Compte rendu complet du débat du Conseil régional

Objet du Conseil n. 116 du 2 octobre 2003 - Resoconto

OBJET N° 116/XII - Déclarations du Président du Conseil des Ministres sur les responsabilités du fascisme. (Approbation de motion)

Motion

Prenant acte des déclarations du Président du Conseil italien qui semblent remettre en discussion la responsabilité du fascisme et, notamment, celle de Mussolini;

Soulignant que les deuils, dont témoignent tant de stèles, plaques, inscriptions et monuments placés en de nombreux lieux de notre région, et les multiples dommages causés par le fascisme sont encore bien présents à l'esprit des Valdôtains;

Rappelant que la Région Vallée d'Aoste-Valle d'Aosta a reçu du Président de la République Sandro Pertini la médaille d'or pour la contribution qu'elle a apportée à la Résistance, et que cette même médaille a également été décernée à la Commune de Perloz;

Souhaitant que le jugement moral porté sur les vingt années du fascisme non seulement ne soit pas remis en cause, mais qu'il soit transmis aux jeunes générations, afin que la mémoire nous mette à l'abri de nouvelles tentations autoritaires,

le Conseil régional

Engage

le Président du Conseil de la Vallée d'Aoste

- à faire part au Président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, du profond malaise que ressent notre région au lendemain de ses déclarations ambiguës quant aux actes de Mussolini et à l'assignation à résidence des antifascistes;

- à exprimer la pleine solidarité du Conseil régional à l'Associazione Nazionale Partigiani d'Italia et aux membres effectifs de cette dernière, qui sont les précieux témoins directs de cette période tragique;

l'Assesseur régional à la culture:

- à rappeler dans toutes les écoles l'importance du souvenir de la glorieuse résistance valdôtaine contre le fascisme.

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Mozione

Preso atto delle dichiarazioni del Presidente del Consiglio italiano che paiono mettere in discussione le tragiche responsabilità del fascismo, e in particolare di Mussolini;

Sottolineato come siano ancora ben presenti nella coscienza di tutti i valdostani i danni provocati dal fascismo e i lutti testimoniati da innumerevoli lapidi, monumenti, iscrizioni e cippi in tante località del nostro territorio;

Ricordato che la Regione Valle d'Aosta-Vallée d'Aoste è stata insignita, dall'allora Presidente della Repubblica Sandro Pertini, della Medaglia d'oro per l'apporto dato alla Resistenza, così come il Comune di Perloz;

Auspicando che il giudizio morale sul ventennio fascista sia non solo fermamente mantenuto ma anche trasmesso alle nuove generazioni perché la memoria sia baluardo contro nuove tentazioni autoritarie,

Il Consiglio regionale

Impegna

Il Presidente del Consiglio regionale

- a esprimere al Presidente del Consiglio italiano, Silvio Berlusconi, il profondo disagio della nostra Regione, per le ambigue dichiarazioni con cui si è espresso sull'operato di Mussolini e sul confino degli antifascisti;

- la totale solidarietà del Consiglio regionale all'Associazione Nazionale Partigiani d'Italia e ai suoi membri effettivi, che sono preziosi testimoni diretti di quel tragico periodo;

l'Assessore alla Cultura:

- a ulteriormente promuovere nelle scuole di ogni ordine e grado la memoria della gloriosa Resistenza valdostana al fascismo.

F.to: Sandri - Fiou - Nicco - Borre - Cesal - Fey - Isabellon - Maquignaz - Pastoret - Praduroux - Rini - Viérin Adriana - Viérin Laurent

Président - La parole au Conseiller Viérin Laurent.

Viérin L. (UV) - Merci, Monsieur le Président. Les récentes déclarations du Président du Conseil italien, concernant Mussolini et le fascisme, qui ont alimenté le débat politique national et international de ces dernières semaines, et qui ont engendré toute une série de polémiques, à l'occasion des célébrations d'une date historique très importante - c'est-à-dire le 8 septembre 1943 - qu'elles soient interprétées comme une volonté de révisionnisme historique, dont le but est de réhabiliter le régime fasciste et la dictature de Mussolini, ou bien qu'elles soient le fruit d'une légèreté ou d'une boutade - comme certains, pour se justifier, s'emploient à le faire croire - méritent sans doute une réplique, des précisions et une forte prise de conscience si l'on veut réaffirmer certaines valeurs qui sont le fondement de nos droits et de nos libertés. C'est d'ailleurs ce que même le Président de la République Ciampi a voulu réaffirmer lors de son intervention le 8 septembre dernier.

Je pense également interpréter la pensée de plusieurs d'entre nous lorsque j'affirme qu'il n'est pas dans nos intentions de passer les journées de Conseil, à discuter, commenter ou contrecarrer les déclarations, les slogans, et les gaffes aussi de Monsieur Berlusconi qui, depuis belle lurette déjà, mais surtout depuis cet été, font la "une" des journaux. Ce n'est pas notre intention et surtout que ces boutades ne méritent souvent pas de répliques... J'estime toutefois que, face aux affirmations en question, qui semblent remettre en discussion la responsabilité du fascisme et, notamment, celle de Mussolini, les Institutions ont le devoir de prendre position, de rétablir la vérité historique, de réaffirmer la validité de certains principes, afin de rejeter fermement cette sorte de révisionnisme historique et une certaine superficialité de jugement quant à l'une des périodes les plus sombres de l'histoire valdôtaine et italienne.

Il est à mon sens important d'être clair et résolu à ce sujet. Le fascisme est et reste une dictature qui a essayé d'anéantir, quant à la Vallée d'Aoste, notre peuple, sa culture, son identité ainsi que ses aspirations et aussi sa dignité. Un exemple d'oppression culturelle, linguistique et un exemple d'oppression envers tout un peuple: un peuple qui a payé très cher ces 20 ans de doctrine, de système politique totalitaire. Certains Valdôtains ont même payé de leur vie les conséquences de cette oppression. Emile Chanoux en est le témoignage, mais bien d'autres aussi ont payé de leur personne pour combattre cette oppression en luttant pour la liberté et pour l'Autonomie.

Voilà les valeurs de la Résistance que l'on ne peut pas oublier et, surtout, que l'on ne peut pas oublier? La lutte d'un peuple pour retrouver sa dignité, pour reconquérir un minimum de droit et retrouver la démocratie et l'Autonomie. "La liberté, la démocratie, l'Autonomie", ce sont des mots qui semblent aujourd'hui acquis, mais qui ont eu un prix. Des mots qui, paradoxalement, sont aujourd'hui - semble-t-il - l'exclusivité de ceux-là mêmes qui remettent en question la responsabilité d'un régime qui a renié ces principes et qui - malgré ce que l'on a entendu hier dans cette salle - en ce qui nous concerne, même tout récemment, ont ?uvré pour limiter nos compétences, nos pouvoir et notre spécificité. Ce sont eux, à l'heure actuelle, les soit-disant "paladins de la liberté", que l'on confond malheureusement souvent avec "libéralisme", et d'un prétendu "fédéralisme". Nous en prenons acte!

Tel est donc, mon souhait, en tant que jeune aussi: que des pages de l'histoire, comme le fascisme, ne représentent, pour les jeunes générations, qu'un exemple de ce que la Vallée d'Aoste, comme tout autre peuple, d'ailleurs, ne doit plus subir. Un souhait et une volonté ferme: de réaffirmer, en les rappelant aussi dans toutes les écoles, les valeurs et l'importance de la Résistance comme fondement de nos droits retrouvés, comme époque capitale de l'histoire valdôtaine pour la reconquête de nos libertés, une lutte de Peuple pour vaincre la dictature, pour assurer nos aspirations de liberté, revendiquer notre droit à l'autodétermination et au respect de notre identité de minorité ainsi que le respect de l'identité de toutes les minorités. Voilà le symbole en quelque sorte des revendications d'un peuple. Un souhait et une volonté ferme, et cela afin de ne pas oublier. Merci.

Président - La discussion générale est ouverte. La parole à la Conseillère Squarzino Secondina.

Squarzino (Arc-VA) - La quale non intende fare alcuna relazione né contro né "ad adiuvandum" la relazione fatta dal presentatore, ma solo chiedere, anche qui, di cercare di essere concreti il più possibile. Abbiamo apprezzato che fra "les engagements il y aussi celui d'engager l'Assesseur régional à la culture à rappeler dans toutes les écoles l'importance du souvenir de la glorieuse résistance valdôtaine contre le fascisme". Ora, in genere, chi si occupa in modo particolare di questo tema è l'Istituto storico della Resistenza e abbiamo visto molte volte che questo istituto non ha sufficienti risorse per portare avanti anche questo lavoro di carattere didattico.

Chiediamo allora che questa mozione venga completata con un'aggiunta alla parte impegnativa, in cui chiediamo che vengano potenziate le risorse destinate in bilancio all'Istituto storico della Resistenza, in modo da rendere concreta questa mozione molto importante, che indica anche un indirizzo che il Consiglio vuole perseguire nelle proprie azioni particolari.

Président - La parole au Conseiller Salzone.

Salzone (SA) - Pur condividendo tutte le affermazioni che sono presenti nella mozione di condanna al fascismo - e ci paiono assolutamente ovvie, il fascismo peraltro è stato condannato dalla storia - diamo alla mozione un'interpretazione un pochino strumentale. A noi pare che su una "berlusconata" si sia fatta un poco di strumentalizzazione, per cui il gruppo si astiene.

Président - La parole au Conseiller Pastoret.

Pastoret (UV) - Je n'ai pas eu l'occasion de voir la modification que la collègue Squarzino voudrait proposer; je considère, néanmoins, qu'étant celle-ci la motion, avancer des amendements ou des modifications en engageant le Gouvernement sur des thèmes de caractère économique, rajouterait quelque chose de différent à la motion même. A mon sens, des déclarations d'intention pourront être faites ou maintenant, ou dans d'autres occasions, de la part des représentants du Gouvernement, mais sans leur mettre une hâte sur un argument qui doit être approfondi. Tout de même, je demanderais de pouvoir avoir copie de cet amendement et d'avoir une brève suspension pour nous permettre de mieux l'évaluer.

Président - Le Conseil est suspendu pendant cinq minutes.

La séance est suspendue de 11 heures 23 à 11 heures 30.

Président - La parole au Conseiller Sandri.

Sandri (GV-DS-PSE) - Sull'emendamento credo che interverranno altri. Volevo riprendere un momento il significato di questa mozione, perché non vorrei che fosse né sminuito né deviato verso altri obiettivi, se non quelli che si era proposto.

Al di là del contesto di queste dichiarazioni che il Presidente del Consiglio italiano aveva fatto nei primi giorni di settembre al giornale inglese "The Spectator", dobbiamo prendere atto di un preoccupante movimento, incarnato dalla massima autorità del Governo italiano, che va avanti da molto tempo: l'assenza alle celebrazioni, per esempio a quella del "XXV Aprile" per una supposta malattia alla mano, un tentativo costante di mischiare le carte fra la Resistenza e altri importanti fatti luttuosi che hanno colpito l'Italia in quel periodo, ma che nulla hanno a che fare con il significato strutturale che ha la Resistenza, perché è da quella storia che è nata la nostra Costituzione, che è nata la libertà e la democrazia in Italia, e che è nato lo statuto di autonomia e la ritrovata dignità della nostra regione.

È un fenomeno preoccupante, non è una "boutade"; non siamo qui ad andare dietro alle colorate esternazioni di Silvio Berlusconi: siamo qui, profondamente preoccupati per un'azione che è offensiva e, nel tempo, sempre più offensiva per chi crede nei valori della Costituzione, per chi crede nella libertà e nella democrazia e lo è ancora, a maggior ragione, per una regione come la nostra, che è medaglia d'oro della Resistenza, una regione che ha visto uccisa dal fascismo, prima, la propria lingua, la propria cultura, la propria dignità e, poi, anche i propri figli!

Ora, una riflessione è importante: non è ovvio, non è banale, non è superfluo parlare e approfondire questi temi. Il prof. Nicola Tranfaglia, Ordinario di storia contemporanea all'Università di Torino, qualche giorno fa commentava: "Un giudizio come quello di Berlusconi sulla dittatura fascista si inquadra non nel revisionismo storico, che mai sarebbe potuto scendere a questo livello, ma nel puro e semplice negazionismo?", e aggiungeva: "? ma anche nella ignoranza crassa e colpevole del Presidente del Consiglio". È questo mix che è pericoloso, un mix di tentativo di cancellare la storia e di non volerla neppure conoscere! È un mix preoccupante, perché chi vuole cancellare il ricordo di quel periodo, chi vuole cancellare quella storia che fa parte di tutti noi, intende subito dopo cancellare la Costituzione, cancellare il patto su cui si fonda questo Paese e tutto ciò che da esso deriva, così come il nostro statuto di autonomia. Non è superfluo insistere sull'importanza di quella fase storica: fu quello il periodo in cui si sono poste le fondamenta della società in cui oggi viviamo, ha scritto qualcuno in Valle d'Aosta: "Le radici e le fondamenta di questa società, che sono la libertà, la democrazia, la tutela delle minoranze e la nostra autonomia".

Un valdostano nato in Valle d'Aosta, anche se poi emigrato da giovane, Furio Colombo, oggi commentava sul suo giornale che "La Costituzione che essi detestano?", riferendosi al movimento e alla coalizione del Presidente del Consiglio, "? è fondata su tutte le ragioni per cui tanti hanno dato la vita. Questo non possiamo dimenticarlo, non possiamo dimenticarlo per noi, non possiamo dimenticarlo per le nostre istituzioni, non possiamo dimenticarlo per i nostri figli". Vorrei soltanto ricordare, qui, uno degli episodi più terribili che ha colpito la Valle d'Aosta in quel periodo e sono stati i fatti di Leverogne. Se sentiamo queste parole, credo che ci rendiamo conto immediatamente di cosa ha significato quel tempo:

"La mattina giungono in loco ad Arvier Leverogne, da Villeneuve, reparti fascisti al comando del tenente tedesco Planer, immediata scatta la rappresaglia, assurda, feroce, disumana. I militi sono sguinzagliati con l'ordine di rastrellare tutti gli uomini del villaggio. Alcuni presumendo il peggio si sono allontanati. Il tenente tedesco e il sergente italiano controllano tutti i documenti e i rastrellati portati all'albergo Col di Mon, e controllano i documenti. Il segretario comunale, due agenti della questura e altri sono rilasciati. Beniamino Godio, Luigi Chiudinelli, Giuliano Pellissier, Giuseppe Ravet, Antonio Glarey, Ernesto Cuc, Gaetano Gallo, Emilio Clusaz, Maurizio Glarey, Casimiro Bertin, Amerigo Pertile, Enrico Perretti, Arturo Junin, sono fatti allineare contro una baracca di legno, alcuni dopo essere stati ferocemente percossi. Giuseppe Godio, vedendo il padre, Beniamino, fra i fucilandi, ne prende il posto. Intanto, mentre i militi fanno a gara per far parte del plotone di esecuzione, Junin, con un balzo, si getta lungo una scarpata verso la Dora e nonostante il fuoco dei militi riesce ad allontanarsi e a salvarsi: per tutti gli altri è la morte. Nei pressi del Col di Mont è ucciso da una raffica di mitragliatrice anche Giuseppe Serafino Duc. Nel frattempo, parte di Leverogne e le frazioni Chez le Garin e Rochefort sono messe a fuoco, 54 case dopo essere state svaligiate, vengono incendiate e distrutte in un susseguirsi di episodi di crudeltà".

Questa è la storia che conosciamo, questa è la storia che noi, con questa mozione, vogliamo sia raccontata ai nostri figli, non solo per mantenere il ricordo, ma proprio per il significato di radici del nostro Statuto e della nostra Costituzione, significa tramandare, attraverso questi ricordi, anche i valori di democrazia, di libertà e di autonomia, che sono per noi il viatico per sapere che, anche in futuro, questi valori saranno alla base della nostra convivenza.

Chiederei, in particolare, che siano valorizzate nelle scuole - nel momento in cui l'Assessore predisporrà gli opportuni provvedimenti - la giornata della memoria il 27 gennaio e, ovviamente, il 25 aprile, così come è stato fatto in tutti questi anni ma, da adesso in poi, con un motivo in più: difendere la nostra libertà e la nostra democrazia.

Président - La parole à l'Assesseur à l'éducation et à la culture, Charles Teresa.

Charles (UV) - Juste un mot quant à l'amendement qui a été proposé par les collègues du groupe "Arc-en-ciel".

Il nous paraît que ce n'est pas le cas, comme a déjà été très bien précisé par M. Pastoret, d'insérer dans une motion de principe une requête au profil budgétaire. Cependant, je me sens profondément engagée par la motion à mettre en acte des initiatives adéquates pour mettre en valeur notre patrimoine de valeurs de la Résistance. Je rappelle les dates qui ont déjà été indiquées par le collègue Sandri, mais aussi pour ajouter une autre date, le 18 mai: la prochaine année, il y aura les 60 ans de la mort d'Emile Chanoux; là aussi je m'engage à travailler dans les écoles, en considérant cette date très particulière et cet anniversaire tout à fait particulier.

Président - La parole à la Conseillère Squarzino Secondina.

Squarzino (Arc-VA) - Ho ascoltato con attenzione sia l'intervento del collega Sandri sia la precisazione dell'Assessore e credo che, proprio sentendo entrambi, si sono rafforzate le motivazioni per cui abbiamo presentato questo emendamento e mi spiego.

Condivido la valutazione che in questo momento in Italia, e noi non siamo fuori dall'Italia, c'è una strisciante "remontée" quasi di una cultura anti-democratica o, direi meglio, a-democratica, cioè una cultura che prescinde dai valori, dalle regole e dai comportamenti della democrazia, per cui credo sia veramente importante ricostruire questi valori. Nessuno di noi nasce "imparato" o con i valori in tasca. Molte volte questa cultura a-democratica nasce da una crassa ignoranza storica, quindi credo sia importante lavorare affinché vi sia una conoscenza della storia, di tutta la storia, conoscenza di quello che è avvenuto e delle radici della nostra Costituzione e del nostro Statuto. Uno dei centri, dei soggetti che hanno il compito in Valle d'Aosta di svolgere questo ruolo di informazione e diffusione dei fatti storici e di comportamenti anche eroici che esprimono dei forti valori, uno dei soggetti deputati a questa funzione è l'Istituto storico della Resistenza.

Il libro su cui il Consigliere Sandri ha letto alcuni passi del suo intervento, è un libro che c'è perché esiste l'Istituto Storico che cura e pubblica ricerche e documentazioni del passato. Non sono sufficienti iniziative importanti, ma sporadiche, come il giorno della memoria o altro: con le iniziative sporadiche ci si attiva per quel giorno ma non si prosegue un'azione continua di formazione. L'educazione ai valori non avviene soltanto "una tantum", attorno a qualche giorno della memoria o a qualche giorno importante dell'anno; anche queste celebrazioni hanno una importanza, se si inseriscono in un tessuto culturale più diffuso e il tessuto culturale più diffuso lo si costruisce con la ricerca continua! Questo è il motivo per cui diciamo che è importante che, in Valle d'Aosta, l'organismo a cui è stato affidato questo compito, sia aiutato a lavorare bene e meglio.

Manteniamo quindi questo nostro emendamento proprio per i motivi che abbiamo detto, e anche perché ci sembra che lo stesso traduca in concreto le valutazioni e gli impegni che non solo la mozione, ma chi oggi ha parlato sia a nome della Giunta o a nome della maggioranza, ha indicato.

Président - La parole au Vice-président Nicco.

Nicco (GV-DS-PSE) - Intanto non possiamo non constatare come questo argomento interessi poco una parte di questo Consiglio.

Diceva prima il collega Salzone che forse è meglio non rispondere alle "berlusconate": sicuramente è vero che è un'impresa ardua seguire le "berlusconate", tante e tali sono state in questi anni. C'è già perfino una pubblicazione che si intitola, appunto, "Berlusconate". Dopo che "l'Unto del Signore" è sceso in campo, abbiamo sentito e non solo sentito, ma visto, di tutto: da conclamate manifestazioni di modestia - la persona in questione diceva che "non c'è nessuno sulla scena mondiale che può pretendere di confrontarsi con me" - alla coerenza politica più volte manifestata - "io non mi siederò mai più ad un tavolo dove ci sia il sig. Bossi, persona totalmente inaffidabile, un vero e proprio incidente di percorso sulla strada della democrazia" -. Potremmo fare un lungo elenco di esempi, alcuni, apparentemente, umoristici, altri, invece, sicuramente più gravi.

Se si trattasse di uno show cabarettistico in coppia con il menestrello Apicella, non avremmo nulla da obiettare, al massimo potremmo fare delle valutazioni di dubbio gusto; qui, però, c'è un piccolo particolare ed è che il sig. Berlusconi, fra le altre cose, oltre che l'agricoltore - come ricordava in un'intervista - oltre che imprenditore senza pari, oltre che intellettuale, ricorderete che in vacanza leggeva Cicerone e i Vangeli in greco e in latino, oltre che esperto di calcio, è anche Presidente del Consiglio - oltre che Presidente del semestre europeo - e allora, almeno in questa veste, bene sarebbe che il suo alter ego comico non si manifestasse più di tanto! Soprattutto ritengo che bene farebbe, in questa veste, a ragionare diversamente su argomenti sulla cui serietà credo non si possa proprio scherzare, su cui non siano, in alcun caso, ammesse delle "berlusconate". Affermare che "Mussolini non ha mai ammazzato nessuno" o che "Mussolini mandava la gente a fare vacanza al confino", sono cose false storicamente e vergognose se ci si vuole mettere dentro dell'ironia!

Ora, a giustificazione di queste battute infelici, abbiamo poi anche letto sulla stampa nazionale e sentito proporre una - la definirei sgradevole - classifica delle atrocità compiute dai vari totalitarismi, una specie di macabra contabilità sui milioni di morti. Da parte nostra, ribadiamo la più ferma, totale e univoca condanna di ogni tipo di totalitarismo, sia esso politico che religioso.

A Berlusconi - e a chi la pensa come lui - vorremmo ricordare che in quegli anni, 1939-1945, ci fu uno scontro epocale fra civiltà e barbarie, fra ragione e follia, un vero e proprio spartiacque nella storia dell'umanità e che, se a vincere fossero stati i nazisti ed i fascisti - qualcuno, a volte, vuole distinguere questi due elementi, ma i Valdostani sanno che i rastrellamenti li facevano congiuntamente e che esisteva un nazi-fascismo - ebbene, se a vincere fossero stati loro, oggi l'Europa non starebbe discutendo di una nuova costituzione, ma sarebbe ancora una terra disseminata di campi di concentramento e di tradotte che portano cittadini e cittadine in quei luoghi di morte! Per rimanere a noi, la Valle d'Aosta non sarebbe mai diventata autonoma e noi, oggi, non saremmo seduti in quest'aula a discutere!

Credo inoltre che potremmo anche rafforzare la mozione che è stata presentata, aggiungendo un dossier su una serie di elementi, vicende, fatti specifici che hanno riguardato l'azione di nazisti e fascisti nella nostra regione; uno è stato ricordato prima, ma ve ne sono purtroppo molti altri: le rappresaglie contro persone inermi o prigionieri; i rastrellamenti, descritti da alcuni curati, a partire da quello di Perloz, don Filippo Pramatton, ad altri; le torture testimoniate anche nella nostra regione; e poi ancora tutta un'altra serie di elementi, non dimenticando ciò che è stato ricordato prima dal collega Laurent Viérin, ovvero che qui c'è stata una specifica violenza in quegli anni: la nostra regione ha subito una specifica e ulteriore violenza che è quella relativa alla lingua. Tutte cose queste che, nel "revisionismo storico" oggi di gran moda, vengono facilmente dimenticate. Noi, invece, vorremmo che fossero impresse per sempre nella memoria della nostra regione.

Président - S'il n'y a pas d'autres conseillers qui souhaitent intervenir, je ferme la discussion générale. Un amendement a été présenté par le groupe "Arcobaleno"; j'en donne lecture:

Emendamento

Aggiungere a conclusione della parte impegnativa la seguente espressione:

"a potenziare le risorse destinate in bilancio per l'Istituto storico della resistenza"

"à augmenter les ressources destinées dans le budget pour l'Institut historique de la Résistance".

Je soumets au vote l'amendement:

Conseillers présents: 26

Votants: 3

Pour: 3

Abstentions: 23 (Borre, Cerise, Cesal, Charles Teresa, Ferraris, Fey, Fiou, Fosson, Isabellon, La Torre, Maquignaz, Marguerettaz, Nicco, Pastoret, Perrin, Perron, Praduroux, Rini, Salzone, Sandri, Vicquéry, Viérin Adriana, Viérin Laurent)

Le Conseil n'approuve pas.

Président - La parole à la Conseillère Squarzino Secondina.

Squarzino (Arc-VA) - Solo per dire che il nostro gruppo voterà la mozione, il nostro emendamento non aveva un fine strumentale: era solo il tentativo di arricchire ulteriormente il testo, ma noi condividiamo il senso della mozione, quindi voteremo a favore della mozione.

Président - Je soumets au vote la motion:

Conseillers présents: 26

Votants: 24

Pour: 24

Abstentions: 2 (La Torre, Salzone)

Le Conseil approuve.