Compte rendu complet du débat du Conseil régional

Objet du Conseil n. 2566 du 21 mai 1997 - Resoconto

SEDUTA ANTIMERIDIANA DEL 21 MAGGIO 1997

OGGETTO N. 2566/X Eventuale presenza nella Regione Valle d'Aosta di soggetti in soggiorno obbligato. (Interrogazione)

Interrogazione Viste le attribuzioni in materia di ordine pubblico attribuite al Presidente della Giunta regionale dalle norme vigenti;

il sottoscritto Consigliere regionale

Interroga

il Presidente della Giunta regionale per conoscere:

1) se esistono alla data odierna soggetti in soggiorno obbligato nella nostra Regione.

F.to: Linty

Président La parole au Président du Gouvernement, Viérin Dino.

Viérin D. (UV) En réponse à cette interrogation il convient tout d'abord de préciser qu'aucun sujet soumis à cette mesure préventive, qui est l'assignation à résidence, ne se trouve actuellement sur le territoire de la Vallée d'Aoste.

Par contre, après avoir été accusés des crimes cités à l'article 416/bis du Code Pénal, association mafieuse, Salvatore Fratterigo et Calogero Ferruggia, séjournent actuellement dans notre Région.

Ils ont été libérés à l'expiration des délais de détention préventive et le Tribunal de Caltanisetta, aux termes de son ordonnance du 15 mars 1997, les a frappé d'interdiction de séjour en Sicile, Calabre, Basilicate, dans les Pouilles, en Campanie, dans le Latium, en Toscane, en Emilie Romagne, en Ligurie, en Vénétie, en Lombardie, au Piémont, dans la Province de Sassari, dans les communes de Pérouse, Trente, Trieste, Pescara, Ancona, L'Aquila, Cagliari, Carbonia, Oristano et dans toutes les autres communes des autres régions, où les bureaux de police n'ont pas de siège central.

Deux autres personnes, dans des situations identiques et qui séjournaient à Verrès et à Pont-Saint-Martin, se sont depuis transférées ailleurs. Suite à cette décision du Tribunal, par le biais du Cabinet de la Présidence du Gouvernement, nous avons immédiatement pris contact avec le Tribunal de Caltanisetta, lequel - comme Ponce Pilate - s'est lavé les mains de toute la question.

Par l'intermédiaire du Député Caveri nous avons donc soumis le problème au Ministre de la Justice, qui nous a assuré qu'il allait intervenir personnellement pour éclaircir cette situation et pour éviter de nouveaux arrivages à la suite des procédures d'interdiction de séjour, qui ressemblent davantage à une mise en résidence forcée, en Vallée d'Aoste précisément.

Les intéressés ont déposé par ailleurs des demandes de concession d'aides économiques aux termes de la loi régionale n° 19/94, tandis que les communes où ils résident, se sont pour le moment refusées à toute forme d'intervention. Le Gouvernement suit cette affaire avec la plus grande fermeté et une attention sans relâche et je me réserve de rapporter au Conseil toute évolution ultérieure en la matière.

Président La parole au Conseiller Linty.

Linty (LNPIAP) Intanto ringrazio il Presidente della Giunta per la risposta a quest'interrogazione, ma non è una novità che sovente l'esito dei referendum popolari rimane chiuso nei cassetti perché vorrei ricordare che proprio la nostra Regione era stata una delle prime ad opporsi al tempo al soggiorno obbligato di condannati per reati di mafia nella nostra Regione.

Risulta alquanto comica la sentenza del Tribunale di Caltanissetta, che faceva prima a scrivere "possono soggiornare solo in Valle d'Aosta", invece di vietare tutto il territorio dello Stato italiano, eccezione fatta per la Valle d'Aosta. Anche come consumo cartaceo e di inchiostro era sicuramente molto più rapido che nell'altro modo.

Credo che questo fenomeno del soggiorno obbligato anche nella nostra Regione debba farci riflettere perché sappiamo benissimo che raramente queste persone contano soltanto per il numero dei soggiorni obbligati; abbiamo esempi di importazione anche di malavita per cui mi auguro che la Presidenza della Giunta nella sua funzione di tutrice dell'ordine pubblico voglia vigilare su quest'appendice del fenomeno mafioso in soggiorno obbligato in Valle d'Aosta.

Mi auguro non solo che il Ministro di Grazia e Giustizia intervenga personalmente per evitare dei nuovi arrivi in questa Regione di soggetti in soggiorno obbligato, ma che al più presto provveda al trasferimento anche di quelli già presenti perché questa Regione non ha nulla a che spartire con un determinato modo di operare e deve essere mantenuta tale.