Objet du Conseil n. 2999 du 11 mars 1998 - Resoconto
SEDUTA ANTIMERIDIANA DELL'11 MARZO 1998
OGGETTO N. 2999/X Riorganizzazione del servizio postale in Valle d'Aosta. (Interpellanza)
Interpellanza Visto che l'Ente Poste ha ufficialmente iniziato le manovre di riorganizzazione in vista della sua trasformazione in Società per Azioni;
Rilevato che le Poste valdostane dipendono ancora dalla Sede di Torino e che dal 1990 ad oggi i dipendenti in Valle sono diminuiti di circa 150 unità;
Saputo che nel bilancio delle Poste per l'anno 1998 è stato previsto il taglio di 8-10 unità lavorative con il fine di istituire la figura dell'operatore unico nelle Agenzie di: Allein, Avise (Runaz), Perloz, Pont Boset, Oyace, Saint Oyen e Valgrisenche e che tale figura è già stata attivata nell'anno 1997 nelle Agenzie di Saint Nicolas e Valsavarenche;
Considerato che probabilmente nel 1999 saranno interessate a questi tagli anche le Agenzie site nei comuni di Bard, Champorcher, Fontainemore, Gaby, Introd, Issime, Lillianes, Pollein (Autoporto) e Rhêmes Saint Georges;
Considerato che per molti Valdostani, soprattutto per quelli residenti in piccoli comuni la presenza dell'Ufficio postale significa comunicare con il mondo ed avere importanti servizi (pensioni, depositi, pagamenti delle bollette, eccetera);
Considerato che se veramente si vuole evitare l'abbandono della montagna è indispensabile che alcuni servizi primari, come quello dello sportello delle Poste, rimangano dislocati in modo omogeneo sul territorio;
Tenuto conto che la Regione Valle d'Aosta ha posto in essere varie convenzioni per il mantenimento di servizi quali le Ferrovie, Air Vallée, Trasporto autolinee, eccetera;
Rilevato che i comuni e le Comunità Montane della Provincia di Torino con la Giunta regionale del Piemonte sono già insorti contro questa proposta di riorganizzazione basata solo sulla redditività;
i sottoscritti consiglieri regionali
Interpellano
la Giunta regionale per sapere:
1) quali sono state le proposte, ad oggi, formulate dall'Ente Poste sulla riorganizzazione del Servizio in Valle d'Aosta;
2) se l'Amministrazione regionale condivide che c'è un reale pericolo sia per l'occupazione che per la scomparsa di servizi indispensabili per la nostra comunità;
3) quali sono le intenzioni dell'Amministrazione regionale al riguardo e se la stessa non ritiene di dover intervenire;
4) quali sono le reali intenzioni dell'Amministrazione regionale per giungere alla regionalizzazione delle Poste in Valle.
F.to: Viérin Marco - Collé - Lanièce
Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Viérin Marco.
Viérin M. (Aut) I colleghi avranno già appreso dagli organi di stampa il senso di quest'interpellanza. È una cosa importante perché se vogliamo parlare di montagna viva, dobbiamo anche mantenere in montagna i servizi che possano permettere alla gente di abitare la montagna. Invece sul discorso degli sportelli postali mi pare che la strada intrapresa sia fino ad oggi inversa perché già lo scorso anno in due comuni vi fu questa riduzione, precisamente nei Comuni di Saint-Nicolas e di Valsavarenche, ma nulla l'Amministrazione regionale fece.
Già quest'anno si parla di riduzione portando l'operatore unico anche negli altri sportelli delle Agenzie di Allein, Avise (Runaz), Perloz, Pont Boset, Oyace, Saint-Oyen e Valgrisenche, ma non solo, pare che nel ?99 sia già pronto un progetto per altri 7 - 8 comuni che ho citato anche nel testo dell'interpellanza.
Oggi ho letto su "La Stampa", nella pagina della Valle, alcune dichiarazioni molto forti rese dal Direttore Managò, molto forti perché dicono addirittura che già da alcuni mesi è stato consegnato alla Regione un progetto di ristrutturazione riguardante gli uffici comunali dei piccoli comuni, cioè quelli che potranno o diminuire o aumentare il rischio di abbandono della montagna.
Non proseguo nell'illustrazione perché l'interpellanza è molto chiara sia nelle premesse che nelle domande, quindi aspetterò la risposta della Giunta per intervenire successivamente.
Presidente Ha chiesto la parola il Presidente della Giunta, Viérin Dino.
Viérin D. (UV) Les craintes qui ont été exprimées par les Conseillers qui ont présenté cette interpellation sont des craintes que nous partageons.
En effet, le problème soulevé est un problème qui concerne la notion même de service public. Aujourd'hui nous discutons des Postes, mais c'est une certaine conception du service public que nous ne partageons pas parce qu'on ne peut réduire ce même service uniquement ou simplement à des considérations d'ordre économique. Comme Monsieur Viérin l'a bien souligné, il y a des retombées quant à la présence de ce service public dans les petites communes de montagne, dans les zones de montagne, donc il serait plutôt nécessaire d'affronter ce thème avec une approche de "cost/benefits analysis" et non simplement avec une approche économique. De ce point de vue la transformation des Postes en société par action entraînera ou devrait entraîner dans sa gestion des critères strictement économiques.
Nous ne partageons pas cette logique, mais je pense qu'il est nécessaire de souligner que nous ne sommes pas - au moins pas encore pour quelqu'un - un Etat indépendant, donc nous ne pouvons pas disposer d'un service valdôtain des Postes et force nous est de négocier avec les tenants du pouvoir postal.
En ce qui concerne les zones de montagne, où la rentabilité des bureaux des Postes est naturellement faible du fait même de leur situation, l'introduction de critères de flexibilité et la possibilité de gérer de nouveaux services devraient permettre de garantir le maintien de cette distribution périphérique ainsi que de lancer et d'étendre de nouveaux services pour les résidants.
A notre avis, la flexibilité et l'adaptation de la Poste devraient au Val d'Aoste également entraîner, si nous voulons essayer de définir quelques actions pour préserver ces mêmes services, la séparation de la gestion financière et de la gestion du personnel d'avec le Service postal du Piémont dont aujourd'hui ils font partie. Il faudrait donc tout d'abord demander une autonomie du point de vue de l'organisation et de la gestion du service en ce qui concerne le réseau postal valdôtain et c'est ce que nous avons fait.
Parallèlement nous avons déclaré notre disponibilité à être en quelque sorte le catalyseur dans le rapport avec les postes, dans le rapport de la Poste avec les collectivités locales et les acteurs socio-économiques présents sur le territoire, même s'il est évident, et je voudrais le souligner, que tout ceci ne pourra pas déboucher directement sur la régionalisation des postes italiennes, chose impensable maintenant. Je crois qu'il est important de souligner ce fait, c'est-à-dire, si nous maintenons notre disponibilité, de concert avec les collectivités locales, d'étudier avec les Responsables des postes les actions nécessaires pour maintenir une présence territoriale de ce service, il est tout à fait à exclure que nous pensions à un passage de ce service au sein de l'Administration régionale. La chose n'est pas envisageable.
Qu'est-ce que nous a été présenté? On nous a présenté des orientations, on nous a formulé des suggestions, j'ai eu moi-même des rencontres avec les différents syndics des communes concernées. Une réunion était déjà prévue avec l'Administrateur délégué des postes, une réunion qui a été ensuite reportée, compte tenu des changements qui sont intervenus dans les organes de direction des postes. Comme vous savez, il y a eu le changement du Président, il y a eu le changement de l'Administrateur délégué, le poste même de Directeur général était en discussion. Après la définition de cet organigramme la rencontre a été confirmée. Nous aurons donc les jours prochains une rencontre avec les responsables des Postes italiennes pour discuter avec eux les suggestions qui nous ont été formulées, que nous sommes en train d'analyser et que nous voudrions ensuite vérifier avec les collectivités locales parce que les engagements demandés les concernent directement. Je vais brièvement exposer quelles sont ces orientations sur cinq axes.
Tout d'abord dans la gestion des bureaux de poste dans les petites ou très petites communes où les frais de l'entreprise dépassent de loin ses possibilités de profit, il faudrait selon les Postes envisager la participation des collectivités locales pour obtenir un financement qui compense les frais et pour disposer de facilités en ce qui concerne les bâtiments et les locaux. Quant à l'ouverture des bureaux, il serait nécessaire d'évaluer avec les collectivités locales les plages horaires d'ouverture des bureaux dans les plus petites communes.
Diverses variables devront être prises en considération, comme la fréquentation touristique, et il sera possible de mettre en place non seulement ou non uniquement une organisation reposant sur l'agent unique, mais également des formes particulières de travail à temps partiel, horizontal ou vertical ainsi que l'ouverture des bureaux un jour sur deux hors saison touristique. Pour les plus petits bureaux il serait intéressant d'expérimenter également des formes de "franchising" tout comme le font avec d'excellents résultats différents pays européens, c'est par exemple l'expérience de l'Angleterre.
Services financiers: il serait possible, en accord avec la Région - mais le thème soulevé est un thème de taille -, d'envisager d'utiliser les guichets de la poste pour proposer aussi d'autres services concernant directement la population locale comme par exemple l'aide aux activités économiques, la vente des billets ou des carnets des billets des différents services, la distribution des bons d'essence ou autre chose. En tout cas ce sont des hypothèses pour que les bureaux de poste puissent remplir d'autres fonctions même si là, surtout pour ce qui concerne les fonctions para-bancaires, les problèmes à résoudre sont importants.
Même dans le cadre tout particulier du service postal, la mise en place d'un service de courrier accéléré urbain pourrait être envisagé; la zone urbaine couvrirait en ce cas l'agglomération d'Aoste et sa banlieue et pourrait aller jusqu'à Saint-Vincent et Châtillon, vers la basse Vallée, et jusqu'à Aymavilles, vers la haute Vallée. Ce service pourrait traiter les courriers et les colis et un service similaire pourrait desservir les bureaux frontaliers, Courmayeur, le Grand-Saint-Bernard en liaison avec les Postes des pays intéressés.
En ce qui concerne le personnel, ces propositions envisagent la nécessité d'engager tant du personnel supplémentaire en fonction du volume accru de travail à leur avis que du personnel en formation à temps partiel comme à temps plein. Ces procédures de recrutement devront être ouvertes directement dans la Région et s'adresser en tout premier lieu aux résidants qui connaissent bien le territoire et ses caractéristiques. C'est donc à partir de ces grands axes que le travail de réorganisation des services postaux en Vallée d'Aoste devrait s'articuler. Ces différentes propositions doivent en tout cas encore être approfondies, quantifiées, vérifiées durant les négociations au sein de l'entreprise et les rencontres que la direction des Postes italiennes a prévues et que la Région s'engage à suivre en étroite coordination avec les collectivités locales et dont la première aura lieu au cours des jours prochains.
Pour conclure, tout en partageant les craintes qui ont été exprimées par les conseillers, de notre part il y a un engagement de vérifier quelles sont les possibilités pour changer la nature du service postal en Vallée d'Aoste, en offrant notre disponibilité pour que des services nouveaux puissent être remplis par ces mêmes bureaux, mais en soulignant une dernière fois avec force que ce n'est pas là la solution du problème. L'Administration régionale de ce point de vue veut remplir une fonction, qui est la conséquence de décisions qui sont prises ailleurs. A notre avis la décision véritable devrait être prise au niveau du Parlement, en maintenant la nature et les caractéristiques du service postal en tant que service public et notamment en tant qu'élément pour maintenir une présence dans les différentes zones du pays, notamment dans les zones de montagne.
Presidente Ha chiesto la parola il Consigliere Viérin Marco.
Viérin M. (Aut) Sono contento che il Presidente della Giunta, a nome di tutta la Giunta, condivida le paure che abbiamo esplicitato presentando l'interpellanza però, oltre a questo devo anche dire che il Presidente della Giunta ha cercato di mettere come denominatore comune a questo problema il fatto che la Valle d'Aosta non ha ancora oggi competenze e che è il Governo nazionale che deve decidere che ruolo dare al servizio postale.
Leggo sempre sul giornale di oggi che Managò ha dichiarato quanto segue: "Nel lavoro da me svolto sono invece contenute una serie di proposte che tendono ad avere il patrocinio politico della Regione, affinché le poste di Aosta non siano più subordinate a Torino". Se il Presidente non ha ricevuto queste proposte non lo so, però Managò ha dichiarato queste cose alla stampa. Quindi, se da una parte siamo soddisfatti dalla condivisione di queste paure, dall'altra, Presidente, arriviamo sempre con il senno del dopo perché - come ho già detto nella presentazione dell'interpellanza - lo scorso anno abbiamo vissuto questa situazione in due comuni, quest'anno la stiamo già vivendo, quindi sono cose che si potevano conoscere già da tempo.
Un'altra considerazione che mi permetto di fare è che questo problema interesserà veramente a questo punto anche il Consiglio, per cui chiedo al Presidente che sia coinvolta se possibile anche la Commissione perché quando il Presidente parla della necessità di un giusto rapporto fra costi e benefici - e io condivido questo discorso perché nei benefici rientra anche la salvaguardia della montagna e quindi la vivibilità in montagna - il Presidente condivide la nostra tesi, però ricordo al Presidente che così come abbiamo fatto alcuni interventi per l'Air Vallée, per le ferrovie, tanto decantate dall'Assessore Riccarand, i cui risultati ad oggi non si vedono, se facessimo un intervento più veloce su questo problema, sicuramente alcuni benefici visibili e palpabili li avremmo nelle nostre vallate.
