma internazionale, perché il partner scelto travalica il confine territoriale in cui opera, la "Moët & Chandon", nel senso che è un prodotto conosciuto ed apprezzato a livello mondiale. Il rischio è che dopodomani noi ci troviamo nella situazione penosa di fare una figuraccia pessima, perché non avremo una struttura, salvo che l'Assessore non stia mettendo in piedi una struttura regionale e mi auguro che così non sia, perché è bastata l'avventura della Centrale del latte, che lei ha difeso fino alla fine, e poi, sarà un caso, ma la fine di quella centrale è coincisa con l'inizio del suo mandato all'Agricoltura! Sarà un caso, ma l'ha difesa e, nel momento in cui si è trovato a gestirla in termini di responsabilità politica amministrativa, ha dovuto capire che non era più difendibile!

Il problema della fontina - dicevo - è il problema della distribuzione. Prima di lanciare un prodotto - ammesso che vi sia la competenza e la necessità che lo faccia l'ente pubblico - sarebbe stato allora opportuno verificare i problemi della distribuzione, perché se lei, Assessore, va a Firenze, a Venezia o a Roma, che sono città turistiche vicine alla nostra regione - visto che gli attuali mezzi di comunicazione sono in grado di annullare le distanze - la fontina non la trova! La trova invece in 2 o 3 posti, paradossalmente conosciuti a noi, Valdostani, più che ai turisti!

Abbiamo la sensazione che questa iniziativa sia intempestiva, perché in questo caso sarebbe stato bene partire dalle fondamenta e le fondamenta erano quelle di capire! Lei mi dice: "la cooperativa è informata, ma non è stata coinvolta": questo è grave, Assessore, molto grave!…

(interruzione dell'Assessore Vicquéry, fuori microfono)

… lei ha detto che non vi sono rapporti con la "Cooperativa fontina" e che comunque è stata regolarmente informata dell'iniziativa e che parteciperà come possono partecipare altri ospiti. Questo è l'aspetto ancora più grave, perché su una cosa del genere bisognava coinvolgere chi è l'artefice del prodotto! L'artefice del prodotto - piaccia o non piaccia! - è sicuramente la cooperativa!

Due battute sul merito e sulla congruità. Abbiamo letto la deliberazione e siamo rimasti molto sorpresi quando si dice che la convenzione, dal punto di vista economico, rimane valida se almeno il 50% di quel lungo elenco di ospiti darà la propria adesione. Ci sembra che il 50% possa essere significativo, ma con un riproporzionamento delle cifre e non a validazione della sua convenzione, nel 100% anche degli importi economici.

Auguriamo il massimo successo a questo nuovo connubio "Fontina e Champagne", che magari potrà anche essere messo in musica e, a quel punto, potrà contribuire al lancio del prodotto, però le diciamo, sin da subito, che ne abbiamo parlato prima di questa vicenda, abbiamo espresso le nostre perplessità e i nostri punti di vista, ma ne riparleremo dopo, perché vorremmo verificare poi nei fatti concreti quali sono le tracce che lasciano 100.000 euro in una iniziativa che giudichiamo intempestiva e, per certi versi, estemporanea.