Objet du Conseil n. 74 du 23 septembre 1998 - Resoconto
SÉANCE DU 23 SEPTEMBRE 1998 (MATIN)
OBJET N° 74/XI Communications du Président du Gouvernement régional.
Président La parole au Président du Gouvernement, Viérin Dino.
Viérin D. (UV) Au cours du mois d'août dernier la question du Parc du Grand-Paradis est revenue au centre de l'attention générale notamment pour ce qui concerne la composition de son Conseil de direction, l'organe de gestion auquel revient la tâche fort importante de planifier les politiques de développement du Parc.
Si nous avons voulu prendre position vis-à-vis du Ministre Ronchi, c'est parce qu'il n'a pas tenu l'engagement qu'il avait pris de procéder à la désignation de deux représentants du Ministère de l'environnement sur la base des indications des Régions Piémont et Vallée d'Aoste de manière que soit respecté le principe d'une juste représentativité des communautés locales au sein du Conseil du Parc comme les deux Régions l'avaient concerté. En effet, après deux ans d'attente, le Ministre Ronchi a signé le décret portant nomination des représentants sans tenir compte de l'indication donnée par la Région Vallée d'Aoste et donc sans respecter les accords.
Face à ce comportement et à la suite de notre prise de position officielle, une réunion s'est tenue à Cogne, le samedi 8 août, à laquelle ont participé, en sus du ministre, les représentants du Parc, les représentants des collectivités locales: communes et communautés de montagne insérées en son sein, l'Assesseur Racchelli, Assesseur au Parc de la Région Piémont ainsi que les membres du Conseil de direction du Parc.
Nous avons saisi cette occasion pour rappeler le contenu de nos accords et pour souligner encore une fois le fait que ces derniers n'avaient pas été respectés par le Ministre Ronchi.
Lors de cette rencontre et suite au débat qui s'est dégagé, sur proposition de la Région Piémont, une solution a été envisagée pour sortir de l'impasse qui s'était créée, solution qui tendait à privilégier les intérêts des populations concernées et à éviter le blocage de l'activité des organes de fonctionnement du dit Parc; une solution qui, bien que sous une autre forme que celle qui avait été prévue à l'origine, assure le respect des accords conclus.
Cette proposition a été d'abord discutée et ensuite approuvée par les représentants des collectivités locales et prévoit que deux Valdôtains seront nommés au sein du Comité de direction du Parc du Grand-Paradis - Parc qui sera présidé par le Professeur Montacchini - et que l'un d'eux remplira les fonctions de vice-président.
Le Comité directeur comprendra également une personne choisie parmi les représentants piémontais et une autre choisie par le Ministre de l'environnement parmi les autres représentants piémontais au sein du Conseil.
La présence donc de deux représentants valdôtains et de deux représentants piémontais permettra aux collectivités locales et régionales d'avoir la majorité au sein du Comité de direction qui est le véritable organe de gouvernement du Parc.
Le Ministre Ronchi a assuré qu'il procédera dans le courant du mois de septembre 1998 à l'installation du Conseil et du Comité de direction afin de permettre au Parc de devenir pleinement opérationnel après que sa gestion a été confiée à un commissaire durant des années et après les longs pourparlers au cours desquels les Régions Piémont et Vallée d'Aoste, ainsi que les collectivités locales, se sont constamment engagées non seulement à défendre les intérêts légitimes et les attentes des populations locales, mais aussi à sauvegarder les spécificités de ce Parc, par exemple le Corps des gardes du Parc, et pour essayer également de faire du Parc un facteur de développement pour toutes les communautés concernées.
L'été valdôtain a par ailleurs été marqué par deux grands rendez-vous populaires: la XXIIIème Rencontre valdôtaine, une tradition bien établie désormais, et le Walser Treffen dont c'était la XIIIème édition et qui revenait dans notre Vallée après trente ans d'absence.
Dans un cas comme dans l'autre les collectivités locales ont joué un rôle de premier plan et tant à Torgnon que dans la haute Vallée du Lys elles ont su faire face à tous les problèmes logistiques liés à ces deux manifestations dont la gestion requiert un effort considérable.
Les organisateurs ont d'ailleurs pu s'appuyer sur la collaboration fondamentale des services de l'Administration régionale.
C'est ainsi que plus de 1200 personnes se sont retrouvées à Torgnon au mois d'août et près de 3000 à Gressoney en septembre pour fêter au nom de l'amitié, dans le premier cas, les Valdôtains de l'extérieur et, lors du Walser Treffen, une identité culturelle particulière ainsi qu'un sentiment d'appartenance à la Communauté Walser.
Je tiens également à souligner, à propos de l'engagement du Gouvernement et du Conseil de la Vallée d'Aoste en faveur des populations Walser que, comme l'a déjà indiqué le Président du Conseil, le Bulletin officiel de la Région a publié le 27 août dernier la loi sur la sauvegarde des caractéristiques et des traditions linguistiques et culturelles des populations Walser de la Vallée du Lys, loi qui entrera en vigueur au cours des jours qui viennent.
Président La parole au Vice-président Viérin Marco.
Viérin M. (Aut) Volevo intervenire sulla vicenda del Parco nazionale. Il Presidente nel suo intervento ha fatto trasparire questa vicenda come una vittoria della Valle d'Aosta; mi pare che più che vittoria sia una mezza sconfitta.
Oltre tutto l'accordo, come ricordava il Presidente, era di ben altra natura; si è ripiegato invece sul discorso della Direzione, vedremo cosa potrà fare la Direzione su tutti i problemi che man mano crea il Parco nazionale alle comunità interessate e come minoranza ritorneremo di certo su quest'argomento. Possiamo solo esternare la nostra preoccupazione in merito a certi comportamenti da parte dello Stato.
