Oggetto del Consiglio n. 356 del 9 febbraio 1984 - Resoconto
OGGETTO N. 356/VIII - AUTORIZZAZIONE ALLA SOCIETA' SITAV A DILAZIONARE IL VERSAMENTO ALLA TESORERIA DELLA REGIONE DEL SALDO AL 31 DICEMBRE 1983 DELLA TASSA DI CONCESSIONE PER LA GESTIONE DELLA CASA DA GIOCO DI SAINT-VINCENT. (Reiezione di ordine del giorno).
PRESIDENTE: Do lettura del testo della delibera:
IL CONSIGLIO REGIONALE
Delibera
1°) di approvare la concessione alla SITAV di una dilazione fino al 15 aprile 1984 per la corresponsione dell'importo complessivo di lire 10.901.120.465., oltre interesse e quanto altro conseguente, corrispondente al debito accertato e riconosciuto a favore della Regione; di contestare, peraltro, la inadempienza della SITAV medesima, con formale diffida ad adempiere entro e non oltre il termine sopra indicato con riserva di ogni opportuna azione per l'eventuale recupero di quanto dovuto per interessi, svalutazione e danni;
2°) di considerare tali provvedimenti come adottati in via provvisoria allo stato degli atti, in attesa anche dei risultati di una apposita indagine conoscitiva, e riservata pertanto l'adozione di ogni ulteriore determinazione previa, occorrendo, acquisizione di parere tecnico-legale.
PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il. Presidente della Giunta, ne ha facoltà.
ROLLANDIN - (U.V): Il y a deux façons de se poser le problème, de faire clarté sur l'affaire Casino. La première, qui a été choisie par l'Administration régionale, est celle de respecter le point de vue et l'enquête qui est en train d'être menée par une Commission, qui a travaillé pendant deux mois et qui arrivera sans doute à des conclusions, qui donnera des suggestions au Gouvernement, pour voir quelle est l'attitude à prendre vis-à-vis des sociétés qui maintenant sont en train de gérer le Casino.
Pour faire ça on a effectué déjà plusieurs séances; je sais qu'il y a eu la nécessité de contrôler plusieurs documents administratifs, qui ont été faits même à niveau personnel et qui ont créé une série de difficultés administratives que nous sommes en train d'examiner et que, comme Administration, nous n'avons aucune envie de cacher, et la preuve en est que, lorsque nous avons l'impression que le rapport entre Casino et Administration régionale puisse ressentir des difficultés, nous le signalons soit à la Commission qu'à la Magistrature.
Nous avons déclaré, en tant qu'Administrateurs régionaux, d'accepter la charge, pendant cette période, à une condition: celle de faire clarté. Pour faire ça, nous nous souhaitons que de la part de la Magistrature, le plus tôt possible, on puisse savoir quelle est la position des différents organes, pour respecter - je le répète - l'autonomie du Gouvernement.
Les représentants élus doivent avoir la possibilité de s'exprimer, en sachant qu'ils prennent des décisions et en tant que responsables, en répondent même à niveau de Magistrature.
L'autre façon de se poser vis-à-vis du problème est celle de faire du tapage, d'arriver sur chaque nouvelle et de dire quelque chose en plus, de faire des hypothèses, que ce qui s'est passé a créé des difficultés à niveau d'Administration régionale, mais celle-ci est une attitude que nous ne partageons pas.
Lorsqu'on a présenté cette délibération, on m'a demandé de faire des déclarations: je me suis refusé, parce qu'avant tout il fallait en discuter dans le Conseil régional.
De notre part on vient de proposer cette délibération, sur laquelle on peut encore une fois dire tout ce qu'on pense sur le Casino, ce qu'on voudrait proposer, anticiper les solutions: ici nous pouvons parler pendant des heures sans, jusqu'à présent, connaître les actes de la Magistrature, car justement, en tant que représentants du Gouvernement régional nous avons choisi une ligne qui me semble assez claire.
Je me suis rendu à Turin pour dire ce qu'on savait sur cette affaire, pour nous mettre à disposition, pour donner les éclaircissements nécessaires à faire, le plus tôt possible le point de la situation, afin d'éviter à l'avenir de reprendre tout le discours chaque fois qu'on parle du Casino.
La délibération est formée de deux points fondamentaux; le premier: nous avons apprécié à niveau administratif le fait qu' il y avait une dette de la part des sociétés qui sont en train de gérer le Casino, dette qui, à partir du mois de mai 1982 jusqu'à la fin du mois de novembre du 1983, montait à 10 milliards et 801 millions de lires.
Face à ce constat, deux attitudes sont possibles. La première consisterait à dire au Casino qu'il faut payer tout de suite, selon ce qui est prévu dans la convention. L'autre attitude on a tenu compte du fait qu'on avait prévu de régler d'une autre façon les travaux qui avaient été faits en plus de la part de la SITAV, sans qu'il y ait des délibérations, et en même temps, pour ce qui sont de l'avis que le Casino doit rester, on a dit qu'il y avait là aussi un problème d'emploi, en considérant que les Sociétés qui gèrent le Casino avaient supporté des frais considérable pour faire les travaux qu'on avait jugés nécessaires.
On a donc proposé cette délibération assez claire et assez simple, qui ne dit pas qu'on a réglé l'affaire du crédit de la part de la Région envers le Casino, qui ne dit absolument pas qu'on a réglé l'aspect légal envers le Casino: elle dit seulement que jusqu'à présent, pour la question des "decadi" qui n'avaient pas été payées entièrement, on arrive à un crédit de la part de l'Administration régionale envers les sociétés de 10 milliards.
En même temps, on veut avoir la possibilité de charger la Commission compétente de faire une relation très sérieuse sur la situation globale, qui comme chaque Conseiller connaît, est assez complexe.
Alors, pour ne pas prévoir aujourd'hui une discussion qui va anticiper des solutions de gestion de la Commission même, on a présenté cette délibération.
Donc, on n'a pas dit que l'affaire Casino est réglée avec cette délibération. On ne veut pas aujourd'hui contester certaines affirmations faites par des Conseillers sur les dettes que les sociétés ont envers la Région mais on se réserve de le faire après la présentation d'une relation sérieuse, dont j'ai parlé avant. A ce moment-là, face à un avis légal, on pourra établir de quelle façon l'Administration régionale doit se tenir envers les sociétés.
PRESIDENT: Messieurs les Conseillers, avant d'ouvrir la discussion générale, en tant que Président pro temporel en ce moment, je vous donne la lecture d'une lettre que le Président de la Junte, Rollandin, a envoyée au Président du Conseil, aux Assesseurs et au Président de la I Commission qui s'intéresse du Casino de Saint-Vincent. Le Président Rollandin veut que ce document soit connu par tout le Conseil.
Data: 7 febbraio 1984
Oggetto: casa da Gioco di Saint Vincent. Accantonamento di quote degli introiti di spettanza regionale.
Per opportuna conoscenza ed in attesa degli ulteriori accertamenti sulla vicenda, si comunica che questa Presidenza ha provveduto a trasmettere alle Procure della Repubblica di Aosta e di Torino la documentazione relativa all'oggetto ed inoltrata anche a codesta Commissione con nota n. 436 del 6.2.1984.
Distinti saluti.
Il Presidente
Augusto ROLLANDIN
La discussion est ouverte. Le Conseiller Aloisi demande de parler, il en a la faculté.
ALOISI - (M.S.I.): Signor Presidente, Colleghi Consiglieri, ho molto apprezzato le sue parole in merito alla volontà da parte sua di sciorinare - se così si può dire - tutto ciò che riguarda il complesso problema del Casino, di portarlo a conoscenza della Magistratura e di attendere il parere di quest'ultima prima di risolvere il problema. Tuttavia non posso condividere il fatto di aspettare il risultato delle indagini, perché secondo me ci troviamo di fronte ad una situazione abbastanza complessa, con dei risvolti direi anche internazionali.
Abbiamo visto in quest'aula i rappresentanti di una rete televisiva francese, Antenne 2, e sappiamo che in Francia il problema del Casino di Saint-Vincent, insieme ai collegamenti che può avere con Chamonix e Beaulieu, sta suscitando scalpore.
Per questo, ripeto, ci troviamo di fronte ad una situazione molto grave, una situazione che continua a sconcertare noi che giornalmente veniamo messi a conoscenza di fatti nuovi, sempre più ingarbugliati, sempre più gravi; soprattutto è sconcertata l'opinione pubblica, la gente della strada, che non riesce ancora a capire come tutto ciò possa essere successo, come si possa essere arrivati a questa situazioni.
Vi sono gravi responsabilità da parte di questa Giunta, e gravi responsabilità da parte dei partiti politici che sostengono questa maggioranza. Ciò che stiamo scoprendo in questi giorni non costituisce affatto una novità, si sapeva già che la SITAV navigava nell'illecito, si immaginava che potessero esistere intrallazzi fra il Casino di Saint -Vincent ed uomini politici regionali e si sapeva infine che la Regione, tramite i suoi più alti rappresentanti, non controllava in modo adeguato il funzionamento del Casino.
Gli avvenimenti di questi ultimi giorni, la delibera stessa che è oggetto di discussione in questo momento, la
quale chiede di dilazionare il versamento alla Tesoreria della Regione del saldo al 31.12.1983 di ca. 11 miliardi dovrebbero farci fare alcune riflessioni: da una parte i nostri Amministratori dichiarano che la Società SITAV ha un debito di ca. 11 miliardi, senza conteggiarne gli interessi, nei confronti. della Regione; dall'altra parte, il dott. Pietro Conca, procuratore speciale per l'Amministrazione della Società, smentisce, anzi sostiene che è la Regione ad avere contratto debiti e che fra debiti e crediti il Casino deve restituire alla nostra Regione poco più di un miliardo.
A questo punto una domanda è d'obbligo: è possibile che si debba venire a conoscenza di debiti della Regione nei confronti della SITAV da parte del dott. Conca, anziché esserne messi a conoscenza dal responsabile amministrativo, che è l'Assessore alle Finanze?
Quali sono questi debiti? Oppure anche la nostra Amministrazione è all'oscuro di tutto? Come mai non è stato applicato l'art. 8 della Convenzione di fronte all'evidente violazione da parte della SITAV, circa il ritardato pagamento delle decadi? A questo punto mi viene un dubbio, e cioè questa Amministrazione fa gli interessi della Regione, oppure gli interessi di qualcun altro?
Questa Giunta, colleghi Consiglieri, è stata colta di sorpresa dal debito SITAV: è questa la verità, ed in tutta fretta ha preparato la bozza di delibera da discutere in questo Consiglio per poter concedere una proroga di pagamento alla società che gestisce i giochi tradizionali. E non dimentichiamoci che fra tutti questi conti che non tornano vi sono anche le spese per l'ampliamento del Casino. La Società SITAV vanta dalla Regione questi crediti, ignorando che il rapporto fra lei e la nostra Regione è regolato da una convenzione approvata dal Consiglio regionale, che è l'unico organo, dal punto di vista giuridico, in grado di concedere modifiche o autorizzazioni, e non da semplici lettere firmate dall'ex presidente della Giunta.
Vi è in tutta questa faccenda una leggerezza amministrativa inammissibile, la dimostrazione lampante di un clima politico ormai degenerato. E' facile oggi far ricadere la responsabilità di questa grave situazione nella sola persona dell'ex Presidente della Giunta, Mario Andrione, gli altri membri della Giunta non erano forse presenti quando venivano prese tutte quelle decisioni che oggi sono oggetto di scandalo e di indagine da parte della Magistratura? Non erano forse tutti presenti i componenti la Giunta di ieri, che è identica a quella di oggi, quando si prendevano decisioni al di là della legittimità, ignorando l'esistenza di un Consiglio regionale, e quindi evitando il confronto ed il dialogo, calpestando quelle che sono le funzioni legittime e giuridiche dell'Assemblea regionale?
Oggi ci troviamo a subire quella che è a logica conseguenza della stravagante situazione di questo scandalo Casino; dovremo oggi votare questa delibera, che ha tutte le carte in regola per essere la sanatoria di un illecito, di una irregolarità, e non vi è alcun dubbio che questa situazione ci possa portare a delle conseguenze gravi di illecito penale. A tutto ciò si sommano le gravi responsabilità amministrative e contabili: tutto questo intrallazzo, tutto questo scandalo, si basa su gravissime autorizzazioni fuori legge, non giuridicamente valide, prive di rilevanza giuridica.
Ritengo che sia il momento di lasciare da parte ogni speculazione politica su questo problema, dimenticando gli interessi egoistici e partitici: tutti insieme dobbiamo cercare di risolvere questa grave situazione che sta danneggiando in modo impressionante il tessuto sociale, l'economia e soprattutto l'immagine della nostra Regione. Ma l'alternativa, non è questa delibera sanatoria di un illecito, che quindi potrebbe rendere complici coloro che la votassero, ma quella di un riesame totale del problema ala luce della situazione di oggi.
L'unica via possibile, a mio avviso, confortato anche dal parere prettamente tecnico del Prof. Dal Piaz, è quella del ritiro di questa delibera e della presentazione, dopo approfondito studio da parte di tutte le forze politiche, di una legge regionale che ponga fine a questa ingarbugliata ed inestricabile situazione.
Mi sia permesso, Signor Presidente, di invitarla - lo ha già fatto, comunque mi riferisco anche a questo intervento - a portare a conoscenza della Magistratura tutta la materia che è oggi oggetto di discussione. Personalmente, al momento della votazione, se non verrà ritirata questa delibera, lascerò l'aula, perché non ho alcuna, intenzione di essere coinvolto in questa faccenda che a mio avviso ha risvolti giuridici e penali della massima gravità. Grazie.
PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il Consigliere Mafrica, ne ha facoltà.
MAFRICA - (P.C.I.): Il presidente della Giunta, nella sua introduzione, ci ha consigliato prudenza, c'è da dire che a volte il silenzio sulle cose è effettivamente cautela e prudenza, a volte invece il silenzio può essere qualcosa di diverso, può essere copertura di situazioni che è bene invece siano rese chiare e manifeste.
Per quello che riguarda questa delibera, rimanendo perfettamente in tema senza riprendere la storia da Adamo ed Eva, noi abbiamo l'impressione che sia bene che in Consiglio se ne dibatta apertamente e che si diano i giudizi politici e di merito necessari.
Si tratta di una vicenda che, pur con la scarsa esperienza politica che ognuno di noi può avere, appare quasi incredibile. Si viene a sapere che nel giro di un anno e mezzo la SITAV non ha versato alla Regione, senza che nessuno sapesse niente, quasi 11 miliardi. Per noi si tratta innanzitutto di un ulteriore esempio di come si è governato in questi anni.
Abbiamo fatto una serie di critiche, sono state ritenute a volte critiche di parte, non lo erano e lo ribadiamo; si è governato in modo superficiale, facilone, senza rispettare le procedure, senza rispettare le norme, si è - approfittando della forza dei numeri - esautorato il Consiglio privandolo di quelle che sono le sue competenze e che nessuno può sottrargli, si è a volte giunti addirittura ad atti che hanno creato danno al pubblico interesse, all'interesse collettivo della regione.
Occorre cambiare soprattutto il modo di governare, e questa è la cosa che non ci stancheremo mai di ripetere.
Questa delibera è anche una conferma, per noi clamorosa, della necessità di revocare la concessione a gestire i giochi rilasciata nel 1977 alla SITAV, e vediamo perché.
A nostro giudizio, è proprio la deliberazione proposta dalla Giunta che ci mette in condizioni di dirlo, infatti nelle premesse si legge: "Si è manifestata, da ultimo a seguito di lettera SITAV in data 6 e 12 gennaio corrente, una situazione di riconosciuta inadempienza per il mancato versamento di una quota parte della tassa di concessione per la Casa da Gioco di Saint-Vincent pari a complessive lire 10,901 miliardi, via via trattenute per vantati crediti e per difficoltà di cassa denunciate dalla SITAV in tempi più recenti, a causa sella nota vicenda giudiziaria tuttora in corso".
E' quindi la Giunta regionale che ci dice che la SITAV è inadempiente; è la Giunta regionale che ci dice che i crediti della SITAV sono vantati, cioè non sono riconosciuti dalla Giunta stessa, se vantati non vuol dire altro.
Noi però ci chiediamo se questo fatto, che durava da un anno e mezzo, è venuto a conoscenza della Giunta soltanto con la lettera del 6 gennaio della SI-TAV. Dobbiamo dire che non ci crediamo, anche perché nella presa d'atto con cui la Giunta ha deciso di portare questa deliberazione in Consiglio, c'è scritto che in relazione a quanto già fatto presente dall'Assessore alle Finanze in precedenti sedute, si conferma che si è manifestata una inadempienza: questo scritto nella presa d'atto 474 del 27 gennaio, ci lascia intendere come l'Assessore alle Finanze avesse già in precedenti sedute portato in Giunta questo argomento.
Noi chiediamo all'Assessore alle Finanze da quanto è informato di questa inadempienza della SITAV. Abbiamo discusso appena più di un mese fa il bilancio di previsione per il 1984; l'Assessore alle Finanze aveva fatto a quell'epoca una bela relazione che spaziava sui cinque continenti, però in merito a questo argomento non ci ha detto assolutamente niente.
Dobbiamo dire che non abbiamo avuto notizie neanche dal Ragioniere Capo, peraltro sempre pronto a rispondere in Commissione a tutte le domande; neppure lui ci ha mai presentato questa situazione, che a noi pare di estrema gravità e che risaliva al 1982, quando era Assessore Guido Chabod, il quale ha presentato un bilancio in questo Consiglio senza fare cenno a questo problema.
Ci chiediamo come è stato possibile che la Regione, che incassa ogni dieci giorni questi soldi che provengono dalla SITAV, non si sia accorta che questi pagamenti erano solo al 75% di quanto dovuto.
La deduzione che noi facciamo è che si sia voluto coscientemente tenere all'oscuro di tutto il Consiglio regionale, ancora una volta non si è ritenuto il Consiglio regionale "maggiorenne" in grado di capire, di prendere decisioni e gli si è nascosta per un anno e mezzo una situazione che noi riteniamo essere illecita.
Crediamo che con un secondo illecito ben più grave, si sia voluto coprire quello che era un primo illecito. E' ormai accertato che una parte di lavori fatti per l'ampliamento della Casa da Gioco erano stati autorizzati in modo illegittimo dal Presidente della Giunta. Tutta questa partita delle opere, dei lavori extra, non è mai stata approvata dal Consiglio regionale. Per mascherare l'autorizzazione illegittima, si è commesso un secondo illecito, ancora più grave, che è quello di autorizzare la SITAV a trattenere il 25% di quanto doveva.
Crediamo che la prima autorizzazione, quella a fare lavori extra, non possa avere corso; crediamo che soltanto con una modifica della convenzione si potessero autorizzare opere complementari, quindi riteniamo che su quella partita la SITAV non abbia crediti da avanzare. Pensiamo però che chi ha autorizzato una trattenuta del 25% delle somme che la SITAV doveva alla Regione, si sia assunto delle grossissime responsabilità: questo infatti significa trattenere in media milioni al mese.
Ci chiediamo come un politico esperto, qual è l'avvocato Andrione, non si sia reso conto che questa responsabilità aveva gravi implicazioni. Non riusciamo a capirlo, a meno che non entriamo nell'ordine di idee che fosse ormai diventata per il Presidente della Giunta, per la Giunta e per la maggioranza una prassi quella di non rispettare le competenze del Consiglio, di pensare che tutto potesse prima o poi essere sanato con voti della maggioranza del Consiglio stesso.
L'avvocato Andrione ha autorizzato la SITAV, senza una delibera del Consiglio, a sottrarre un quarto di quanto la SITAV doveva alla Regione e questo fa si che nel 1982 siano stati trattenuti indebitamente 4,827 miliardi, nel 1983 9,207 milioni. Dei 4,827 miliardi trattenuti nel 1982, una parte è stata restituita dalla SITAV in periodi successivi, però senza neppure quegli interessi che verbalmente erano stati concordati; infatti se si vanno a controllare i prospetti datici dalla Giunta, si vede che sono stati considerati come soldi restituiti 3,133 miliardi nelle decadi, quindi su quelli non si è calcolato l'interesse che pure verbalmente la SITAV si era impegnata a dare.
Siccome noi pensiamo che in questo caso sia bene avere coscienza della gravità delle cose, abbiamo più di un sospetto che questa autorizzazione a trattenere svariati miliardi nel 1982 e quasi 10 miliardi nel 1983 abbia distratto denaro pubblico alla Regione, arrecando grave danno alla Regione stessa. Abbiamo quindi l'opinione che qui ci sia la possibilità dell'esistenza di un reato che si chiama peculato: è grave ed è enorme.
Tutti coloro che in questi anni hanno in qualche modo coperto questa operazione si sono assunti, a nostro giudizio delle responsabilità, di cui ovviamente una volta accertate potranno e dovranno rendere conto.
Siccome le cose stanno in questi termini, chiediamo che sia inviata alla Magistratura la registrazione di questo dibattito in aula, come pure altre copie di documenti trasmessi alla Commissione d'Inchiesta ed ancora non pervenuti alla Magistratura.
Siamo perciò contrari a questa deliberazione presentata dalla Giunta per motivi politici, siamo contrari perché ci sembra che si voglia coprire attraverso una sanatoria dei fatti che sono di una estrema gravità. Pensiamo quindi che non sia indifferente votare questa deliberazione o non votarla: votarla significa in qualche modo fare la scelta di mettere una pietra sopra a dei fatti passati che per noi sono gravi.
Siamo contrari all'approvazione di questa delibera non solo per motivi politici, che ho cercato di illustrare prima, ma anche per motivi di merito.
I fatti emersi ci hanno confermato nell'idea che la SITAV non sia più degna della fiducia della Regione. Avevamo già verificato in passato che alcuni suoi Amministratori, anche azionisti, sono imputati per aver sottratto parte di denaro di spettanza della Regione prima del conteggio dello stesso. Abbiamo adesso un elemento più evidente che cercherò di illustrare più chiaramente, che comporta a nostro giudizio, la revoca della concessione alla SITAV. D'altronde è la Giunta stessa che parla di "riconosciute inadempienze".
C'è in un documento che l'Assessore Martin ha preparato - penso che sia l'Assessore Martin perché è una bozza di deliberazione dell'Assessorato alle Finanze - questa frase: "L'Assessore Martin riferisce che in sede di determinazione del saldo dovuto alla SITAV per l'anno 1982, occorre tener conto oltre che degli acconti trimestrali già corrisposti, anche del fatto chela società stessa non ha mai provveduto, seguendo una prassi consolidatasi negli anni precedenti, a versare le quote di competenza della Regione nei termini ed alle scadenze previste dal ° comma dell'art. 7 della convenzione".
C'è quindi un documento pubblico che afferma che la SITAV non solo si è trattenuta questo 25% perché aveva ricevuto un'autorizzazione verbale del Presidente della Giunta, quindi si tratteneva su ogni decade un quarto, ma la parte restante la versava dopo un mese con questo ragionamento: la decade è composta di dieci giorni, le somme incassate il decimo giorno le verso dopo altri dieci, che fa venti. Ritardava poi di altri dieci giorni e in pratica i soldi guadagnati al ° gennaio venivano versati al ° febbraio.
Nei prospetti fornitici dall'Assessore alle Finanze si verifica che tutti i versamenti dell'anno 1982 hanno ritardi di 11 - 12 - 13 giorni; nel documento che ho letto prima c'è scritto che questa è una prassi consolidatasi n gli anni. Da quando c'è questa prassi? Chi l'ha autorizzata?
Questa prassi è un fatto illegittimo di per sè, perché l'art. 7 della convenzione dice che le somme vanno versate ogni dieci giorni, l'art. 8 della convenzione dice che per ogni giorno di ritardo la SITAV deve pagare una penale dell'1% al giorno, quindi su una decade di ca 1 miliardo l'1% sono dieci milioni, se la SITAV ritarda di dieci giorni deve versare 100 milioni. Siccome questo ritardo si verificava per ogni decade, per 36 decadi si raggiungono in media 3,650 miliardi di penale che la Giunta doveva far pagare, e se non l'ha fatto, a nostro giudizio, ha commesso una omissione.
L'Assessore alle Finanze dice invece in questo documento che si continuerà come prima, facendo pagare gli interessi di mora pari al tasso attivo di Tesoreria, quindi su ogni miliardo ogni dieci giorni la SITAV ci doveva dare 100 milioni di penale; invece la Giunta faceva pagare il 13,50%. Chiedo a chiunque manovri denaro se giocare su questa differenza non possa avere qualche rilevanza rispetto ai danni che la Regione può aver subito. Dai conti che ha fatto l'Assessore Martin si verifica che per il 1982 la cifra esatta che avrebbe dovuto pagare di penale è di 3 miliardi 842 milioni 966 mila 015 lire; invece di questo, l'Assessore proponeva che la SITAV pagasse 144 milioni. Noi non crediamo che questa sia cosa da poco, di cui non si debba discutere in attesa che la situazione sia chiarita.
Spero di non essere stato troppo noioso.
Noi quindi, al di là del conto che abbiamo fatto sull'altro 25% trattenuto, diciamo che anche sui versamenti normali c'era questo illecito da parte della SITAV che era dovere della Giunta denunciare. L'art. 8 è tassativo: la penale deve essere fatta pagare immediatamente, senza discussione o interpretazione possibile, non c'è nessun credito vantato. A nostro giudizio anche sugli altri 11 miliardi trattenuti va pagata la stessa penale, che da un conto approssimativo fatto (che comunque potremo rifare nei dettagli) ammonta a 28 miliardi da pagare da parte della SITAV.
Non siamo preoccupati della situazione finanziaria della SITAV, la quale dice, in un suo documento, di essere nei guai, di aver chiesto un mutuo alla Banca Nazionale del Lavoro e al tempo stesso chiede una garanzia fideiussoria della Regione perché la Panca Nazionale del Lavoro non le darà il mutuo senza tale garanzia. Dico: ma siamo diventati - come diceva molto bene un mio collega in Commissione e mi spiace di rubargli la battuta - come Amministratori regionali, dei presta-soldi??
Si dice che la SITAV dispone di beni immobili per 40 miliardi almeno: che preoccupazione abbiamo della sua solidità finanziaria? Chiediamo alla SITAV quanto deve alla Regione, e se non ha denaro liquido possiamo addivenire ad una permuta per cui tutti quei beni circostanti alla Casa da Gioco regionale, oggi di proprietà della SITAV, possono essere incamerati dalla Regione.
Questo può portare la SITAV ad andarsene? Noi diciamo che dovremmo essere noi a chiedere la messa in mora della SITAV, ed intimarle di pagare quanto dovuto, e se non provvede entro 7 giorni come previsto dal contratto, revocare la concessione.
Non pensiamo che oggi si corra il rischio di una chiusura della Casa da Gioco; crediamo che - come ha dimostrato in questi mesi con difficoltà e problemi che non vogliamo nascondere - la Casa da Gioco sia in grado di funzionare con il suo personale, anche senza gli amministratori della SITAV. Può esserci una gestione commissariale temporanea, può esserci una soluzione transitoria; proponiamo come soluzione di prospettiva una gestione pubblica attraverso una società interamente controllata dalla Regione, o almeno controllata a maggioranza dalla Regione.
Non siamo preoccupati di questo aspetto, ci sembra anzi che man mano che si scava nella vicenda si veda come sempre più questa società non debba godere della fiducia della Regione. Dal punto di vista politico - ci spiace dover fare questo - chiediamo le dimissioni dei due Assessori, Chabod prima e Martin dopo, che hanno nascosto in questo anno e mezzo al Consiglio questa situazione. Ci rendiamo conto che l'Assessore Martin si è trovato in una situazione che non è stata creata da lui, però avremmo voluto che avesse avuto la lealtà di presentare questo problema al Consiglio invece di nasconderlo. Personalmente mi sono sobbarcato in altri periodi - inascoltato quando facevo le relazioni in Consiglio - l'onere di esaminare i consuntivi, avevo controllato i mandati di pagamento, le spese della Regione, ma non ero arrivato a sospettare che anche nelle entrate, nelle reversali di incasso, che non ci sono mai state fornite come Consiglio dei revisori, fosse necessario controllare quanto effettivamente aveva incassato la Regione. Ma chi era a conoscenza di queste cose aveva il dovere morale di dirlo al Consiglio, ed è questo fatto che ci spinge a richiedere le dimissioni degli Assessori Martin e Chabod.
Di Guido Chabod avevamo già detto al momento della sua nomina ad Assessore, che ritenevamo che la sua nomina servisse da paravento al Presidente della Giunta perché potesse meglio gestire tutta la parte relativa alle Finanze; questo però non esime Guido Chabod, dal punto di vista politico, ad assumersi le proprie responsabilità, perché l'Assessore incaricato per un anno, colui che ha presentato il bilancio in Consiglio, era lui.
Per riassumere la nostra posizione, riteniamo che la penale relativa ai ritardi che erano diventati prassi consolidata, debba essere fatta pagare senza discussione, ed a nostro giudizio, anche per la parte dovuta alle trattenute del 25%. Non pensiamo che la SITAV possa avere giustificazioni. Ci risulta che la Regione voglia far pagare 1 milione 300 mila lire ad un contadino che ha abbattuto un fagiano che si era trovato fra i piedi mentre pascolava le mucche, dicendo che la legge non ammette ignoranza; alla SITAV dobbiamo invece far passare per buono il fatto che un'autorizzazione verbale poteva autorizzarla a trattenere sulle decadi 750 milioni al mese per 17 mesi?
Chiediamo che la SITAV sia messa in mora perché prima ci si libera di questa società, meglio è; chiediamo le dimissioni degli Assessori competenti per quei motivi che ho detto; chiediamo anche che la Commissione di indagine verifichi più in profondità se esistono responsabilità di altri nell'intera vicenda: responsabilità di omissioni, copertura o anche - non lo sappiamo - di falsi.
Chiediamo inoltre che tutto questo sia segnalato alla Magistratura.
I Capigruppo del P.C.I., di N.S. del P.S.I. e del P.S.D.I. hanno predisposto un ordine del giorno di cui do lettura:
ORDINE DEL GIORNO
Preso atto che nel corso del 1982 e del 1983, la SITAV non ha provveduto a versare regolarmente all'Esattoria della Regione gli incassi spettanti all'Amministrazione regionale operando una ritenuta del 25% sulle decadi dal 1° maggio 1982 al 30 novembre e ritardando di numerosi giorni i pagamenti delle decadi.
Rilevato che tale irregolare situazione non è stata tempestivamente portata a conoscenza del Consiglio regionale che anzi gli Assessori competenti hanno taciuto per un lungo periodo su una questione di tale rilevanza;
IL CONSIGLIO REGIONALE DELLA VALLE D 'AOSTA
INVITA
gli Assessori Guido Chabod e Maurizio Martin a rassegnare le proprie dimissioni;
IMPEGNA
la Giunta regionale a richiedere immediatamente il pagamento delle soprattasse dovute per i ritardati pagamenti nel corso del 1982 e del 1983;
DECIDE
di incaricare la Commissione Affari Generali allargata ai Capigruppo di svolgere una indagine per appurare eventuali altre responsabilità e allo scopo anche di esaminare tempi e modalità di una messa in mora della SITAV;
IMPEGNA
il Presidente del Consiglio regionale a trasmettere ai Magistrati di Torino l'intera documentazione riguardante le omissioni che hanno accompagnato ed avallato i ritardi sistematici della SITAV nel pagamento delle decadi.
PRESIDENTE: Ha chiesto di parare il Consigliere Torrione, ne ha facoltà.
TORRIONE - (P.S.I.): Signor Presidente, Colleghi Consiglieri, non nascondo la mia difficoltà a prendere la parola dopo il Consigliere Mafrica anche perché la sua puntigliosità, il suo rigore nell'esaminare le cifre è tale, che - come abbiamo visto - arriva addirittura ai centesimi. Quindi non mi rifarò ad un discorso di carattere strettamente ragionieristico o ad un discorso di cifre, anche perché mi trovo a disagio ad affrontare un discorso di questo tipo; svolgerò piuttosto delle considerazioni di carattere generale, chiedendo scusa al Presidente della Giunta se un brevissimo riferimento al passato lo farò anch'io.
Il riferimento è molto semplice: credo che nessuno di noi nel novembre scorso, quando in questo Consiglio si chiedeva sommessamente una Commissione d'inchiesta - cosa che fra l'altro ci fu negata - avrebbe potuto immaginare che questo "affaire Casino" avrebbe assunto dimensioni tali da sconvolgere la nostra vita regionale, da rendere difficile il cammino del nostro regime di autogoverno.
Si diceva allora - mi riferisco ad una citazione - che un rigoroso magistrato, oggi divenuto Ministro dell'Interno, aveva vocazione di demonizzare il gioco. Purtroppo non è il gioco che si è demonizzato per effetto di quell'intervento, qui rischiamo di demonizzare la Valle d'Aosta perché ogni giorno questo capitolo si arricchisce di una nuova pagina, che non è certo una pagina esaltante.
Il riferimento che faceva prima il Consigliere Mafrica ad una mia battuta è dovuto ad uno stato d'animo che voglio esternare in questo Consiglio. Eravamo alla fine di una lunga seduta della Commissione d'inchiesta in cui, tra difficoltà enormi, cercavamo di far luce, per quanto è nelle possibilità di un Consigliere regionale che si addentri nei meandri di una Casa da Gioco, sul discorso dei presta-soldi, con delle considerazione anche un po' ovvie e scontate.
Come dicevo, era un po' tardi, e la controparte, rappresentata dagli attuali dirigenti del Casino, farfugliava qualcosa che noi cercavamo di capire: questi prestasoldi erano al piano di sopra, al piano di sotto, erano dei galleristi, non erano dei galleristi, stavano dentro, stavano fuori...., io francamente non ho ancora ben capito l'ubicazione della Casa da Gioco; alla fine per bocca di un Consigliere di maggioranza, che ringrazio, timidamente si domanda: "..Scusi, Dott. Conca, ma a quanto ammontano i debiti della SITAV nei confronti della Regione?"
E così abbiamo scoperto che, in virtù di questa deliberazione che era poi all'oggetto ed all'esame del Consiglio, che la Regione non era fuori dalla sala, ma era proprio dentro, perché aveva prestato alla Casa da Gioco 11 miliardi e rotti.
Sono rimasto annichilito.
Non è per fare del moralismo facile, ma è perché riesce difficile districare questa vicenda, in quanto ogni giorno non si sa cosa succederà l'indomani. Devo esternare uno stato d'animo: se da una parte un certo rigore morale mi dice di scoperchiare la pentola ed andare fino in fondo, per un certo tipo di patriottismo valdostano sarei portato a dire che quasi conviene chiudere la pentola, perché non si sa cosa ci sia sul fondo.
Questa Regione si è trasformata lentamente in un qualcosa che è diverso da quanto avevamo ipotizzato, è diversa da quella che è sancita nello Statuto. Gli organi della Regione hanno un significato in questa vicenda che dire vuoto e privo di contenuto è una definizione generosa, perché si sono prestati 11 miliardi, e pazienza se fosse stato sulla base di un'autorizzazione, ma invece lo si è fatto a voce!
Bisognerà anche, oltre a questo aspetto, che è indubbiamente fra i più tragici e drammatici, chiederci - non adesso perché sarebbe troppo lungo interrogarci in questo senso - perché è potuto succedere tutto questo, quale clima, quale tipo di gestione, ha favorito il verificarsi di questi illeciti amministrativi. E mi fermo alla parola "illecito amministrativo": in questo credo di essere decisamente generoso.
Quando dissi in quest'aula che questa vicenda rischiava di ammorbare l'aria della nostra Regione, perché la nube tossica poteva avvelenare definitivamente i rapporti all'interno della collettività ed asfissiare il regime di autogoverno, mi risposero che qui si faceva del facile allarmismo. Purtroppo è vero e senza voler drammatizzare, questo è un momento di una drammaticità tale che non ha precedenti nella storia del Consiglio regionale, perché anche a chi ha le carte a disposizione riesce difficile dare certe risposte, calarsi in una realtà dove la legalità era una parola vuota di contenuto.
Cosa si può fare per recuperare un certo clima? Un ex Presidente della Giunta regionale, certamente non sospetto, l'altro giorno, con amarezza, mi diceva per strada: la Val d'Aosta si meritava tutto questo?
Obiettivamente questa Regione, al di là di alcuni scandaletti facilmente riassorbibili, a queste dimensioni non era mai arrivata. Abbiamo dei doveri verso chi ha amministrato la Valle d'Aosta prima di noi, ne abbiamo verso coloro che hanno interpretato genuinamente lo spirito, la saggezza, l'onestà e la fierezza della gente valdostana.
E questa operazione di recupero la dobbiamo fare, perché non possiamo consentire che un potere, che è esterno a questo Palazzo, governi la Regione. Allora sarebbe veramente la fine per la nostra autonomia.
Mi rendo conto che, in questo clima, qualcuno può anche essere portato a dire che, per dire basta, sia anche necessario pensare ed ipotizzare la chiusura definitiva della Casa da Gioco. Esiste nell'opinione pubblica, uno stato d'animo di questo genere, perché qualcuno comincia ad aver un senso di nausea di fronte al quale certe considerazioni possono anche diventare una esigenza di tipo morale.
A questo punto, interpretare in tal senso uno stato d'animo, anche legittimo, sarebbe doppiamente nocivo, perché in questo momento di difficoltà estrema uniremmo ad una crisi di carattere morale, già di per sè difficile, un ulteriore aggravamento di una situazione economica anch'essa al limite della rottura.
Il discorso del Casino va ripensato tutto, interamente, perché non credo più - e lo dico come convinzione personale - ad un Casino di queste dimensioni. Credo ad una Casa da Gioco che abbia una diversa collocazione nell'ambito dell'economia valdostana; credo che si debba far tesoro di questa esperienza negativa per ripartire in termini diversi, più corretti. Saint-Vincent non è Las Vegas, tanto per intenderci, e chi credeva - come lo ha creduto il Consiglio regionale, in buona fede ovviamente, che questa trasformazione potesse calarsi nel tessuto della nostra Regione, ebbene ha creduto il falso.
Lo abbiamo creduto anche noi, ci assumiamo le nostre responsabilità. Dobbiamo perciò ripensare a questi nostri atteggiamenti, dobbiamo rivedere come ricollocare in un mosaico di maggior correttezza la Casa da Gioco, nel contesto valdostano, in un quadro economico e finanziario locale, abbandonando una mentalità secondo la quale questa Regione deve privilegiare solo ed esclusivamente le attività che si possono monetizzare, guardando con occhio diverso, ciò che dà prestigio ala Regione senza portare del reddito.
Se noi cogliamo questo stato d'animo, che dopo tutto è nella gente, di privilegiare atti di tipo diverso dal vil denaro, potremo dare una risposta ad un'esigenza che la collettività in questo momento ci presenta.
Con estrema difficoltà affrontiamo questa discussione consiliare, perché ci rendiamo conto che certe affermazioni fatte oggi dovranno essere suffragate da comportamenti coerenti domani, da parte nostra per primi e da parte di chi governa.
Prendiamo atto che la disponibilità e gli atteggiamenti di questa Giunta sono per certi versi - e non potevano forse essere altrimenti - diversi dalla precedente, ed anche nei confronti del Consiglio ho notato una diversa disponibilità; se non altro a stare all'opposizione non si rischia di essere tacciati di essere fastidiosi. Io mi ero sentito addosso questa critica perché forse sono logorroico nel parlare, perché per esprimere un concetto non ho la capacità di sintesi, ma prima mi vedevo guardato con una certa diffidenza.
E' cambiato - e ne diamo atto al Presidente della Giunta - anche il modo di colloquiare con l'opposizione; però riteniamo - e lo ribadiamo con forza - che sia la soluzione politica che si rivela debole di fronte ad episodi di questo genere: con questo non vogliamo rilanciare una proposta che non ha trovato consenso, ma di fronte ad una situazione straordinaria è necessario adottare strumenti, metodi e governi di tipo straordinario.
Avrebbe avuto forse un diverso prestigio una Giunta di salute pubblica transitoria, in grado di affrontare, con una diversa disponibilità di tutte le forze, una situazione che è in continua evoluzione, in senso deteriore.
Riteniamo che questa deliberazione sia un atto che la Giunta poteva anche evitare di prendere; lo dico perché non credo che in una Pubblica Amministrazione possa valere il principio della compensazione. La Casa da Gioco vanta dei crediti - che poi sono tutti da vedere - per opere eseguite per conto della Regione, vicenda questa tutta da definire, per cui ritengo, in considerazione di questo fatto che è un atto di illegittimità (e sottolineo che il sistema con cui si sono eseguite quelle opere costituisce un atto di illegittimità) che con questa deliberazione avalliamo una illegittimità, riconoscendo a quelle opere una loro validità.
Ieri sera il Prof. Dal Piaz ha fatto alcune affermazioni che ci possono anche tranquillizzare. Ha detto: "se volete domani le opere che sono state eseguite senza autorizzazione sono di vostra proprietà". Credo che non si debba arrivare ad un eccesso di questo tipo, però devo anche rilevare che una Pubblica Amministrazione non ha un rapporto contrattuale come può essere quello di un privato, per cui in cambio di certe cose si danno determinate altre cose. In questo caso, non si tratta di considerare la SITAV, si tratta di considerare la SITAV in base al contratto. Se ha eseguito delle opere in maniera illecita, perché le autorizzazioni, a quel che si dice, non sono conformi alle disposizioni contrattuali di legge, bisogna prenderne atto e contestarlo alla SITAV.
La Giunta ha voluto cautelarsi in una parte successiva del provvedimento, dicendo che svolgerà un'indagine conoscitiva; tuttavia ho un legittimo sospetto (l'ho esternato ieri sera in Commissione e lo voglio ripetere oggi in Consiglio): tutto sommato, l'adottare questa soluzione che è di comodo - e se non di comodo di accomodamento - potrebbe precludere un giorno alla Giunta regionale, al Consiglio regionale, di addivenire ad atti che siano definitivi nei confronti della SITAV.
Concludo questo mio intervento dicendo con serenità, ma con passione nello stesso tempo, che questo discorso della moralizzazione della vita pubblica in Valle d'Aosta va comunque fatto: da parte nostra evitando atti ibridi, perché la gente ha bisogno di alcune risposte, e se le risposte non sono esaurienti lo stato di sfiducia nelle istituzioni da parte della gente valdostana rischia di crescere, per cui noi un giorno governeremo una Regione, ma la Regione non sarà più la stessa di prima, e sarà sempre più ampio il margine di distacco fra la Regione legale, rappresentata da queste istituzioni, e la Regione reale quella che sta di fuori, che ha bisogno di respirare l'aria pulita di cui noi ogni giorno godiamo e che dobbiamo trasferire anche negli atti, negli atteggiamenti, nel modo di essere dell'Ente Regione. Grazie.
PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il Consigliere Baldassarre, ne ha facoltà.
BALDASSARRE - (P.S.D.I.): Signor Presidente, Signori Consiglieri, quando ho ricevuto l'ordine del giorno, ho cominciato a leggerlo con una certa attenzione, come del resto bisogna fare; arrivato al punto 27, in cui risultava che la Giunta regionale proponeva al Consiglio di dilazionare il pagamento, debbo confessare che sono rimasto perplesso.
La Giunta regionale, anziché deliberare di ratealizzare i dieci - dodici miliardi della SITAV, forse era necessario che procedesse a mettere in mora la SITAV, anche perché questo è previsto dall'art. 8 della convenzione, dove si precisa che il versamento delle somme dovute alla Regione, ai sensi dell'art. 7, va effettuato alla Tesoreria dell'Amministrazione regionale ..... nel caso di ritardato pagamento la società concessionaria dovrà pagare l'1% giornaliero.
Un altro provvedimento era necessario prendere. Considerata la somma di circa 12 miliardi, senza tenere presenti per il momento gli interessi e la soprattassa, la Giunta avrebbe dovuto cautelarsi procedendo ad un sequestro conservativo dei beni immobili o addirittura delle quote sociali della SITAV. Ed invece la Giunta ha ritenuto opportuno portare al Consiglio regionale questa proposta che rappresenta una specie di sanatoria.
Vorrei centrare il mio intervento su delle responsabilità ben precise, in modo particolare dell'Assessore alle Finanze Martin, il quale, nominato nel mese di luglio, trova tre lettere datate 29 marzo 1983 con lo stesso numero di protocollo e, sotto, a questa lettera c'è scritto: "visto, si autorizza il versamento del 75% della decade dovuta, salvo conguaglio al 30.6.1983".
Probabilmente l'ex Presidente Andrione, telefonicamente, è riuscito a farsi mandare un'altra lettera nello stesso giorno, con lo stesso numero di protocollo, dal Prof. Bruno Masi che nella prima lettera prorogava questi pagamenti al 30.6.1983, nella seconda li prorogava al 31.12.1983; quindi, a distanza di ore, due atteggiamenti diversi ed illegittimi.
Non solo, dal momento in cui l'Assessore Martin è stato nominato Assessore alle Finanze, il suo compito era proprio quello di preoccuparsi delle entrate della Regione: come fa l'Assessore Martin a non preoccuparsene? Dov'è stato allora l'Assessore Martin in questi sei mesi?
Qui parliamo di dodici miliardi di interessi, di soprattassa: la SITAV è debitrice verso la Regione di 28 miliardi, e non di 12, come risulta dalla delibera che la Giunta sta sottoponendo al Consiglio. Se andiamo a vedere al cap. 300 nel Bilancio di Previsione del 1984, troviamo: previsione anno precedente, 37 miliardi; previsione per il 1984, 43 miliardi; quindi 4 miliardi in più dal 1983 al 1984.
Ma in queste previsioni assestate dell'anno precedente, dove sono finiti i 10 miliardi con a penale? Mi azzardo a dire che esiste un falso in bilancio e mi auguro di no per l'Assessore Martin; lo abbiamo chiesto in Commissione quando l'Assessore ci ha portato il bilancio, abbiamo visto qualcosa che non riuscivamo a capire, ma l'Assessore in quell'occasione ci ha tranquillizzati.
Ed ecco perché continuo a pensare che la sola responsabilità in questo caso non sia dell'ex Presidente della Giunta. Quando il Presidente Rollandin con una lettera inviata alla Magistratura ed a noi Capigruppo, dice di avere inviato tutta la documentazione necessaria lo invito ufficialmente a mandare alla Procura della Repubblica di Torino anche lo specchietto dei pagamenti che la SITAV ha effettuato nel 1982 e 1983. Da lì risulta infatti che i versamenti erano tardivi, e siccome questi versamenti tardivi contrastano con l'articolo 8 della convenzione, e siccome la convenzione è firmata dalle due parti contraenti - nel nostro caso dal Presidente della Giunta e dal Prof. Masi - anche l'altra parte era a conoscenza che bisognava versare queste decadi senza ritardo. In questo caso si raffigura un'inadempienza contrattuale, ed ecco perché all'inizio dicevo che mi sarei aspettato un provvedimento differente da quello che la Giunta vuole sottoporre al Consiglio regionale.
L'Assessore Martin viene qui in Consiglio per l'acquisto del quartiere Cogne e propone di contrarre un mutuo di 30 miliardi: ma Assessore, i 30 miliardi c'erano, non occorreva andare a contrarre un mutuo. Era invece necessario che Lei si preoccupasse delle entrate della Regione, che è poi il compito di un Assessore alle Finanze.
Come può un Assessore accontentarsi di una autorizzazione di una riga e mezza del Presidente della Giunta? Bisognava contestarla questa operazione o perlomeno portarla in Consiglio.
Certo che il Consigliere Mafrica parla di peculato: questo è peculato.
Stamani in un'interrogazione presentata dal Consigliere Riccarand ritroviamo di nuovo il Casino, lavori per la Saletta Privée, 650 milioni, la delibera è stata bocciata; chi li paga adesso questi milioni? Come si pensa di riuscire ad aggirare l'ostacolo dei 650 milioni più IVA, che arriveremo a 800 milioni? La sanatoria non è consentita in una Pubblica Amministrazione, le delibere di sanatoria sono illegittime.
Ho firmato l'ordine del giorno, lo condivido e proprio per evitare responsabilità future al momento del voto sull'allegato all'oggetto n. 27 abbandonerò l'aula.
PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il Consigliere Riccarand, ne ha facoltà.
RICCARAND - (N.S.): Stamani, a proposito di un altro oggetto all'ordine del giorno, ho accennato alla pubblicazione che come Nuova Sinistra abbiamo fatto uscire prima delle elezioni dal titolo "Valle d'Aosta: un malgoverno tutto da scoprire". In quel volume avevamo anche descritto e raffigurato l'ex Presidente della Giunta Mario Andrione come una sorta di monarca, il quale teneva la corona in mano invece che in testa, ma che agiva come un sovrano.
Non ci aspettavamo certo che nell'arco di pochissimi mesi il re sarebbe stato messo così rapidamente a nudo e ci si sarebbe resi conto in modo palpabile che fra democrazia e monarchia c'è una differenza netta e una convivenza impossibile.
Oggi in questo Consiglio abbiamo già le prove, gli elementi sufficienti per dire che negli ultimi anni il Consiglio regionale era stato privato di ogni potere decisionale reale, che tutte le scelte venivano fatte senza che il Consiglio regionale ne fosse informato e potesse intervenire.
Il rapporto fra il Consiglio regionale ed il suo esecutivo, cioè la Giunta regionale, si era capovolto; la Giunta ed il suo Presidente, anziché eseguire quella che era la volontà del Consiglio regionale, chiamavano il Consiglio a ratificare, ad avallare, volente o nolente, le scelte più o meno clandestine operate dalla Giunta, in particolare dal suo Presidente.
Noi queste cose le ribadiamo oggi perché le abbiamo dette ieri, le abbiamo dette l'altro ieri, e perciò continuiamo a ripeterle, ritenendoci oggi completamente legittimati a farlo.
Su tutta la questione del Casino - ma il discorso si potrebbe allargare, lo abbiamo visto questa mattina, l'accenno alla situazione industriale ed al ruolo della Finaosta rispetto a questo - il Consiglio regionale è stato sistematicamente tenuto all'oscuro da decisioni di estrema importanza, su cui aveva competenza.
Non è mai stato spiegato al Consiglio perché si voleva introdurre una nuova società nel Casino di Saint-Vincent, chi c'era dietro la SAISET, eppure sicuramente c'era nella Giunta regionale chi lo sapeva perfettamente. Sui lavori di ampliamento si sono completamente stravolti quelli che erano gli accordi contrattuali fra Regione e SITAV; per quanto riguarda i controlli regionali sul Casino, si sono accettate senza fare un minimo di riflessione le disfunzioni che erano evidenti, su cui la minoranza di questo Consiglio più volte aveva cercato di richiamare l'attenzione; si sono accettate e si sono forse anche sollecitate delle irregolarità nel pagamento dei dipendenti regionali addetti al controllo del Casino, con le conseguenze che poi abbiamo visto.
Non si sono portate a conoscenza del Consiglio regionale le decine di trucchi con cui la SITAV ha frodato in questi anni la Regione: dai gettoni fuori corso al prezzo degli ingressi al Casino, ai costi delle manifestazioni; decine di episodi su cui il Consiglio non è mai stato informato adeguatamente.
Ed adesso arriviamo a quest'altra grossissima questione che è l'oggetto che stiamo esaminando, che riguarda le irregolarità nei pagamenti degli incassi che spettavano alla Regione. E' un fatto clamoroso, è un fatto che però si inserisce logicamente in quello che era stato da anni, ed in particolare in questi ultimi anni, il rapporto irregolare ed illecito fra Amministrazione regionale e chi ne era a capo, e chi gestiva il. Casino.
Il Presidente della Giunta, nella sua introduzione all'oggetto in discussione, ha invitato a non divagare ed io cercherò di attenermi strettamente al tema; però non ha spiegato a questo Consiglio alcune cose fondamentali. Ad esempio: come si è determinata questa situazione? Chi, con quali mezzi, con quali strumenti, ha fatto in modo che la SITAV, a partire dal 1 maggio, ogni decade potesse trattenere il 25%? In base a quale documentazione, in base a quale accordo?
Così come il Presidente della Giunta non ha speso una parola sui ritardi nei pagamenti delle decadi, sebbene esista una bozza di deliberazione della Giunta che li illustra decade per decade per almeno tutto il 1982; si tratta di ritardi notevoli che hanno comportato un danno ingente per l'Amministrazione regionale.
Il Presidente della Giunta, nella sua introduzione, non ha posto dei punti fermi per chiarire la situazione, e neppure quelle discriminanti che permettono di individuare una strada di uscita da questa situazione estremamente ingarbugliata.
Un primo punto, sul quale il Consiglio e a maggioranza devono dire la loro opinione, e se si considera che la SITAV avesse qualche forma di autorizzazione oppure no. A mio avviso, ad avviso anche dei Consiglieri di minoranza che già sono intervenuti, in base ala documentazione che abbiamo, la SITAV non aveva alcuna forma di autorizzazione per operare delle trattenute; anzi era tassativamente vincolata dal contratto a pagare entro dieci giorni tutto l'importo dovuto, altrimenti avrebbe dovuto pagare quella penale ingente dell'1% per ogni giorno di ritardo. Non esiste autorizzazione da parte del Consiglio - l'unica che sarebbe stata valida - non esiste una delibera di Giunta - anche se non sarebbe stata valida - non esiste neppure una lettera dell'allora Presidente della Giunta Mario Andrione, che permetta in qualche modo alla SITAV di effettuare queste trattenute. Esiste soltanto - si dice - un'autorizzazione verbale, rilasciata da Mario Andrione ai Dirigenti SITAV (probabilmente al Sig. Bruno Masi) con la quale si autorizzava questa trattenuta. Però anche su questo non sappiamo niente di preciso. Al momento attuale ci sono tutti gli elementi per dire che la SITAV non aveva nessuna forma di autorizzazione, neanche tacito consenso.
A questo punto, è possibile credere che la SITAV, che si avvale per tutte le sue attività (che sono estremamente delicate, spinose) di valenti giuristi, non si fosse resa conto che era in una situazione irregolare e che era debitrice nei confronti della Regione di denaro trattenuto illecitamente? E' impossibile pensare questo: la SITAV era perfettamente cosciente di questa situazione.
E veniamo ai documenti: le uniche forme di autorizzazione che abbiamo, consistono in tre lettere di Bruno Masi indirizzate al Presidente della Giunta regionale (sono fotocopie della stessa lettera del 29.3.1983) in cui si dice:
"Onorevole Presidente, (rivolto ad Andrione) come preannunciatole verbalmente, la definizione dei rapporti economici con le imprese che hanno realizzato i nuovi lavori non potrà avvenire ancora per dei mesi. Di conseguenza dovrà slittare anche la sistemazione dei crediti nei vostri confronti derivantici dagli impegni di cui alle nostre del 10 e 31.5.1982. Continueremo pertanto come previsto nelle stesse forme, fermo restando il mantenimento dell'1,5 in più dell'interesse praticatovi Tesoreria, malgrado la riduzione dei tassi recentemente approvata."
In calce a due fotocopie di questa lettera, abbiamo queste righe: "Visto, si autorizza il versamento del 75% della decade dovuta, salvo conguaglio al 30.6. 1983". In calce alla stessa lettera fotocopiata abbiamo: "Visto si autorizza il versamento del 75% della decade dovuta, salvo conguaglio al 31.12.1983". Firmato: Il Presidente e sotto uno scarabocchio. Questo è l'unico documento in cui si dice che il Presidente della Giunta, o la Giunta, aveva comunicazione che la SITAV operava queste trattenute.
Però qui non ci troviamo di fronte ad un'autorizzazione, ma ad un visto posto dal Presidente sotto una lettera di Bruno Masi (poi farò un discorso sulle firme che ci sono). Andando a vedere le date, anzitutto qualcuno della Giunta dovrà pur spiegarci cosa vuol dire che la stessa lettera del 29 marzo reca due diciture, di cui una autorizza la trattenuta fino al 30.6.1983 e l'altra fino al 31.12.1983.
Faccio subito rilevare che, se anche vi fosse stata qualche forma illecita di autorizzazione che potrebbe risultare da questi fogli, al 31.12.1983 è scaduta; la SITAV non ha neanche più questo pezzo di carta o questa forma di autorizzazione verbale, perché è scaduta.
In secondo luogo, basta osservare queste due lettere per rendersi conto che non sono state apposte due firme, non si tratta di due dichiarazioni in calce firmate: qui c'è solo una firma. Una persona potrà firmare anche diecimila volte, ma non le capiterà mai di fare esattamente la stessa firma. Basta confrontare queste due firme per constatare che è sempre la stessa. Questo significa che ci troviamo di fronte ad un falso, e dovete darci delle spiegazioni al riguardo. Non è possibile che Mario Andrione a distanza di cinque minuti, a distanza di cinque anni, abbia firmato esattamente nello stesso modo.
Su questo fatto chiederò che venga fatta piena luce, e temo che ci siano anche altri documenti del genere, oltre a questo. Ai margini di tutto ciò, in tutta la documentazione che ci è stata fornita - e non capisco il perché - tutti i dati del protocollo sono cancellati. Se si vuole dare la documentazione alla Commissione d'indagine, bisogna fornire dei documenti che possano essere letti sotto tutti gli aspetti, per cui una firma, una data, un'annotazione, è importante per capire qualcosa in questo imbroglio indegno in cui ci siamo cacciati.
Lasciando da parte questa ipotesi di falso che formulo e che ciascuno di voi può riscontrare, se anche c'era, questa forma di accordo verbale sarebbe scaduta, dopo di che la SITAV non poteva far altro che pagare. Che senso ha oggi andare incontro ad una richiesta di dilazione che la SITAV ci presenta?
Talvolta ho sentito dire che la SITAV ha qualche giustificazione perché ha dei crediti con la Regione. E' vero, la SITAV pretende di avere dei crediti con la Regione, lo ha già detto il Consigliere Torrione; è una materia tutta in discussione, perché quelle opere non sono mai state autorizzate. La SITAV potrà pretendere, se crederà, che le paghi Mario Andrione o chi le ha autorizzate per lui, ma non il Consiglio regionale che quelle opere non ha mai autorizzato. Si tratterà poi di andare a vedere in concreto che tipo di opere, di costi, si tratta, quante volte vogliono farci pagare le stesse opere, perché anche questa è un'ipotesi che non dobbiamo affatto scartare.
Ma anche andando a vedere queste opere fatte in più rispetto ai 6 miliardi e 500 milioni contrattati, arriviamo a 3 miliardi 800 milioni, mentre la SITAV alla fine del 1983 doveva alla Regione 15 miliardi. Questa cifra non si giustifica in nessun modo.
Un altro punto che il Presidente della Giunta non ha toccato, è quello che riguarda questi ritardi nei pagamenti. Adesso si dice che la SITAV non ha mai pagato regolarmente, ed è una cosa che si protrae da anni; ma questa non è una giustificazione. Esistono delle norme ben precise che fissano il pagamento entro dieci giorni. L'interpretazione corrente è che la prima decade di gennaio 1982, dal 1° al 10, la si pagava dall'11 al 21; in realtà la SITAV, lo vediamo dalla tabella, l'ha pagata il 2 febbraio. Ha trattenuto l'incasso del 1.1.1982 fino al 2.2. 1982, altro che dieci giorni!
La delibera che la Giunta propone all'approvazione del Consiglio, non solo non va bene perché sana una irregolarità, non chiarisce la situazione, ma - e su questo vorrei che il Consiglio facesse una riflessione molto attenta - perché di fatto opera una scelta a favore della SITAV e garantisce una continuità nei rapporti con la SITAV. Perché?
Nella documentazione che ci ha fornito ieri il Presidente della Giunta c'è una lettera del Dott. Pietro Conca datata 12.1.1984: Mutuo ipotecario SAAV, fideiussione. Dice il Procuratore speciale della SITAV che la SAAV, per conto della SITAV, ha presentato domanda per avere un mutuo ipotecario alla Banca Nazionale del Lavoro. Questo mutuo servirebbe alla SITAV per pagare entro il 15 aprile le somme dovute.
Allora la SITAV questi soldi non ce li ha, vuole fare un mutuo e per farlo chiede una fideiussione della Regione, cioè la Regione garantisce che la SAAV potrà continuare ad essere collegata alla SITAV che gestisce il
Casino. L'unica garanzia che ha la SAAV è la continuità nella gestione del Casino.
Facendo un minimo ragionamento, non si può dire che con questo tipo di deliberazione si prende solo tempo: si fa una scelta che implica la continuità della gestione SITAV e Casino.
La SAAV ha presentato domanda per questo mutuo già all'inizio del 1983, e finora non l'ha avuto. Dice:"poiché risulta che la SAAV trae garanzia di redditività dall'attività svolta dalla SITAV, ci è stata richiesta, per ottenere il mutuo, come ultima definitiva condizione una fideiussione della Regione Valle d'Aosta". Quindi noi dobbiamo aspettare che la SITAV ci dia i soldi, non solo, ma dobbiamo darle anche la fideiussione perché possa restituirci quello che ci deve.
In considerazione di ciò, crediamo che a strada da percorrere non sia que sta; il modo di procedere è semplicemente quello di applicare a convenzione che regola i rapporti fra Regione e SITAV, chiedere il pagamento delle soprattasse sui ritardati pagamenti del 1982-83, chiedere il rientro immediato di tutto il debito più interessi che la SITAV deve alla Regione per le trattenute, per le quali comunque non ha alcuna forma di autorizzazione a partire dalla fine del 1983.
Se la SITAV non è in grado di pagare, si metteranno in moto tutte le procedure previste dal contratto perché decada la convenzione. In qualsiasi altra situazione si sono avvicendate gestioni diverse nei Casino; non si capisce perché a Saint-Vincent dal 1946 ci debba essere il monopolio della SITAV. Oggi si presenta l'occasione per buttar fuori questa società che ha provocato danni immensi in questi ultimi tempi, non si comprende il perché non la si voglia cogliere.
Per quanto riguarda le responsabilità politiche, queste evidentemente ci sono ed anche noi chiediamo le dimissioni di chi ha ricoperto a carica di Assessore alle Finanze nel 1982 e nel 1983, perché ha avallato determinate cose.
Proprio uno o due mesi fa, tanto per dire che non ho nessun motivo di carattere personale per fare questo tipo di discorso, o di critica che riguarda la persona in sè, vi abbiamo proposto di fare la Giunta con persone completamente nuove, persone che non sono mai state in Giunta fino al giugno 1983. Non avevamo neanche rivolto critiche all'Assessore Faval o all'Assessore Martin, che erano entrati appena allora in Giunta. Adesso la situazione è cambiata, perché nei confronti dell'Assessore alle Finanze ci sono delle responsabilità quantomeno di reticenza che non possiamo non rilevare, e quindi chiediamo le sue dimissioni, anche se si tratta di una richiesta simbolica.
Non si può pensare di risolvere questo imbroglio del Casino continuando per la vecchia strada. E' chiaro che qui bisogna dare un taglio netto.
Chiediamo anche un'inchiesta amministrativa su responsabilità di Dirigenti e Funzionari dell'Amministrazione regionale perché qui qualcuno ha avallato, taciuto, accettato che la Regione incassasse meno del dovuto. Sulla base di
quale autorizzazione? Ci sono dei funzionari regionali che non sanno quali sono le competenze degli organi del Consiglio regionale? Ma scherziamo? Qui c'è una omertà che si è realizzata, il colpevole deve essere individuato e deve assumersi le sue responsabilità quantomeno a livello disciplinare, se non penale.
Un'ultima osservazione, e so già che qualcuno obietterà che Nuova Sinistra dice queste cose perché gioca allo sfascio, perché vuole chiudere il Casino, andare allo scontro: io dico chiaramente che non è questa la logica che ci muove. Abbiamo detto che siamo per la chiusura del Casino di Saint-Vincent; lo avevamo detto anni fa e lo ripetiamo oggi con maggior forza. Crediamo in una società in cui esistono determinati valori, ideali, concetti di giustizia, in cui la gente vive del proprio lavoro, in cui esiste un senso di eguaglianza. Non crediamo che in questo tipo di società che con il nostro modesto impegno cerchiamo di costruire, ci sia posto per il Casino e per il tipo di mentalità, di logica e di morale che il Casino rappresenta.
Abbiamo sempre detto però al riguardo che non siamo per la chiusura domani mattina; non ci siamo mai nascosti che esistono dei problemi di carattere occupazionale e finanziario che sono legati al Casino di Saint-Vincent, per cui abbiamo sempre sostenuto che il problema della chiusura va affrontato come una scelta politica.
E' il discorso che facciamo oggi: non vogliamo, dicendo di rompere con la SITAV, chiudere subito il Casino. Noi siamo per rompere intanto con la
SITAV, per fare una gestione diversa - e lì si potrà discutere se pubblica o privata - e poi prepariamoci ad andare progressivamente alla chiusura del Casino. La nostra proposta, a nostro avviso, sta in piedi, è chiara e fattibile.
Si dà atto che dalle ore 19,21 presiede il Presidente BONDAZ.
PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare l'Assessore alle Finanze Martin, ne ha facoltà.
MARTIN - (Féd. DP-UVP): Ho atteso prima di parlare, che tutti i Consiglieri avessero fatto il giro dei loro interventi, perché mi sembrava giusto dare alcune risposte ad alcuni quesiti che sono stati posti, anche perché, dai vari interventi, si capisce che le domande sono sempre le stesse ed era quindi giusto anticipare un pochino queste risposte, per non ripetere la stessa discussione.
Vi dirò subito che se sei mesi fa mi avessero detto che quest'oggi sarei stato criminalizzato in quest'aula non ci avrei creduto, perché non pensavo che in questi sei mesi (tra ferie estive e festività i giorni di lavoro sono stati anche molti meno) si sarebbe potuti giungere ad una situazione come l'attuale.
Con questo non voglio declinare le responsabilità mie e quelle della Giunta, noi ci prendiamo sempre le nostre responsabilità, non intendiamo nascondere assolutamente niente e mi pare che questo lo abbia detto anche il Consigliere Torrione. Vogliamo solo, prima di informare la popolazione, essere informati noi stessi, per non correre il rischio di dare notizie errate.
Vi dirò anche che in questo momento, in cui ritengo che ci potranno essere diverse illazioni a mio carico, la cosa che più mi tranquillizza è che mi sento la coscienza a posto (e questo non tutti possono dirlo) e vi assicuro che non è poco.
Non scenderà in polemica - che sarebbe troppo facile - con qualcuno che ha dato lezioni di stile, qualcuno che sa tutto, che sa fare i conti, che giudica, anche se sarebbe interessante andare a giudicare queste persone. Ma non lo farò, mi atterrò ai fatti.
Dirò anche, proprio perché ho la coscienza tranquilla, che il mio mandato è da questo momento nelle mani del Presidente della Giunta, il quale, ne può fare quello che meglio crede. Non ci sono problemi sotto questo aspetto. Non sono attaccato alla poltrona come qualcuno potrebbe pensare.
Devo innanzitutto una risposta al Consigliere Aloisi, il quale ha detto: "l'Assessore alle Finanze ha mancato di informarci di certi crediti che la SITAV vanta, e queste cose ci sono state riferite dal Procuratore generale della SITAV, dott. Conca".
Tutto quello che a noi risulta in questo momento è stato trasmesso alla Commissione competente, che sta indagando su questa vicenda, per cui il Consigliere Aloisi probabilmente avrà visto tutto il carteggio; non abbiamo trasmesso evidentemente i dati che ci sono stati recapitati da poco, che stiamo valutando e che sono tutti da verificare.
Penso che il Consigliere Aloisi si riferisse a quel comunicato-stampa che ha emanato il Procuratore generale della SITAV, in cui si dice, praticamente, che andando a conteggiare debiti e crediti, se non siamo ala pari, poco ci manca che la Regione debba dei soldi alla SITAV. Bisogna vedere come sono stati redatti questi calcoli; chiaramente vi rientrano tutti quei lavori autorizzati nel modo che sapete, che sono in discussione e che, come Commissione, state verificando; ci sono le somme che la Regione deve dare, là dove esistono degli atti amministrativi, tipo il contributo per il cambio assegni; un'ulteriore quota che ancora dobbiamo pagare per il tiro a volo; una serie di quote che riguardano la partecipazione delle manifestazioni degli anni 19821983, che sono ancora in sospeso e che sono ancora da verificare.
Ma la cosa più importante è che il Procuratore generale della SITAV ha sollevato la questione del costo del personale; ossia ha detto che in questi ultimi due anni il costo del personale è aumentato, superando il 60% dei ricavi della SITAV e quindi, in base alla convenzione, la Regione, deve integrare la differenza. Ma questo è tutto da verificare. Infatti, abbiamo chiesto che ci vengano presentati i documenti relativi al costo del personale, alle dichiarazioni dei rediti, alle denunce fatte. Non possiamo accettare tout court quanto ci viene proposto, ed è per questo che non abbiamo trasmesso questi dati: quando diamo delle notizie vogliamo che siano verificate.
Le altre due grosse questioni riguardano il mancato versamento del 25% delle decadi ed i ritardi sul versamento delle decadi stesse.
Mi si accusa di non aver visto tutto quanto, non dico subito, ma già dal primo giorno, come qualcuno ha detto: io non sono un robot e mi scuso se non sono riuscito a sapere tutto quanto così in fretta.
E che non sia così facile scoprirlo in così poco tempo lo dimostra il fatto che il Consigliere Mafrica, che è così attento, che è il migliore di tutti noi sotto questo aspetto, non si è accorto che nel conto consuntivo del 1982, approvato un paio di mesi fa, mancavano 1 miliardo 693 milioni, o meglio, risultava che dovevano essere dati. A lui che è così attento, la cosa è sfuggita, io, che non sono attento, dovevo accorgermi di tutto questo! Questo per dire che non è così facile, ci vuole un po' di tempo, bisogna entrare nel meccanismo.
Con questo non voglio lanciare delle accuse ai miei funzionari, perché un po' alla volta sono stato messo al corrente di tutto quello che dovevo sapere, e quindi sono venuto a conoscenza di questa lettera più o meno verso l'autunno, comunque un po' prima del "blitz di S. Martino".
Onestamente il dubbio del falso di questa comunicazione non mi ha mai sfiorato: l'ha sollevato oggi il Consigliere Riccarand. In effetti, ho ritenuto questa autorizzazione una comunicazione interna ai vari uffici e non mi sono posto il problema, in quel momento, se a monte esisteva un atto amministrativo, perché questa situazione andava avanti da circa un anno e mezzo.
Non mi sono chiesto se ci fosse una delibera e se questa delibera fosse di Giunta o di Consiglio, o se ci fosse una semplice autorizzazione del Presidente della Giunta, la quale dovrà essere valutata dal punto di vista legale (non tocca a me farlo e non sarei nemmeno in grado).
Se dovessi rendermi conto di tutto quello che c'è a monte, vi assicuro che non basterebbe passare 48 ore in ufficio; d'altronde si dà per scontato che certi documenti che un Assessore si ritrova sul tavolo vengano predisposti in una certa maniera.
Diceva questa autorizzazione che si portava al 31.12.1983 il conguaglio che non era stato fatto al 30 giugno, e quindi qualcuno aveva pensato di far mettere per iscritto che il conguaglio doveva essere fatto al 31 dicembre.
Dicevo prima che non mi sono preoccupato se a monte ci fosse un deliberato di questo genere. Quando però si sono verificati gli eventi che tutti sappiamo, siamo diventati più attenti e sospettosi, ed andando a scavare per benino, io stesso ho appurato che non c'era niente. A quel punto ho fatto tre cose: ho cercato di recuperare i soldi, che mi sembra una cosa importante, e questi soldi non c'erano; ho dato disposizione di versare tutto dal 10 dicembre 1983, anche se l'autorizzazione diceva che a dicembre poteva essere versato solo il 75% (infatti dicembre non compare in questi conti); terza cosa fondamentale, in sintonia con il Presidente della Giunta abbiamo fatto conoscere questo fatto e lo abbiamo portato in Consiglio, perché è giusto che sia il Consiglio a decidere su questa vicenda, in quanto è materia di sua competenza.
La questione quindi è arrivata in Consiglio regionale, abbiamo verificato che la SITAV ci deve all'incirca 10 miliardi, di cui una quota dell'82 e la rimanenza dell'83. Manca ancora il conteggio degli interessi che - per quanto risulta in quell'autorizzazione - ammontano al 15%, ossia il tasso di Tesoreria più l'1,5%, e questo tutto sommato è stato un altro di quegli elementi che, al momento, mi ha tratto in inganno. A prima vista, il tasso era migliore di quello della nostra Tesoreria, quindi lì per lì non ho pensato che ci fosse una perdita immediata di questo genere. Oggi, rivedendo tutta la questione, è molto facile fare certi altri ragionamenti, ma all'epoca non ci ho pensato più di tanto.
Il discorso che è stato portato in Consiglio, cioè a possibilità o meno di avere l'1% di interessi dal giorno del mancato versamento è una questione aperta ed infatti la delibera lo dice chiaramente. Non riusciamo oggi ad avere tutto quello che ci dovranno dare, però per fare questo dobbiamo interpretare l'art. 8 della Convenzione, il che non è molto semplice. Qualcuno potrebbe anche dimostrare che l'1% deve essere dato solo dal giorno della costituzione in mora della SITAV, giorno che potrebbe essere oggi - con questa delibera -, potrebbe essere il 15 aprile, secondo un'altra interpretazione, come potrebbe essere il giorno da cui non ci hanno dato i soldi. Ma è tutto da vedere e alcuni legali che abbiamo sentito in proposito ci hanno dato un parere molto discordante. Si tratta di sapere esattamente quando la società viene messa in mora, perché la SITAV aveva comunque un'autorizzazione, bisogna vedere se l'autorizzazione era legale o no, ma questo compito non spetta a noi.
La delibera dunque lascia aperta questa strada: specifichiamo infatti che tutti gli atti che prendiamo oggi sono in via provvisoria e che ci riserviamo, con un successivo parere tecnico-legale, di verificare se esistono delle altre condizioni, quindi non rinunciamo assolutamente a niente.
Secondo aspetto: il ritardo nel versamento delle decadi. Voglio precisare che la deliberazione che il. Consigliere Mafrica ha citato è una bozza di deliberazione, non è mai stata approvata dalla Giunta. Io non darei per scontato, come ha fatto il Consigliere Mafrica, che quella bozza sia una deliberazione e che i conteggi riportati siano già deliberati ed assunti dalla Giunta regionale.
A parte questo, vi dirò che le decadi vengono versate in questa maniera da quando esiste il Casino. Siamo risaliti ad una lettera del 22 ottobre 1947, firmata dall'allora Presidente Severino CAVERI, dove ad un certo punto si dice che la SITAV era autorizzata a trattenere per 30 giorni quanto dovuto. Ora si ipotizza - uso questa frase perché la verità in tasca non ce l'abbiamo e le persone che hanno scritto questa lettera, o coloro che hanno collaborato, non le conosco - che la cosa sia andata avanti così negli anni e si sia arrivati fino ad oggi a versare in questo modo. C'è anche una lettera del prof. Masi, in cui alla richiesta di un chiarimento da parte del Presidente della Giunta, risponde che le stesse clausole hanno avuto infatti fin dall'apertura della Casa da Gioco un'applicazione pratica difforme dalla lettera, e ciò per motivi tecnico-pratici, peraltro comuni in parte a tutte le Case da Gioco italiane. La lettera è datata 1979. Masi dà una diretta conferma che è sempre avvenuto così, la SITAV ha sempre versato la prima decade 20 giorni dopo.
Non per dire che la SITAV abbia ragione, perché anche questo sarà materia di verifica, ma se andate a leggere l'art. 7 della convenzione del 1978, che poi non è più stato modificato, si dice che "gli incassi saranno versati ogni dieci giorni all'esattoria della Regione". Vi sfido a dimostrare che la SITAV non versa ogni dieci giorni gli incassi, perché ogni dieci giorni arrivano le decadi. Sta di fatto che questo articolo non è così chiaro come sembra perché le decadi arrivano regolarmente ogni dieci giorni, solo che quelle che arrivano si riferiscono a venti giorni prima.
Si dice anche che l'Assessore alle Finanze non si è accorto di niente. Ma quando vedo arrivare i soldi ogni dieci giorni non vado a controllare quali sono, Consigliere Baldassarre, perché quando sono stato insediato in questa carica ho accettato di fare l'Assessore, cioè il politico, non il funzionario.
Comunque, visto che anche in questo caso l'Assessore è incompetente, faccio notare che qualcun altro, invece molto attento, non si è mai accorto che, ci sono almeno altre cinque deliberazioni uguali a questa bozza che è appena stata letta. E' dal 1979 che la delibera viene fatta in quel modo, che si dicono esattamente le stesse cose che sono scritte in questa bozza: si riconosce che la SITAV è in ritardo e si applica il tasso di Tesoreria. Anche questa è un'altra di quelle cose da verificare.
Potrebbe esserci anche una terza interpretazione, potrebbe darsi che la decade incassata il giorno 1 debba essere versata il giorno 11, che quella incassata il giorno 2 debba essere versata il giorno 12 e così via; sono sempre dieci giorni. Applichiamo questo metodo?
Voglio dire che è solo dal 1979 che è stato introdotto il meccanismo dell'interesse, ossia si è detto: la SITAV ci versa in ritardo, quindi si applica questo saggio di interesse. Prima non era mai stato fatto; nel 1979 si è accettato questo metodo: dal 1979 in avanti si chiudevano i conti riconoscendo alla Regione, sulla base dello stesso prospetto che il Consigliere Mafrica prima leggeva, questo interesse al tasso di Tesoreria.
Quella delibera non l'ho portata avanti, anche perché da quando è cominciato l'affare Casino, ho tenuti fermi tutti i pagamenti. Poiché c'è una Commissione speciale che si interessa dell'intera questione, facciamo verificare tutto e nel frattempo non paghiamo niente. Da questo lato, se non altro, siamo cautelati nel caso venga riconosciuto che la SITAV non era autorizzata a fare questi famosi lavori, per cui da parte nostra erano dovuti questi denari. Dobbiamo addirittura pagare l'ultima tranche dei lavori in convenzione, anche se quelli sono approvati dal Consiglio regionale!
Non mi soffermo sui conti, perché ripeto, sono da verificare. Noi siamo d'accordo nell'applicare l'interesse che sarà riconosciuto che deve essere applicato.
Penso di aver risposto a tutti i quesiti, mi riservo di intervenire se ci saranno altre domande e, per il momento, termino qui il mio intervento.
PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il Consigliere Mafrica, ne ha facoltà.
MAFRICA - (P.C.I.): Credo che le giustificazioni che l'Assessore alle Finanze ha portato confermino come fosse opportuno fare questa discussione, perché è evidente che la Giunta, non ha un'opinione precisa in merito a quelli che sono i diritti e gli interessi della Regione.
L'Assessore alle Finanze, per fare un esempio, osserva che dalla notte dei tempi, le decadi vengono pagate in questo modo; c'è nel contratto una frase che è ambigua, le decadi arrivano ogni dieci giorni, perciò non sappiamo se effettivamente devono essere pagare 1'11° giorno, il 2°, se gli interessi devono essere pagati così, se deve essere applicata la penale.
Credo che sia dovere del Consiglio regionale, della Giunta, prevedere in ogni caso l'interpretazione più favorevole per l' interesse regionale, e siccome fino a questo momento si intendeva, quando si parlava di decadi, che i soldi incassati dal 1° al 10, 1 '11-giorno venissero versati, questa è l'interpretazione che riteniamo debba essere data.
Non è vero poi che questo avvenga anche nelle altre Case da Gioco: al Casino di Venezia le somme sono versate ogni giorno alla Tesoreria.
Personalmente, non sono per nulla colpito dalle osservazioni che ha fatto l'Assessore alle Finanze; devo dire che ho trovato la sua difesa comprensibile dal punto di vista umano, non convincente da quello politico. D'altronde le osservazioni che gli abbiamo fatto non erano personali e non si sono fatti i conti per il gusto di riprenderlo. L'osservazione politica principale è stata che l'Assessore alle Finanze ci ha presentato il bilancio senza dirci, nella sua relazione, che esisteva questa situazione. In questo senso è venuta a mancare la fiducia rispetto all'Assessore alle Finanze e non perché non si è reso conto subito della situazione o l'ha scoperto tre mesi dopo.
Io credo che se si vuole cambiare qualcosa in questo Consiglio (e mi sembra che qualcosa stia già cominciando a cambiare) occorre rivedere soprattutto il modo di lavorare.
Voi pensate che noi dell'opposizione perdiamo tempo ad esaminare le vostre 8000 delibere, una per una, solo per prendervi in castagna? Questo è infantile: noi lo facciamo perché è il nostro lavoro; se volete destituirci dalla minoranza per farci andare in maggioranza o in Giunta siamo disponibili, ma questo è il compito che ci hanno assegnato i nostri elettori. Noi vi controlliamo come possiamo ed è un controllo di tipo politico, perché riteniamo che nell'interesse della popolazione valdostana determinate cose debbano essere seguite.
Nella vicenda Casino sono emersi in questi giorni dei fatti che dimostrano come il Presidente della Giunta, la Giunta regionale abbiano proceduto creando dei problemi che adesso bisognerà risolvere. Noi abbiamo in tutte le sedi (in Commissione ed in Consiglio) sostenuto delle soluzioni per risolvere i problemi, non abbiamo fatto delle richieste a vanvera, quindi siamo convinti che l'impostazione che abbiamo seguito chiedendo di far pagare la penale alla SITAV, di avviare la procedura per la messa in mora della SITAV, di richiedere alla SITA/ tutto quante ci deve in base alla Convenzione sia una soluzione giusta, anche perché abbiamo pro posto una gestione pubblica.
Ho brevemente replicato soprattutto perché ritenevo di non aver criminalizzato nessuno, ma di aver esercitato il mio diritto-dovere di Consigliere facendo a chiunque, dall'Assessore alle Finanze al Presidente della Giunta, le osservazioni che ritenevo più necessarie.
Ribadisco che voteremo contro questa deliberazione, e poiché si tratta di una deliberazione per cui è opportuno che si sappia chi ha votato a favore e chi contro e che questo risulti dalla deliberazione stessa, chiedo al Presidente del Consiglio di procedere alla votazione con appello nominale, ai sensi degli art. 67 e 68 del Regolamento interno.
PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il Consigliere Maquignaz, ne ha facoltà.
MAQUIGNAZ - (Féd. DP-UVP): Questa mattina il Presidente della Giunta ci ha detto che è inutile fare del baccano o sollevare delle ipotesi assurde o giocare allo sfascio, o addirittura a criminalizzare le persone, quindi voglio precisare che non è mia intenzione accusare nessuno, anzi oggi intendo ribadire pubblicamente la stima personale che ho nei confronti della Giunta regionale, in modo particolare nei due Assessori della Fédération DP-UVP, e precisamente Martin - che è stato molto criticato oggi - e Pollicini.
Intendo fare questo mio intervento a titolo personale, perché credo che la vicenda Casino sta portando alla luce un panorama che è sconcertante: man mano che passa il tempo, nuovi avvenimenti ci fanno intravedere gradualmente come un gruppo di persone stesse, un poco alla volta, occupando la Valle d'Aosta.
Se la Magistratura torinese non fosse intervenuta, probabilmente per anni saremmo vissuti nella completa ignoranza delle vicende di cui ormai tutti i giornali parlano.
E' vero che è presto per parlare e per dare dei giudizi definitivi, soprattutto sull'azione della Magistratura che fino ad ora, salvo prova contraria, ha sempre agito nell'ambito delle norme costituzionali che ne regolano il potere.
Arrivati a questo punto, giudizi definitivi non se ne possono dare, ma un politico deve fare anche dei ragionamenti ed è bene che qualche volta anche quelli della maggioranza - visto che il "Corriere della Valle" parla sovente della maggioranza silenziosa - possano fare delle considerazioni ad alta voce.
Innanzitutto mi sembra di poter affermare che le due società, la SITAV e la SAISET, non sono fra loro concorrenti; anzi, sembrano rappresentare insieme un unico cervello che dirotta la clientela da una parte all'altra, secondo la convenienza. In secondo luogo si può dire che alcuni azionisti della SITAV e della SAISET, mediante una miriade di società collegate, sembrano decisi ad inserirsi in modo decisivo nel tessuto economico valdostano. Non sappiamo bene quali sono gli obiettivi di queste persone, comunque è un fatto preoccupante per colui che deve pensare alla cosa pubblica e per la Comunità valdostana.
Terzo, diventa sempre più difficile, dopo le note vicende giudiziarie, capire la situazione interna e l'affidabilità della SITAV, che, come abbiamo appreso da "La Stampa" non ha pagato quello che doveva pagare però fa in modo che sembra che sia la Regione che deve pagare la SITAV.
Fatte queste considerazioni di carattere generale, mi limiterò a spiegare per quale motivo ritengo inopportuno e forse anche un po' pericoloso dal punto amministrativo addivenire ad una votazione della delibera proposta dalla Giunta, anche se senza dubbio ha le sue motivazioni.
Analizzando l'allegato n° 27 che ci è stato consegnato, noto che, a seguito di lettera della SITAV in data 6 e 12 gennaio, si è manifestata una situazione di riconosciuta inadempienza per il mancato versamento di una quota parte della tassa di concessione per la Casa da Gioco di Saint-Vincent, pari a complessive lire 10 miliardi.
Osserva poi il documento trasmessoci, con l'aria quasi di voler assolvere i debitori insolventi, che per l'inadempienza della SITAV i necessari provvedimenti sono da valutarsi nel quadro dell'eccezionalità della situazione creatasi per effetto non solo della nota vicenda giudiziaria, ma anche degli antecedenti della stessa, in ordine dei lavori di ampliamento della Casa da Gioco ed alla loro disciplina convenzionale ed extra convenzionale.
Si legge ancora nel documento consegnatoci che il debito risale addirittura al 1982, precisamente a decorrere dal ° giugno di quell'anno (per la somma di 1,600 miliardi); il debito del 1983 è di 9 miliardi.
Bisogna dire che il blitz famoso è avvenuto nella notte di S. Martino e cioè 1'11 novembre, quindi il debito del 1982 non è giustificato, e neppure quello relativo ai primi dieci mesi dell'anno scorso. Tutt'al più la SITAV può invocare eventualmente una moratoria per le somme dovuteci negli ultimi due mesi del 1983.
Poi bisogna dire che il Casino non è stato chiuso neppure per un giorno, si è solo registrata una diminuzione degli introiti. Di questo calo anche la Regione ha patito e non vedo proprio perché dovrebbe venire incontro alla SITAV, specie tenendo conto del fatto che la causa di ciò è tale per cui sono stati incriminati i massimi dirigenti della Casa da Gioco.
Se c'è qualcuno che ha diritto di essere risarcito in questo caso non è la SITAV, ma a Regione.
Si invoca poi la circostanza dei lavori di ampliamento della Casa da Gioco. Credo che in Valle d'Aosta ormai anche i sassi sappiano quanto questa vicenda sia poco chiara. Ci sono stati maggiori lavori che il Consiglio regionale non si è mai sognato di autorizzare; sul fatto ormai stanno indagando la Magistratura e la Commissione consiliare che abbiamo nominato. Invocare la circostanza dei lavori di ampliamento come si legge nel documento trasmessoci, quasi a scusante dell'insolvenza della SITAV, è molto pericoloso perché da parte della Regione accettare questo tipo di impostazione significa avallare implicitamente i maggiori lavori che sono tuttora sotto giudizio sia da parte della Magistratura che della Commissione.
Non sto a ripetere il discorso della compensazione amministrativa. Il Consigliere Torrione ha spiegato molto bene oggi che non è possibile per l'Ente pubblico operare delle compensazioni; prima la SITAV paga i suoi debiti, poi discuteremo del problema dei maggiori lavori.
Al punto 1 del documento si propone che il Consiglio regionale deliberi di contestare l'inadempienza della SITAV medesima, con formale diffida ad adempiere, entro e non oltre il termine sotto indicato, con riserva di ogni opportuna azione e via dicendo.
Allora mi chiedo: la SITAV ha iniziato a fare debiti nei confronti della Regione sin dal 1982, ha persistito per tutto il 1983, e noi le tireremmo le orecchie solo a partire dal 15 aprile 1984?
Comunque, poiché si tratta di denaro pubblico, sarebbe opportuno accertare come e perché questa situazione è venuta a crearsi; si sono dette molte cose oggi, però questa circostanza non è stata chiarita.
Chiedo questo anche per scaricare eventuali responsabilità penali che potrebbero essere ascritte non solo al passato esecutivo (spero che non ci siano, per carità!) ma persino sul Consiglio regionale, se rimane inattivo.
Quasi quotidianamente leggiamo sui giornali nuove rivelazioni sull'intrico di società che si erano impadronite della Casa da Gioco di Saint-Vincent, per cui non siamo più neanche in grado di capire quali siano i veri interlocutori. Il tutto mentre nessuno è in grado di dirci di chi curi veramente gli interessi il dott. Conca: della parte più sana degli azionisti della SITAV, o del trio che è stato incriminato?
Con tutto ciò noi, eletti a gestire gli interessi pubblici, dovremmo deliberare così su due piedi, in assenza di garanzie e di impegni precisi, di concedere alla SITAV una dilazione fino al 15.4.1984 per pagare i debiti?
E se domani la SITAV, magari per i contraccolpi della situazione determinatasi con l'arresto della triade dirigente, dovesse divenire insolvente, in che situazione avremmo messo la Regione?
Che ci troviamo di fronte ad una controparte che ha del "pelo", è dimostrato da un recente intervento, già citato, del Procuratore speciale, dott. Conca, largamente riportato dagli organi di informazione. Leggo su "La Stampa", a pag. 17, sotto il titolo "SITAV: debiti quasi nulli", che il dott. Conca para sdegnosamente di "recenti notizie di stampa circa una pretesa insolvenza da parte della SITAV nei confronti dell'Amministrazione regionale: insolvenza qualificata invariabilmente in cifre rilevanti quanto fantasiose".
Meno male che l'articolista del giornale, per amore di verità e per lodevole senso civico, ha ritenuto di ribattere che, per dovere di cronaca, va precisato che le cifre fantasiose sono riportate in un atto ufficiale della Regione.
Comunque a sentire l'altra campana, quella cioè del dott. Conca, il debito del Casino non sarebbe di circa 11 miliardi; infatti ha dichiarato pubblicamente che la Regione è debitrice nei confronti della SITAV, della SAAV, di anticipazioni eseguite per conto suo, per cui il saldo a favore dell'Amministrazione regionale supera di poco il miliardo di lire.
Ci sono inoltre, in fase di definizione, altri rimborsi che potrebbero ulteriormente ridurre il credito della Regione.
Quindi, se arriviamo a un miliardo e ci sono altri rimborsi ancora, va a finire che sarà la Regione a dover pagare la SITAV.
Nell'attesa di sapere se dobbiamo organizzare una colletta a favore di questa società, sarebbe opportuno chiarire fin da ora in modo definitivo l'esatto ammontare del debito SITAV, perché credo che fino a questo momento, anche se facessimo un lavoro di compensazione, nessuno è in grado di dire con esattezza a quanto questo ammonti.
Infine, il documento dice che l'indagine conoscitiva onde acquisire elementi per l'adozione di ogni eventuale ulteriore determinazione, sentito anche apposito parere tecnico-legale che la Giunta propone, venga fatta dopo aver accordato la dilazione alla debitrice SITAV. A mio avviso, dovrebbe essere fatta prima.
Per terminare, non posso non sottolineare, anche qui a titolo personale, il tono rozzo, impudente e quasi intimidatorio del comunicato del Procuratore speciale della SITAV, dott. Conca; un tono che è arrogante ed incompatibile con a dignità dell'organo legislativo regionale e dei suoi membri.
Detto questo, non sono riuscito a capire per quale motivo questa delibera non può essere modificata. Se la Società SITAV non paga i suoi debiti, la cosa più semplice di questo mondo, e che farebbe qualsiasi buon padre di famiglia, è quella di mandare una lettera alla SITAV dicendo: Cari Signori, voi ci dovete questi soldi e ce li dovete dare con gli interessi previsti dalla legge e dalla convenzione.
Se poi la SITAV si rifiuterà di pagare, sarà questo Consiglio regionale a decidere cosa fare, se mantenere la convenzione, se addivenire alla revoca, se adottare un altro provvedimento.
PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il Consigliere Aloisi, ne ha facoltà.
ALOISI - (M.S.I.): All'inizio di questa legislatura, quando ho preso possesso di questo posto come rappresentante del M.S.I., ho detto a chiare lettere che avrei fatto un'opposizione costruttiva.
Con questa premessa mi voglio ricollegare al mio precedente intervento, anche perché è ora che la Valle d'Aosta risolva questo problema per il bene di tutti. Questo fango che viene buttato sull'immagine della nostra Regione danneggia tutte le forze politiche e tutta la popolazione. E quindi c'è qualcuno come giustamente ha detto prima il Consigliere Torrione, che dice basta, è ora di finirla. C'è troppa gente che sta pagando e che potrebbe anche essere innocente; chi non è colpevole lanci la prima pietra. Mi riferisco al fatto che se è vero quello che ha detto l'Assessore Martin prima, che dal 1948 in poi si sta procedendo con questo sistema, il P.C.I. è stato anche in Giunta, dal 1959 al 1967, per cui se alcuni tipi di responsabilità vanno addebitati a questa Giunta altrettante responsabilità devono essere addebitate a coloro che hanno gestito dal 1959 al 1967.
Questo intervento non è per fare della polemica inutile, è solo perché la mia battaglia è una battaglia costruttiva pur restando all'opposizione. Nel mio precedente intervento, ho fatto una proposta alla Giunta che ritengo tuttora valida per risolvere il problema e per non danneggiare l'immagine di questa Regione, perché penso sia nell'interesse di tutti non procedere oltre ad infangare la Valle d'Aosta.
La richiesta è questa: ritirare la delibera, riunire tutti i Capigruppo e preparare una proposta di legge che risolva il tutto, perché è possibile farlo. Diamo così la possibilità alla Magistratura di continuare la sua azione ed eventualmente, quando risulteranno responsabili certi nostri Amministratori o certi personaggi, saranno loro a pagare.
PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il Consigliere Torrione, ne ha facoltà.
TORRIONE - (P.S.I.): Ritengo che sia doveroso da parte nostra sollecitare l'attenzione della Giunta sulle ultime proposte: lo dico non per voler speculare su argomentazioni che condivido, ma proprio perché ritengo che la materia debba essere esaminata con estrema tranquillità e con estremo senso di responsabilità.
I dubbi che sono stati sollevati in quest'aula possono coinvolgere i Consiglieri che si accingono a votare questa deliberazione, ma sotto certi aspetti possono anche corresponsabilizzare coloro che votano contro, nel senso che è ovvio che non si può accusare coloro che votano contro di aver avallato un provvedimento del genere, ma, tutto sommato, coloro che adottano questo provvedimento danno l'impressione di voler resistere, su una determinata barricata. Ed è questo che non manda all'esterno nessun segnale, non dà la sensazione che non solo si voglia voltare pagina, ma, se mi consentite, che si voglia cambiare libro, perché ormai le pagine sono logore.
Credo che sia indispensabile che il Consiglio, nella sua completezza, faccia fronte ad una situazione di tipo straordinario: non ha significato che 18 o 22 voti - quanti saranno - tamponino una situazione. Potranno rinviare il problema, ma non lo risolveranno assolutamente.
Invece un provvedimento che trovasse il gradimento di tutto il Consiglio, che desse la sensazione reale che si vuole tranciare questo cordone ombelicale con il passato, farebbe un grosso servizio alla collettività, perché lo sconcerto è di tutti.
Non è pensabile affrontare questa deliberazione con tutti i dubbi che ci sono stati palesati ieri sera, in sede di Commissione di Inchiesta, e che sono stati formulati oggi in quest'aula; sono dubbi legittimi che toccano la coscienza di tutti i Consiglieri.
Al di là dell'impostazione politica, cui ho già fatto cenno nel mio precedente intervento, si tratta di votare un atto amministrativo che decide se avallare un'impostazione che un giurista insigne potrà definire valida, ma che altri giuristi altrettanto insigni potranno definire non valida. Ieri sera, il prof. Dal Piaz ci ha detto, con molta sincerità, che questo contenzioso che si può aprire con la SITAV può fare la fortuna di tre generazioni di avvocati. Questo per dire che bisognava che la Regione si cautelasse.
Chiedo, e lo dico invitando la maggioranza a fare una riflessione, se non sia il caso di adottare la proposta fatta dal Consigliere Maquignaz oppure quella del Consigliere Aloisi, oppure una terza proposta che però riveda questa materia con una legge regionale, per cui addirittura si addivenga ad una modifica della convenzione per quel che riguarda l'interpretazione dei famosi articoli che sono oggetto del contendere.
Perché non evitare una spaccatura che non ha significato, dal momento che non ci stiamo giocando le fortune della maggioranza X e le fortune dell'opposizione Y, ma stiamo giocando sulla pelle della Valle d'Aosta?
Diamo atto che questo provvedimento è pur sempre l'espressione di una volontà, quella di voler informare correttamente il Consiglio; questo Consiglio ha dimostrato che sia da una parte che dall'altra la verità su questo argomento nessuno ce l'ha in tasca. Vogliamo riflettere ancora un po'? Questo può anche essere un modo corretto di affrontare questo problema, per sgombrare il campo da possibili e legittimi dubbi di coscienza da parte dei Consiglieri e allo stesso tempo per avvalorare quell'ulteriore segnale che qualcosa è cambiato in quest'aula.
Credo che questa strada sia percorribile, signor Presidente, e ce ne può dare atto il Presidente della Commissione d'inchiesta. Nessuno di noi vi partecipa con lo spirito dell'inquisitore; ne facciamo parte con lo spirito collaborativo, per trovare un minimo di verità che ci dia la possibilità di valutare la situazione. Con lo stesso stato d'animo collaborativo, seppur da posizioni diverse, questo provvedimento può essere offerto anche alla meditazione della Commissione d'inchiesta, che nel giro di quindici giorni, per il prossimo Consiglio, potrà esprimere un parere, prima di procedere poi in un senso o nell'altro.
Un'ultima considerazione: poiché su questa materia la documentazione l'abbiamo avuta solo ieri e il parere legale l'abbiamo sentito ieri sera, sarebbe un vantaggio se potessimo meditare ancora due giorni ed arrivare a una soluzione che sia conseguente a questo stato d'emergenza; sarebbe anche considerare l'opera dell'opposizione non come un ostacolo, ma come confronto costruttivo su problemi che pesano notevolmente sulla nostra collettività.
PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il Consigliere Berti, ne ha facoltà.
BERTI - (Art. e Comm. Vald.): Sarò più breve dei colleghi che mi hanno preceduto, anche perché finirei per ripetere le stesse cose che stiamo dibattendo nella Commissione Affari Generali allargata ai Capigruppo.
Questo è un deliberato che mi lascia perplesso perché innanzitutto viene proposto in tutta fretta, proprio con quell'aria di sanatoria che ha poco di convincente. Posso comunque capire lo stato d'animo della Giunta e del suo Presidente, che l'hanno indotta a predisporre questa delibera.
Penso che questo sia un atto illegale, che viene a modificare quella che era la convenzione fra Regione e SITAV, soprattutto riferita agli artt. 7 e 8. Come atto legale, avrei visto una proposta di legge o una modifica alla convenzione SITAV-Regione per poi arrivare anche ad una soluzione di questo genere.
Ho sentito alcune proposte, provenienti anche da Consiglieri coscienti della maggioranza, volte a trovare una soluzione mediatrice, che non comprometta il prestigio del Consiglio regionale nei confronti della pubblica opinione, perché il Presidente della Giunta Rollandin aveva dato l'impressione, impossessandosi di quella sedia che definirei "calda", di voler cambiare tipo di politica rispetto a quella della Giunta precedente.
Pertanto farei la proposta se il Consiglio e il Presidente della Giunta sono d'accordo, di sospendere per una decina di minuti la seduta per permettere un incontro fra i capigruppo. In quella riunione si dovrebbe trovare una soluzione innanzitutto di rinvio per questa delibera, alla quale dichiaro di essere contrario, e quindi predisporre uno strumento legislativo per cui tutta questa documentazione dubbiosa venga messa dal punto di vista legale, in un unico calderone.
Ritengo che una soluzione mediatrice ed un momento di riflessione su questo deliberato non comporterebbe nessun danno nè per la SITAV nè per l'Amministrazione regionale, ma anzi servirebbero a ponderare meglio la questione per arrivare a questa definizione con la maggior parte delle forze politiche presenti in Consiglio. Questo nell'interesse della collettività e per restituire un'immagine seria e morale che è stata scalfita.
PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il Consigliere Lanivi, ne ha facoltà.
LANIVI - (Féd. DP-UVP): Penso che la proposta più interessante sia venuta dal Consigliere Berti, e anche la più ottimistica, nel senso che pensare che una sospensione di dieci minuti di questo Consiglio possa risolvere questa complessa matassa vuol dire o che la matassa non esiste ed in quel poco tempo possiamo risolvere tutto, oppure è probabile, sentendo gli interventi dei Consiglieri che hanno preceduto il Consigliere Berti e che hanno parlato di una situazione piuttosto ingarbugliata e difficile, che si riconfermi piuttosto complessa.
Il problema non sta qui, e mi stupisce che alcune proposte e dichiarazioni vengano da persone che, facendo parte della Commissione consiliare che ha avuto incarico di affrontare questi problemi, hanno potuto, di riunione in riunione, accumulare una tale serie di notizie e rendersi conto che, possiamo prevedere che il tempo necessario per arrivare ad una soluzione definitiva, regolare e migliore, sarà non cinque minuti, ma come minimo qualche me se, lavorando sodo. Volendo semplificare la situazione, i problemi sono di due tipi: l'uno è rappresentato da un documento che chiede le dimissioni di due Assessori, e questo non dobbiamo dimenticarcelo. A meno che non sia una cosa buffa da non prendere in considerazione, credo che le quattro forze politiche che sottoscrivono questo documento implicitamente dichiarino quello che hanno già dichiarato al momento che questa Giunta è stata eletta e cioè la loro sfiducia, comprensibile nella loro posizione, nei confronti di questa Giunta. Il loro è un atteggiamento negativo, che certamente non può trovare d'accordo la maggioranza. Questo perché, anche al di là della richiesta di dimissioni, ritengo tutte le altre motivazioni abbastanza insufficienti. Si chiede che questo problema venga esaminato dalla Commissione ad hoc: ma tutto quanto riguarda il Casino sta arrivando alla Commissione allargata! Per la questione della trasmissione degli atti alla Magistratura, mi pare che il Presidente abbia appena detto che gli atti più importanti, o almeno quelli che hanno un minimo di sospetto vengono già trasmessi alla Magistratura.
In definitiva, le due giustificazioni finali contano ben poco rispetto ad una richiesta di dimissione degli Assessori, il che vuol dire che questo documento è un vero e proprio atto di sfiducia nei confronti della Giunta. Vorrei solo dare un suggerimento, dato che se ne danno tanti in questo Consiglio: è bene che i ricambi politici li facciano i politici e che non venga richiesto l'intervento della Magistratura. Ci sono grossi problemi da affrontare, esiste questa situazione, che certamente non possiamo addebitare all'opposizione, che porta via del tempo che potrebbe essere più proficuamente utilizzato; comunque è un problema che vogliamo e dobbiamo affrontare.
Queste sono le posizioni politiche che non possiamo accettare, in quanto questa maggioranza ribadisce oggi una sua validità per cui ci si ritrova attorno a certe posizioni della Giunta. Se così non fosse, la Giunta sarebbe dimissionaria per fatti politici che ne determinerebbero la caduta al suo interno. Ma questo non è capitato.
Altri invece sono gli argomenti che pongono dei dubbi sulla deliberazione che oggi andiamo ad approvare.
Questi dubbi non sono solo dell'opposizione, ma sono di tutti; la deliberazione rappresenta una scelta e, come tutte le scelte, consente margini di considerazione diversi, che sono stati anche oggetto di forte meditazione non solo all'interno dei rappresentanti della maggioranza nella Commissione, ma anche all'interno della maggioranza stessa.
Ma la scelta deve essere fatta, soprattutto in un momento in cui molto probabilmente una ripartizione precisa e rigida fra il bianco ed il nero non è possibile.
Gli interventi dell'opposizione, che rispetto, tendevano a dare per chiaro o per completamente scuro, per condannato o per completamente assolto tutto ciò che in questo momento non possiamo dire con queste certezze essere nero o bianco, per cui credo che pongano, in verità, la situazione attuale per quella che è.
Siamo ancora in una situazione di incertezza e cioè di non conoscenza dei dati complessivi del problema, però questa deliberazione si inserisce in un canale politico ben preciso ed affermato dal Presidente della Giunta, cioè vuole portare alla chiarezza. Questo è un dato politico che va considerato all'inizio di ogni intervento.
Vogliamo fare chiarezza e credo che anche i lavori della Commissione abbiano dimostrato come non vi sia nè da parte della maggioranza, nè da parte della Giunta o del suo Presidente nessun tentativo di occultamento.
In secondo luogo vogliamo tutelare gli interessi della Regione. Quando diciamo che vogliamo tutelare gli interessi della Regione, non possiamo trasformare tutto questo problema in un fatto giuridico legale; dovremo per lo meno inserire anche questa vicenda nel contesto nel quale operiamo. Certe cose presentate, che hanno il fascino della novità e molte volte del mistero, potranno trovare spiegazione e uso un futuro con condizionale - se saranno valutate in un contesto più ampio, che va tenuto in considerazione.
Oggi potrebbe essere semplice e comodo tranciare e chiudere, però in questa situazione di incertezza dobbiamo valutare le possibili conseguenze di atti spettacolari che in un certo modo possono dare un segnale all'esterno; bisogna però vedere che tipi di costi possono avere questi segnali successivamente.
Riconosco che la deliberazione - ed è un'interpretazione, è chiaro - presenta ora un margine di rischio, però non vuole affatto rappresentare
una sanatoria nei confronti della SITAV; vuole segnare invece un periodo di attesa, di meditazione ragionevole - sono 3 mesi - entro cui la Regione, liberamente e senza aver fissato nessun punto compromissorio, prenderà le decisioni che meglio possono rispondere agli interessi della Regione, quando tutto il quadro e le conoscenze su questa delicata vicenda saranno chiare.
Mi pare che solo questo sia il senso della proposta che viene avanzata.
Altra considerazione: ho seguito con molta attenzione i lavori e devo dire che si tratta di lavori considerevoli, se non altro come occupazione di tempo, di quella Commissione.
In questo momento, almeno, l'atteggiamento che ho rilevato all'interno della Commissione è di grossa problematicità rispetto alle soluzioni da adottare, proprio perché ogni singolo argomento è problematico; non solo, ma non abbiamo ancora tutti gli elementi su cui dare giudizi definitivi. Sono rimasto abbastanza stupito, oggi, di sentire affermazioni totali, come se potessimo prendere ora decisioni definitive. Personalmente non ho avuto questa impressione dai lavori della Commissione, quindi non so se sia giusto riportare un'impressione di questo tipo in Consiglio.
A questo punto vorrei inserire alcuni elementi polemici. Il Consigliere Mafrica, potrà accusare il Consigliere Martin di imprevidenza, ma anche voi avete dovuto aspettare la Magistratura per capire e dirci oggi che la SITAV non è affidabile. D'accordo, può essere benissimo che la SITAV vada cambiata: la Giunta non dice che dobbiamo continuare il matrimonio con la SITAV e riporto il discorso che ha fatto ieri Dal Piaz, se non sono obiettivo mi correggerete.
Dal Piaz ha detto: se fossi all'opposizione voterei contro. E ancora: qui si tratta di una scelta politica e si tratta un pochino di essere nella situazione di due sposi che vogliono separarsi; gli avvocati li chiamano tutti e due e poi verificheranno, nei mesi che hanno di tempo per rimeditare, se devono rompere del tutto o riprendere il matrimonio. Questa è la considerazione.
Non vi è nessuna intenzione da parte nostra, da parte della maggioranza, di coprire in alcun modo questa società e ciò che deve alla nostra Regione. Il problema è solo di dichiarare con questa deliberazione un'inadempienza, di avere un minimo di margine di tempo per concludere un panorama ed avere degli elementi per decidere, ed infine poter riuscire in questo lasso di tempo a costruire o una revisione di convenzione o comunque a ricucire, in termini di correttezza e regolarità, nonché di interesse per la Regione, non i rapporti con la SITAV, ma i rapporti Regione-Casa da Gioco.
PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il Consigliere Fosson, ne ha facoltà.
FOSSON - (D.C.): Di fronte ai fatti emersi recentemente, cioè sul fatto che la SITAV si è trattenuta per un anno e poco più una parte delle decadi che doveva versare alla Regione, mi pare che il fatto fondamentale sia che il Consiglio regionale stabilisca e prenda atto di una inadempienza e che la dichiari, ma che nel contempo non rinunci ai suoi diritti e si proponga di portare avanti tutte le azioni che riterrà opportune per far valere i diritti della Regione nei confronti di queste inadempienze. Questo mi pare sia chiaro e debba essere fortemente sottolineato.
Mi pare che, dalla discussione avvenuta sinora sulla deliberazione in oggetto, siano emerse due posizioni di fondo: l'una, tendente a chiudere subito tutti i rapporti con la SITAV ed attendere l'esito dell'inchiesta della Magistratura, per avviare la questione su nuove basi. Può essere una scelta fattibile, può essere una scelta spettacolare, può dare il segnale - lo diceva il Consigliere Lanivi - di aver voltato definitivamente pagina; tutti i rilievi fatti sulla SITAV possono avere un significato e probabilmente lo hanno - lo diceva il Consigliere Mafrica, la SITAV non è più degna mentre il Consigliere Maquignaz dice: come possiamo ancora fidarci di una società che ci ha fatto tutto quello che ci ha fatto? - Bene, potrebbe essere una strada.
Ma esaminiamo quello che ci aspetta imboccando questa strada e percorrendola. A nostro avviso, è probabile che ci troveremo di fronte all'apertura di un contenzioso con la SITAV e alla chiusura del Casino, con tutte le conseguenze che ci sono dal punto di vista occupazionale.
E' anche probabile che, seguendo questa strada, la Regione non possa più recuperare nessuno dei suoi crediti, a causa di un probabile fallimento della SITAV. Non vorrei sbagliarmi dicendo che la SITAV non ha proprietà immobiliari, vale in quanto gestisce un Casino: il giorno che non lo gestirà più le sue azioni non varranno più niente.
Il Consigliere Mafrica diceva che la SITAV ha delle proprietà, ma a me risulta che le proprietà siano della SAAV. Non essendo un giurista, non posso dare dei giudizi, tuttavia mi pare che la SAAV sia una società del tutto indipendente dalla SITAV, anche se formata dalle stesse persone. In ogni caso non è su questo che voglio proseguire il mio ragionamento.
Chiudendo adesso e subito i rapporti con la SITAV ci troveremmo di fronte a delle conseguenze ben più gravi dell'atto del voltar pagina, come vorremmo fare; quindi, a nostro giudizio, la strada da prendere è un'altra, che secondo noi non pregiudica, e non deve pregiudicare, nessuno dei diritti della Regione. Prendere quindi una deliberazione come questa, che è una deliberazione dilatoria, nella quale si dice alla SITAV: pagherai entro il 15 aprile i tuoi debiti che sono quantificati in 11 miliardi, più tutte le soprattasse e gli interessi che la Regione si riserva di calcolare. E' anche probabile che il calcolo fatto dal Consigliere Mafrica sia errato per difetto: potrebbero essere più di 28 miliardi.
In questo periodo di tempo, che scade il 15 aprile, e che per la mole del lavoro da fare purtroppo è ristretto, si tratta di studiare una posizione del Consiglio che riveda globalmente tutta la questione Casino su basi nuove. In questi due mesi dovremo acquisire altri elementi con la Commissione d'indagine, che sta lavorando seriamente, come pure con i risultati di quello che sarà stato l'esame della Magistratura e che spero conclusivo per il momento.
Non è certo una matassa facile da dipanare quella dell'affaire Casino, ma intendo riaffermare, come ho già fatto in altri momenti in questo Consiglio regionale, la volontà della maggioranza e della Democrazia Cristiana di fare piena chiarezza su tutti gli aspetti e di modificare quanto va modificato.
Qualcuno oggi ha già anticipato quelle che sono le sue visioni per il futuro, per voltare pagina; qualcuno ha detto quanto noi avevamo già anticipato, ad esempio, ai primi di novembre, e cioè la necessità di avere una società sola, di non ampliare a dismisura il Casino, di non monetizzare tutto: sono dati e valutazioni che condividiamo appieno e che ci ripromettiamo di riprendere in sede di Commissione, per arrivare ad una relazione della Commissione che porti queste proposte in Consiglio e sulle quali il Consiglio si esprima.
Quindi il voto favorevole a questa deliberazione proposta significa che la Regione ritiene che al momento attuale non vi sono sufficienti elementi, o non vi sono tutti gli elementi, per prendere una decisione definitiva, non sono ancora chiare le responsabilità amministrative per valutare le quali sta lavorando la Commissione d'indagine e sulle quali - dice la deliberazione - dovrà operare un' apposita Commissione tecnico - legale.
E' necessario avere tutti gli elementi per operare una decisione definitiva nel frattempo occorre che il Casino continui a funzionare.
Sia chiaro ancora che il voto favorevole alla deliberazione proposta non intende pregiudicare nessun diritto della Regione: l'ho detto prima e lo ripeto. Soprattutto non intende, da parte nostra, pregiudicare la possibilità di scindere il contratto con la SI-TAV.
Semplicemente ritengo, se in questi due mesi saremo arrivati a questa valutazione, che ci saremo già anche premuniti su come poter gestire il Casino in altra maniera. Questo lo dirà la Commissione, lo ratificherà il Consiglio. Soprattutto il voto favorevole a questa deliberazione non intende sanare degli illeciti che sono stati commessi e per i quali il Presidente della Giunta ha già provveduto ad inviare la documentazione alla Magistratura, anzi gli chiedo formalmente, e penso che non abbia difficoltà a farlo, di inviare alla Magistratura anche gli atti che riguardano i ritardi nei versamenti e qualsiasi altro elemento che possa presumere illeciti penali.
Infine, per quanto riguarda la sospensione richiesta dai Consiglieri Aloisi e Torrione al fine di riflettere sulla deliberazione, io posso apprezzare la volontà di trovare l'unanimità del Consiglio su argomenti così delicati e difficili, però penso che una sospensione chiesta in questo momento non sposti i termini del problema. La natura stessa della deliberazione è dilatoria, lo studio del problema che si pensa di poter fare con una riflessione questa sera ritengo debba avvenire in termini più ampi.
PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il Consigliere Segretario Tamone, ne ha facoltà.
TAMONE - (U.V.): M. Mafrica a demandé avant un système de votation qui n'est presque jamais utilisé dans cette Assemblée, donc je crois qu'il soit juste de dire de ma part pourquoi je voterai en faveur de cette délibération.
Je parle a titre personnel; je pense que a position de mon mouvement sera exprimée par le Chef de Groupe dans sa déclaration.
D'abord je vais faire _quelques petites considérations d'ordre général. Nous tous, dans ce Conseil, nous sommes préoccupés de toute la question concernant le Casino, et après l'intervention de l'Assesseur Martin, qui m'a paru ponctuelle et précise, une mise au point de sa position personnelle, j'ai eu la sensation qu'aussi de la part de l'opposition et surtout dans l'intervention du Conseiller Mafrica - il y avait "un taglio diverso". Cela démontre qu'il y a, quand même, une conscience de la gravité du problème.
Moi, j'aime beaucoup entendre parler M. Berti, parce que de son groupe vient quelque chose de très spectaculaire, comme l'a déjà anticipé le Conseiller Lanivi: il y a la solution immédiate et simple.
Mais je crois qu'aussi le Conseiller Berti a la convinction, comme tous ceux qui travaillent dans cette Commission, que le problème est beaucoup plus difficile et complexe de ce qui peut paraître et de ce qu'à la fois on essaye de le faire paraître dans cette salle, pour des raisons qui n'ont rien à voir avec ce problème, ou l'on semplifie trop le problème ou bien on le complique.
Dans ce sens, je pense qu'aussi l'audience que nous avons eu hier soir avec M. Dal Piaz, peut laisser à chaque Conseiller des différentes interprétations.
Au moment où j'ai vu cette délibération pour la première fois, j'ai eu des doutes profondes, mais hier soir j'étais vraiment convaincu que nous devions voter cette convention, nous de la majorité, et c'est lui-même qui nous l'a dit.
Dans ce sens je suis encore plus conforté dans l'expression d'une voix favorable à cette délibération.
Si tout le monde était en bonne foi, je pense qu'une délibération de ce genre devrait être votée à l'unanimité par ce Conseil, s'il n'y avait pas, comme il y a toujours et justement dans un système démocratique, un "gioco delle parti".
Je crois que dans ce sens le Professeur Dal Piaz hier soir nous a anticipé quelle aurait été la position dans ce Conseil des différentes forces politiques, parce que l'enjeu est et reste politique.
On a dit qu'on pourrait arriver à couper tout de suite la convention avec la SITAV: tout le monde se rend compte que si, par exemple, ce soir on décidait quelque chose de ce genre, on irait à la fermeture du Casino. A ce sujet, est-ce que tous les Conseillers ont médité sur quelle base juridique se pose l'existence du Casino de Saint-Vincent?
Le Casino de Saint-Vincent, vis-à-vis des autres trois Maisons de Jeu qui existent en Italie, a une base juridique différente; c'est aussi sur ce problème qu'on doit méditer, surtout de la part de ceux qui disent que la Maison de Jeu, à certaines conditions, doit être maintenue.
J'invite tout le monde à maintenir sa place, en évitant aujourd'hui des faciles spéculations qui ont été faites par un certain nombre de Conseillers qui sont intervenus. On ne comprend pas bien pourquoi ces spéculations sortent en ce moment difficile. Alors, toujours à titre personnel, j'aimerais comprendre pourquoi certaines positions sont prises par certaines personnes.
Je voterai cette délibération avec la conscience que tous ensemble, la Commission et-: le Gouvernement régional, seront à même, parce que la force et la rapacité existent dans ce Conseil et dans le Gouvernement régional, de couper ce noeud très compliqué qui est l'Affaire Casino.
PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il Consigliere Riccarand, ne ha facoltà.
RICCARAND - (N.S.): Ho chiesto di intervenire dopo aver sentito il tono preoccupato del Consigliere Tamone, e penso che sia giusto ed importante che il suo tono sia preoccupato. Vorrei però ricordare al Consiglio che quando alla fine di ottobre-inizio di novembre 1983 alcuni Consiglieri di opposizione dissero in quest'aula che c'erano al Casino dei grossi problemi, cose non chiare, quanti Consiglieri di maggioranza, membri o non membri della Giunta, garantirono che tutto andava migliore dei modi, a tutti i livelli.
Oggi ci rendiamo tutti conto che la realtà non era quella.
Quindi, da parte delle forze di opposizione, a volte, credo sia doveroso essere sospettosi e diffidenti per svolgere fino il fondo il ruolo di vigilanza all'interno di questo Consiglio.
Il Consigliere Tamone diceva che l'Assessore alle Finanze Martin ha molto ben puntualizzato una serie di cose: purtroppo devo dire che non sono affatto convinto delle puntualizzazioni che ci ha dato l'Assessore Martin, il quale ha impostato una difesa di carattere prevalentemente personale, dicendo che ricopre la carica da poco tempo e non ha potuto vedere ancora tutto.
Ma prima c'era un'altra Giunta regionale, c'era un altro Assessore alle Finanze, c'era la stessa maggioranza sostenuta anche dall'attuale Assessore Martin, dalle forze che compongono l'attuale Giunta!
Non si può solo parlare di questi ultimi mesi e tacere tutto il resto; in questo Consiglio non è venuto fuori un solo elemento in grado di farci capire come si sono determinate queste situazioni. Non solo, la Commissione di cui si parla tanto, su tutta questa vicenda non ha avuto nient'altro che alcuni fogli che rappresentano la scarna e difficilmente decifrabile documentazione scritta che abbiamo oggi. Non abbiamo sentito nè dichiarazioni, nè illustrazioni del Presidente della Giunta, benché le avessimo richieste; non abbiano sentito illustrazioni nè spiegazioni d a parte dell'Assessore alle Finanze, o di altri Assessori che potevano illustrarci la situazione. Si dice che non ci sono reticenze, che non appena ci si è resi conto della situazione di questi arretrati, non regolarmente pagati dalla SITAV, si è subito portata la vicenda in Consiglio: ma cosa si poteva fare? Non si poteva certo tenere la faccenda ulteriormente nascosta!
Vorrei fare ancora un rimprovero alla Giunta: del fatto dei ritardati pagamenti, se non lo scoprivamo casualmente, attraverso una bozza di regolazione che in modo fortuito è capitata fra la documentazione della Commissione, non se ne parlerebbe ancora in questo Consiglio, perché nessuno ci avrebbe informato e sarebbe un argomento tabù, come chissà quanti altri di cui non si sa assolutamente niente.
Si dice, come giustificazione per i ritardati pagamenti, che si è sempre fatto così, fin dai tempi del Presidente Caveri. Anzitutto questa non sarebbe affatto una giustificazione valida; sappiamo bene che c'è stata sempre una sorta di compromesso fra potere politico regionale e gestione del Casino, il che ha provocato una serie di vicissitudini anche giudiziarie, ed ha condizionato anche pesantemente la vita politica regionale. Ma questo non ha nessuna rilevanza, perché al momento in cui, nel dicembre del '77, il Consiglio regionale ha approvato una nuova convenzione, qualunque accordo o documento precedente non ha più nessun valore.
Quello che ha valore è il nuovo contratto approvato dal Consiglio regionale nel dicembre '77, sottoscritto e firmato dai rappresentanti della Regione e della SITAV nel febbraio 1978.
Si dice che questa norma dei dieci giorni non si sa come interpretarla; mi chiedo: è mai possibile questo? Non ci sono mica tante forme di interpretazione; al massimo si potrà discutere se la SITAV deve pagare tutto l'undicesimo giorno, o ha un lasso di tempo dall'undicesimo al ventunesimo. Oltre non si può andare.
E non è vero, Assessore Martin - mi scuso per prima, quando l'ho interrotta mentre parlava - che ogni dieci giorni la SITAV versa, perché basta controllare il documento che ci avete dato per accorgersi che le date dei versamenti non cadono ogni dieci giorni.
Passiamo alle lettere del 22 marzo: nessuno ci ha spiegato cosa significano queste due lettere, con dichiarazioni in calce che dicono cose diverse, con due firme di Andrione, di cui una probabilmente falsa, se non tutte e due. Nessuno ci ha detto che cosa ha in mano la SITAV. Ha in mano una lettera, una copia di queste, niente?
Si dice che con la deliberazione non si condiziona nulla, è solo una dilazione: posso anche capire la preoccupazione di chi pensa di prendere tempo prima di fare una scelta.
Il problema è che stasera la maggioranza voterà questa deliberazione; al prossimo Consiglio verrà portata all'ordine del giorno una richiesta di fideiussione a favore della SAAV, perché non c'è altra strada. La SITAV, per pagare il debito che ha con la Regione, deve avere questo mutuo, e per averlo ha bisogno della fideiussione regionale. Allora, segnali di cambiamento, mutare i rapporti: dove?
E' evidente quindi il significato politico, e non di criminalizzazione personale, della richiesta di dimissioni di chi ha ricoperto la carica di Assessore alle Finanze in questi ultimi due anni. Noi diciamo che questa Giunta, non per le persone che la compongono, ma per il modo con cui si è realizzata, per la continuità:. che ha con il passato e con un certo tipo di gestione, non è in grado di gestire in modo radicale questa svolta, che è necessaria. La richiesta è anzitutto di sfiducia nei confronti di chi ha ricoperto la carica di Assessore e non ha portato tempestivamente a conoscenza del Consiglio l'intera questione, sfiducia nei confronti della Giunta, richiesta di impostare i rapporti con il Casino su basi completamente diverse.
PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il Vice Presidente De Grandis, ne ha facoltà.
DE GRANDIS - (P.R.I.): La situazione che dobbiamo affrontare è certamente una delle più complesse, preoccupanti e per alcuni versi anche sconvolgenti che hanno interessato la nostra Regione.
Ritengo che particolarmente preoccupante sia il fatto che dal famoso blitz della notte di S. Martino ad oggi non ci sono stati dei ridimensionamenti, dei fatti ipotizzati o riscontrati, ma c'è stata una serie di peggioramenti o allargamenti su questo pasticcio enorme che ci travaglia, soprattutto per quanto riguarda i rapporti che sono intercorsi fra la SITAV, concessionaria della Casa da Gioco, e la Regione.
Questi rapporti si sono dimostrati estremamente complessi, preoccupanti, per cui oggi affrontare una deliberazione che ci è stata presentata dalla Giunta comporta di necessità una valutazione oltre che di carattere politico e amministrativo, oserei dire anche di carattere personale, per quello che riguarda la coscienza di ciascuno di noi e la responsabilità che ognuno ha nei confronti dei propri elettori.
Per quanto riguarda la scelta politica, comprendo - d'altra parte il dibattito che è avvenuto all'interno della maggioranza mi conforta in questo - che alla base di questo documento c'è una volontà molto precisa della Giunta regionale e del suo Presidente, di trovare soluzioni adeguate ad un problema molto difficile da affrontare anche sotto l'aspetto tecnico-giuridico, soluzioni che salvaguardino i diritti della Regione e quindi la collettività; tuttavia questo viene messo in atto con una forma di prudenza che vuole evitare di commettere passi falsi, errori che possono compromettere quelli che sono i diritti della Regione.
Sotto l'aspetto amministrativo, ho invece qualche preoccupazione di più, perché a fronte di un atteggiamento della SITAV e del suo Procuratore speciale dott. Conca, duro e spavaldo nei confronti della Regione, convalidato dalle dichiarazioni rilasciate alla stampa, a mio avviso noi con questa delibera assumiamo un atteggiamento morbido, oserei quasi dire timoroso, e questo timore forse è ingenerato dalla preoccupazione che si possano avere ripercussioni o scossoni nella conduzione della casa da Gioco tali da influire negativamente sull'occupazione, tali quindi da determinare situazioni di crisi occupazionale, e sociale che in questo momento sarebbero deleterie per la nostra Regione.
Quello che vorrei da questo documento, sotto l'aspetto amministrativo, è una maggiore garanzia che gli interessi della Regione non vengano compromessi attraverso una declaratoria estremamente precisa e puntuale delle inadempienze fin qui riscontrate da parte della SITAV, una declaratoria che senza mezzi termini faccia prevedere la possibilità e l'opportunità di revocare la convenzione con la SITAV e, nello stesso tempo, dia la possibilità di capire se da parte della SITAV c'è la volontà, ed anche la capacità, di mantenere fede a gli impegni, di saldare il suo debito nei nostri confronti nei tempi stabiliti. La data del 15 aprile è una richiesta che ci viene dal Procuratore speciale della SITAV con una prima lettera del 6 gennaio, in cui adduce tutta una serie di ragioni a giustificazioni delle difficoltà di liquidità della società, nella quale tuttavia dichiara, in termini espliciti, che tutto sarà sanato perché è in corso l'erogazione di un mutuo da parte della Banca Nazionale del Lavoro, che è prevedibile verrà concesso entro la fine di marzo, quindi i primi fondi incassati da questo mutuo saranno destinati a sanare le pendenze con la Regione Valle d'Aosta.
Ma solo sei giorni dopo il Procuratore della SITAV si smentisce e dice: il mutuo ce lo danno, ma lo dovete garantire voi con una fideiussione. Questo mi preoccupa perché siamo costretti come rilevava anche il Consigliere Riccarand, a farci garanti che la SITAV onorerà il mutuo da contrarsi con la Banca Nazionale del Lavoro; in caso contrario, interverrà la Regione a pagare.
Ho qualche preoccupazione quando mi si dice che la capacità economica della SITAV è esclusivamente legata alla gestione della Casa da Gioco, non avendo beni patrimoniali, però mi sembra che questo sia un fatto da verificare perché lo stesso Procuratore Conca afferma che il mutuo viene rilasciato alla SAAV, proprietaria del Billia e del Centro Congressi, ma che l'intero capitale azionario della SAAV è detenuto dalla SITAV.
Mi chiedo se chi detiene il capitale azionario di una società non è anche in certo qual modo il proprietario dei beni di quella società. Non capisco perché la Banca voglia la fideiussione della Regione quando può garantirsi il mutuo attraverso l'ipoteca di primo grado sui beni della SAAV.
Sono queste situazioni che mi lasciano perplesso, sono le preoccupazioni che con questo atto deliberativo noi non tuteliamo sufficientemente i diritti dell'Amministrazione regionale, non facciamo vedere alla SITAV che siamo fermamente intenzionati non solo a fare chiarezza su tutti i rapporti trascorsi fra la Regione e la Società, ma a stabilire rapporti di tipo assolutamente diverso fino al punto di revocare la Convenzione, proprio per quello che riguarda il modo di gestire la Casa da Gioco che, secondo me, ha i suoi aspetti più preoccupanti nel fatto che la Magistratura ha arrestato i tre maggiori responsabili della SITAV. Questo è più grave, sotto l'aspetto delle valutazioni che noi dobbiamo fare, di quanto noi ci siano i ritardi nei pagamenti, che possono essere risolti con sanzioni amministrative e che quindi possono anche essere incidenti di percorso, difficoltà dovute ad avere assunto iniziative di carattere economico forse un po' eccessive, soppravalutando le possibilità d'incasso della stessa Casa da Gioco, la quale aveva introdotto i giochi americani sperando di trarne introiti tali da supplire all'impegno finanziario assunto per l'ampliamento della Casa da Gioco, la creazione del Centro Congressi e l'ampliamento del Billia.
Nel formulare il mio parere sul testo della deliberazione, mi sento anche confortato da alcuni pareri espressi dal Prof. Dal Piaz ieri sera in Commissione Affari Generali, anche se è chiaro che questi pareri i giuristi li danno anche in funzione del risultato che si vuole ottenere.
Non è un caso che il Prof. Dal Piaz, ad una precisa domanda su come si sarebbe comportato lui se fosse stato Consigliere regionale, ha fatto subito un distinguo, dicendo "se fossi all'opposizione voterei contro".
Ora noi non avevamo fatto la domanda al Prof. Dal Piaz perché ci dicesse questo; a me è sembrato di capire che quell'affermazione, proveniente da quel livello di competenza giuridica, volesse significare: se sono all'opposizione ho un posizione d'oro, non ci metto il dito in questa questione così complessa.
Ma a me non bastava fuggire così facilmente dalle responsabilità. Il Prof. Dal Piaz, ipotizzando il suo comportamento quale Consigliere di maggioranza, ha detto: la deliberazione aveva in sè, come intento, una posizione anche condivisibile: si trattava di una scelta politica. E' scelta politica stabilire se rompere subito e revocare la convenzione, oppure aspettare di chiarire meglio la situazione e deciderlo quando si hanno in mano tutti i documenti di ciò che è avvenuto. Al di là di questa scelta politica, per quello che riguardava invece l'aspetto amministrativo e formale dell'atto, ha detto: voterei a favore, però facendo precedere il voto da una dichiarazione estremamente precisa e cautelativa nei confronti del votante.
Da quella dichiarazione di voto che lui aveva esposto, si capiva chiaramente che voleva prendere le distanze da una deliberazione che poteva avere delle implicazioni non auspicabili per chi fa politica.
Dal canto mio, ripeto che avrei voluto vedere sotto l'aspetto formale una presa di posizione più precisa, anche accettando la dilazione con molte riserve, perché non vedo, allo stato degli atti, alcuna garanzia che la SITAV paghi a quella scadenza e potremmo trovarci nella condizione, ad aprile di dover concedere un'ulteriore dilazione. Di proroghe ce ne sono già state due, che ritengo del tutto illegittime; questa sarebbe legittima sotto l'aspetto formale, però non abbiamo nessuna garanzia che la SITAV onorerà il suo impegno.
Avrei voluto vedere un atteggiamento più fermo della Regione, una esplicazione chiarissima dei diritti della Regione e delle inadempienze messe in atto dalla SITAV, che mi avrebbero consentito un voto favorevole.
PRESIDENTE: Ha chiesto la parola il Consigliere Voyat, ne ha facoltà.
VOYAT - (U.V.): Pour déclaration de vote, au nom de l'Union Valdôtaine. Je crois que c'est inutile de dire que nous votons contre l'ordre du jour du Parti communiste et je voudrais souligner le fait que les Conseillers de l'Union Valdôtaine ont appris avec satisfaction, ce matin, par lettre du Président du Gouvernement, que tous les actes concernant l'objet dont nous discutons ont été envoyés à la Magistrature de Turin et d'Aoste.
Cela démontre que nous n'avons rien à cacher et que nous sommes en bonne foi et cela donnera aussi la possibilité à la Magistrature de faire ses enquêtes.
Le Groupe de l'Union Valdôtaine vote aussi à faveur de la délibération que le Gouvernement nous propose en voie tout à fait provisoire, vu aussi les dispositions préalables d'utilité publique et n'ayant pas, à ce moment, l'exacte connaissance de tous les faits pour dénoncer immédiatement et définitivement la convention entre SITAV et Administration régionale.
Nous demandons en même temps au Gouvernement de faire le plus tôt possible une enquête pour découvrir des éventuel les responsabilités administratives et les soumettre à ce Conseil.
Nous sommes convaincus de voter une solution provisoire que nous donnera, d'ici à quelque temps, l'exacte connaissance de la situation du Casino et également les moyens pour décider à cet égard. Nous votons cette délibération sans renoncer cependant aux prérogatives, aux droits et aux intérêts de l'Administration régionale.
PRESIDENTE: E' chiusa la discussione generale.
Ha chiesto di parlare il Presidente della Giunta, ne ha facoltà.
ROLLANDIN - (U.V.): Avant tout une constatation qu'on doit faire à ce moment. Lorsque le 4 janvier on a accepté cette charge, c'est à dire de se poser à nouveau comme Administrateurs, donc faisant partie d'une Junte, on savait très bien qu'on devait envisager toute une série de problèmes, parmi lesquels l'affaire Casino.
On a accepté de faire ça pour un sens de responsabilité envers le Conseil et envers la population.
Je pense que dans ce bref délai de temps on a essayé de travailler dans cette direction. Jusqu'à présent, personne ne peut nous dire qu'on a cherché de cacher quelque chose ou, encore pire, de ne pas informer le Conseil de ce qui se passait.
Quelqu'un a dit d'avoir appris certaines nouvelles de la presse, mais j'ai souligné avant que le rapport entre la Junte et le Conseil a eu lieu uniquement dans cette salle et en Commission. On n'a pas donné des nouvelles à la presse avant qu'au Conseil.
Malheureusement on est en train d'administrer dans une période qui est difficile, qui nous oblige à travailler aussi en faisant des enquêtes, mais je pense que le travail. d'un Administrateur ne doive pas aboutir à cela. Il faut vérifier s'il y a eu des difficultés, des manques administratifs et nous sommes ici pour démontrer que nous ne voulons pas nous cacher derrière nos responsabilités.
Nous avons repris nos fonctions il y a à peine un mois, tout en considérant qu'il y avait quand même des responsabilités administratives, des échéances très importantes. J'ai relaté au Conseil qu'il y a eu des problèmes assez graves qu'on ne pouvait pas laisser tomber, comme celui du Parc national, celui des rapports avec l'"Ordine Mauriziano", celui de la loi financière. On a dû charger quelqu'un pour faire face à ces problèmes, tout en admettant que nous avons des limites. Mais en tant que personnes comme tant d'autres et en tant que faisant partie de cette assemblée, nous avons le bon sens de dénoncer ici une certaine difficulté administrative. Nous le faisons uniquement à niveau du Conseil.
Je n'entrerai pas dans le mérite des différentes questions. Je l'avais dit dans ma déclaration préalable qu'on avait prévu de prédisposer cette délibération, qui est assez simple mais qui dit exactement ce que j'ai entendu affirmer par tout les Conseillers, c'est-à-dire que personne n'est à même de dire à quel point nous sommes dans les rapports avec les sociétés du Casino.
Nous ne voulons pas que quelqu'un puisse dire qu'on met "in mora" la SITAV aujourd'hui. Peut-être qu'il faudra le faire dans un certain délai de temps, peut-être qu'il fallait le faire hier ou avant-hier; de ce fait on a dit qu'on acceptait toute suggestion, qu'on voulait voir clair dans cette affaire pour ne pas se présenter ici et après, d'ici à quelque temps, dire que on ne savait pas.
Nous pensons qu'il est plus responsable de dire: nous n'avons pas encore eu le temps de voir toute la question.
On a dit que cette solution n'est pas "una sanatoria"; mais elle représente un choix politique que le Conseil a le droit de faire. En ce qui concerne le problème de la légitimité, je me permets de dire qu'il y a des organes de contrôle car, si le contrôle sur les actes du Conseil doit le faire la Magistrature, je pense que cela ne soit pas dans l'intention des Conseillers. Chacun fait son devoir.
Nous respectons l'autonomie de la Magistrature, mais nous nous rendons compte qu'en tant que Conseillers nous ne pouvons pas nous cacher derrière certaines formules. Nous devons dire qu'il y a une situation difficile. Nous proposons une solution qui ne veut rien cacher au Conseil, mais veut signifier que le problème existe, que nous devons travailler dans les organes compétents pour avoir la possibilité de présenter une proposition valable.
J'ai entendu de différentes hypothèses, quelqu'un a dit qu'il sait quelque chose en plus; au contraire, nous essayons de savoir de quelle façon se sont passées certaines affaires. Lorsque nous avons connaissance de certains documents, nous les remettons à la Commission compétente.
Je comprends très bien que l'Assesseur Martin soit particulièrement touché du fait que quelqu'un a demandé sa démission; mais ici ce n'est pas le cas de dire qu'un est plus savant ou valable qu'un autre. Il s'agit de dire: c'est une Junte à terme qui veut travailler dans une certaine direction et pour un certain but.
Je vais faire une petite considération à propos de la lettre que M. Conca nous a adressée, à la suite du fait qu'on avait proposé cette délibération en disant que jusqu'à présent, le crédit de la Région envers la SITAV est de 10 milliards et 900 millions.
Je dois dire que personne n'a soulevé l'objection qu'il existe aussi l'art. 13, qui dit: "qualora il costo del lavoro - retribuzioni, contributi, accantonamenti di pertinenza - superasse il 60% della quota di proventi di gioco di spettanza SITAV, quest'ultima provvederà a recuperare sulle decadi maturate e maturande sino alla concorrenza del 5% di ogni decade, l'importo eccedente il 60%".
L'Assesseur Martin l'a dit, on a eu une requête, on nous a dit: dans l'année 1982 on a eu des frais pour le personnel de ... etc. Mais nous n'avons pas encore la possibilité de faire un contrôle. Avant de dire que cela est faux, il faut au moins disposer des documents pour contrôler les chiffres et après relater.
Toujours l'art. 13 dit que "la SITAV s'impegna a mantenere in servizio tutto il personale occupato presso la Casa da Gioco". Je dis cela, car on était aussi préoccupé du problème de l'emploi.
Quelqu'un pourrait dire, mais l'emploi n'est pas un problème, car il suffit d'appliquer l'art. 13, là où on dit qu'il faut les maintenir quand même en service.
Il est vrai, mais après il arrive qu'il faut aussi appliquer l'autre partie du même article, qui spécifie que si on n'arrive pas à payer dans ces conditions, il faut que la Région intervient.
Cela pour faire voir que le problème n'est pas simple. Si on veut arriver à éclaircir la question, c'est pour évaluer mieux le rapport entre la Région et les sociétés qui gèrent le Casino.
On a dit maintes fois que, jusqu'à présent, on connaît des documents qui pourrait justifier, au moins aider à comprendre pourquoi s'est passé le fait que le 25% a été retenu de la part de la SITAV. On n'a pas analysé les documents et on est en train de procéder dans ce sens.
Si le Conseil n'a pas la volonté de prendre certaines responsabilités, je pense que d'ici à peu de temps on travaillera avec des avocats, un pour la minorité et un pour la majorité qui feront leurs débats dans cette salle.
Comme force de majorité, on peut très bien, avec les motivations qu'on a illustrées, soutenir que la délibération est valable.
PRESIDENTE: C'è una richiesta di sospensione della seduta. Il Consigliere Berti intende formalizzarla?
Ha chiesto di parlare il Consigliere Berti, ne ha facoltà.
BERTI - (Art. e Comm. vald.): Capisco benissimo che in 5 - 10 minuti non si risolve niente, però io non pretendevo in così breve tempo, di definire questioni di cui, in due mesi, non siamo ancora riusciti a venire a capo.
La richiesta tendeva a trovare una soluzione, la più larga possibile, fra tutte le forze che compongono il Consiglio regionale: in pratica, se era il caso di adottare un progetto di legge o modificare la convenzione.
Se il Consiglio non è d'accordo, si procederà alla votazione ed io voterò contro questa deliberazione.
PRESIDENTE: Metto in approvazione la richiesta di sospensione della seduta proposta dal Consigliere Berti:
ESITO DELLA VOTAZIONE
Presenti: 34
Votanti: 23
Contrari: 22
Astenuti: 11 (Bajocco, Baldassarre, Breuvé, Cout, Dolchi, Mafrica, Millet, Pascale, Riccarand, Tonino e Torrione)
Favorevoli: 1
Il Consiglio non approva.
PRESIDENTE: Si procede ora alla votazione dell'ordine del giorno presentato dai Consiglieri Mafrica, Torrione, Riccarand e Baldassarre, che è stato letto dal Consigliere Mafrica nel corso del suo primo intervento.
Ha chiesto di parlare per dichiarazione di voto il Presidente della Giunta ne ha facoltà.
ROLLANDIN - (U.V.): Je voudrais seulement souligner encore une fois que ce n'est pas pour voter ou non cet ordre du jour, mais nous avons déjà précisé notre attitude par rapport au Conseil et je crois que personne ne puisse affirmer qu'elle n'a été plus que correcte.
Pour le restant, s'il y a des responsabilités, les Assesseurs compétents chercherons d'éclaircir le problème. Je pense que ce n'est pas le cas d'aller au-delà.
PRESIDENTE: Metto in votazione l'ordine del giorno:
ESITO DELLA VOTAZIONE
Presenti: 33
Votanti: 29
Favorevoli: 11
Astenuti: 4 (Martin, Chabod, Aloisi e Berti)
Contrari: 18
Il Consiglio non approva.
PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il Consigliere Mafrica per dichiarazione di voto sulla delibera, ne ha facoltà.
MAFRICA - (P.C.I.): E' stata questa una discussione piuttosto faticosa e tormentata, e si deve riconoscere che anche da parte dei Consiglieri della maggioranza sono venute delle riflessioni non solo di schieramento, ma anche di merito sul problema.
Dallo stesso Presidente della Giunta ed anche da autorevoli esponenti della maggioranza sono venute all'opposizione richieste di collaborazione, di lavoro comune nella Commissione. Non è per un gioco delle parti, ma anche perché le cose vanno dette quando è necessario.
Siamo all'opposizione non per vocazione, ma perché c'è stato un determinato discorso politico; voi volete che l'opposizione collabori sui problemi amministrativi e penso che nessuno lo possa negare nelle Commissioni; però non potete dare all'opposizione delle responsabilità che sono dell'esecutivo e della Giunta. Questo deve essere chiaro. E siccome secondo quel proverbio cinese, a forza di stare sulla riva del fiume capita di vedere passare i cadaveri dei nemici, devo dire che in questo periodo di cadaveri di nemici - in senso figurato - ne sono passati più di uno.
La sostanza del discorso è che noi siamo disponibili a collaborare, però oggi non potete rovesciare i discorsi che ci avete fatto per cinque anni, quando chiunque ponesse il problema Casino sembrava fosse un emerito imbecille.
Ancora tre mesi fa, quando abbiamo chiesto la Commissione speciale, sembrava una richiesta pazza.
Adesso sembra che questa Commissione lavori, che debba continuare a lavorare e noi lavoreremo in questa Commissione. Questo significa che era necessaria.
Noi siamo disposti a fare la nostra parte in questo Consiglio; quello che vi chiediamo è di avere un atteggiamento costruttivo non solo nei momenti di difficoltà. Atteggiamento costruttivo significa che voi dovete rispettare i poteri del Consiglio, ma non quando il Consiglio se ne accorge o vi prende in castagna: dovete rispettarli come abito mentale. Quindi le competenze del Consiglio le dovete far valere come vostro impegno.
Devo dire che alcuni passi in questa direzione sono stati fatti e lo riconosciamo, soprattutto da parte del Presidente della Giunta. Abbiamo mantenuto l'ordine del giorno con le critiche agli Assessori perché è un problema politico. Vogliamo che gli Assessori si rendano conto che non c'è nulla di personale. Il problema politico è che vogliamo che questa Giunta cambi il suo modo di governare, soprattutto per evitare problemi all'intera collettività valdostana. Siamo convinti che un problema discusso anche con la minoranza sarà probabilmente, dal confronto delle idee, risolto meglio che non seguendo un'impostazione stretta che è venuta in mente all'Assessore o alla Giunta o alla sola maggioranza.
Quindi l'invito che faccio nel riaffermare il mio voto contrario a questa deliberazione è che non abbiate mai troppa paura di confrontarvi sul serio con l'opposizione. Quando vi vengono fatte delle osservazioni che vi possono apparire pignole e pedanti, tenete conto che sono fatte perché l'opposizione ha il dovere di sottolinearle e controllarle; non lo fa mica per divertimento. Lo fa perché questo è lo spazio che la realtà politica le ha assegnato per condurre la sua battaglia. Se ci sarà da parte della maggioranza questo atteggiamento più costruttivo, ci saranno dei vantaggi per tutti; se invece si intende che il rapporto all'interno di questo Consiglio deve essere quello dei vertici, delle questioni di corridoio, dei patteggiamenti o delle discussioni a vuoto non sui numeri, non sulle cifre o sui fatti, probabilmente non ci siamo ancora capiti.
Prendo per buona la disponibilità che ribadisce sempre il Presidente della Giunta, però la vogliamo verificare nel tempo, nei fatti e chiediamo che cambi l'atteggiamento anche mentale della Giunta nei confronti del Consiglio.
Sono costretto a ribattere alcune polemiche, d'altronde anche questo è necessario farlo.
Il Consigliere Lanivi ogni tanto ci ricorda che il Conte Cotta è venuto a casa nostra e che lui non ha votato la Convenzione nel 1977. E' vero, il Conte Cotta è venuto a casa nostra alla luce del sole: avevamo fatto anche un comunicato. Noi sappiamo che molti altri sono andati a casa del Conte Cotta, il che ci sembra una cosa ben differente. Noi abbiamo avuto una discussione con la SITAV per arrivare a chiarire i termini del problema ed in Consiglio abbiamo sostenuto una convenzione a nostro giudizio positiva.
Dopo di allora le Giunte che si sono susseguite hanno stravolto quella convenzione e noi è da cinque anni almeno che in questo Consiglio non votiamo un solo provvedimento che si riferisca alla Casa da Gioco.
I Democratici popolari, nel loro modo tutto particolare di atteggiarsi di fronte ai problemi, ci devono spiegare come mai quando la convenzione con la SAISET è stata portata in Consiglio si sono astenuti come Gruppo, mentre l'Assessore Pollicini è stato uno dei sostenitori. Siccome da valutazioni che vengono nella Commissione, nel dibattito politico, appare che una modifica dei rapporti reali per la questione Casino è iniziata con l'introduzione dei giochi americani, ci chiediamo come mai la Giunta di allora e l'Assessore Pollicini non si siano posti il problema di chi c'era dietro, se non lo sapevano, o se lo sapevano perché non abbiano informato il Consiglio su come era la situazione.
Sempre rispetto ad un'altra polemica, questa volta con l'Assessore Martin, l'Assessore ci ha rifatto un discorso che purtroppo ci aveva già fatto il Presidente Andrione un mese e mezzo fa, dicendo che le ritenute erano già iniziate nel 1947 e ce ne siamo accorti solo adesso.
Assessore Martin questo è un atteggiamento non corretto. Se oggi scopriamo che esistono dei fatti che non vanno, occorre che studiamo il modo per uscirne anziché pensare subito a giustificarci.
Se fino ad ora nessuno si era accorto che le decadi venivano versate in ritardo e che non si faceva pagare la dovuta penale richiesta dalla convenzione del 1977; da oggi che la cosa è nota, minoranza e maggioranza, Giunta e Consiglieri, sono tenuti a fare rispettare la Convenzione. Questa è la nostra valutazione.
Sul problema abbiamo questa visione: è chiaro che una qualche decisione deve essere presa. Le possibilità sono due, come hanno già detto altri Consiglieri: o si sceglie questa strada, proposta dalla Giunta, di dare tempo alla SITAV attraverso la dilazione di far fronte ai suoi debiti, oppure si ritiene di avere già sufficienti elementi per iniziare lo scontro a muso duro - sempre convenzione alla mano - con la SITAV.
Credo che dal punto di vista politico la scelta fatta dalla minoranza, cioè di ritenere la Convenzione oggi operante come sufficiente per verificare fino in fondo tutte le questioni sospese con la SITAV, sia la migliore, perché l'atteggiamento della SITAV non è di quelli che porgono l'altra guancia quando incassano lo schiaffo.
Il Dott. Conca è andato in televisione a dire a sua, approfittando forse della cavalleria del Presidente della Giunta che invece non è andato a spiegare questa deliberazione.
Credo che oggi votare questa delibera non sia tanto un problema di responsabilità penale, quanto un problema politico: cediamo a questa ulteriore, grave pressione della SITAV dopo tutte le inadempienze (da dimostrare, ma secondo noi già dimostrate). Ci consegniamo nelle sue mani oggi, dovendole poi in futuro riconoscere quella garanzia fideiussoria, dandole in qualche modo ragione accettando la dilazione, o stimiamo che sia giunto il momento di affrontare fino in fondo a termini di convenzione la discussione con questa società?
Il ricatto riguardante l'occupazione, (questo è il problema se la SITAV andrà via) noi pensiamo che debba essere messo da parte, perché questo Consiglio è in grado di trovare soluzioni per la gestione del Casino anche senza la SI-TAV.
Se la SITAV continuerà a dirci che senza di lei non avremo più entrate enormi, perché noi il Casino non lo sapremo far funzionare, oppure che perderemo mille posti di lavoro, noi saremo sempre legati, dal punto di vista politico, mani e piedi a questa impostazione.
A nostro avviso è opportuno passare subito alla messa in mora della SITAV, alla richiesta delle penali dovute e poi discuteremo tutto il resto.
Ci sembra che non sia altrettanto chiara la posizione della maggioranza, tant'è vero che lascia incertezze anche in alcuni Consiglieri che vi appartengono.
Noi quindi voteremo palesemente, nominalmente contro questa deliberazione del Consiglio.
PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il Consigliere Torrione, ne ha facoltà.
TORRIONE - (P.S.I.): Le considerazioni di carattere politico le abbiamo già svolte e direi che, a differenza del lodevole sforzo che hanno fatto gli altri Consiglieri per motivazioni di carattere tecnico, ci siamo astenuti per il momento, volutamente, dallo scendere nel dettaglio. Questo perché la materia è molto controversa e riteniamo che prima di esprimere giudizi definitivi sia opportuno meditare a lungo, e perché abbiamo sentito esperti in giurisprudenza che avevano profondi dubbi, alla stessa stregua di noi poveri mortali.
Di queste puntualizzazioni di carattere tecnico che sono state fatte penso che la Giunta debba tenere conto, perché è anche necessario che il Consiglio puntualizzi aspetti che possono per qualche verso costituire elementi di discussione e di valutazione in questa ed altre sedi.
Devo riconoscere che in questo Consiglio ognuno ha cercato di esprimere il meglio di sè stesso, di portare il proprio contributo sulla scorta delle proprie personali capacità, e credo che questo sia da rilevare, perché sta a testimoniare che complessivamente il clima forse drammatico che stiamo vivendo fa sentire su ognuno di noi una responsabilità maggiore e quindi i giudizi sono più ponderati.
Attribuisco delle responsabilità politiche, però, con altrettanta franchezza, devo dire che ho apprezzato il discorso dell'Assessore Martin, il quale in prima persona ha detto di assumersi la responsabilità. Questo come uomo glielo riconosco, perché non è sempre facile che l'Amministratore riconosca di essere in un posto che sovente scotta, al di là di quelle che possono essere le sue responsabilità di Amministratore.
Un'ultima considerazione: abbiamo fatto una battaglia non per rinviare tutta la questione (non era nel nostro animo di atteggiarci a coloro che vogliono dilazionare la soluzione di un problema che è difficile) però ritenevamo opportuno che la Giunta meditasse di più.
L'opposizione mi consenta solo una parentesi: avremmo potuto cavalcare i dubbi di legittimità di qualche Consigliere, non lo abbiamo fatto nè lo vogliamo fare; però vogliamo solo puntualizzare che questi dubbi noi li condividiamo. Forse saremmo potuti arrivare a quell'ulteriore specificazione nel provvedimento tale da consentirne un iter forse meno travagliato.
Il Presidente ha rilevato che questa deliberazione passa al vaglio della Commissione di Coordinamento; io non la voterò, ma mi auguro che passi quell'ostacolo, altrimenti il discorso diventa più grave, perché non so quali soluzioni la Giunta potrà adottare.
Ho l'impressione che questa deliberazione, per ottenere questo risultato - che condivido parzialmente sul piano pratico - avrebbe dovuto essere motivata diversamente. Per me le premesse costituiscono, sotto certi aspetti, elemento di valutazione negativa sul piano della legittimità amministrativa.
Sono un Consigliere di minoranza ed anche l'illustre giurista Dal Piaz ieri sera, mi ha consigliato di non votarla, quindi non ho proprio problemi. Non vorrei che questi ulteriori problemi venissero in mente alla maggioranza, perché se questa deliberazione non ottiene il visto di legittimità, era molto più valida la proposta che il Consigliere Aloisi ed il sottoscritto avevano formulato in questa sede, di un piccolo ripensamento perché il guaio poi sarà grossissimo.
PRESIDENTE: Ha chiesto di parlare il Consigliere Aloisi, ne ha facoltà.
ALOISI - (M.S.I.): Mi sia consentito di fare una piccola battuta, perché c'è una cosa che non riesco a mandar giù. Non posso accettare alcun tipo di discriminazioni (e chi ha orecchie per intendere intenda); non le accetto perché la persona che continua con questi dimostra veramente di essere un vecchio nostalgico.
Quindi, battuta per battuta, volevo tornare al discorso del Conte Cotta. E' stato detto che il Conte Cotta era andato a casa del P.C.I.. Continuando la tradizione, anche il dott. Conca, pochi giorni fa, aveva preso accordi per avere un incontro informale con il P.C.I., ma all'ultimo momento il tutto è saltato. La tradizione probabilmente stava continuando.
Tornando a questo problema, volevo solo chiedere al Presidente del Consiglio che tipo di votazione effettueremo, se nominale o per alzata di mano. Se è nominale rimango in aula.
PRESIDENTE: Si dà inizio alla votazione per appello nominale:
ALOISI NO
BAJOCCO NO
BALDASSARRE NO
BENEFORTI SI
BERTI NO
BONDAZ SI
BORBEY SI
BREUVE' NO
CHABOD SI
COUT NO
DE GRANDIS ASTENUTO
DOLCHI NO
FAVAL SI
FOSSON SI
LANIECE SI
LANIVI SI
MAFRICA NO
MAQUIGNAZ ASTENUTO
MARCOZ SI
MARTIN SI
MILLET NO
PASCALE NO
PERRIN SI
POLLICINI SI
RICCARAND NO
RICCO SI
ROLANDO SI
ROLLANDIN SI
STEVENIN SI
TAMONE SI
TONINO NO
TORRIONE NO
VOYAT SI
ESITO DELLA VOTAZIONE
Presenti: 33
Votanti: 31
Favorevoli: 18
Contrari: 13
Astenuti: 2 (De Grandis, Maquignaz)
Il Consiglio approva
