Compte rendu complet du débat du Conseil régional

Objet du Conseil n. 571 du 23 mars 1994 - Resoconto

OBJET N° 571/X - Communication du Président du Gouvernement. As­somption "Ad interim" des fonctions de l'Assessorat du tourisme, sport et biens culturels.

Presidente - La parola al Presidente della Giunta, Viérin Dino.

Viérin D. (UV) - Le substitut du procureur de la République auprès du Tribunal d'Aoste, monsieur Longarini, a informé hier la Présidence du Gouvernement valdôtain de la mise à exécution, lundi dernier, de l'ordonnance de détention provisoire prise par le juge des enquêtes préliminaires d'Aoste à l'égard de l'assesseur Ugo Voyat et du surintendant aux biens culturels, monsieur Renato Perinetti. Ladite ordonnance a été prise à propos de délits vi­sés aux articles du code pénal n° 323, abus d'autorité, et n° 353, atteinte à la liberté des enchères, délits qui auraient été com­mis en 1993 avec la participation d'autres personnes.

Le tout concernerait la procédure d'adjudication de la deuxième phase des travaux de réaménagement d'un bâtiment dans la commune de Saint-Christophe à affecter à bibliothèque et centre culturel; adjudication délibérée par le Gouvernement valdôtain dans sa séance du 17 septembre 1993 et dont la lé­galité n'est pas mise en question. A cet égard l'assesseur Voyat, par une lettre qui m'a été adressée, que j'ai reçue aujourd'hui et que je transmettrai à la Présidence du Con­seil, qui est compétente en la matière, tout en déclarant son innocence ainsi que son espoir de la prouver le plus tôt possible, mais comprenant la situation politi­que et administrative qui en découle, a volontairement remis entre mes mains son mandat d'assesseur au tourisme, aux sports et aux biens culturels.

Je vous donne, à cet effet, lecture de la lettre: "Cher Président, je suis innocent et j'espère le démontrer le plus tôt possible. Je comprend aussi la situation politique, administrative et les dif­férentes atteintes; je remets donc mon mandat d'assesseur dans tes mains pour que tu puisse agir pour le mieux. Amicalement, Ugo Voyat".

Nous savons gré à monsieur Voyat de bien avoir voulu im­médiatement et volontairement séparer sa position personnelle de ses fonctions administratives, afin de permettre à la magis­trature d'éclaircir toute l'affaire qui le concerne dans les condi­tions les meilleures. Nous espérons nous aussi qu'il pourra à cet effet prouver son innocence.

J'assumerai donc "ad interim" les fonctions d'asses­seur au tourisme, sports et biens culturels et cela pour une courte période, pour une période transitoire allant jusqu'à l'examen et à la discussion, par cette Assemblée, de cette dé­mission; une période, par ailleurs, qui nous permettra respon­sablement d'ouvrir le débat et la confrontation nécessaires entre les différentes forces politiques, pour vérifier l'actualité des ac­cords qui ont amené à la formation de cette majorité et de ce Gouvernement, l'application du programme de législature qui en constitue le fondement ainsi que la définition de la composi­tion des commissions permanentes du Conseil.

Président - Je remercie monsieur le Président et je donne la parole au Conseiller Perrin Carlo.

Perrin C. (UV) - Pour informer le Conseil de la position de l'Union Valdôtaine. Notre Comité exécutif s'étant réuni lundi, après avoir appris la nouvelle de l'arrestation de l'Assesseur Ugo Voyat, n'a pas re­tenu opportun de prendre des positions, étant donné le manque d'éléments à ce moment là et se réservant de reconvoquer un Comité exécutif pour examiner la position de l'Assesseur Voyat dès qu'on aura quelques éléments en plus.

Quand-même, nous nous permettons de souligner quelques as­pects de cette affaire, surtout sur l'opportunité du moment où cette arrestation a été pratiquée et dans notre document on a dit qu'à la veille des élections législatives une mesure de cette nature ne peut qu'étonner. Quelques appréciations nous devons les faire aussi sur la facilité avec laquelle on arrive à l'arresta­tion et à la détention provisoire, même dans ce cas où il s'agit d'une délibération assumée déjà au mois de septembre et dont les chefs d'accusation - ce n'est pas à nous d'en juger la gravité - ne semblent pas justifier une telle mesure.

Nous souhaitons vraiment que la Magistrature puisse faire son travail et nous souhaitons quand-même qu'elle garde son rôle, mais nous ne voudrions pas que quelqu'un qui a l'habitude de fréquenter le Palais de justice eut quelque influence sur cette décision. L'arrestation de l'Assesseur Voyat reste quand-même un fait politique, le Président l'a souligné: nous devons donc donner une réponse politique.

Nous suivrons avec un engagement particulier cet événement pour prendre les décisions du cas et je crois que la meilleure réponse a été donnée par la lettre de l'Assesseur Voyat qui dé­montre sa cohérence, sa capacité et sa volonté de distinguer sa position personnelle; il affirme d'ailleurs d'être innocent et nous l'espérons. Il a remis son mandat d'Assesseur dans les mains du Président de la Junte: nous ne pouvons qu'applaudir à son action.

Nous, en tant qu'Union Valdôtaine, nous donnons encore con­fiance à cette Junte, nous demandons quand-même qu'il y ait - et je crois que le Président l'a déjà anticipé - un éclaircisse­ment, qu'on aille discuter des rapports entre les forces politi­ques de ce Conseil; je crois qu'il faut le faire et ce n'est pas seulement ce cas qui nous donne cette nécessité. Il faudra véri­fier la position des différentes forces politiques, vérifier notre programme; nous n'avons, pour le moment, rien à dire sur ce qui a été fait jusqu'aujourd'hui, mais certainement cette vérifi­cation s'impose surtout pour vérifier aussi les méthodes de tra­vail et les comportements des différentes forces soit à l'inté­rieur du Conseil tout entier soit à l'intérieur de cette majorité. C'est avec ce souhait que je termine mon intervention et je me réserve d'intervenir après dans la discussion.

Président - La parole au Conseiller Collé.

Collé (PpVA) - Voglio intanto partire da una frase che ieri un Consigliere re­gionale dell'Union Valdôtaine in sede di Commissione ha detto: "Vedo dei volti goduti di fronte a me". Io voglio subito dire che nessuno di noi è "goduto"; se c'è un'espressione che spiega bene il nostro stato d'animo quella è "preoccupati", preoccupati per quanto sta avvenendo, preoccupati per questa Valle d'Aosta.

Sicuramente non vogliamo, in questa sede, fare i giudici; nello scorso Consiglio abbiamo parlato dei giudici e abbiamo detto che a loro spettava fare il loro mestiere e a noi spettava fare il nostro e questo non dobbiamo solo dirlo, ma anche farlo. Tut­tavia ci corre l'obbligo di fare una valutazione politica su quanto è accaduto e dobbiamo avere il coraggio di ragionare sugli otto mesi di questa maggioranza e di questa Giunta. Ri­cordo che questa Giunta è nata per cambiare i metodi politici, per un vero rinnovamento dei rapporti tra i cittadini e la politi­ca e purtroppo ci troviamo qui, oggi, a ragionare su un ulteriore fatto giudiziario ed è il quarto che ha coinvolto persone che fanno parte di questo Consiglio regionale.

Dicevo che non vogliamo giudicare, ma prendere atto con di­spiacere di questa situazione, dobbiamo quindi fare una consta­tazione su quello che è l'evolversi della situazione politica an­che all'interno delle forze politiche che fanno parte di questo Consiglio regionale. Noi riteniamo che vi siano due modi che sono percepibili che agiscono nelle varie forze politiche. Mi spiego meglio: da una parte vi sono spinte verso il rinnovamen­to, rinnovamento vero; alcune forze hanno iniziato a fare que­sto processo di rinnovamento verso il cambiamento dei metodi, verso una nuova concezione della politica, quella che tutti de­cantiamo soprattutto nei momenti di campagna elettorale, ma che poi forse molte volte non mettiamo in pratica. D'altra parte, siamo invece per la continuità, continuità nei metodi e soprat­tutto - ed è la cosa più grave se me lo consentite - nell'intendere la politica come luogo di realizzazione dei propri interessi per­sonali. Noi constatiamo che questa contraddizione è presente in modo particolare nell'Union Valdôtaine e con questo non voglio dire che altre forze politiche, come la nostra, in passato non abbiano avuto di questi momenti e di queste contraddizioni, riteniamo però che si debba fare una riflessione su tutto questo ed è quindi all'Union Valdôtaine che noi ci rivolgiamo, il Movi­mento di maggioranza relativa e che per questo ha più respon­sabilità all'interno di questo Consiglio, al quale chiediamo di superare queste contraddizioni per il bene non solo dei lavori del Consiglio regionale, ma di tutta la collettività valdostana.

Facciamo poi un'ulteriore riflessione e ci chiediamo al momento della nascita di questa maggioranza e della composizione dell'Esecutivo quale di queste due anime abbia prevalso, quali siano stati i criteri di scelta degli assessori, come si è data ri­sposta alla domanda di rinnovamento, anche negli uomini, che era presente nell'elettorato valdostano e crediamo anche in quello dell'Union. Il sospetto che noi abbiamo è che per la for­mazione della Giunta, in particolare, come già denunciammo a suo tempo, si siano seguite vecchie logiche spartitorie tese più a salvaguardare gli equilibri dentro e fuori i partiti e i movimenti che a seguire il criterio dell'uomo giusto al posto giusto. A fronte di tutto questo dobbiamo, secondo noi, fare una scelta importante e dovremmo proprio avere il coraggio di farla: o si continua così perché le cose comunque devono andare avanti oppure intendiamo tutti assieme muovere qualcosa, arrivare a qualcosa di concreto che anche i cittadini valdostani possano comprendere.

Noi prendiamo atto delle parole del Presidente della Giunta: se non abbiamo capito male è in atto una verifica. Ci auguriamo che sia una verifica vera, una verifica fatta di confronti, leale, con tutte le forze politiche presenti in questo Consiglio regiona­le e non sia solo di etichetta, perché le circostanze ci obbligano, e che non sia una verifica che porti al ragionamento di serrare le file, di fare quadrato attorno alla Giunta e alla maggioranza.

La Valle d'Aosta è sconcertata da tutto questo e io credo che si aspetti delle risposte; è vero che i momenti difficili non ci danno la possibilità di ragionare fino in fondo per poter superarli al meglio, però se non altro dobbiamo avere la volontà di farlo. Io credo che all'interno di questo Consiglio non sia tutto da butta­re; ci sono delle forze sane che hanno voglia di lavorare, ma è altrettanto necessario che ci sia un confronto leale. Se me lo consentite, questi sei, otto mesi di Giunta e di maggioranza so­no stati anche mesi all'insegna delle contraddizioni e queste contraddizioni sono uscite da quest'aula e sono giunte nei no­stri paesi, dalla nostra gente. Ora noi abbiamo un'occasione per dare delle risposte, vediamo di non perderla e diamo delle ri­sposte nel modo migliore.

Io stesso aspetto delle risposte, le aspetto anche da quelle forze che per tanto tempo e per tanti anni si sono dette paladine della moralità, della giustizia, di tutto quello riguardo a cui for­ze come la mia avevano avuto colpe nel passato e dai cui banchi arrivavano in continuazione contestazioni. Mi aspetto di senti­re che cosa queste forze diranno oggi. Termino questo primo intervento riservandomi di intervenire successivamente.

Presidente - Io voglio ricordare ai colleghi consiglieri che il Regolamento prevede, per quanto riguarda le comunicazioni del Presidente, degli interventi brevi. Mi rendo altrettanto conto che data l'im­portanza del tema è difficile ovviare a questo problema.

La parola al Consigliere Florio.

Florio (VA) - Quanto accaduto in questi ultimi giorni è un fatto di forte gravità. Ancora una volta, ed è un fatto che si ripete oramai da troppo tempo, in Valle d'Aosta un amministratore e dei funzio­nari regionali sono interessati dalla custodia cautelare per pre­sunte illegalità - definiamole così - compiute nel corso della proposizione di atti amministrativi aventi importanza fonda­mentale nel settore degli appalti di opere edili. Della gravità del fatto specifico in sé, di ciò che significhi per illustrare i rap­porti tra amministratori e funzionari e delle sue possibili rica­dute anche sui rapporti anche personali all'interno della Giunta non è dato oggi di essere pienamente coscienti.

Le notizie sono sommarie, non sappiamo cosa sia effettiva­mente accaduto, conosciamo solo il contenuto delle delibere in questione e questo è effettivamente troppo poco; conosciamo di certo i capi di imputazione comunicati dalla Procura al Presi­dente della Giunta e conosciamo bene per contro, da anni, l'humus nel quale un certo modo di governare si è consolidato. Se quanto accaduto non sarà, alla verifica dei fatti, particolar­mente grave, ciò non esime il Consiglio regionale dal farne mo­tivo per una approfondita riflessione politica e ciò per far sì che sempre meno gli interventi della Magistratura siano conside­rati come intromissioni inammissibili nella politica.

Si tratta una buona volta di rivendicare alla sfera politica il dovere-diritto di appropriarsi delle proprie competenze, della capacità di analizzare la realtà, di autocontrollarsi, di non tace­re nulla, per gusto o tentazione di casta, di aprirsi al concetto della critica, coscienti che in questo obiettivo non vi può essere alcun interesse né generale, né particolare da difendere o a cui guardare per calibrare la sostanza di un intervento. Non può essere in questo senso accettata la posizione di quanti vorreb­bero che le forze politiche costituenti una maggioranza debbano necessariamente, e per un interesse ritenuto superiore, concor­dare un atteggiamento univoco. Se ciò può valere per i singoli atti amministrativi per la cui predisposizione e approvazione può essere fondamentale il raggiungimento di accordi di com­promesso, non può valere per ciò che attiene all'essenza stessa della politica: gli obiettivi, gli strumenti e le persone.

Per queste fondamenta dell'azione politica è indispensabile e vitale che con chiarezza, senza fingimenti e senza secondi fini, tutte le forze politiche conservino viva la sorgente della propria idealità e libera da laccioli la loro esplicitazione. Noi questo abbiamo fatto da quando eravamo all'opposizione e lo abbiamo fatto da quando siamo diventati partecipi di questa maggioran­za, lo abbiamo fatto nel passato, lo facciamo ancora una volta oggi. Con questo non vogliamo giudicare moralisticamente il comportamento di nessuna forza politica che mantiene ovvia­mente la sua libertà piena e totale di fare o non fare certe scel­te, di affrontare o non affrontare certe riflessioni. Noi però dobbiamo valutare politicamente ciò che accade, i fatti di tutti i giorni come quelli eccezionali; noi come forza politica non pos­siamo non valutare politicamente il comportamento delle altre forze politiche e questo non può essere considerato da nessuno alla stregua di un attacco. Questa è l'essenza della politica, è la vita della politica e il fatto che così raramente nel passato ciò sia avvenuto è la causa prima della stagnazione inaudita della politica valdostana.

É dapprima necessario sottolineare l'inderogabile dovere della Magistratura, in uno Stato di diritto, di svolgere le proprie funzioni in assoluta indipendenza e autonomia sia verso i sog­getti sia verso i tempi dell'azione, avendo come unico scopo l'ac­certamento della verità nel rigoroso rispetto delle garanzie. Il Consiglio regionale e i partiti devono cioè prendere atto di qu­anto accaduto, manifestando alla Magistratura e alla sua azio­ne tutto il rispetto e la fiducia che le si devono. É quindi indi­spensabile inquadrare il fatto specifico nel momento storico in cui è avvenuto; non dobbiamo dimenticare che tutto è avvenuto nel settembre del 1993, durante questa Giunta in cui anche un Verde è presente e in cui la correttezza e la chiarezza ammini­strativa costituiscono le basi dell'accordo programmatico della maggioranza.

Quanto accaduto era nell'aria, tutti noi abbiamo avuto sentore che qualcosa del genere poteva accadere, questo perché questo fatto, ma anche altri dei quali ancora non si parla, va inqua­drato in un sistema di governo instaurato negli anni '80, co­struito ed incentrato attorno alla figura personale e politica di Augusto Rollandin, allora Presidente della Giunta, circondato da persone, competenze e azioni tali da creare una diffusa, pro­fonda e radicata rete di interessi che quasi facevano ritenere la condotta amministrativa di individuazione delle linee politiche e la loro attuazione subordinate agli interessi di un ristretto numero di persone.

Questa analisi della realtà la andiamo facendo da tempo, non nei corridoi o nelle sedute riservate, ma principalmente in quest'aula, sui giornali e alla televisione. Questa riflessione l'abbiamo svolta a novembre allorquando esplose il caso Rol­landin; abbiamo detto allora che il problema Rollandin non è solo Rollandin, così come oggi diciamo che i fatti accaduti non sono da leggere al loro interno: tutti questi fatti coinvolgono re­sponsabilità più ampie ed in particolare connivenze, complicità, collegamenti, silenzi e ampie omertà che, lo si voglia riconosce­re o no, hanno interessato e in parte interessano ancora la so­cietà valdostana e i rapporti tra la politica e l'economia.

Ancora una volta una vicenda giudiziaria coinvolge pesante­mente esponenti e dirigenti dell'Amministrazione regionale, una conferma grave del deterioramento del modo di operare di alcuni settori della Regione. Di fronte a questa situazione non possiamo non ritenerci, noi Verdi, pienamente coinvolti, consi­derato anche il fatto che facciamo parte della maggioranza che ha espresso la Giunta nella quale quegli atti sono stati assunti. In questa situazione non possiamo non ricordare che di questa maggioranza l'Union Valdôtaine costituisce il perno centrale in termini numerici certamente, ma soprattutto in termini di re­sponsabilità politica. Ciò non significa processare l'Union, non ci interessa, non è il compito di un'altra forza politica; è compi­to, se del caso, degli elettori, della realtà dei fatti e ancor più degli iscritti. Interessa invece, e dovrebbe interessare tutti quanti sottoscrissero l'accordo di maggioranza, porre la que­stione politica dei metodi ancora una volta e con forza.

Ci sembra di poter dire che in questa prospettiva, che è poi quella che insieme ci eravamo dati, parte dell'Union non si è mossa con la dovuta prontezza e i fatti da giugno ad oggi ce lo dimostrano. A questo punto, quasi ad un anno dalla costituzio­ne della maggioranza, di fronte ai fatti di novembre e a quelli di questi giorni, di fronte ad una serie di questioni importanti che o non procedono o procedono con grave difficoltà o procedo­no senza un previo, ampio, libero confronto, non solo non dob­biamo sorvolare sulla gravità del fatto ma si deve necessaria­mente avviare e definire una verifica delle ragioni, delle moti­vazioni, dei comportamenti che stavano e stanno alla base dell'attuale maggioranza di governo. Questo non significa, lo diciamo a chiare lettere, aprire una crisi; i Verdi non vogliono la crisi ma sostengono che si deve procedere da subito, fin dai prossimi giorni, ad un serrato e serio confronto tra le forze po­litiche che compongono la maggioranza, per verificare la volon­tà e le garanzie perché i fatti di questi mesi non si riproducano e non si ripetano a scadenze ravvicinate in un prossimo preve­dibile futuro.

Occorre definire quali siano i provvedimenti da assumere per rendere evidente e verificabile una netta presa di distanza ri­spetto a quel sistema di governo sopra tratteggiato, occorre puntualizzare gli obiettivi a medio e breve periodo nella pro­spettiva di quelli a lungo, indirizzando con maggiore precisione le azioni da porre in essere.

Il giudizio sulla maggioranza e sull'operato della Giunta è complessivamente positivo; numerose azioni importanti e si­gnificative sono state avviate, volontà in questo senso si sono seriamente manifestate. Sottolineiamo positivamente questo fatto, ma non tacciamo l'esigenza di ribadire nella concretezza dell'operare la necessità di proseguire e rafforzare l'opera di cambiamento con un serio e dialettico confronto che consenta di mettere a lato quanti su questa strada obbligata rappresentano ancora un freno preciso. Se questa sarà la prospettiva di questa maggioranza, i Verdi ci saranno ancora con la serietà del loro impegno.

Presidente - Ha chiesto la parola il Consigliere Tibaldi.

Tibaldi (LN) - Anch'io ieri in V Commissione sono rimasto un attimo esterre­fatto per le dichiarazioni fatte da un Consigliere unionista sul fatto che vedeva stampato su alcuni di noi il sorriso. Probabil­mente non ha visto bene; questo non è assolutamente un mo­mento di gioia o di godimento ma, come diceva giustamente Collé, è un momento di profonda preoccupazione e io oserei ag­giungere anche di vergogna, di vergogna del popolo valdostano per avere determinati rappresentanti in Consiglio regionale o determinate persone che hanno assunto o assumono incarichi di governo e quindi incarichi delicati, precisi che richiedono l'integrità morale che normalmente viene richiesta a quelle persone che assurgono a questi livelli.

Io ieri, per cercare di smorzare la polemica, ho semplicemente detto che se ci fosse una inversione dei ruoli, se cioè fossimo noi in maggioranza e voi al nostro posto, a quest'ora vi sareste già rotolati sui banchi per cercare di ostacolare o fare cadere una determinata azione politica che è stata innescata nel maggio scorso. Io penso che la vergogna dei Valdostani sia motivata da questi primi mesi di operato del Consiglio regionale e degli or­gani amministrativi che ne sono la massima espressione. Di­verse vicende sono accadute in questi mesi, diverse vicende le cui tappe sono state ripercorse in maniera più generica da Collé e più approfondita da Florio e dimostrano sostanzialmente che la volontà del popolo valdostano è stata tradita.

Le aspettative dei Valdostani per un reale cambiamento, rin­novamento, per una impostazione nuova dell'azione ammini­strativa e soprattutto per la scelta di metodi che non abbiano più nulla a che vedere con il passato non è assolutamente pre­rogativa o principio di questa attuale maggioranza. Ecco perché più volte noi abbiamo invocato la delegittimazione di questo Consiglio, sia in occasione dello squallido esempio dei voti di scambio che ci ha omologato alle altre regioni italiane, sia per altre operazioni di natura giudiziaria che hanno coinvolto altri consiglieri. Tale Consiglio non è più in grado di rappresentare quella che è la volontà del popolo valdostano e quindi, ripeto, in più occasioni avevamo chiesto lo scioglimento del Consiglio, scioglimento che è stato brutalmente respinto da quest'aula, dalle persone che oggi qui sono sedute insieme a me e che han­no pensato bene che è più opportuno continuare un'azione poli­tica con i criteri che costituivano il collante del documento pro­grammatico che è stato presentato il 30 giugno scorso.

Ebbene, ora siamo arrivati a questo ultimo fatto che vede coin­volti un politico e un funzionario, un fatto sul quale abbiamo pochi elementi se non quelli che abbiamo appreso dagli organi di informazione e che ci sono stati detti dal Presidente della Giunta nel suo intervento iniziale. Abbiamo pochi elementi, ma sufficienti per trarre alcune deduzioni, per fare alcune rifles­sioni non certo di carattere giuridico perché non siamo qui per processare o giudicare, ma in grado di valutare la serietà, l'ope­ratività e soprattutto i requisiti morali che sono stati e che do­vrebbero essere prerogativa di un organo istituzionale come il nostro.

Innanzitutto mi lascia stupito lo stupore, mi scuso per il gioco di parole, che ha espresso il capogruppo dell'Union innanzi a questo fatto. Io penso che questo stupore riguardi solo più l'Union, dal momento che oramai quasi consecutivamente ci si trova di fronte a fatti che riguardano l'operato di alcuni suoi esponenti o di alcuni amministratori regionali che comunque sono riconducibili a quel Movimento. É uno stupore che oramai è circoscritto e che nei Valdostani si trasforma in vergogna, as­sume delle vesti differenti. I metodi che erano stati espressi il 30 giugno erano ben altri: in un momento di transizione chi ha intenzione di amministrare con serietà e responsabilità deve fissare delle linee guida sulle quali intende operare; queste li­nee guida, sulla base delle intenzioni manifestate dal Presiden­te, ci sembravano altre, ci sembravano voler, dopo il 30 maggio e con la collaborazione delle forze di opposizione, instaurare un rapporto diverso tra le forze politiche in quest'aula e soprattut­to perseguire quelli che sono gli interessi della collettività, i fini pubblici che sono l'obiettivo primario di qualsiasi organo rap­presentativo ed esecutivo. Ma così non è stato. La nuova mag­gioranza, si diceva, ha il suo collante nella necessità, nella vo­lontà di guidare la Valle e la sua gente verso il futuro; ebbene, se questo è il futuro è meglio tornare al passato perché in questi 10 mesi si sono consumati eventi che fanno rabbrividire: quattro consiglieri hanno avuto problemi con la giustizia e lo stesso per i quattro Presidenti della Giunta che sono stati coin­volti in raccapriccianti azioni giudiziarie.

Secondo me è indispensabile dare attuazione a quello che invo­cano i cittadini e cioè un modo diverso di fare politica, preten­dendo la massima trasparenza dell'azione politica e della ge­stione della cosa pubblica. Si diceva ancora che i risultati elet­torali e i responsi referendari mettano noi tutti di fronte a nuo­ve responsabilità, le deleghe in bianco non esistono più, il pubblico amministratore dovrà confrontarsi giorno dopo giorno, problema dopo problema con la comunità tutta e questo è un altro momento di confronto che non bisogna fare soltanto tra forze politiche per verificare degli equilibri di maggioranza o politici all'interno del palazzo, ma è un confronto che bisogna fare soprattutto con i cittadini valdostani perché noi in questo momento siamo i loro rappresentanti. Ecco perché si rende op­portuno un esame di coscienza sull'operato del Consiglio e della Giunta regionale e per primo dovrebbe farlo l'Union che ritengo il principale responsabile; quello che ha la massima responsa­bilità nella vicenda.

Io, già quando accadde la questione Rollandin, dissi che era stata scoperta soltanto la pentola di un "verminaio" che avreb­be portato alla luce eventi ben più gravi e questo potrebbe esse­re il primo di una serie di eventi dovuti ad un metodo che è stato utilizzato dai nostri amministratori nel passato, ma che si è reiterato anche nel corso di questa legislatura.

Un'altra cosa che respingo è che mancano degli elementi per valutare, frase che è stata detta dal capogruppo unionista; ma noi non siamo qui per valutare, ripeto, per giudicare ciò che è stato commesso, la valutazione deve essere squisitamente poli­tica, deve essere di responsabilità, di moralità e di confronto con la comunità valdostana. Quando feci, sempre nel novembre scorso, un sillogismo in merito alla questione Rollandin, l'As­sessore Louvin mi riprese quasi violentemente dicendo che non possiamo attribuire le azioni di una persona ad un determinato movimento o forza politica: nessuno in quel caso voleva gene­ralizzare, ma si voleva sottolineare che il metodo utilizzato da quella persona era diventato patrimonio comune di altre perso­ne e veniva ancora utilizzato per la gestione della cosa pubblica e così si è verificato. Tenete presente che anche questa Giunta ha le sue responsabilità; il 23 ottobre ha assegnato i lavori in questione e quindi, bene o male, è corresponsabile di una certa scelta che è stata fatta sì in passato, ma che magari con mag­gior oculatezza e serietà poteva essere evitata.

Una grossa responsabilità ce l'ha anche questa maggioranza che ha espresso l'organo esecutivo, questa maggioranza che è composita, articolata, è estremamente vasta, della quale fanno parte dei moralizzatori accaniti come i Verdi, coloro che hanno sempre fatto della questione morale il loro cavallo di battaglia e che ora sembrano più propensi a trangugiare rospi uno dietro l'altro piuttosto che procedere ad una verifica più attenta di quelle che sono le loro posizioni e le posizioni delle altre forze politiche. Non so se si tratta di una rinuncia alla loro identità, ai loro principi iniziali a parte una ammissione di colpa molto generica non mi pare di essermi accorto, dai loro discorsi, di una reale intenzione di voler dare una svolta a questo sistema di cose. Abbastanza silenziose le altre forze politiche, forse per­ché stanno già accarezzando l'interesse della poltrona vacante e quindi di fronte ad una vicenda triste e preoccupante che ha coinvolto un amministratore c'è già chi cerca di speculare su questa poltrona.

Una cosa interessante è anche il rapporto che c'è tra giustizia e politica: si parla di confusione di ruoli, se ne è parlato anche nella scorsa seduta del Consiglio dove è stata fortemente criti­cata l'esternazione del Procuratore della Repubblica Vaudano.

Invece, se vogliamo come forma, ha utilizzato toni pesanti, ma sostanzialmente ha detto delle grandi verità, verità che dicono che un certo sistema di tipo mafioso esiste anche nella nostra regione, ne abbiamo avuto una prova tangibile verificando la questione dei voti di scambio, ne abbiamo prove tangibili ab­bastanza frequentemente con le tipologie criminali che vengono di volta in volta alla luce: abusi d'ufficio, turbative d'asta, for­me di corruzione.

Qui non si tratta di confondere i ruoli tra potere giudiziario e politico, è comunque necessario ricordare che il potere giudi­ziario interviene ed invade la sfera politica ogni qual volta la sfera politica stessa, i componenti di questo potere non svolgo­no le loro funzioni secondo i criteri che sono stabiliti dalla leg­ge. Qui non si tratta tanto di invasione quanto di intervento necessario; è vero che in alcuni casi si sono verificati nel nostro sistema degli abusi, ma in questo caso, non sono io a dirlo, mi pare che l'intervento fosse necessario.

Non vogliamo estendere con un atto di fantasia una responsa­bilità penale che oltretutto deve essere provata e accertata, ma bisogna riconoscere il fallimento di questa maggioranza, dei principi che essa si era posta, un fallimento che non può passa­re inosservato, che deve indurre tutti quanti ad un profondo esame di coscienza. Forse la persona che in questo momento ha fatto il più profondo esame di coscienza e ha compiuto il mas­simo atto di responsabilità è proprio colui che attualmente si trova nelle mani della giustizia, l'Assessore regionale che ha rassegnato prontamente e tempestivamente le sue dimissioni. Di questo bisogna dargliene atto: ha avuto una sensibilità che secondo me dovrebbe essere anche prerogativa di tutte le forze politiche che compongono questa maggioranza e soprattutto dell'esecutivo; una forma di dignità, un senso d'orgoglio anche per dimostrare ai Valdostani che si può rimettere il mandato nelle mani del Consiglio, organo sovrano e altamente rappre­sentativo del popolo valdostano, per poter verificare con sereni­tà quali possono essere i nuovi equilibri, quale potrà essere il nuovo assetto di questo Consiglio.

Presidente - Ha chiesto la parola il Consigliere Chiarello.

Chiarello (RC) - Penso, come detto da altri, che nessuno di noi sia contento di questi fatti perché ogni volta che uno di noi viene colpito ne siamo un po' colpiti tutti nella nostra credibilità.

In certi momenti mi sono sentito, quando parlavo di Rollandin, come un grande inquisitore e non riuscivo a separarlo da un metodo di fare politica, come invece qualcuno faceva. Al mo­mento degli altri fatti che hanno toccato altri componenti di questo Consiglio sembravamo degli sfascisti invece eravamo solo "nuovi" e forse un po' ingenui e non ammettevamo certi comportamenti ai quali spero di non abituarmi mai fino alla fi­ne del mio mandato; non voglio abituarmi a metodi che non siano quelli in cui credo come la moralità, la pulizia politica, la trasparenza.

Io non voglio criminalizzare la persona di cui oggi parliamo, anche perché non voglio sostituirmi ai giudici, anzi spero che tutto si risolva in una bolla di sapone per il bene e la credibilità di tutti. Volevo però sapere cosa pensa questa maggioranza di questo susseguirsi di fatti che colpiscono un certo modo di go­vernare e mi chiedo se non siano sopravvenuti fatti più che si­gnificativi per mettere in discussione la credibilità e la rappre­sentatività di questo Consiglio.

Mentre siamo stati pronti a condannare l'intervento del signor Vaudano, non dimostriamo di essere altrettanto pronti a riap­propriarci di un modo trasparente di governare in modo da non dare adito ai giudici di governare al nostro posto. Io penso che decantare in campagna elettorale di fare politica al servizio della popolazione e poi non comportarsi di conseguenza è un di­sattendere le aspettative degli elettori; penso sia impossibile continuare su questa strada, preso atto che anche il Presidente sente la necessità di fare punto e a capo, penso che questo sia doveroso nei confronti della popolazione valdostana. Voglio, a costo di diventare noioso, ricordare che siamo stati eletti per governare al servizio della popolazione e non allo scopo di fare i nostri interessi, anche perché noi passiamo ma abbiamo l'ob­bligo di mantenere e rafforzare la fiducia dei cittadini nelle istituzioni. Abbiamo detto in questo senso che non dobbiamo sprecare l'autonomia di cui godiamo e di cui tutti ci sentiamo orgogliosi ma come gestiamo le nostre competenze, come usiamo questa autonomia tanto sbandierata in campagna elettorale?

Io vorrei che questa autonomia si sbandierasse meno ma che si facessero più fatti. Grazie.

Presidente - Ha chiesto la parola il Consigliere Lavoyer.

Lavoyer (ADP-PRI-Ind) - La vicenda sulla quale il Consiglio regionale si deve esprimere contiene due aspetti fondamentali di analisi che secondo il nostro gruppo sono e debbono rimanere distinti e non confusi, se si vuole fare una discussione che non aumenti ulteriormente la già grande confusione esistente. Il primo aspetto è quello giudiziario, il secondo è quello politico. Sul versante giudiziario la Federazione autonomista ribadisce con coerenza l'atteggiamento garantista nei confronti degli im­putati, ribadisce la fiducia nell'operato della Magistratura, sottolinea l'esigenza di avere ulteriori elementi di valutazione per trarre delle conclusioni ed è contraria a chi costruisce, so­stituendosi alla Magistratura, teoremi generalizzati di colpevo­lezza basandosi su illazioni, chiacchiere e mistificazioni. In so­stanza siamo contrari ai politici che vogliono sostituirsi ai ma­gistrati o, peggio ancora, utilizzare questi episodi come stru­mento di lotta politica.

Sul versante più strettamente politico, la Federazione auto­nomista come forza di maggioranza si dichiara stupita dal te­nore di alcuni comunicati, più che dagli interventi sentiti in aula, di alcune forze di maggioranza, comunicati che si possono così riassumere: tutto ciò che di positivo sta facendo l'attuale maggioranza è merito nostro, tutto ciò che è negativo è causa del passato degli altri.

Sull'ultima vicenda che ha poi colpito un esponente della Giunta nella quale sono presenti anche queste forze, se l'atto approvato era illegittimo si può parlare di metodi di governo e allargare le responsabilità non solo alla Giunta ma alle forze politiche nel loro complesso, ma se l'atto approvato, come è stato appurato, era corretto da un punto di vista formale, gli eventuali reati, sempre da dimostrare, riguardano comporta­menti singoli e non metodi e quindi non possiamo condividere la tesi che in questa maggioranza ci sono buoni da una parte, coloro che vogliono cambiare, i progressisti, e i cattivi dall'altra, guarda caso blocchi contrapposti in queste elezioni politiche del 27 e 28 marzo.

Voglio poi ricordare al capogruppo dei Verdi che l'accordo di maggioranza non è con una parte delle forze politiche a loro gradita, ma è con tutta la maggioranza. In sostanza noi rite­niamo che in questo momento di grande confusione, al di là dei sorrisi della Squarzino, la Valle d'Aosta abbia bisogno di punti di riferimento precisi. Quando vi è parecchia nebbia non è certo aumentando la confusione, generalizzando o mistificando che si può far sì che si ritrovi l'orientamento e la rotta; nella nebbia si ha solo bisogno di bussole per poter procedere quindi siamo contrari alle facili strumentalizzazioni, diciamo no al falso mo­ralismo, siamo d'accordo sull'assunzione di responsabilità dei singoli chiamati in causa e a me pare che l'Assessore Voyat con le sue dimissioni lo abbia dimostrato.

É con questo spirito che noi riconfermiamo l'appoggio alla Giunta Viérin ritenendo che, secondo quanto espresso anche dal segretario dell'Union, sia necessario ed utile per il bene della Valle d'Aosta un chiarimento sul programma, sui modi e sui metodi per realizzarlo da parte di questa maggioranza.

Presidente - La parola al Consigliere Parisi.

Parisi (VAP) - L'intervento che farò non sarà molto lungo. Debbo innanzitutto dichiarare il mio totale rammarico e il mio disagio nell'affron­tare ancora una volta un dibattito che tutti quanti pensavamo di non dover più affrontare. Come è avvenuto in passato noi non entriamo nel merito dell'azione svolta dalla magistratura, ci auguriamo che la stessa possa al più presto giungere al ter­mine del suo lavoro e che tutti gli aspetti dell'intera vicenda possano essere chiariti. Auguriamo d'altra parte a tutte le per­sone coinvolte che possano dimostrare la loro innocenza.

Sotto l'aspetto politico vogliamo affrontare l'intera vicenda sen­za strumentalizzazioni, con animo sereno e con la convinzione che soltanto un'analisi attenta e pacata possa contribuire a tro­vare le giuste risposte e suggerire le adeguate misure per una svolta radicale dell'intero sistema politico. Questi fatti sicura­mente gravi, se provati, gettano ancora una volta il discredito sulla classe politica; ritengo tuttavia che non tutto in questi mesi sia stato negativo. Abbiamo verificato che esiste nella Giunta lo sforzo per un reale cambiamento sia nei modi sia nelle regole. Il cambiamento purtroppo non sempre avviene in maniera repentina, non sempre avviene così come lo si vorreb­be ma richiede del tempo anche perché molto spesso si porta dietro incrostazioni di tanti anni. Una cosa è oramai certa: tutti quanti a qualunque livello debbono prendere atto che un'epoca è terminata. É facile in questo momento così difficile giocare al massacro, fare processi o puntare il dito accusatore; credo che sarebbe una cosa quanto mai fuori luogo proprio perché forse troppo legata al momento elettorale.

Riteniamo che questo atteggiamento non giovi a nessuno, lo abbiamo detto altre volte e siamo fermamente convinti di que­sto, riteniamo che tutti quanti dobbiamo sforzarci per modifica­re completamente quello che è il modo di fare politica, porre al centro della politica il cittadino, la politica non sia intesa come un affare personale ma come servizio ai cittadini. Siamo fer­mamente convinti che il nuovo può nascere soltanto con la mo­difica profonda delle regole del gioco; è indispensabile un con­fronto politico e programmatico per ricercare quei correttivi ne­cessari ad un rilancio della politica.

Riteniamo che sia altrettanto strumentale voler delegittimare le forze politiche di questo Consiglio, riteniamo che questo Consiglio sia stato quasi interamente rinnovato e, come dicevo prima, non credo che non sia legittimato a creare quelle condi­zioni e quei modi di far politica diversi dal passato, anzi pen­siamo che questa sia l'occasione per lanciare un segnale forte per ridare ai cittadini quella fiducia nelle istituzioni che hanno da tempo perso. Prendiamo atto del senso di responsabilità di­mostrato dall'Assessore Voyat e degli impegni assunti dal Pre­sidente della Giunta e dal segretario dell'Union per avere quel confronto politico che chiarisca fino in fondo quelli che sono i programmi e gli intendimenti politici di questa maggioranza. Da parte nostra valuteremo, in quella occasione, quello che emergerà e allora decideremo se vi siano le condizioni o meno perché il nostro gruppo rimanga in questa maggioranza.

Presidente - La parola al Consigliere Ferraris.

Ferraris (GV-PDS-SV) - Indubbiamente, è stato sottolineato da molti, questo è un mo­mento difficile, difficile in sé per i fatti che sono avvenuti ma anche difficile, forse non spetta a me dirlo, ma ci troviamo a po­chissimi giorni dalle elezioni e quindi strumentalizzazioni del fatto in sé possono esserci come mi pare anche di aver colto in qualche intervento.

Io credo che però noi non siamo un tribunale e quindi dobbiamo fare altre cose, non dobbiamo emettere giudizi di colpevolezza o delle assoluzioni sommarie, dobbiamo fare delle valutazioni politiche. Io credo che gli elementi fino ad ora acquisiti non consentano una compiuta valutazione dei fatti, il giudizio poli­tico che possiamo emettere riguarda le dimissioni dell'Asses­sore Voyat e credo che sia un fatto significativo in sé ma ancora di più se si tiene conto che queste dimissioni sono state date contemporaneamente al momento in cui l'Assessore si dichiara innocente e questa è una cosa che va ascritta in termini positivi alla sensibilità di Voyat. Io credo che per quanto riguarda l'ac­certamento dei fatti indubbiamente questo dovrà essere fatto dalla Magistratura e da questo punto di vista noi, non è questa una frase di rito anche se lo può sembrare, riconfermiamo la nostra fiducia nei confronti della magistratura stessa.

Sul piano del giudizio politico non possiamo sottovalutare il fatto che è stato chiamato in causa un esponente che fa parte di una Giunta in cui è presente anche la nostra forza politica e quindi nel momento in cui il Presidente Viérin ha, nella sua introduzione, ricordato l'opportunità di fare una verifica nei prossimi giorni, ci diciamo profondamente consenzienti anche perché la verifica è un atto che deve valutare l'attività di un anno circa di funzionamento della Giunta.

Questo elemento va tenuto in grossa considerazione perché oggi ci sono le condizioni per avere degli elementi per fare una veri­fica con sufficienti elementi di valutazione e credo anche, al­meno questo è lo spirito che ci anima, che sia necessario fare una verifica per continuare una esperienza avviata. Io vorrei cogliere questa occasione per rettificare quanto oggi è stato pubblicato da "La Stampa" dove si dice che il PDS vuole uscire dalla maggioranza, almeno così si può capire leggendo l'arti­colo. Noi non siamo assolutamente per uscire dalla maggioran­za in questo momento, siamo perché questa verifica vada ad af­frontare dei problemi che sono emersi in questo anno di attività e riteniamo anche che da questo punto di vista vada portato avanti il programma di rinnovamento che abbiamo sottoscritto insieme all'Union e il processo di rinnovamento che l'Union stessa ha dimostrato di voler attuare con la sottoscrizione del programma per la formazione di questa Giunta. Non è che vada tutto bene, diciamo che è necessaria una verifica perché rite­niamo che ci siano dei ritardi e che comunque questi ritardi va­dano superati. Io credo però che la verifica non debba essere un momento per fare un processo alle intenzioni delle diverse forze politiche, lo spirito con cui noi vogliamo fare questa verifica mi­ra a una verifica costruttiva, che affronti i problemi concreti che in questo anno di attività comune sono emersi e quindi vogliamo che all'interno di questa verifica si affrontino i pro­blemi legati a come migliorare l'efficienza e la trasparenza della pubblica amministrazione, come definire nuove regole per separare i ruoli dei politici da quelli gestionali, dovremmo af­frontare e trovare delle soluzioni per quanto riguarda anche le normative degli appalti che purtroppo hanno portato ricorren­temente ai problemi che tutti sappiamo. Quindi chiediamo una verifica sui contenuti che vogliamo positiva per andare avanti, per cambiare.

All'interno di questo spirito noi siamo per riconfermare qui oggi la fiducia alla Giunta Viérin dicendo che si attenderà dopo le elezioni un appuntamento che è quello di una verifica, di un confronto che intendiamo fare tra le forze della maggioranza perché credo che oggi sia necessario fare un passo avanti, un salto di qualità, uno scatto in avanti. Grazie.

Presidente - La parola al Consigliere Lanivi.

Lanivi (PVA) - Per un brevissimo intervento e per non ripetere cose già dette. Io ho apprezzato in modo particolare l'intervento del Presidente Viérin che sui vari aspetti e sulle conseguenze delle vicende re­centi ha detto parole conclusive, cioè ha dato puntuale risposta agli interrogativi che quelle vicende ponevano. Le dimissioni dell'Assessore Voyat sono un atto di responsabilità che va ap­prezzato.

Non abbiamo gli elementi per poter fare delle valutazioni che vadano al di là delle cose che abbiamo letto o saputo dai gior­nali; siamo a pochi giorni dalle elezioni politiche e quindi in un momento in cui queste vicende possono subire delle strumen­talizzazioni. L'impegno del Presidente Viérin, subito dopo le elezioni, di fare una verifica dell'attività svolta sino a qui dalla Giunta e dalla maggioranza che la sostiene corrisponde ad una esigenza naturale, ad una scadenza, ad un anno di distanza, pressoché obbligata. Ci servirà anche per mettere a punto delle strategie e dei modi per migliorare l'efficienza dell'attività della Giunta e della solidarietà di questa maggioranza.

In genere nei momenti di confusione c'è chi vuole pescare nel torbido, noi a questo gioco non ci stiamo, non ci vogliamo stare, per quanto ci è possibile daremo il nostro modesto contributo per migliorare l'attività non solo del Consiglio ma per quanto ci è possibile anche della Giunta.

Ripetendo quindi la fiducia in questa maggioranza per quello che ha fatto fino ad oggi e anche per la volontà dimostrata di procedere non a un rinnovamento di moda ma ad un rinnova­mento concreto, tenuto conto anche delle diverse esigenze e connotazioni di ogni singola forza, saremo pronti a dare il no­stro sostegno con la massima lealtà.

Presidente - La parola al Consigliere Perron.

Perron (UV) - Io credo che quello che è il pensiero dell'Union Valdôtaine sia stato spiegato benissimo dal segretario Perrin, tuttavia non si può negare il fatto che l'arresto dell'Assessore Voyat abbia tur­bato il mondo politico, prima di tutto l'Union Valdôtaine e la comunità valdostana nel suo complesso. Voglio pertanto in questa sede, in quanto esponente politico, fare alcune riflessioni.

La delicatezza del momento sociale, economico, politico che stiamo attraversando mi fa ritenere che tutto quello che può turbare la serietà e l'equilibrio della vita sociale possa determi­nare delle pericolose fratture fra società civile e mondo politico. Non è quindi solamente per l'imminenza delle elezioni politiche che questo arresto preoccupa e turba, è perché di fronte ad esso stiamo assistendo ad un fatto negativo, ed è indubbio che si imponga una riflessione profonda sulla politica valdostana, sul modo con cui questa è stata condotta e deve essere condotta. Io credo che questo debba avvenire sulla base di una serenità che dobbiamo dimostrare prima di tutto in questo consesso; io rifiu­to la generalizzazione, sempre, perché non è generalizzando i fatti e le accuse che si facilita questa riflessione, non è sparan­do delle forti proteste, affermando che questo Consiglio è de­legittimato, non è chiedendo lo scioglimento del Consiglio reg­ionale che dimostriamo, colleghi consiglieri, questa capacità che il Consiglio deve avere di riflettere sulla politica, di indicare quali meccanismi vanno cambiati e pertanto ancora una volta rifiutiamo brutalmente, come dice il collega Tibaldi, la richiesta leghista di dimissioni della Giunta regionale.

Esiste secondo noi una sostanziale differenza tra il tono dei comunicati e il tono che si percepisce oggi in questa aula, tut­tavia i comunicati di questi giorni sono gli stessi che abbiamo già letto in analoghe occasioni: nelle prese di posizione pochi avanzano proposte concrete, tutti accusano, tutti cercano una contrapposizione tra forze politiche buone e cattive nel tentati­vo di recuperare quel consenso che alcune forze politiche non sono riuscite ad ottenere con strumenti propositivi, cercando di recuperare in questo modo quella unità che non sono riusciti a conservare con il dibattito politico vero e proprio. Io rifiuto le generalizzazioni anche in questo frangente; per il momento non abbiamo elementi certi per trarre delle conclusioni definitive, neppure abbiamo elementi certi per fare troppe ipotesi, le noti­zie che abbiamo sono quelle degli organi di informazione che a mio avviso non ci consentono di andare oltre la conoscenza di fatti nudi e crudi.

Io ho analizzato la delibera incriminata della Giunta regionale per la ristrutturazione della biblioteca di Saint-Christophe e credo che da un punto di vista amministrativo sia perfetta, non presenta irregolarità né imperfezioni di nessun tipo e credo addirittura di non sbagliare quando affermo che non vi era la necessità di procedere ad un appalto, metodo che la Giunta regionale ha giustamente scelto come strumento di maggior chiarezza, di maggior trasparenza e per tutelare al meglio gli interessi della Regione autonoma Valle d'Aosta. Sono queste considerazioni che mi spingono per prudenza e anche per un po' di garantismo a ritenere importante poter analizzare in pro­fondità la questione solamente quando si avranno delle prove certe, concrete che dimostreranno la gravità dei fatti e solo in quel momento si potranno muovere delle accuse precise.

Io ritengo che dalla pochezza degli elementi accusatori che ab­biamo da questo Consiglio dovrebbero uscire solamente parole di equilibrio; ribadisco quanto ha detto il segretario dell'Union Valdôtaine che il nostro movimento è stupito delle accuse che sono mosse ai suoi uomini, uomini dei quali aveva e continua ad avere fiducia.

Qualcuno ritiene che questo dimostri un eccesso di garantismo ma io voglio sottolineare due cose: credo che ognuno abbia il suo ruolo, giudici e politici; i politici facciano i politici e i giudici facciano i giudici e affermo che qualora vengano dimostrate delle colpe i responsabili andranno puniti da un punto di vista penale se ci saranno dei reati punibili da questo punto di vista, se esponenti del mondo politico andranno puniti anche da que­sto punto di vista. Credo che l'Union sarà in grado di svolgere in questo senso il proprio ruolo, senza che siano altre forze po­litiche a suggerirglielo, a proporglielo o addirittura a tentare di imporglielo come una specie di ricatto politico.

Ho detto in precedenza che stiamo vivendo un momento politico difficile, delicato e proprio questa delicatezza dovrebbe imporre a mio avviso a tutti noi di non fare un dibattito che guardi dentro all'occhio della televisione o dei giornali in funzione elettorale; io mi sono fatto una domanda che mi sento di fare ad alta voce in Consiglio: vi era il rischio che l'Assessore Voyat fuggisse, vi era il rischio che i funzionari scappassero, vi era il rischio che le prove, i documenti da acquisire venissero inqui­nati? Se la risposta è sì abbiamo il dovere di saperlo, se la ri­sposta è no, come sono convinto, mi viene lecito pensare che in qualche modo si sia voluto o per insensibilità o per scelta influi­re sulla campagna elettorale.

La prontezza con cui alcune forze politiche hanno dimostrato di voler interpretare la vicenda proprio in chiave elettoralistica conferma questo mio personale sospetto. Io credo che in realtà la vicenda non muti i rapporti di forza ma ottenga semplice­mente il risultato di turbare l'opinione pubblica e questo mi sembra gravissimo. Io voglio sottolineare con forza il ruolo po­sitivo esercitato nella politica valdostana dall'Union Valdôtai­ne. Se Florio e Tibaldi si aspettano che dai banchi unionisti esca una pesante requisitoria contro Rollandin e contro altri uomini unionisti, resteranno delusi.

Nel corso degli anni a mio giudizio la Valle d'Aosta ha conosciu­to un indubbio sviluppo e ha saputo attutire gli effetti di una crisi economica che oggi ci attanaglia pesantemente. Ci sono forze presenti in questo Consiglio che, volutamente, miscono­scono questo ruolo, mirano solamente ad evidenziare alcuni problemi, alcuni aspetti puramente negativi. Io voglio ricordare a queste forze che chi non ha mai governato, che ha fatto sem­pre opposizione, chi tuttora si trova in minoranza e fa opposi­zione, che non ha mai amministrato perché non legittimato dal consenso popolare o perché non ha mai voluto assumersi delle responsabilità e oggi urla contro tutti e contro tutto ha un compito molto facile che è quello di ergersi a giudice, a censore. Sono forze che politicamente, scegliendo il ruolo della minoran­za non hanno mai rischiato nulla, non hanno saputo neppure essere costruttive, propositive e in questo modo di agire con c'è nessun merito.

Io con queste affermazioni voglio richiamare tutto il Consiglio a trovare, come mi sembra sia stato fatto, un senso di responsa­bilità verso i cittadini. Le vicende giudiziarie a mio avviso non favoriscono nessuno ma frastornano semplicemente l'opinione pubblica, allontanano la gente dalla politica e dall'ammini­strazione e questo non è che un male. Sul piano puramente politico ritengo sia vero, sia giusto dire che questa maggioranza vada rivista e non sarà, come affermato da qualcuno, una veri­fica di etichetta. Il chiarimento dovrà essere di tipo squisita­mente politico sui rapporti che esistono o meglio che talvolta non esistono tra forze politiche purché dal punto di vista am­ministrativo mi sembra che questa maggioranza e la Giunta che ne è l'espressione stiano lavorando bene, stiano portando avanti il programma che ci siamo dati come maggioranza, stia­no rispondendo a dei precisi impegni che ci siamo assunti di fronte alla popolazione valdostana.

Qualcuno dice che l'Union Valdôtaine non ha saputo rispondere alle spinte di cambiamento; sono affermazioni generiche che respingo al mittente. Non so di che cosa parlino alcune forze politiche e mi limito a dire che né Verdi né Lega sono a mio avviso depositari del discorso del cambiamento e mi limito a ri­affermare che in alcuni interventi intravedo un eccesso di compiacimento per le vicende giudiziarie, compiacimento che a mio avviso in questa sede non dovrebbe trasparire. Ripeto, vedo forze politiche in qualche modo compiaciute, soddisfatte dell'ar­resto di un Assessore regionale, soprattutto quando si tratta di un uomo dell'Union Valdôtaine; credo che questo sia un atteg­giamento misero, squallido sia umanamente sia politicamente. In situazioni del genere io non gioisco mai, semmai mi preoccu­po; sono stato fortemente preoccupato e lo sono tuttora per questa situazione.

Io credo che non possiamo che prendere atto della serietà del comportamento dell'Assessore Voyat che in questa occasione ha rimesso il mandato nelle mani del Presidente della Giunta. Concludo dicendo che secondo me il Consiglio ha un compito politico e non credo si possa giocare una specie di gioco assurdo e strano che è quello di contare i problemi che una forza politi­ca si trova a dover fronteggiare. Quando un politico si rende colpevole di qualche reato, a volte oltre alle sue responsabilità bisogna aggiungere quelle di tutti noi che stiamo in Consiglio, bisogna aggiungere quelle della stessa opposizione che non sa fare il proprio lavoro se le sfuggono importanti funzioni di con­trollo e di verifica che sempre le competono.

Ognuno di noi ha un suo compito politico ed è secondo me inac­cettabile che questi compiti politici siano esercitati attraverso la magistratura. Credo quindi che il Consiglio regionale potrà discutere di questa vicenda quando avrà acquisito tutte le in­formazioni necessarie e riaffermo che l'Union Valdôtaine è e sarà in grado di prendere le sue decisioni e di fare le valuta­zioni che riterrà più opportune e soprattutto sarà in grado di farle da sola senza che siano altri a doverle richiedere, proporre o imporre. Grazie.

Presidente - La parola al Consigliere Tibaldi.

Tibaldi (LN) - Per una rapidissima replica. Mi è parso di sentire in questi ul­timi interventi molta demagogia, molte espressioni che sono più proprie di un comizio elettorale che di un'aula consiliare. Parisi parlava di un segnale forte e io vorrei sapere a cosa si ri­ferisce: se il segnale forte sono le dimissioni dell'Assessore al turismo, per noi sono un atto di responsabilità ma non lo rite­niamo sufficiente, sono un atto di sensibilità che è stato dimo­strato da una persona ma non da una maggioranza che è co­munque corresponsabile. Altri come Ferraris parlano di un salto di qualità ma io direi piuttosto di caduta di qualità per­ché, se questo è il salto di qualità che si aspetta la comunità valdostana, siamo bene messi.

Ho poi sentito parlare di rinnovamento maturo, frasi che si ri­petono quasi con fastidio nelle orecchie non solo del sottoscritto ma di tutti i Valdostani.

L'intervento che mi lascia più allibito è quello del Consigliere Perron perché secondo me reitera certe posizioni che sono peri­colose. Il segretario dell'Union è stato più morbido, più maturo, più riflessivo su certe argomentazioni che riguardano questa delicata vicenda. Qui nessuno è per giudicare, caro Perron, lo abbiamo premesso, lo abbiamo sottolineato tutti e mi è parso di capire che nessuno si è arrogato il titolo di ergersi a giudice, a magistrato, di sostituirsi a colui che esercita le funzioni giudi­ziarie, qui sono state fatte semplicemente delle considerazioni politiche e quindi è inutile stare a strumentalizzare gli inter­venti degli altri per cercare di cavare un po' di elementi di di­scussione. Non si spara con forti proteste per richiedere la de­legittimazione che è naturale, se ne sono resi conto tutti quanti perché non ci sono più gli elementi di consenso che sostengono questo consesso.

Penso poi che ci sia un sostanziale arroccamento difensivo e una impermeabilità che traspare dalle parole di Perron in merito a quelle che dovranno essere le decisioni dell'Union; ar­roccamento difensivo nel senso che dice che le notizie non ci consentono una valutazione, ma questo è un "déjà entendu" che abbiamo già sentito utilizzare ripetutamente anche quando c'erano sentenze di secondo grado e quando il segretario politi­co del tuo movimento aspettava addirittura l'atto formale, la consegna della sentenza e questo non è garantismo ma iperga­rantismo che alla fine si ripercuote sull'efficienza del sistema amministrativo e sulla tutela dei diritti dei cittadini e della collettività.

Penso che prudenza e ipergarantismo vadano do­sati all'interno del movimento e che senz'altro non saranno le altre forze politiche ad interferire in quelli che sono gli affari interni dell'Union ma penso che una sostanziale impermeabi­lità dimostrata dal tuo intervento sia più dannosa che proficua perché comunque bisogna fare tesoro dei consigli che vengono dagli altri che non sono strumentalizzazioni ma semplici osser­vazioni perché in quest'aula oggi è stato fatto un dibattito cor­retto, non strumentale e se ci fossero stati altri all'opposizione avrebbero fatto le capriole su questo pavimento e qui invece si è dibattuto in maniera educata e matura.

Si dice che non dobbiamo sostituirci ai giudici, è vero, però l'analisi lo hai fatta tu, caro Perron, quando dici che la delibera è perfetta, sei tu che ti sostituisci all'operato di un magistrato quando deve magari ancora analizzarla approfonditamente; se la delibera è o non è perfetta non decidiamolo noi, lasciamolo dire a chi di competenza. Io penso sia necessario da parte della forza di maggioranza relativa un minimo di capacità autocriti­ca, per carità, non dovete prendere esempio dalla Lega o dai Verdi ma dovete essere più coscienti di quello che sta accaden­do al vostro interno, evitando di predicare il rinnovamento e poi rifiutarlo in maniera aprioristica, i depositari del cambiamento saranno gli elettori a stabilire chi saranno e non certo il sotto­scritto o il Consigliere unionista.

Presidente - Voglio ricordare che l'articolo 43 prevede che sulle comunica­zioni del Presidente possano essere fatti brevi interventi. Capi­sco la situazione ma il regolamento va comunque rispettato e se ricominciamo a fare il giro non finiamo più.

Gli interventi non dovevano essere ripetuti ma non voglio neanche essere accusato di non lasciare spazio.

La parola al Consigliere Chiarello.

Chiarello (RC) - Oggi siamo abbastanza tranquilli nonostante il fatto che l'in­tervento di Perron sia vergognoso perché qui oggi non ho visto nessuno godere. Forse quelli che sono in tribuna si aspettavano una battaglia al coltello, penso invece che siamo tutti demora­lizzati da queste cose e mi sembra che ci sia stato un dialogo pacato e corretto. É per questo che è sbagliato quando Perron dice che le forze di opposizione non si prendono delle respon­sabilità; l'opposizione ha il suo ruolo quando voi eravate all'op­posizione avevate il vostro ruolo, lo avete sempre sbandierato. Io spero che l'Union faccia di fronte a questi interventi una autocritica e se non la fa a noi non interessa più di tanto, sa­ranno gli elettori che valuteranno la situazione.

Voglio chiarire che sia io sia gli altri non avevamo intenzione di fare in quest'aula campagna elettorale, abbiamo detto quello che pensavamo, ci siamo guardati in faccia e credo che qui chi ha fatto propaganda elettorale sia chi ha parlato in quel modo per dieci minuti.

Presidente - Ringrazio il Consigliere Chiarello per il breve intervento.

La parola al Consigliere Marguerettaz.

Marguerettaz (PpVA) - Vorrei intervenire ma ho due timori: da una parte la preoccu­pazione che le parole dette in questi momenti qualsiasi esse siano possano essere giudicate come strumentali visto il perio­do in cui questi fatti vengono a cadere, dall'altra parte poi non vorrei che qualche Consigliere più sensibile di altri pensasse che con questo mio interventi io voglia imporre all'Union scelte o consigli o cose di questo genere.

Superando tuttavia questi timori, io vorrei cercare di tirare le fila di questo dibattito che mi è parso molto strano. Abbiamo assistito in sintesi all'arresto di un Assessore e vi è stato il Presidente della Giunta che ha chiesto una verifica, l'Union di conseguenza dunque ha scelto una verifica fra le forze di mag­gioranza.

La prima questione da dirimere è il legame tra queste due questioni: mi chiedo, se non fosse avvenuto il triste fatto di cui tutti siamo a conoscenza, l'Union e il Presidente avrebbero chiesto ugualmente questa verifica? Questa verifica che è se­condo noi opportuna, a che cosa si vuole riferire? Tre credo sia­no le possibilità. La prima è quella sostenuta dal Consigliere Florio e cioè che il fatto in sé dell'Assessore Voyat non sia tanto un fatto occasionale ma rappresenti una eventualità di un modo di concepire la politica che Florio faceva risalire agli anni '80 e che a suo modo di vedere è ancora tutt'oggi presente. La seconda ipotesi è che questa verifica venga chiesta sul pro­gramma di questa maggioranza e debbo dire che questa è una ipotesi che mi è sembrata, dalle cose che sono state dette dalle diverse forze politiche, da scartare. Non mi è infatti sembrato di capire che questa fosse una verifica di programma perché quasi tutte le forze politiche con qualche sfumatura hanno dato un giudizio complessivamente positivo sull'operato di questa Giunta.

Ora come si fa oggi, e qui potrete anche accusarmi di strumen­talizzazione ma io credo ci sia anche la strumentalizzazione contraria, a dire che c'è una Giunta propositiva e operativa quando noi consiglieri regionali eravamo convocati non per di­scutere dell'argomento di cui stiamo discutendo ma per votare un ordine del giorno di 14 punti di cui quasi la metà erano in­terpellanze o atti dell'opposizione? Io credo che il mio amico Collé, quando era Sindaco di uno dei più piccoli comuni della Valle, quando riuniva il suo Consiglio aveva più punti da pro­porre rispetto a quelli su cui siano stati chiamati noi oggi a con­frontarci. Io inviterei le forze della maggioranza e l'Union in particolare ad approfondire un discorso programmatico, a vede­re se realmente le aspettative che si avevano all'inizio di questa maggioranza si stiano realizzando o, come suggeriva il Consi­gliere Florio, se qui c'è qualcuno che frena il processo di rinno­vamento della politica. Io condivido in parte questa osservazio­ne, sono però altresì convinto che vi siano dei consiglieri e degli Assessori che frenino non solo questo cambiamento di metodi politici ma la stessa amministrazione regionale e anche questo dovrebbe essere forse un punto di questa verifica.

Una terza ipotesi su questa verifica potrebbe essere di verifica­re il comportamento di alcune forze di maggioranza e devo dire che questa mi era sembrata l'ipotesi più credibile; credo che ciò che rallenta una buona amministrazione nella nostra Regione sia, guarda caso, quello che noi osservavamo circa una anno fa quando si costituì questa maggioranza, che essa avrebbe avuto tante e tali contraddizioni di metodo e di impostazione che presto sarebbero venuti a galla. A nostro avviso è già tempo che queste contraddizione emergano e oggi lo fanno in maniera palese.

Vorrei fare un ultimo appello: mi auguro che la verifica venga fatta a livello di Consiglio regionale; ti ricordi, Florio, quante volte avevamo parlato della necessità, che queste verifiche non vengano fatte nelle segreterie dei partiti anche perché oggi c'è una grossa questione che potrebbe buttare un'ombra sulla ca­pacità di incidere realmente di questa verifica. Non crediate che questo discorso sia strumentale o semplicistico o tanto me­no interessato ma c'è una questione della quale, senza voler ca­dere nel cinismo, bisogna parlare ed è quella poltrona vuota che potrebbe rappresentare un grosso freno alla verifica program­matica che l'Union giustamente vuole portare avanti.

Le poltrone vuote stranamente favoriscono l'avanzare di quelle forze a cui Florio faceva cenno che sono ancora più interessate al potere per il potere che ad una vera concezione della politica. Io mi auguro, e lo vorrò vedere nei fatti, che quella poltrona vuota non freni la capacità di reale verifica delle forze di questa maggioranza. Se così facesse tutto questo che abbiamo detto anziché rappresentare una occasione per questo Consiglio di fare un passo in avanti sarebbe ancora più deleterio e divente­rebbe una occasione per le forze interessate e quindi per il Consiglio regionale nella sua interezza di fare un passo indietro.

Presidente - Colleghi consiglieri, il Presidente della Giunta rimetterà la lettera di dimissioni al Presidente del Consiglio che la porterà all'attenzione del prossimo Consiglio regionale dando la possi­bilità di intervenire con il più ampio tempo possibile su questo argomento. Io credo che oggi, interpretando in maniera lata l'articolo 43, tenuto conto del tema, siamo andati al di là di qu­anto è previsto sulle comunicazioni del Presidente.