Compte rendu complet du débat du Conseil régional

Objet du Conseil n. 524 du 7 avril 1999 - Resoconto

SÉANCE DU 7 AVRIL 1999 (MATIN)

OGGETTO N. 524/XI Informazioni in merito all'incidente verificatosi all'interno del Tunnel del Monte Bianco e ai sistemi di sicurezza nelle gallerie autostradali. (Interpellanza e interrogazione)

Interrogazione Appreso del gravissimo incidente verificatosi all'interno del tunnel del Monte Bianco in data 24 marzo 1999;

Ritenuto opportuno acquisire informazioni sulle modalità del sinistro, sul funzionamento dei sistemi di sicurezza e sugli interventi di soccorso;

il sottoscritto Consigliere regionale

Interroga

la Giunta regionale per sapere:

1) Quali sono state le cause dell'incidente;

2) Se i sistemi di sicurezza sono risultati adeguati alla gravità del caso;

3) Quali sono stati gli interventi di soccorso effettuati dagli operatori valdostani preposti e con quali risultati.

F.to: Curtaz

Interpellanza Premesso:

- che mercoledì 24 marzo scorso si è sviluppato un disastroso incendio nel tunnel del Monte Bianco, che ha provocato la morte di numerose persone e il ferimento di molte altre;

- che la causa del decesso sembra essere stata la densa coltre di fumo, propagatasi velocemente all'interno del tunnel;

- che la Regione Valle d'Aosta è azionista della società (Traforo del Monte Bianco s.p.a.) che gestisce e che controlla il transito veicolare attraverso tale galleria;

i sottoscritti Consiglieri regionali

Interpellano

la Giunta regionale per conoscere:

1) quale giudizio esprime sull'accaduto;

2) quali sono i sistemi di sicurezza, e in particolare antincendio, di aerazione e di fuga, adeguati ad emergenze di elevato livello, come quella avvenuta il 24 marzo scorso, e se hanno funzionato secondo le aspettative;

3) quali siano, analogamente, i sistemi di sicurezza presenti nel traforo del Gran San Bernardo e nelle gallerie del tronco autostradale Aosta-Morgex.

F.to: Tibaldi - Frassy

Président Comme il a été convenu tout à l'heure dans une courte rencontre entre les Chefs de groupe, nous procédons à une inversion de l'ordre du jour afin d'examiner immédiatement la question et l'interpellation concernant l'objet de la longue discussion sur les communications du Président du Gouvernement. La parole au Conseiller Frassy.

Frassy (FI) Molto brevemente anche perché penso che l'interpellanza sia abbastanza chiara nella sua formulazione. Evidentemente certe riflessioni nascono dai problemi, nel senso che quando si prospettano certe situazioni poi ci si pongono anche certi interrogativi. Allora noi abbiamo preferito porre questi interrogativi sin da subito per evitare di doverci ritrovare a commemorare altri fatti come quelli del Monte Bianco.

Sappiamo che la tratta autostradale Aosta-Morgex è quasi interamente in galleria, è una tipologia di galleria sicuramente diversa rispetto a quella del Monte Bianco, altrettanto dicasi per il Gran San Bernardo. È vero che sono semplicemente 5,5 chilometri ed è una tipologia analoga a quella del Monte Bianco e ci siamo domandati di conseguenza quali possano essere le misure di sicurezza all'interno di queste tratte stradali e autostradali e sapere se sono state fatte, soprattutto dopo quanto è accaduto nel Tunnel del Monte Bianco, delle verifiche sulla funzionalità dei sistemi di sicurezza e capire qual è la situazione attuale.

Questo è il senso dell'interpellanza e ci riserviamo valutazioni a seguito delle risposte.

Président La parole au Président du Gouvernement, Viérin Dino.

Viérin D. (UV) Je vais d'abord répondre aux questions qui ont été posées par M. Curtaz et en répondant à ses questions, je donne également réponse à une partie des questions qui ont été posées par MM. Tibaldi et Frassy.

Quelles ont été les causes de cet accident? A 11 heures 55, selon les déclarations de la direction de la société gérant le tunnel côté valdôtain, un semi-remorque qui transportait de la farine et de la graisse végétale (de la margarine) provenant de la France et se rendant en Italie, s'est arrêté à 5 kilomètres de la sortie du tunnel, à la hauteur du garage n° 21 parce que le chauffeur - selon le témoignage de ce dernier - s'était aperçu, à la suite des signaux que lui adressaient d'autres véhicules venant en sens inverse, que de la fumée sortait de l'arrière de sa motrice.

Selon une première reconstruction des faits, il semble que l'arrêt du véhicule interrompant le flux d'air qui faisait office de refroidissement, le camion a rapidement pris feu dégageant, en raison de la nature de sa cargaison, une grande quantité de fumée chaude. Celle-ci s'est abattue sur la file des véhicules arrêtés derrière le camion (13 poids lourds, 9 voitures et 1 fourgon), les a surchauffés et en a provoqué l'incendie.

Au moment de l'accident, la ventilation du tunnel se faisait dans la direction Italie-France, la ventilation naturelle est déterminée par les conditions atmosphériques et la ventilation mécanique est faite des stations de ventilation situées aux deux extrémités du tunnel. Cette circonstance a entraîné la mort par asphyxie et exposition à une température excessive de toutes les personnes qui se trouvaient dans la partie du tunnel derrière le camion qui a causé l'incendie.

Dans un deuxième temps, 8 véhicules en provenance de l'Italie sont entrés dans le tunnel et se sont arrêtés les uns derrière les autres à environ 300 mètres du foyer de l'incendie.

C'est pourquoi aucune victime n'est à déplorer parmi les occupants, alors que le sens de la ventilation mécanique était inversée afin de rendre possible une intervention du côté français et probablement parce que la haute température avait causé une aspiration de type cheminée en direction de l'accès italien du tunnel qui se trouve à une altitude plus élevée, environ 100 mètres de dénivelé.

Les proportions prises par cet accident, le plus important qui soit jamais survenu dans un tunnel du point de vue du nombre des véhicules concernés, du nombre des victimes et de la durée de l'incendie, sont probablement dus à la combinaison des facteurs suivants: le délai de combustion extrêmement court de la margarine, substance, qui par ailleurs, ne fait pas partie des matières dangereuses dont l'accès au tunnel est interdit, la grande quantité de fumée dégagée par ladite matière en présence de farine notamment, les conditions atmosphériques atypiques qui ont déterminé une ventilation du tunnel dans le sens Italie-France et non pas en direction France-Italie, comme c'est généralement le cas, ce qui signifie que l'air ne circulait pas assez vite pour évacuer rapidement les résidus de la combustion.

Pour ce qui est de la deuxième question et également la question posée par MM. Tibaldi et Frassy concernant le système de sécurité, le Tunnel du Mont-Blanc est pourvu d'un système de télévisions en boucle comprenant 41 caméras, une tous les 300 mètres, reliées à 5 écrans vidéos, et 2 caméras de service qui enregistrent les images en cas d'urgence. L'enregistrement est déclenché directement par le régulateur dans le poste de commandement ou automatiquement en cas d'utilisation d'un extincteur, d'un téléphone ou d'un bouton d'alarme.

Un système de radiocommunication qui permet de communiquer avec la police, la gendarmerie, les sapeurs-pompiers et le service d'entretien de deux versants, permet en outre de capter des radios par lesquelles des messages peuvent être adressés aux usagers. Des systèmes de détection d'incendies et d'oxyde de carbone ainsi que d'opacimètres qui signalent toute anomalie aux postes de commandement. Un système antincendie constitué de robinets d'incendie armés situés tous les 150 mètres et en mesure de fournir un débit global de 60 mètres cubes heures d'eau pendant 12 heures à une pression de 6 à 8 bar.

Un système de ventilation qui, compte tenu du fait que le tunnel ne dispose pas de puits de ventilation, comprend des galeries situées sous la chaussée acheminant et diffusant l'air frais à travers des bouches de distribution d'air frais disposées tous les 10 mètres au fil du trottoir. Des refuges où peuvent s'abriter les personnes qu'un accident bloque dans le tunnel; ces refuges sont munis de parois et de portes coupe-feu de degré REI 120 et pressurisées grâce à une entrée d'air provenant de l'extérieur, acheminée par un conduit de ventilation situé au-dessus de la chaussée; 18 refuges jalonnent l'ouvrage tous les 600 mètres. Un système d'éclairage enfin alimenté par un câble d'aubes ENEL EDF et six groupes électrogènes.

Les systèmes de sécurité susmentionnés correspondent à un niveau optimal de sécurité pour un tunnel comme celui du Mont-Blanc, une seule chaussée et deux sens de marche, mais ont été conçus pour faire face à des incendies statistiquement normaux. Ils se sont malheureusement révélés insuffisants lors de l'incendie qui s'est déclenché le 24 mars dernier en raison de l'ampleur exceptionnelle de ce dernier.

Les systèmes de sécurité ont fonctionné comme l'avait prévu le projet: ils ont notamment facilité les secours en permettant aux premiers pompiers qui sont intervenus du côté italien et du côté français de se mettre en sécurité et de faciliter les opérations d'extension du feu et de refroidissement.

Troisième question, pour ce qui est de l'intervention des personnels valdôtains, les agents de la société gérant le tunnel du côté italien ont mis en sûreté 10 personnes et sont parvenus à faire sortir 20 voitures du tunnel en ordonnant à leurs conducteurs de faire demi-tour. Les sapeurs pompiers qui, malgré tous leurs efforts ne sont parvenus à sauver aucune des personnes bloquées par l'incendie, ont toutefois réussi dans un premier temps à inspecter le tunnel dans la mesure du possible à la recherche d'éventuels survivants et à sauver par le conduit de ventilation leurs cinq collègues qui étaient restés bloqués dans le refuge n° 24 alors qu'ils tentaient de retrouver le motocycliste de la société du tunnel et la personne qui l'accompagnait. Ensuite ils ont progressé dans le tunnel dès que possible, en éteignant petit à petit le foyer d'incendie, en refroidissant la voûte et en déblayant les gravats afin de permettre une inspection complète de la galerie, phase réalisée par la suite en collaboration avec les sapeurs-pompiers français.

Il y a lieu de préciser à ce sujet que les sapeurs-pompiers de Courmayeur avec leurs véhicules de secours sont arrivés les premiers au garage du refuge n° 23, à environ 4, 5 kilomètres de l'entrée du tunnel et à 600 mètres du camion à l'origine de l'incendie, mais ils ont été contraints de rebrousser chemin, la fumée annulant toute visibilité jusqu'au refuge n° 24 à 4,150 kilomètres de l'entrée du tunnel où ils ont abandonné leurs véhicules.

Informés par radio de la possibilité que le motocycliste et une autre personne soient parvenus au refuge n° 22, les sapeurs-pompiers avec le renfort qui était arrivé d'Aoste parvenaient en progressant à tâtons le long de la paroi du tunnel avec l'aide de respirateurs d'une grande autonomie jusqu'au refuge n° 22 qu'ils trouvaient vide. Ils ne pouvaient s'aventurer au-delà en raison de la température insupportable.

Ayant regagné non sans difficulté le refuge n° 24, ils constataient qu'il ne leur était pas possible de quitter le tunnel à bord de leurs véhicules et étaient contraints de se retrancher dans ledit refuge. Leurs collègues allaient les en libérer en passant par les conduites d'aération pour leur ouvrir le portillon d'accès au conduit n° 5.

Le bureau de la Protection civile enfin a organisé un centre d'accueil pour les familles des victimes en collaboration avec le Service 118 et la Croix Rouge.

Pour ce qui est des autres questions qui ont été posées par MM. Tibaldi et Frassy, à savoir le système de sécurité du Tunnel du Grand-Saint-Bernard et des tunnels de la RAV, les responsables de ceux-ci nous ont transmis les informations nécessaires que je mets à la disposition des conseillers pour qu'ils puissent les examiner.

Il faut préciser toutefois que les systèmes de sécurité du Tunnel du Grand-Saint-Bernard et de la RAV présentent par rapport à ceux du Tunnel du Mont-Blanc de nombreuses différences, compte tenu notamment de la longueur différente de ces ouvrages; le Tunnel du Grand-Saint-Bernard étant de 5.584 mètres et les tunnels de la RAV se situant à une moyenne de 2.500-3.000 mètres, il n'est donc pas possible d'établir une comparaison directe des systèmes de sécurité des deux ouvrages en raison également des importantes différences structurelles de ces ouvrages. Le Tunnel du Grand-Saint-Bernard par exemple dispose de 2 puits de ventilation naturelle outre les stations de ventilation automatique.

Les tunnels de la RAV, étant à un seul sens de marche, enfin sont pourvus d'issues de secours débouchant sur le tunnel parallèle et d'un système de ventilation constamment dans le sens de la marche de chaque tunnel.

En conclusion, pour ce qui est de la première question qui a été posée par MM. Tibaldi et Frassy, j'ai déjà eu la possibilité d'y répondre lors des communications parce que j'ai exprimé le jugement et les appréciations du Gouvernement quant à ce tragique événement.

Président La parole au Conseiller Curtaz.

Curtaz (PVA-cU) Certo la risposta del Presidente della Giunta è stata articolata e per certi versi esauriente e quindi sotto il profilo formale dichiaro la mia soddisfazione. A rileggere questa mia interrogazione si evidenzia l'inadeguatezza della medesima per le domande anche un po' generiche che erano state svolte, ma questo perché la mia interrogazione e l'interpellanza dei colleghi di Forza Italia è stata depositata nell'immediatezza dei fatti quando addirittura si pensava a 4-5 morti, cioè a un incidente già grave, ma non di queste dimensioni.

Rispetto ai sistemi di sicurezza volevo fare tre osservazioni. Si è molto parlato e il Presidente non ha accennato, anche perché forse è materia ed oggetto di indagine, quindi potrebbe non essere questa la sede adeguata per parlarne, di un mancato funzionamento dei sistemi automatici di allarme tant'è che l'allarme incendio e fumo sarebbe stato dato da un passeggero. Mi sembra una circostanza questa, se confermata, piuttosto grave.

La seconda osservazione che emerge da quanto riferito dal Presidente della Giunta è che i sistemi si potevano definire adeguati per incendi normali e io aggiungerei per un passaggio normale. La realtà del tunnel - e lo dimostrano i dati dei passaggi degli ultimi anni - è che all'interno del traforo venivano mandati un numero di automezzi leggeri e soprattutto pesanti assolutamente superiori alle capacità in termini di sicurezza del traforo e questa mi sembra veramente di tutta la vicenda la questione che meriti la maggiore riflessione in ordine alle responsabilità.

Proprio sul punto delle responsabilità permettetemi una piccola divagazione forse persino superflua data l'enormità della baggianata che è stata scritta su un giornale nazionale e poi ripresa addirittura da Giorgio Bocca sempre sullo stesso giornale tanto che c'era da pensare ad un pesce d'aprile visto che cadeva in quei giorni. Giorgio Bocca, credo riprendendo una frase di un'intervista di Colombo, Vicepresidente della società che gestisce il traforo, ha lamentato come un eventuale piccolo tunnel di servizio per mettere in salvo le persone nel passato non fosse stato possibile per l'opposizione - che lui ha addirittura definito feroce - degli ambientalisti.

Devo riconoscere che questa panzana non è stata ripresa da nessun organo di informazione locale e ne prendo atto con soddisfazione. Si tratta di una panzana per due ordini di motivi: intanto perché nessuno si sognerebbe mai e men che meno il movimento a cui appartengo di opporsi a dei sistemi di sicurezza validi, ma la panzana è ancora maggiore se si pensa che almeno a nostra conoscenza - poi può darsi che ne abbiamo parlato all'interno del Consiglio di amministrazione della società del Monte Bianco - non è mai stato predisposto un progetto per questa galleria di sicurezza.

La verità purtroppo era ben un'altra ed era l'ipotesi di un raddoppio del tunnel che è cosa totalmente diversa da una galleria di sicurezza che possa salvare le persone in pericolo. Questo lo voglio dire per smentire pubblicamente queste affermazioni dal sapore un po' diffamatorio - ma neanche troppo perché quando la balla è troppo grande non regge neanche ad una prima osservazione - e quindi perché non ci siano degli equivoci su questo punto.

Anzi, ribadisco che il nostro gruppo, ma anche il movimento a cui appartengo seguirà con molta attenzione tutto quello che si farà al Traforo del Monte Bianco e anche negli altri tunnel della nostra Regione per garantire i sistemi di sicurezza e se fra i sistemi di sicurezza adeguati ci sarà quello di fare un piccolo tunnel di servizio, dico fin d'ora che da parte del nostro gruppo ci sarà l'adesione ad un progetto del genere.

È certo che questo tunnel di sicurezza non deve essere il cavallo di Troia per un raddoppio del tunnel perché quest'ipotesi costituirebbe una scelta sciagurata per la nostra Regione.

Président La parole au Conseiller Tibaldi.

Tibaldi (FI) A differenza del collega Curtaz, ritengo che la nostra iniziativa non sia fuori luogo, ma presenti il requisito della tempestività e sulla base delle notizie e degli eventi che abbiamo visto quando scadevano i termini per la presentazione dell'interpellanza, abbiamo formulato i quesiti che ritenevamo non tanto opportuni quanto necessari per avere una cognizione dei fatti che si stavano verificando. Fatti che oggi il Presidente della Giunta ci ha illustrato dandoci una lettura articolata nella sua risposta di quelle che sono le metodologie di sicurezza presenti all'interno del Traforo del Monte Bianco e ci ha fatto un elenco dettagliato di quelli che sono i sistemi televisivi, di aerazione, di registrazione, di estinzione degli incendi, di rilevazione, le aperture, le vie di fuga eccetera.

Vorremo fare alcune considerazioni su queste affermazioni fatte dal Presidente della Giunta. Prima considerazione: a differenza dei suoi colleghi e delle autorità d'oltralpe e prima non solo il sottoscritto, ma anche altri che mi hanno preceduto hanno citato il Sindaco Charlet, la considerazione dei sistemi di sicurezza è decisamente più morbida e mi spiego.

Il Sindaco di Chamonix - e leggo un'agenzia ANSA del 2 aprile scorso - Michel Charlet arriva ad accusare la società di gestione del Traforo del Monte Bianco di aver rifiutato l'anno scorso la partecipazione al finanziamento di un attrezzato centro di soccorso da realizzare accanto all'ingresso del tunnel, in particolare si prevedeva la costruzione di una caserma di pompieri, un centro di dislocamento per i vigili del fuoco francesi e italiani dotato di una galleria autonoma, un centro di formazione e di addestramento per l'uso di maschere di respirazione e una scuola di lingua franco-italiana.

Immagino che queste affermazioni fatte dal Sindaco Charlet fossero state anche oggetto di dibattito nel corso della conferenza transfrontaliera di cui il Presidente si è reso partecipe nel febbraio scorso, questo non lo so, lo ipotizzo perché se due comunità transalpine si incontrano per verificare quali sono gli studi di fattibilità e le ipotesi percorribili per garantire l'affidabilità di un transito sotto un tunnel come il Traforo del Monte Bianco di quasi 12 chilometri, è anche necessario ipotizzare una miglioria di strutture.

La stessa cosa per la Procura di Bonneville; lo stesso Presidente prima ha fatto cenno che gli inquirenti della Procura di Bonneville hanno ipotizzato addirittura il disastro colposo, quindi mi pare che il livello di sensibilità e di percezione dell'evento sia diverso al di qua e al di là del Monte Bianco e il Presidente oggi ci ha dato una sua versione che mi sembra un po' più minimalista rispetto alle dichiarazioni che abbiamo letto tutti quanti su autorevoli organi di informazione anche d'oltralpe.

L'altra considerazione che mi sento di fare riprende quanto già detto in sede di replica alle comunicazioni del Presidente della Giunta. Una società che gestisce il Traforo del Monte Bianco, che si è distinta ancora pochi mesi fa, ma soprattutto in questi anni per una forte redditività, per una forte capacità di conseguire la logica del profitto, deve essere in grado di dare e non solo prendere quel livello di affidabilità e di sicurezza che meritano "in primis" le persone e poi le merci che pagano e che transitano al di sotto del traforo.

Se il sistema di sicurezza era adeguato 40 anni fa e quindi, come ha detto il Presidente, il livello di sicurezza è ottimale per il Traforo del Monte Bianco in quanto concepito per incendi statisticamente normali per cui i sistemi di sicurezza hanno funzionato come previsto dal progetto - traduco dal francese, appunto da quanto detto dal Presidente -, ritengo che a distanza di 40 anni, crescendo i transiti e i proventi della società, dovessero crescere adeguatamente anche le strutture di sicurezza e di conseguenza di garanzia a favore degli utenti che usufruivano di questo servizio, insomma è cresciuto il profitto, ma non è cresciuta la qualità del servizio. Forse è retorico dirlo dopo, però bisogna anche constatarlo e saperlo constatare con parole un po' più crude rispetto a quella che abbiamo sentito nella risposta ai nostri quesiti puntuali formulati nell'interpellanza.

Terza cosa che mi sento di dire, e proprio questo è un particolare che va ad arricchire quanto affermato sinora, è che ci risulta che non tutti i sistemi di sicurezza abbiano funzionato come dovevano funzionare a differenza di quanto detto dal Presidente perché esiste un sistema di monitoraggio in galleria in cui se la distanza tra i veicoli, in particolare quelli pesanti, è inferiore a 100 metri oppure se il transito avviene ad una velocità superiore a una certa soglia, avrebbero dovuto scattare dei sistemi di allarme.

Questi sistemi di allarme ci risulta che siano stati disabilitati da tempo, non so, queste sono acquisizioni che anche noi abbiamo avuto nell'arco di queste due settimane che sono trascorse dal momento in cui abbiamo formulato l'interpellanza ad arrivare ad oggi, ma che comunque ingigantiscono e preoccupano quel fondamentale quesito: "Ha funzionato tutto secondo le aspettative?" Il Presidente dice: "Sì secondo quei sistemi concepiti per incendi statisticamente normali", noi diciamo: "Ma, forse".

Comunque, per la Regione Valle d'Aosta, che è socia al 10 percento circa del Traforo del Monte Bianco, è necessario che ci siano delle riflessioni e degli approfondimenti del caso non solo sulle scelte strategiche che dovranno essere compiute in materia di trasporti e di comunicazioni nazionali e internazionali, ma soprattutto in termini di sicurezza, di affidabilità e di garanzia per i transiti dell'utenza umana e delle merci che devono collegarci agli altri paesi d'Europa.

Chiedo al Presidente, mi pare però che lui lo abbia già annunciato, di consegnarci una copia… ce le ha già consegnate? Allora lo ringrazio per questo.

Président Etant donné la complexité de l'argument, je donne la parole au Président du Gouvernement pour une précision ultérieure.

Viérin D. (UV) Je voudrais apporter seulement deux précisions pour qu'il n'y ait pas d'équivoques. Le Procureur de la République de Bonneville a ouvert une enquête non pas "per disastro colposo", mais pour homicide involontaire, ce sont des hypothèses différentes.

Ce ne sont pas les affirmations du Président du Gouvernement quant aux conditions de sécurité qui ont été ou non respectées; ce sont les communications qui nous ont été adressées par la société gérant le tunnel. Il est impossible au jour d'aujourd'hui d'exprimer des considérations compte tenu de l'enquête qui est en cours. Il faudra attendre les conclusions de cette enquête pour pouvoir définir exactement les responsabilités. En tout cas c'est le souhait général que toute lumière soit faite sur le fonctionnement de ces systèmes de sécurité et sur les éventuelles responsabilités.