Oggetto del Consiglio n. 2214 del 22 giugno 2016 - Resoconto
OGGETTO N. 2214/XIV - Interpellanza: "Elaborazione di un progetto di valorizzazione del servizio pubblico radiotelevisivo in Valle d'Aosta".
Rosset (Presidente) - Punto n. 14 dell'ordine del giorno. Per l'illustrazione, ha chiesto la parola la collega Morelli, ne ha facoltà.
Morelli (ALPE) - Le thème du siège RAI et de la communication à la télé régionale est un thème qui nous a toujours caractérisés depuis la législature passée, car nous estimons qu'il s'agit d'une question importante non seulement pour le service d'information régionale qui est fourni aux citoyens valdôtains, mais également parce que ce moyen de communication est important même du point de vue culturel et linguistique.
Nous nous étions penchés la dernière fois sur ce thème en 2014, lorsque le siège valdôtain de la RAI risquait sérieusement la fermeture. En effet, il y avait un projet au niveau national de mettre ensemble différents sièges. Le nôtre, étant un petit siège, risquait sérieusement la fermeture, ce qui heureusement ne s'était pas produit grâce à un amendement présenté au Sénat italien par le Groupe des autonomies, dont fait partie le Sénateur Lanièce. Ce dernier avait proposé le maintien des sièges des Régions et des Provinces autonomes en vertu des particularités linguistiques.
Cet amendement allait au-delà et essayait de valoriser davantage ces sièges en prévoyant également qu'ils puissent devenir centres de production, en fonction de leur rôle culturel et linguistique lié aux particularités de ces territoires. C'était écrit très clair dans le document qui avait été voté au Parlement, où l'on explicitait à claire lettre que ces sièges: "mantengono la loro autonomia finanziaria e contabile in relazione all'adempimento degli obblighi di pubblico servizio affidati alle stesse e fungono anche da centro di produzione decentrato per le esigenze di promozione delle culture e degli strumenti linguistici locali". L'amendement donc était très clair et donnait une possibilité à notre siège régional de la RAI de devenir ce que d'autres sièges régionaux, comme, par exemple, le siège de Bolzano, sont déjà devenus. En réalité ceci ne s'est pas encore produit, ce qui nous inquiète.
Nous devons aussi constater avec une certaine inquiétude et une certaine déception que la valorisation linguistique est loin d'être accomplie. Tout récemment au Conseil régional nous avons reçu le rapport de CORECOM de 2015 sur le service public de la RAI et nous devons constater que l'utilisation de la langue française et du patois fait des pas en arrière. La langue française est en train de perdre du terrain. De plus le rapport CORECOM dit clairement que dans les journaux télévisés le français n'est jamais utilisé pour les nouvelles, n'est jamais en première position dans les annonces et n'est utilisé que pour les interviews. La langue française est une langue très rarement utilisée dans les annonces par les journalistes et par les journaux télévisés, ce qui est un manque dans une réalité comme la nôtre.
C'était écrit très clairement dans le rapport: "nel periodo analizzato la composizione linguistica dei programmi mostra la prevalenza della lingua italiana, con 80 ore, pari all'86,2 percento del totale, seguita dal francese con 12 ore, equivalenti al 13,6 percento del corpus, e dal patois, con 13 minuti". Cela évidemment ne se réfère pas à l'année dans son entier, mais seulement à la période prise en considération par le monitorage du CORECOM. Cependant, ce sont quand même des données qui doivent nous faire réfléchir.
En plus la convention signée tous les trois ans par la Présidence du Conseil des ministres avec la RAI, pour garantir la survivance des langues minoritaires dans les sièges des Régions et des Provinces à statut spécial, vient d'échouer au mois de décembre 2015. Nous avons appris la nouvelle qu'elle a été prorogée jusqu'au mois d'octobre 2016, mais, comme il s'agit d'une période limitée qui ne correspond pas aux trois années ordinaires, nous sommes très inquiets quant à ce maintien.
Vorremmo sapere dal Presidente della Regione quale sia, dal punto di vista normativo, la situazione - ci riferiamo alla convenzione triennale -, qual è lo stato dell'arte, quali sono le garanzie che verranno forse messe in atto per far sì che la nostra sede RAI possa svolgere appieno il suo ruolo, che è un ruolo che noi consideriamo molto importante dal punto di vista della comunicazione, ma non solo, anche dal punto di vista culturale e dal punto di vista della salvaguardia dell'autonomia. È evidente che la possibilità di trasformare la sede RAI in una vera sede di produzione rende i programmi più accattivanti, più interessanti per la popolazione che non i programmi, che sono interessanti sicuramente, ma non nella stessa misura, che possono venire prodotti da televisioni vicine svizzere o francesi, che evidentemente allargano gli orizzonti culturali, ma sicuramente rivestono un appeal inferiore rispetto a quanto i cittadini valdostani potrebbero apprezzare in un programma realmente prodotto della nostra Regione. Questo è quanto, Presidente, la ascoltiamo con interesse.
Presidente - Per la risposta, ha chiesto la parola il Presidente della Regione, ne ha facoltà.
Rollandin (UV) - Je remercie la collègue, qui, encore une fois, nous donne l'opportunité de revenir sur un thème que de temps à autre - il faut l'avouer - nous rappelons dans cette salle: la question des émissions en langue française.
Il s'agit d'une bataille qui est liée à d'autres interventions, concernant non seulement la RAI, mais aussi la possibilité d'avoir, comme vous le rappeliez, un rapport avec les autres émissions en langue française des chaînes qui pourraient être écoutées et vues en Vallée d'Aoste, compte tenu du fait que nous avons aménagé des installations qui sont à même de transmettre ces émissions en Vallée d'Aoste. Malheureusement seulement TV5 a pu être présente et active en Vallée d'Aoste, tandis que les autres ne le sont pas encore pour le fait que la France - il faut l'avouer -est titulaire de certaines émissions. Le Ministère compétent, n'a pas donné la possibilité de transmettre gratuitement ces émissions dans notre région. Cela est en contradiction avec tous les efforts que nous faisons pour maintenir les rapports avec la grandeur française. Je le répète à tous les ambassadeurs qui viennent en Vallée d'Aoste et qui nous disent que nous travaillons bien: "oui, on travaille bien, mais malheureusement on n'est pas aidés de votre part, car vous allez dans le monde entier pour des questions économiques, mais non pas pour des questions culturelles".
Pour les questions culturelles non seulement vous n'aidez pas les Pays...la nôtre est la seule Région en Italie qui peut dire qu'elle fait encore un peu de français, la seule qui a encore au moins une idée de ce qui se passe en termes d'efforts qu'on fait pour le français à l'école. Malgré ça, les grands congrès restent de belles déclarations qui ne mènent à rien, encore moins en Vallée d'Aoste. L'Alliance Française, qui est encore en Vallée d'Aoste, est là pour le fait que l'Administration régionale croit dans cette expérience et veut maintenir cet attachement.
Dans le cas de la RAI, comme vous venez de le dire, en dépit de nombreuses demandes que nous avons envoyées en ce sens, la Région n'est pas interpellée dans le cadre des négociations concernant la convention pour la transmission de programmes radiotélévisés en français, qui, comme vous le savez, est conclue entre la Présidence du Conseil des ministres et la RAI. Il n'y a eu aucune implication de la Région pour les prorogations de la convention, expirée le 31 décembre dernier, qui a été prorogée jusqu'à octobre, comme vous venez de le dire.
À l'article 4 de la loi n° 220 du 28 décembre 2015, portant: "Riforma della RAI e del servizio pubblico radiotelevisivo", il y a des déclarations en faveur de la "diffusione di trasmissioni radiofoniche e televisive in lingua tedesca e ladina per la Provincia autonoma di Bolzano, in lingua ladina per la Provincia autonoma di Trento, in lingua francese per la Regione Valle d'Aosta...". La déclaration existe. En outre, il y a tous les décrets d'application qu'on n'a pas encore vus et qui, comme vous le disiez, sont en retard par rapport aux engagements pris. De notre part nous considérons utile ce que vous proposez. On peut sans doute faire une rencontre de la commission du Conseil compétente et les responsables régionaux de la RAI. Je crois que c'est une bonne idée, qui pourrait être utile pour poser encore une fois la question et pour voir s'il y a au moins la disponibilité pour travailler d'une façon plus concrète sur ce que vous venez de dire: les émissions, les nouvelles, les téléjournaux, et cetera, afin de mieux connaître la situation opérationnelle du siège régional et, en fonction de celle-ci, de définir les initiatives que les institutions régionales et les Parlementaires valdôtains pourraient prendre, en vue de l'approbation du décret législatif d'actuation de la loi dont on vient de parler et éventuellement, d'un plus vaste projet de valorisation des services radiotélévisés.
Je suis disponible dans ce sens. Si vous croyez, on peut faire une requête de rencontre avec la commission compétente. On peut se voir auparavant pour poser des questions qui soient partagées, pour montrer qu'on est à même de soutenir...des requêtes qui soient possibles, compte tenu du fait que, comme vous venez de le rappeler, le siège de la Vallée d'Aoste est un siège important, qui est équipé pour faire des émissions et pour travailler dans ce sens d'une façon pleine et concrète. Il y a des personnes qui ont le professionnalisme et la compétence pour le faire. Comme vous le savez, il y a un turnover du personnel à l'intérieur de la RAI. Parfois il y a des journalistes qui sont très préparés pour une série de questions, mais non pas pour les questions régionales et qui ne connaissent pas nos Communes ; vous savez ce qui se passe très souvent, celui-ci est un autre point à poser. C'est évident que le Sud-Tyrol a réussi à avoir sur ces points des aides et des entretiens qui ont permis de privilégier des journalistes à même de soutenir ces épreuves, tandis qu'ici on n'a pas eu cette chance, sauf dans des cas exceptionnels. Je crois que ce sont des arguments qu'on pourrait porter à l'attention de la RAI pour faire valoir à juste titre nos possibilités d'intervenir dans ce domaine. Je vous remercie encore et je suis disponible pour soutenir ce thème.
Dalle ore 11:13 assume la presidenza il Vicepresidente Marco Viérin.
Viérin M. (Président) - La parole à la collègue Morelli.
Morelli (ALPE) - Président Rollandin, je vous remercie pour la réponse. Évidemment, je vous en sais grée, car je crois que nous avons les mêmes objectifs: améliorer le service public radiotélévisé en Vallée d'Aoste et valoriser nos particularités.
Je suis d'accord avec vous: il est très exécrable que du point de vue politique que la France ne soutient pas nos exigences. C'est grave qu'elle ne nous donne pas le soutien que nous souhaitons du point de vue culturel et linguistique. À l'intérieur de toutes les associations auxquelles nous participons il a toujours été impossible d'obtenir des résultats qui soient vraiment tangibles et réels de ce point de vue. Je crois qu'on pourra définir cette rencontre au plus tôt avec les responsables du siège RAI et la commission compétente pour envisager des initiatives et des actions qui puissent améliorer la situation présente, aussi bien du point de vue de la production des programmes que pour ce qui concerne le personnel.
Vous le disiez très bien: les journalistes de la RAI sont très bien préparés du point de vue professionnel, mais du point de vue linguistique ils font parfois défaut. Il serait souhaitable au contraire de valoriser ceux qui ont les compétences même linguistiques. Il s'agit donc d'un dossier à suivre. Je vous assure notre collaboration et notre disponibilité en ce sens.
