Oggetto del Consiglio n. 764 del 19 settembre 1984 - Resoconto
OGGETTO N. 764/VIII - CRITICHE DEL CONSIGLIO COMUNALE DI BRISSOGNE NEI CONFRONTI DELL'OPERATO DEL PRESIDENTE DELLA GIUNTA REGIONALE - (Interpellanza).
PRESIDENTE: Do lettura dell'interpellanza presentata dai Consiglieri Mafrica e Dolchi:
INTERPELLANZA
CONSIDERATO che con una propria deliberazione (n. 59 del 29.8. 1984) il Consiglio comunale di Brissogne ha espresso critiche molto aspre nei confronti del Presidente della Giunta regionale, di cui si depreca il comportamento discriminatorio nei confronti della popolazione di Brissogne;
POICHE' in detto documento si fa riferimento a impegni presi dalla Giunta regionale e non rispettati (costruzione di due centrali, contributo per l'acque dotto, equo pagamento dei terreni);
i sottoscritti Consiglieri regionali
INTERPELLANO
il Presidente della Giunta regionale:
per conoscere dettagliatamente lo svolgimento dei fatti e degli atti che hanno portato ad una così aspra polemica con il Comune di Brissogne;
per sapere quali iniziative la Giunta intende prendere per tener conto delle legittime aspettative degli amministratori e della popolazione di Brissogne.
PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il Consigliere Mafrica; ne ha facoltà.
MAFRICA (P.C.I.): E' nota a tutti la deliberazione del Consiglio comunale di Brissogne, nella quale vengono elevate aspre critiche nei confronti del Presidente della Giunta. In questa deliberazione in sostanza, si afferma che il Presidente della Giunta, avendo preso degli impegni con il Sindaco e gli Assessori di quel Comune in merito ad opere che la Regione avrebbe dovuto realizzare o finanziare e in merito al paga-pagamento del prezzo di esproprio, non ha poi mantenuto le promesse fatte. Il documento del Comune di Brissogne, votato all'unanimità, è molto pesante: parla di atteggiamento discriminatorio da parte del Presidente della Giunta nei confronti di quel Comune.
Noi ne abbiamo preso atto con sorpresa, nel senso che non eravamo a conoscenza di questi incontri particolari, e chiediamo perciò al Presidente della Giunta di riferirci la sua versione dei fatti e di vedere anche quali orientamenti la Giunta stessa può prendere per andare incontro a quelle richieste, che non ci sembrano poi così campate in aria, fatte dal Comune di Brissogne, come per esempio la richiesta delle centraline, l'intervento per l'acquedotto o quello di un intervento per un pagamento più equo del prezzo dei terreni.
PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il Presidente della Giunta Rollandin; ne ha facoltà.
ROLLANDIN (U.V.) Je regrette qu'il y a eu cette polémique, mais je vous déclare que je n'ai donné aucune réponse à travers la presse. Je chercherais quand même à faire l'historique de ce qui s'est passé.
Avant tout, je tiens à rappeler au Conseil que la loi n. 37 prévoit qu'on puisse aménager les ordures. A ce moment, on avait donc fait un choix, en décidant le déplacement des installations pour donner application à cette loi sur les terrains de la Commune de Brissogne. A la suite de ces décisions, on avait eu des pourparlers et, en tenant compte que ces terrains étaient encore à usage civique, on avait eu une rencontre avec le Conseil de la Commune pour chercher à arriver à un accord ou, quand même, à voir s'il était possible de prendre en considération le choix particulier fait par l'Administration régionale, car ce n'était pas une installation quelconque, mais la seule possibilité qu'à ce moment on avait pour résoudre le problème très important des ordures et de la dépuration des eaux.
Je pense que souvent on parle dans cette salle, des problèmes écologiques, mais trop souvent on oublie que l'écologie commence justement de la dépuration des eaux et de l'aménagement des ordures.
Pendant cette rencontre le Conseil de Brissogne a fait sa requête pour la valeur d'achat des terrains que l'Administration régionale voulait exproprier, pour donner application à la loi. La requête était plus haute que l'expertise faite par l'Administration régionale, même en appliquant l'intégration de la loi n. 44. A ce propos, je veux souligner qu'il y a encore une circulaire du Ministère compétent qui dit que, au moment où il y a des difficultés pour l'expropriation des terrains qui sont liés à d'autres activités l'expropriation des terrains agricoles était valable. Donc, la contestation au niveau de l'expropriation était sur la valeur des terrains et non sur la loi en elle-même.
Après avoir fait cette proposition à la Commune de Brissogne, on a eu une rencontre avec le Conseil même de ce village, plus précisément, avec les for ces de majorité du Conseil. On a parlé des nécessités de la Commune et de ce qu'on pouvait faire, en tenant toutefois en considération l'expertise que la Région avait. On a même proposé l'expertise ne donnant pas la valeur demandée pour les terrains en discussion, de faire des travaux en contrepartie, car l'Administration doit réemployer les revenus des terrains qui sont, encore à présent, liés à un usage civique, c'est-à-dire qu'ils ne peuvent pas être employés pour d'autres buts.
On a parlé alors de la nécessité de réaliser des petites centrales électriques et, à ce propos, la Junte avait fait une délibération, que je peux donner au Conseiller Mafrica. Dans cette délibération on disait qu'au moment où le transport d'énergie électrique sera réglé, la Région fera son intervention. Tout de même, il faut tenir compte qu'il ne suffit pas de construire une centrale électrique pour donner l'énergie gratuite aux habitants de Brissogne, car (on a vu cela dans les différentes rencontres avec les dirigeants de l'ENEL) il faut d'abord faire un consortium;, c'est-à-dire, si on prédispose une coopérative ou un consortium entre les habitants de Brissogne, on pourra réaliser cette centrale et utiliser même l'énergie à un prix plus favorable que dans les autres Communes. Cette délibération a été faite en prévision d'un accord et, en même temps, on a continué les pourparlers avec l'ENEL (la délibération n. 4300, où on propose des accords pour réaliser ces différentes centrales, le prouve).
On avait aussi proposé de vérifier, au niveau de classification des terrains, s'il était possible de déplacer un certain nombre de terrains pour les classifier d'une autre façon, cela au but de donner un revenu encore plus élevé à la Commune de Brissogne. Les pourparlers ont été limités à ça. Par contre, la Commune trouvait que ce n'était pas juste de donner une intégration uniquement en travaux, et demandait un prix de 10.000 lires par mètre carré à la place des 4.000 lires prévues, sauf un changement de la destination des terrains qui pouvait faire augmenter le prix, selon les calculs faits par les techniciens, jusqu'à 8.500 lires.
Voilà, l'histoire en est à ce point. J'ai demandé une rencontre ultérieure avec le Commissaire aux usages civiques, pour parler encore de ce problème, car on n'a pas l'intention d'agir contre la Commune. Quant à l'aqueduc, on avait dit clairement qu'on pouvait s'engager dans le programme de construction pour faire un investissement dans la Commune de Brissogne qui avait été pénalisée par l'Administration par rapport aux autres Communes, en tenant aussi compte que, dans les années passées (et cela est dit dans la délibération) on avait décidé d'y faire installer les prisons. C'est un choix qu'on a dû supporter et on verra les conséquences. Maintenant, sur la base et l'expertise que nous avons, il ne reste aucune autre possibilité, sinon celle d'intégrer, selon la valeur courante des terrains, la différence entre la requête de la Commune et l'expertise faite par les techniciens de l'Administration régionale. A ce point, on a envoyé la requête d'expropriation: c'est tout.
PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il Consigliere Mafrica; ne ha facoltà.
MAFRICA (P.C.I.): Può darsi che ci sia stata qualche incomprensione tra il Presidente della Giunta e la maggioranza del Consiglio comunale di Brissogne. Io invece ho l'impressione che rispetto ad un fatto concreto, vale a dire l'esproprio dei terreni, il Consiglio comunale di Brissogne si è visto fare quelle che potevano apparire delle promesse, perché la questione delle centrali veniva rinviata alla formazione di un consorzio, con accordi da prendere con l'ENEL e la questione dell'acquedotto veniva rinviata al prossimo piano lavori.
Io non credo che il Consiglio comunale (d'altronde dalla sua deliberazione questo non si evince) abbia avuto una posizione di tipo antiecologico; ha posto invece una questione di diritti della popolazione e anche di normative da seguire, dicendo che il Presidente della Giunta non poteva procedere all'e sproprio senza avere l'assenso preventivo del Comune stesso, in base alle norme che riguardano questi terreni vincolati ad usi civici.
Io sollecito perciò il Presidente della Giunta a proseguire i suoi contatti per arrivare a soluzioni che accolga no, nella sostanza, la richiesta di questo Consiglio comunale, perché, ricevere una deliberazione del Consiglio comunale in cui si dice che il Presidente Rollandin si permette di togliere un diritto alla popolazione di Brissogne, dimostra che questi rapporti non sono stati poi così chiari. Io credo che di fronte ad una deliberazione del Consiglio comunale si debba avere l'attenzione dovuta, quindi sollecito la Giunta a non considerarla come una cosa di poco conto ma a prendere provvedimenti per trovare una soluzione ai problemi.
