Compte rendu complet du débat du Conseil régional

Objet du Conseil n. 375 du 27 janvier 1999 - Resoconto

SÉANCE DU 27 JANVIER 1999 (APRÈS-MIDI)

OGGETTO N. 375/XI Iniziative a favore degli ammalati di mente della Valle d'Aosta a seguito della chiusura del Manicomio di Collegno. (Interrogazione e interpellanza)

Interpellanza Vista la legge nazionale n. 180 del 1978 (Accertamenti e trattamenti sanitari volontari e obbligatori) ed in particolare l'art. 7 che determinava il trasferimento alle regioni delle funzioni di assistenza ospedaliera psichiatrica e la conversione delle strutture manicomiali;

A seguito di più circolari ministeriali si è arrivati all'applicazione di tale articolo;

Constatato che la regione è priva di tali strutture e che i pazienti valdostani sono ricoverati in strutture esterne;

i sottoscritti Consiglieri regionali

Interpellano

L'Assessore competente per conoscere:

1) quanti sono i malati valdostani assistiti da strutture esterne;

2) dove e come saranno seguite quelle persone che hanno manifestato l'intenzione del rientro in Valle e, eventualmente quali sostegni si prevedono per le famiglie disposte a riaccoglierle.

F.to: Comé - Marguerettaz

Interrogazione Appreso che dopo 145 anni chiude il manicomio di Collegno;

A conoscenza che in detto ospedale erano ricoverati anche gli ammalati di mente della Valle d'Aosta;

Preso atto che nella nostra Regione non sussistono strutture sostitutive adeguate per dare loro ospitalità;

il sottoscritto Consigliere regionale

Interroga

La Giunta regionale ed il competente Assessore per conoscere:

1) se corrisponde al vero la notizia concernente la chiusura del manicomio di Collegno;

2) se in detto ospedale sono ancora ricoverati ammalati di mente della Valle d'Aosta e il numero effettivo degli stessi;

3) quali iniziative o strutture sono state previste per dare eventualmente loro ospitalità nella nostra Regione;

4) il numero dei valdostani ospiti in altre strutture fuori Valle per malati di mente.

F.to: Beneforti

Président Je vous rappelle que cette interpellation sera discutée conjointement à la question du Conseiller Beneforti, dont au point n° 4. La parole au Conseiller Comé.

Comé (Aut) Quest'interpellanza è stata presentata poiché la legge n. 180/78, che è la legge di riferimento per quanto riguarda gli accertamenti e i trattamenti sanitari volontari e obbligatori, forse ha visto la sua applicazione da quest'anno.

L'articolo 7 di tale legge andava a determinare quelli che erano i trasferimenti alle Regioni a Statuto speciale per l'assistenza ospedaliera e psichiatrica nel momento in cui era avvenuta la conversione di queste strutture manicomiali.

Sappiamo che dal 1978, dal momento dell'emanazione della legge alla sua applicazione, che come ho detto è solo di pochi giorni fa, ci sono state diverse circolari ministeriali che cercavano di invitare le regioni a produrre la conversione di queste strutture. La Regione Valle d'Aosta è stata priva di queste strutture, pertanto i pazienti valdostani hanno sempre dovuto fare ricorso a strutture esterne.

L'interpellanza che abbiamo presentato qui in Consiglio è proprio per conoscere quanti sono i malati valdostani assistiti; tutti noi conosciamo Collegno perché è qui vicino, ma altri malati valdostani sono assistiti da altre strutture in altre regioni, quindi volevamo avere una conoscenza del numero complessivo di questi ammalati.

Sappiamo che alcuni di questi, forse inseriti ormai in un contesto, non hanno neanche più l'intenzione di rientrare in Valle. Volevamo conoscere per quelle persone che invece hanno manifestato la loro intenzione di rientrare nella nostra Regione, se da parte dell'Amministrazione fossero state predisposte delle strutture di accoglienza o se c'è una possibilità di intervenire attraverso dei sostegni alle famiglie in maniera che le famiglie stesse possano riaccoglierli nella propria casa in modo da favorire il loro completo reinserimento nella società.

Président La parole à l'Assesseur à la santé, au bien-être et aux politiques sociales, Vicquéry.

Vicquéry (UV) Je remercie le Conseiller Comé pour l'interpellation qui me permet de donner quelques éléments de connaissance en ce qui concerne les malades mentaux en Vallée d'Aoste.

La loi n° 180/78 a décrété la fin des hôpitaux psychiatriques communément appelés asiles.

De 1978 à aujourd'hui quelques régions n'ont pas réussi à respecter les obligations prévues par la loi et ce en raison également du fait que le problème très délicat des personnes atteintes de troubles mentaux et hébergées dans les hôpitaux psychiatriques ne pouvait pas être résolu par la simple fermeture des asiles, mais il nécessitait de multiples actions novatrices: réinsertion dans leurs familles des malades pouvant sortir immédiatement de l'hôpital psychiatrique à condition qu'ils suivent un programme d'assistance et de traitement personnalisé, réhabilitation progressive et programmée des autres malades par l'intermédiaire des départements de santé mentale, mise en place d'établissements d'hébergement et de soin, les RSA, pour l'accueil des patients atteints d'une pathologie chronique.

La fermeture des hôpitaux psychiatriques consistait en réalité en une reconversion surmontant les vieux critères de la ségrégation et fondée sur l'exigence de garantir aux patients une assistance adéquate compte tenu de leurs besoins en matière de santé et de vie sociale. Sans vouloir insister sur la philosophie qui est à la base de ces changements, il y a lieu de mettre l'accent une fois de plus sur le fait que ces derniers témoignent de la croissance de notre société en termes de civilisation et de solidarité. Depuis 1978 les hôpitaux psychiatriques ont fait l'objet d'une restructuration ou bien ils ont été remplacés par d'autres structures complètement nouvelles.

La fermeture de l'hôpital psychiatrique de Collegno - je réponds aussi à M. Beneforti - ne doit donc pas susciter d'inquiétude car elle ne comporte pas la disparition de cette importante structure de référence. L'asile de Collegno s'est conformé à la loi n° 180 et il a été transformé en une structure communautaire, pratiquement une RSA.

A l'heure actuelle la Communauté de l'ex asile de Collegno accueille 23 Valdôtains, dont 4 seulement avaient formulé au mois d'octobre dernier le désir de rentrer en Vallée d'Aoste, les autres résident définitivement à Collegno jusqu'à la fin de leurs jours.

En examinant la liste actualisée au mois d'octobre 1998 des patients valdôtains hospitalisés dans des structures communautaires situées en dehors de notre Région, structures qui n'ont jamais eu la caractéristique d'un asile parce qu'il ne faut pas confondre l'hôpital psychiatrique avec les structures de réhabilitation, il y a la structure de Moncrivello: 3 patients, Castello Danone: 7 patients, Vico Canavese: 2 patients, San Maurizio Canavese: 8 patients, Sampeyre: 4 patients, Pino Torinese: 1 patient pour un total de 25 personnes et ce, ajouté aux 23 personnes de Collegno, constitue un total de 48 personnes.

L'Administration régionale supporte les frais d'assistance des 7 patients de Castello Danone et des 4 malades de Sampeyre, tous les autres sont à la charge de l'USL. Ce sont les USL de résidence qui font payer les frais à la région d'appartenance.

MM. Comé et Beneforti demandent quelles sont les initiatives. Le plan socio-sanitaire régional prévoit un projet objectif pour la santé mentale qui vise la prévention primaire et secondaire des troubles mentaux ainsi que la réinsertion sociale et professionnelle des malades et la réduction du recours à l'hospitalisation grâce au renforcement des prestations d'assistance sur le territoire, chose que le Département de santé mentale est en train de faire très bien à domicile et dans les centres diurnes.

Les moyens que le projet en question se propose d'utiliser pour la réalisation des objectifs sont multiples, à savoir un service psychiatrique de diagnostique et de traitement des patients en phase aiguë et là finalement sont démarrés les travaux de restauration et de restructuration de l'ancienne maternité, un hôpital psychiatrique de jour, un centre de santé mentale et un centre diurne et un centre de réhabilitation destiné à l'hospitalisation de longue durée des patients et un établissement d'hébergement et de soin pour l'accueil à long terme de personnes âgées atteintes de troubles non exclusivement psychiatriques. Ces deux structures seront aménagées dans l'ancienne maternité, ce qu'on appelle l'hospice.

C'est un service pour insérer les malades qui ne sont pas seulement atteints de troubles psychiatriques, mais de pathologies pluridisciplinaires.

Le plan socio-sanitaire prévoit trois centres de santé mentale et deux communautés protégées, une dans la zone d'Aoste qui est déjà en fonction à Pont-Suaz, l'autre un centre de santé mentale et une communauté protégée au Centre polyvalent de Donnas et cela est prévu dans le projet d'agrandissement du Polyambulatoire de Donnas, un centre de santé mentale et une communauté protégée dans la haute Vallée.

Nous avons stoppé pour l'instant quelconque décision pour vérifier quel sera l'impact parce que dernièrement il a été approuvé de la part de la Conférence Etat-Régions un document technique prévoyant un pourcentage fixe de lits par rapport aux habitants, mais là il y a de la bagarre; quelqu'un parle d'un lit pour 10.000 habitants et d'autres parlent de deux lits pour 10.000 habitants et alors il faudra mettre au point cette programmation. Pour l'instant nous pensons que la structure de Pont-Suaz, la structure de Donnas et la structure qui concerne l'accord de programme entre Région et Commune de Saint-Marcel pour une "comunità alloggio" donneront des réponses concrètes à ces nécessités vu que actuellement les malades aigus sont 4, ceux qui veulent rentrer chez nous.

Autre discours est la réhabilitation psychiatrique qui doit être faite à domicile et surtout dans les communautés protégées.

La remise en état de l'ancienne maternité s'est avérée nécessaire en vue de son adaptation à sa nouvelle destination; le premier étage qui abrite le Centre de consultation est maintenant achevé, en revanche les travaux sont encore en cours au rez-de-chaussée où les espaces destinés à l'hospitalisation devront être restructurés ainsi sera-t-il possible de séparer les patients hospitalisés et les usagers de l'hôpital du jour.

Les travaux de réalisation du Centre de santé mentale de la Communauté protégée dans le cadre des dispensaires polyvalents de Donnas doivent encore commencer, mais le projet a déjà été commencé et approuvé par toutes les instances concernées.

La tâche institutionnelle de la structure de Pont-Suaz, qui est déjà opérationnelle, consiste dans la réalisation d'activités visant à la rééducation et à la réinsertion des malades suivant des programmes personnalisés rédigés de concert avec l'Unité de psychiatrie et les services socio-sanitaires territoriaux ainsi qu'avec les patients eux-mêmes et leurs familles.

Pour répondre à la deuxième question de M. Comé, là nous avons la loi régionale n° 22 concernant toutes les invalidités et aussi les malades mentaux; si les familles rentrent dans les paramètres des revenus, elles peuvent faire demande à l'Administration régionale et le service social donne des contributions aux familles pour maintenir les malades mentaux chez elles, mais seulement à certaines conditions, car la tendance générale est celle que chacun doit essayer de soigner ses parents.

En conclusion je peux dire que le problème existe, nous sommes en train de le suivre petit à petit, ce n'est pas de la gravité par rapport aux autres grandes régions, mais nous devons surtout faire de la programmation pour les prochaines dix années car le but de l'Administration c'est d'éviter que ces 23-25 personnes continuent à être hospitalisées au dehors de la Région. Le but c'est de les faire rester là avec le système que le plan socio-sanitaire prévoit.

Président La parole au Conseiller Beneforti.

Beneforti (PVA-cU) Prendo solo atto di quanto ha riferito l'Assessore, ma devo dire che anche in quest'occasione mi dichiaro insoddisfatto perché sono anni ormai che questo problema è sul tappeto e ancora di concreto niente si è fatto per risolverlo. Quante interrogazioni, interpellanze, mozioni sono state fatte su quest'argomento? E sempre è stato risposto: si farà, si vedrà. È stato sempre un rimbalzo di promesse che fino ad oggi non sono state mai mantenute.

L'Assessore ha fatto un elenco di buone intenzioni, ma se andiamo a rileggerci altre interpellanze, altre interrogazioni o altre mozioni, abbiamo avuto sempre un elenco di buone intenzioni, ma quali iniziative in concreto in questi ultimi dieci anni sono state prese per dare un asilo a questi malati di mente che sono fuori della nostra Regione?

Mi ricordo che anche il movimento dell'Union Valdôtaine sette o otto anni fa aveva presentato delle interrogazioni o delle interpellanze su quest'argomento perché tutti quanti ci rendevamo conto che questo problema andava affrontato. C'era infatti la legge n. 180/78 e si sapeva che un giorno o l'altro i nostri ammalati che erano fuori Valle potevano rientrare o potevano essere rimandati a casa e noi non abbiamo mai dato a questi ammalati un'assistenza socio-sanitaria adeguata nella nostra Regione, né abbiamo mai iniziato a farlo, pertanto la risposta non ci può soddisfare.

Quando da questa parte si è sostenuto con forza certe iniziative, qualcuno diceva che volevamo riaprire i manicomi, invece non ci è passato neanche mai per la mente, ma io voglio domandare a queste persone, che pensano anche oggi che si voglia riaprire i manicomi, se sono mai state a Collegno a vedere come i nostri cittadini vivevano. Io ci sono stato, non oggi che ce ne sono 250, ma quando ce n'erano 3000!

Qualcun altro ha detto che, quando si doveva costituire il Centro per malati di mente ad Arpuilles, si volevano ghettizzare. Perché più ghettizzati che a Collegno dove sono? E nelle altre strutture? Ma le abbiamo mai viste le altre strutture fuori Valle dove sono i nostri concittadini che hanno avuto la sfortuna di essere colpiti da questa malattia prima di giudicare? Eppure il Centro di Arpuilles è stato rivenduto o rimesso in vendita, non lo so, non se n'è fatto niente.

Non possiamo in questa Regione continuare a lavarsi la coscienza per il fatto che i nostri 50-60 concittadini afflitti da disturbi psichiatrici si trovano fuori Valle. È vero che oggi sono pochi quelli che rientrano in Valle, potranno essere quei quattro che lei ha annunciato che stanno per rientrare da Collegno e gli altri 23 rimangono in quella Provincia, ma potranno trovare posto questi quattro nell'unico centro attivo che adesso è il Centro di Charvensod? E magari per dare posto a questi si mandano all'esterno altri che sono all'interno e che ancora non hanno superato la riabilitazione, almeno così mi si dice. Assessore, io dico quello che so e dico che forse si vogliono mandare all'esterno alcuni ricoverati che sono a Charvensod per lasciare il posto a quelli che arrivano oggi da fuori.

Si informi, Assessore, e vedrà che Beneforti le bugie non gliele dice. Oppure se arrivano altri pazienti, possiamo utilizzare forse il Centro agricolo di Quart che è il centro per i disabili? Mi è stato detto che forse venivano mandati a Quart e ai disabili cosa diamo? Anche il Centro di Donnas e tutti gli altri sono progetti in prospettiva, non sono progetti di adesso, non è che si realizzano domani. Ecco perché dico che non sono soddisfatto perché tutte le iniziative che si dovevano prendere non sono mai state prese, sono state sempre rimandate e anche quella di fare il centro di riabilitazione alla maternità adesso subisce ulteriori ritardi.

Ho sempre domandato, quando abbiamo presentato interpellanze o interrogazioni, se questi 50-60 pazienti che abbiamo fuori ce li rimandano tutti assieme, dove li mettiamo. La fortuna è che non ce li rimandano tutti assieme, alcuni hanno preso la residenza fuori e forse stanno meglio fuori che in Valle, ma se dovessero tornare dove li metteremmo?

Cerchiamo allora di muoversi perché se non mostriamo di fare qualcosa, si dimostra che non abbiamo rispetto verso questi ammalati, né verso i loro familiari che devono sempre correre fuori Valle per andarli a trovare; non si ha rispetto neanche verso l'équipe medica dell'Unità operativa di psichiatria che deve essere messa nelle condizioni di operare nel campo della cura e della riabilitazione. Ma, quando gli ammalati escono dall'Unità operativa di psichiatria, dove vanno a fare la riabilitazione? Quali centri abbiamo noi? Sono tutti da costruire.

Oggi i medici dell'Unità operativa chiedono dove poter andare; si era studiato con loro negli anni passati di creare il Centro di Arpuilles, ma si è detto che si volevano ghettizzare. Ma ora forse non sono ghettizzati, fuori dalla Valle, in altri ospedali? E poi per quelli che si ammaleranno nel futuro cosa facciamo? Continueremo a spedirli fuori Valle?

I ritardi che accusiamo non sono più sopportabili. Non voglio accusare nessuno, io dico cerchiamo insieme di affrontare con tutte le nostre forze questo problema che c'è perché è una categoria di cittadini valdostani anche questa che merita tutta la nostra attenzione. Se noi non abbiamo riguardo verso queste categorie, credo che non possiamo parlare in questa Regione di solidarietà.

Si dà atto che dalle ore 16,57 presiede il Vicepresidente Viérin Marco.

Presidente La parola al Consigliere Comé.

Comé (Aut) La mia preoccupazione rispetto a quella di Beneforti è molto più contenuta dai dati che sono stati espressi dall'Assessore. Sono vere le riflessioni che faceva Beneforti, nel senso che ad oggi le persone che hanno intenzione di rientrare in Valle sono solo quattro e si possono ospitare, ma effettivamente bisogna fare una riflessione profonda perché se le altre 44 dovessero cambiare idea, avremmo dei problemi per ospitarle.

L'invito che faccio all'Assessore, che ha presentato nello studio - al di là del Pont-Suaz che è già in attività - la struttura di Donnas che ha detto essere in una fase quasi di appalto, è di essere attento e di spingere in maniera abbastanza marcata in modo che i lavori possano prendere avvio in tempi molto brevi.

Un invito poi per quanto riguarda la riabilitazione della maternità perché effettivamente quella è una sede che non può dare un certo segno di…, mi pare avesse usato i termini di civiltà e solidarietà all'inizio l'Assessore Vicquéry, quindi il mio sollecito è quello di cercare di attivarsi al massimo per cercare di recuperare quel tempo, come aveva sottolineato Beneforti, perso.