Resoconto integrale del dibattito dell'aula. I documenti allegati sono reperibili nel link "iter atto".

Oggetto del Consiglio n. 303 del 17 dicembre 2013 - Resoconto

OBJET N° 303/XIV - Communications du Président de la Région.

Président - La parole au Président Rollandin.

Rollandin (UV) - Oui, merci Présidente.

Je voulais signaler que mardi dernier, le 10 décembre, j'ai participé à la réunion des Présidents des Régions alpines d'Italie, organisée à Milan, qui visait à définir la poursuite des activités relatives à la stratégie de la macro-région alpine.

La stratégie de l'Union européenne pour la région alpine, désormais connue comme EUSAR, European Strategy for the Alpine Region, dans le jargon européen, sera présentée au Conseil européen jeudi prochain, le 19 décembre, après quoi la Commission européenne lancera le processus d'élaboration du plan d'action. En attendant l'approbation dudit plan d'action, il a été décidé, lors de la réunion du bilan, de confirmer le mandat de coordination technique et politique pour les Régions alpines italiennes - déjà confié - à la Région Lombardie, que celle-ci exercera avec l'aide du Piémont et de la Province de Bolzano; c'était une présidence et deux vice-présidences, une des Régions à Statut spécial et une des Régions ordinaires, qui commencent et, à tour de rôle, chacune des autres Régions aura son tour. Par ailleurs, ont été approuvées les priorités thématiques à soumettre à la Commission européenne, en vue de l'élaboration du plan d'action conformément au pilier stratégique défini par la résolution de Grenoble, à savoir: développement durable et promotion du plein emploi, de la compétitivité et de l'innovation; promotion d'un essor du territoire fondé sur la mobilité durable et développement de services, ainsi que d'infrastructures et communication; promotion de la gestion durable de l'énergie, ainsi que des ressources naturelles et culturelles. Les thèmes seront évidemment à la base de ce qui est le développement qui suivra la déclaration d'acceptation au niveau européen, après elle reviendra au ministère compétent et suivra les actions parallèles.

Pour ce qui est de la Déclaration de Chivasso, je crois que déjà ce matin il y a eu une première déclaration à ce sujet de la part de la collègue Rini. Je crois...après les interventions qu'on avait faites en prévoyant cette rencontre à Cogne avec les experts, que le fait de rappeler aujourd'hui que le 19 est l'anniversaire de cet important événement, comme il a été déjà présenté...je crois que c'est une obligation pour tout le Conseil et j'estime que les interventions qui suivront iront mieux placer cet engagement de toute l'Administration, vis-à-vis d'un parcours qui a été évidemment objet d'une attention particulière de la part de tout le Conseil, et je crois qu'il est à l'attention et devra être à l'attention, évidemment, pas seulement dans certains moments ou au moment de l'anniversaire, mais pendant toute l'année...je crois que les autres collègues l'ont déjà fait, mieux que moi. Ce 70e anniversaire de la Déclaration est, je crois, un point de repère comme un tas d'autres anniversaires, mais je crois que le sens c'est de prévoir, en raison du débat politique qui s'est développé à partir de la rencontre de Chivasso, à propos du droit à l'autonomie politique des populations alpines, en raison de leurs particularismes culturels, linguistiques et religieux, que l'idée du respect des minorités linguistiques a pu trouver place parmi les principes fondamentaux de la Constitution républicaine.

Pour bien saisir la portée révolutionnaire de ce document dans le contexte historique qui l'a produit, il faut rappeler que tant la première guerre mondiale que la seconde avaient trouvé leurs motivations idéologiques dans les excès nationalistes et l'exploitation instrumentale des irrédentismes exaspérés des minorités nationales. En Italie, l'étatisme autoritaire imposé par le régime fasciste avait entraîné, entre autres conséquences négatives, la tentative d'effacer l'identité des Régions alpines francophones et la crise des fragiles économies locales. Le message de la Déclaration de Chivasso se dressait donc, courageusement, non seulement contre le totalitarisme fasciste, mais tout aussi fortement contre le nationalisme fanatique qui en avait nourri les racines et qui remontait à la mentalité jacobine et centralisatrice qui avait caractérisé la culture et la pratique politique italiennes issues du Risorgimento. Il ne faut pas oublier, en effet, que la lutte contre l'identité francophone des Valdôtains datait bien avant le Fascisme. La Déclaration constitue donc une réaction, tout à fait à l'avant-garde, qui dépasse largement le cadre local pour affirmer le principe universel du droit-devoir des minorités de témoigner l'absurdité des frontières imposées par l'idéologie belliqueuse du nationalisme outré, ainsi que le rôle naturel de médiateurs entre Nations limitrophes. Il faut également souligner que le contenu de la Charte de Chivasso n'est pas borné à l'aspect linguistique (ce que très souvent on confond). Ses rédacteurs étaient bien conscients que la vie d'une communauté minoritaire dépend de la possibilité de gérer en autonomie ses propres ressources économiques. Il s'agit là, d'ailleurs, d'un principe de bon sens qui concerne toute collectivité organisée, minoritaire ou pas.

C'est donc avec préoccupation que nous assistons aujourd'hui à une poussée néo-étatique qui vise, sous le prétexte de la rationalisation de la dépense publique, la diminution des ressources à la disposition des institutions régionales et locales, à l'avantage d'un État central qui n'a certes pas démontré, jusqu'à présent, d'être capable de mieux les gérer. Notre préoccupation s'aggrave, lorsqu'on constate qu'on ne tient en aucun compte du fait que les Régions et les Provinces autonomes gèrent des compétences propres, en soutenant des frais importants qui sont ailleurs à la charge des administrations de l'État. Il est donc possible de se demander si ce type de stratégie mise en œuvre par les Gouvernements s'étant succédé dans ces dernières années n'est qu'une réponse plus au moins efficace à un état de nécessité contingent ou bien le début d'un processus d'affaiblissement progressif des Autonomies locales poursuivi par un État qui entend revenir à un modèle centralisé, voire même autoritaire. La Déclaration de Chivasso est là pour nous mettre en garde contre ce danger, en nous rappelant les effets qui peuvent en dériver au détriment des petites communautés alpines, telles que la nôtre, caractérisée par une histoire et une culture qui nous appartiennent et que nous devons défendre tous ensemble. Merci.

Président - Merci Président. Quelqu'un souhaite intervenir? Pas de requêtes d'interventions? Oui, a demandé la parole le collègue Donzel.

Donzel (PD-SIN.VDA) - Grazie Presidente.

Cari colleghi, consentitemi una breve riflessione sulla Dichiarazione dei rappresentanti delle popolazioni alpine del 19 novembre 1943, sia perché mi onoro di essere membro del comitato che segue il 70°, ma - come bene ha espresso il Presidente Rollandin - non siamo solo qui, oggi, a commemorare questo avvenimento...è un avvenimento che avremo modo di riprendere e ripercorrere in questi anni, in cui ricorderemo a fondo il significato profondo della Resistenza. Questa Dichiarazione ha un valore e una portata - e anche qui condivido pienamente le parole del Presidente - "rivoluzionarie", e vorrei dire rivoluzionarie ancora tutt'oggi.

Quello che mi preme cercare di spiegare è come sia stato possibile, naturalmente riconoscendo il valore straordinario di quegli uomini che si trovavano a Chivasso, quindi chiaramente dovuto alla qualità personale di quelli che scrissero e in qualche modo resero possibile questa Dichiarazione...al di là di questo, individuare due processi che condussero a questo documento per darne contezza della portata. Intanto il fenomeno contingente: il 25 luglio del '43 cade il Fascismo e l'8 settembre '43 abbiamo quella data tragica, terribile, che è la data dell'armistizio, una situazione di profonda confusione nel Paese, che spinge tutte le persone che hanno immaginato e prospettato un futuro a stringere i tempi e cominciare a ragionare su quale sarà il "dopo" e cosa fare "dopo il Fascismo". E in questo è importantissimo che i rappresentanti delle valli alpine, soprattutto i rappresentanti delle valli valdesi, bilingui pure loro, e i rappresentanti della Valle d'Aosta - per una tradizione di cui poi dirò dopo - riescano in qualche modo a prospettare uno scenario futuro che è di assoluta attualità. Nella Dichiarazione di Chivasso, quello che colpisce leggendola è che tutt'oggi...il passaggio dove si dice che: "Un regime federale repubblicano a base regionale è l'unica garanzia contro il ritorno della dittatura", è di assoluta attualità, è quello che dobbiamo realizzare con le riforme che sono in campo adesso. Quindi la Dichiarazione di Chivasso non è un vecchio documento polveroso che dobbiamo tirar fuori; certamente, va contestualizzato nella storia, ma sicuramente la sua portata è di assoluta attualità, e a noi tutti il dovere di valorizzarlo e cercare di riportarlo ad oggi.

Chivasso fu scelto in modo...se vogliamo, legato ad una questione soprattutto di trasporti e, ancora oggi, Chivasso è un po' all'ordine del giorno nei lavori del Consiglio regionale, perché è il nodo ferroviario principale: da li potevano convenire da Milano, Aosta e dalle valli valdesi, in modo più rapido per tutti, in treno, i vari rappresentanti. La cosa da dire è che, mentre andarono a questo convegno, non andarono come ai convegni a cui andiamo noi, ma andarono a un convegno in cui si rischiava la vita. Anche questo fatto non è indifferente: il fatto che si scelse la casa di un geometra e si cercò di immaginare, nel caso di un'incursione di alcuni fascisti...l'idea che ci fosse il geometra, l'avvocato, il notaio, che si fingesse un atto notarile, era un po' tirata per i capelli, anche perché c'erano due chimici, quindi non so se erano lì...avrebbero giustificato il fatto che erano lì a guardare che tipo di inchiostro si usava... Rischiavano la vita, rischiavano la vita queste persone, rischiarono la vita per noi e per garantire una possibilità alla Valle d'Aosta di essere autonoma, perché questo documento ebbe poi subito una ricaduta successiva, essendo presente anche a quei lavori un componente del Comitato Nazionale di Liberazione, che fu subito poi...subito...un anno dopo, nel '44, ripreso dal Comitato Nazionale di Liberazione Alta Italia, che assunse il principio che la Valle d'Aosta dovesse essere autonoma.

Perché, alle volte, questo documento viene un po'...vado alla conclusione, finisco in fretta...questo documento, alle volte, diciamo che non trova pienezza nel dibattito sull'autonomia valdostana perché chiaramente molti di quegli attori percorsero diverse strade: guardarono alla Francia, idealmente guardarono alla Svizzera, ma si sapeva che quella strada era preclusa, guardarono anche all'idea di un principato autonomo in Valle d'Aosta. Questa quarta strada non venne però come quarta come numero; in quel momento delicato - questa è la mia interpretazione - si scelse questa via come una delle vie possibili. Era un momento talmente difficile...la guerra, l'occupazione, eccetera, che ebbero la lungimiranza di percorrere più strade possibili e questa fu quella che si concretizzò, perché ci fu il riconoscimento del Comitato Nazionale di Liberazione Alta Italia, ci furono poi i decreti luogotenenziali del '45 e, nel '48, su questa strada, lo Statuto speciale. Quindi questo documento, la sua portata straordinaria, la sua attualità, e il fatto che fu possibile realizzarlo in quei giorni così tormentati e terribili, è perché c'era alle spalle un grande bagaglio culturale, e un grande lavoro alle spalle. La Jeune Vallée d'Aoste non era nata nel '43; l'Abbé Trèves, assieme a Chanoux ed altri, aveva iniziato un lungo percorso in questa direzione. Ricordo le parole dell'Abbé Trèves, che, quasi come un profeta, negli anni '30 diceva: "À ce fantôme qui est la monarchie funérailles de première classe"...aveva già ipotizzato la fine della monarchia negli anni '30, quindi con largo anticipo aveva aperto la strada verso un'idea repubblicana e federalista.

Il federalismo si era affermato anche in Italia a seguito del Manifesto di Ventotene, e anche la cultura valdese aveva avuto alle sue spalle grandi pensatori, come Karl Barth e altri, che avevano in qualche modo preparato il terreno perché queste popolazioni di montagna fossero all'avanguardia nel dibattito culturale di quegli anni...quindi, anche con le difficoltà della guerra, erano all'avanguardia. È un po' questo il messaggio che deve ripartire da questo Consiglio regionale, guardando alla grandezza dei nostri padri, avere di nuovo la capacità di essere avanguardia, di non giocare una partita solo in difesa, ma una partita all'attacco. Il federalismo è la strada del futuro della nostra Repubblica, contro un'idea centralista che di tanto in tanto ritorna, ed è la strada del futuro guardando all'Europa. Non diciamo "no all'Europa", diciamo "sì ad un'altra Europa", un'Europa federale che ha, nei documenti come questo, nel riconoscimento anche delle minoranze delle vallate alpine, il punto di partenza per uscire da quella logica statalista, nazionalista che la domina, perché possiamo un giorno dirci tutti cittadini europei.

Presidente - Grazie. La parola al collega Ferrero.

Ferrero (M5S) - Grazie Presidente.

Non mi sono mai fatto prendere dall'entusiasmo per quanto riguarda le commemorazioni, ma diciamo che, per la Dichiarazione di Chivasso, leggendola attentamente, ritroviamo degli spunti che possono essere molto utili per riflettere su quanto sta accadendo adesso. Troviamo proprio nel testo della Dichiarazione alcuni passi e ne leggo uno, laddove si parla di rovina economica e si dice: "Per l'effettiva mancanza di organizzazione tecnica e finanziaria dell'agricoltura mascherata dal vasto sfoggio di assistenze centrali". E ci sono altri passi che potrebbero essere riportarti a quella che è la situazione attuale, in cui, sostanzialmente, tutte le pecche di quello che veniva definito come il "potere centrale", sono rappresentare adesso da quella che è l'Amministrazione regionale; quindi bisogna fare attenzione anche quando si fanno le commemorazioni, perché si rischia di fare una riesumazione di un cadavere!

Cos'è rimasto, oggi, di questa Dichiarazione di Chivasso ai valdostani? A molti, a quelli che magari hanno la mia età, un vago ricordo...ai giovani non è rimasto sostanzialmente nulla, e penso che, di questo, magari dobbiamo anche farci un esame di coscienza noi! E allora le nostre parole, le parole soprattutto di alcuni componenti della maggioranza, rischiano di essere delle note stonate di un trombone arrugginito, semplicemente, e non delle parole sincere che vengono poi proferite con un qualche intento.

Per noi, e per me personalmente, tutto quanto è contenuto, buona parte, soprattutto i riferimenti al federalismo di tipo cantonale svizzero, sono decisamente attuali. Se guardiamo però quanto è stato portato avanti in questi anni, ci rendiamo conto che la Dichiarazione di Chivasso è rimasta veramente, esclusivamente, una mera dichiarazione. Ecco che allora queste commemorazioni purtroppo diventano quasi un momento di ipocrisia, con il quale si vuole tappezzare quello che non è stato fatto, quello che si sarebbe voluto fare...ben lontano dallo spirito di coloro che l'hanno scritta nel '43, e, che a differenza delle persone che stanno governando adesso la Valle d'Aosta, avevano la forza di sognare, di ambire e di guardare in alto!

Président - Merci. Il y a quelqu'un d'autre? Pas d'autres? La parole au collègue Borrello.

Borrello (SA) - Grazie Presidente.

Colleghe e colleghi Consiglieri, associandomi alle parole che sono state prodotte dal Presidente della Giunta e all'intervento molto apprezzato del collega Donzel, ritengo doveroso, a nome della Stella Alpina, proporre una riflessione su questo tema che è decisamente importante per la nostra Regione, soprattutto in virtù della ricorrenza che oggi andiamo a rievocare. Il 19 dicembre 1943, in un periodo critico del secondo conflitto mondiale, si svolse a Chivasso un incontro tra i rappresentati delle valli valdesi e della Resistenza valdostana, nel corso del quale fu elaborato un documento noto successivamente come "Dichiarazione di Chivasso". Ripeto questi termini perché è decisamente importante anche andare ad identificare quella che è la giusta valenza di questa Dichiarazione per il periodo in cui fu concepito, e soprattutto per la densità dei contenuti. Il documento esprime pienamente il sentimento e la volontà di gettare le premesse per una "Europa dei popoli", tante volte citata anche all'interno di quest'assise, di cui era fervido sostenitore quell'Altiero Spinelli, fondatore del Movimento Federalista Europeo.

La Dichiarazione dei rappresentanti delle popolazioni alpine racchiude un progetto oggi più attuale che mai: quell'idea di Europea, quel progetto di unione dei popoli europei che si deve espletare, da una parte, nell'unione dei popoli, con un sistema federalista, e dall'altra parte con un progetto economico che debba rispondere alle esigenze attuali. Noi riteniamo che, oggi più che mai, quelle che erano le impostazioni all'interno della Dichiarazione di Chivasso sono attuali e sono la sfida per il futuro, perché la Comunità europea, l'Unione europea è sicuramente l'elemento che dovrà andare a caratterizzare il prosieguo della nostra attività politica. Grazie.

Président- Merci. La parole à la collègue Morelli.

Morelli (ALPE) - Merci Madame la Présidente.

Le groupe de ALPE aussi veut s'associer aux interventions qui ont déjà été faites, pour rappeler ce moment important de notre histoire, tel que la Déclaration de la rencontre de Chivasso. Le 19 décembre '43, à Chivasso, se rencontrèrent Osvaldo Coïsson, Gustavo Malan, Mario Alberto Rollier, Giorgio Peyronel, Émile Chanoux et Ernest Page. Le choix de la localité a déjà été rappelé par le collègue Donzel a été réellement un choix logistique, de centralité et d'équidistance par rapport au lieu de départ des protagonistes; protagonistes qui, tout en n'étant pas formellement élus par leur population d'origine, ces hommes qui se rencontrent clandestinement sont réellement les représentants de leur population d'appartenance et se sentent réellement les interprètes authentiques des sentiments et des revendications de ces populations contre l'État fasciste et centralisateur, coupable d'avoir opprimé politiquement, culturellement et linguistiquement.

Dans "Federalismo e autonomie", entre autres, je vous signale que, en 2003, sous la Présidence du collègue Perron, le Conseil de la Vallée avait édité deux volumes, qui sont encore disponibles et qui sont très intéressants et très bien faits, qui reportent aussi l'essai d'Émile Chanoux "Federalismo e autonomie", où Chanoux développe, de manière structurée, de manière très claire, les conclusions de cette rencontre, en écrivant des pages mémorables, qui constituent la première déclaration pour une politique de la montagne, outre que, évidemment, pour l'Autonomie. On y parle de politique fiscale, une politique fiscale qui devrait contrecarrer le phénomène du dépeuplement, une politique fiscale qui devrait fournir une sorte de compensation aux difficultés objectives que la vie et le travail, à la montagne, comportent. On y parle de thèmes qui ont été développés par la suite, de remembrements fonciers, par exemple, d'organisation en coopératives, pour vous dire quelle était la clairvoyance de ces hommes qui se sont rencontrés en 1943, lorsque la guerre battait encore son plein. On y parle d'instruction, de développer une école professionnelle liée au territoire...des thèmes que Chanoux et ses compagnons avaient eu l'intuition de valoriser, de manière vraiment clairvoyante, et des thèmes qui sont encore d'actualité. Et on y parle évidemment de bilinguisme, du rôle charnière que les peuples qui parlent plus d'une langue peuvent jouer entre les différents États, pour mettre en communication les différents États, non pas pour diviser, non pas pour partager, mais pour mettre en communication.

Je vous lis rapidement un passage de "Federalismo e autonomie" de Chanoux, qui s'est exprimé en italien: "Così la richiesta delle autonomie culturali non è ispirata a un concetto di chiusa affermazione e di difesa della lingua e delle tradizioni culturali locali. Essa è ispirata, com'è detto nella dichiarazione, dalla coscienza che le valli sono veramente le intermediarie tra culture nazionali diverse. È una funzione che nel furore di cieco nazionalismo, che imperversò nei diversi Stati per molto tempo, viene dimenticata; anzi, quella funzione, pur così alta, venne considerata come pericolosa per la solidità degli edifici nazionali". È un concetto questo, che 70 anni dopo, ahimè, ogni tanto, ancora succede di sentire evocato, perché viene evocata una visione limitata, mentre la visione di Chanoux e degli altri rappresentanti delle valli alpine, è una visione di apertura straordinaria, che forse vale la pena di riscoprire e di rileggere, anche al di là del semplice momento di commemorazione. Grazie.

Président - Merci collègue Morelli. La parole au collègue Bertschy.

Bertschy (UVP) - Merci Madame la Présidente.

Au nom du groupe de l'UVP, moi aussi, avec mes collègues, on s'associe à cette commémoration pour dire que, à 70 ans, la Déclaration des populations alpines reste un moment d'extraordinaire défense de l'idée de l'Autonomie et du modèle du fédéralisme. Cette Déclaration est encore valable aujourd'hui. Ce document, qui dans la première partie met en évidence un moment historique de peuples de montagne, dans la deuxième affirme les principes et les droits et, dans la troisième, formule les requêtes pour l'État, est un document qui met aussi dans la condition de travailler, encore aujourd'hui: affirmer la nécessité de pouvoir jouir d'une autonomie politique et législative, d'une autonomie culturelle, capable de respecter et valoriser les langues, et surtout d'une possibilité de vivre avec les habitants des Régions voisines, avec lesquelles on a de grandes ressemblances. Une autonomie économique avec laquelle on a la possibilité de gérer les impôts, pour être à même de respecter les difficultés des territoires de montagne et pour les réutiliser pour les communautés en développant une société mutualiste. Même aujourd'hui il est important d'affirmer que vivre en montagne est plus difficile, plus fatigant, même si à ce moment on arrive d'une situation économique qui nous a fait peut-être oublier certaines difficultés, difficultés surtout qui nous ont précédés et qu'on a vécues. Par la crise économique qu'on est en train de vivre, les principes de la Déclaration de Chivasso sont encore d'actualité et représentent le moyen pour défendre nos peuples de montagne, qui ne sont pas nombreux, mais qui ont la capacité de vivre leur territoire pour ne pas être oubliés et bâtir leur propre futur. Donc les questions que nous devons nous poser sont: "Sommes-nous à même aujourd'hui de reprendre ce parcours? Sommes-nous à même de défendre ces valeurs? Sommes-nous à même de travailler pour une Vallée d'Aoste encore forte et surtout pour le valdôtains?".

Chi mi ha preceduto, pur con toni distinti, ha ben evidenziato il fatto che le commemorazioni servono anche per attualizzare i pensieri, i principi e i valori, ed è su questo piano che noi, che oggi rappresentiamo la massima istituzione, questo Consiglio regionale, con il nostro ruolo, che tra l'altro abbiamo difeso questa mattina anche da cose poco simpatiche, dobbiamo continuare a porci nei confronti della comunità. L'idea che le Regioni non si confinino al loro interno, ma che abbiano questa visione, quest'apertura e questa capacità di capire che le persone possono vivere gli stessi problemi in posti diversi, soprattutto debbono avere la forza, seppure in pochi, di poter ribadire allo Stato che, allo Stato in questo caso, ma ad un'Europa che vogliamo più vicina a noi cittadini, che vivere in montagna ha un senso anche per quelli che non ci vivono, che stare in montagna ha un senso anche per quelli che semplicemente la vogliono descrivere come il parco dell'avventura o il parco dei divertimenti. Allora la situazione era tutta diversa, la storia si stava costruendo, c'era un entusiasmo, una capacità di individuare anche i punti e le priorità per il futuro. Forse oggi, sotto questo aspetto, facciamo più fatica; le priorità vengono a volte dopo gli interessi personali, gli interessi dei partiti, gli interessi dei movimenti, gli interessi delle lobby e di tutte quelle cose che vengono dietro, invece che prima, degli interessi di noi cittadini.

Non più tardi di qualche giorno fa, abbiamo parlato qui di elettrificazione, abbiamo parlato di altre cose e, non a caso, viene ribadito il discorso del trasporto, non a caso, perché la capacità di uscire da una logica dal confine della regione, piuttosto che dal confine dei propri paesi, è la capacità di vedere insieme gli interessi di un popolo e di una comunità. Allora, rispetto a questo, come gruppo UVP, vogliamo che questa commemorazione serva per riattualizzare questi principi, riaffermare questi valori, ripensare a come stiamo agendo in politica, per capire se veramente la capacità di oggi è quella di saper sviluppare un nuovo modello che, partendo da questo grande obiettivo di autonomia, basato su un sistema di federalismo, che avrebbe potuto, se applicato oggi, farci trovare in altre condizioni...ecco, se siamo ancora capaci di far sì che questo modello riparta da questa comunità, che è stata una - se non la prima - comunità che ne ha parlato e che ha affermato l'importanza per il benessere della persona, per il benessere dell'uomo, per il benessere delle comunità che rappresentiamo.

Presidente - Grazie. Non ci sono altri? Ha chiesto la parola il collega Chatrian.

Chatrian (ALPE) - Grazie Presidente.

Il Capogruppo Morelli ha già fatto le dichiarazioni, in quanto gruppo ALPE, sulla Dichiarazione di Chivasso.

Vorrei fare solo una riflessione, cari colleghi. Il 27 novembre era stata approvata all'unanimità una mozione che impegnava il Presidente Rollandin a fornire, entro 15 giorni, alla commissione consiliare competente, dati e indicazioni per il futuro del settore idroelettrico che fa capo alla Compagnia Valdostana delle Acque. Ieri mattina, il Presidente Rollandin non si è presentato in commissione, benché la sua audizione fosse in calendario da giorni. Si tratta di un modo di agire che calpesta il lavoro fatto in quest'aula, è venuto meno il rispetto dell'Assemblea e dei 16 Consiglieri presenti in commissione. Chiediamo che la Presidente Rini vigili affinché non siano calpestate le decisioni prese dall'aula. Queste sono le dichiarazioni che ho fatto a nome del gruppo ALPE questa mattina nelle comunicazioni del Presidente Rini. Aspettavamo, cari colleghi, quanto meno le sue scuse, oggi, in questo Consiglio. Grazie.

Presidente - Grazie. Altri? Possiamo passare al punto 3 all'ordine del giorno.