Resoconto integrale del dibattito dell'aula. I documenti allegati sono reperibili nel link "iter atto".

Oggetto del Consiglio n. 1725 del 6 aprile 2011 - Resoconto

OBJET N° 1725/XIII - Question: "Mesures pour limiter les conséquences négatives de l'ouverture d'une salle de jeux en rue Chambéry, à Aoste, en proximité des écoles supérieures".

Question

Ayant appris la nouvelle de l'ouverture future d'une salle de jeux en rue Chambéry, à Aoste, située en proximité de deux écoles supérieures, régulièrement autorisée par la Commune d'Aoste;

Rappelant les inquiétudes exprimées par le monde de l'école à travers les medias, quant aux risques possibles auxquels les jeunes élèves seraient exposés de par la proximité des écoles à une activité de jeu peu éducative et susceptible de provoquer de la dépendance;

les soussignés Conseillers régionaux

Demandent

à l'Assesseur compétent:

1) s'il est à connaissance du problème et s'il a pris contact avec les écoles concernées;

2) si le gouvernement régional a adopté des mesures afin de limiter et prévenir les conséquences négatives que cette activité pourrait éventuellement comporter sur les jeunes qui fréquentent la zone.

Signé: Patrizia Morelli - Bertin - Giuseppe Cerise - Chatrian - Louvin

Président - La parole à l'Assesseur à l'éducation et à la culture, Laurent Viérin.

Viérin L. (UV) - Merci M. le Président.

Pour ce qui est des réponses: "si nous sommes à connaissance du problème", nous sommes au courant de ce problème, dont nous avons appris l'existence tant par voie directe que par la presse en suivant le débat qui s'est enclenché sur la presse justement. Nous avons donc tout de suite contacté, par le biais du Surintendant aux écoles, les directeurs des deux lycées situés dans cette zone, qui ont indiqué que le problème pourrait concerner exclusivement les élèves majeures dans la mesure où l'accès à cet établissement, paraît-il, serait interdit aux mineures et ce en dehors de l'horaire scolaire, car la présence en classe est en effet strictement contrôlée et les élèves ne peuvent quitter l'école sans une autorisation de leur famille, qui est d'ailleurs informée sur toute anomalie. Les directeurs ont l'intention d'aborder la question dans le cadre d'une réunion du collège des professeurs, qui aura lieu au mois d'avril, donc nous ne savons pas encore exactement la date. A côté de cela, le 22 mars les enseignants du Lycée technique et professionnel régional Corrado Gex d'Aoste ont envoyé au Syndic d'Aoste, et pour information au Président de la Région, au Surintendant aux écoles et à moi-même, une pétition exprimant leur préoccupation à ce sujet et invitant l'Administration communale (car c'est du ressort de la Commune, duquel dépendent ces autorisations) à ne pas autoriser l'ouverture de ce genre d'activités commerciales. Les enseignants du Lycée technique commercial pour géomètres d'Aoste ont fait la même chose le 29 mars. En outre, le 22 mars d'abord et cette semaine par la suite, Madame Piera Asiatici est venue à informer le Surintendant aux écoles d'abord et puis moi-même des actions entreprises ou prévues sur le versant résidants du quartier, car il y a une facette scolaire et une facette résidants de ce quartier, ainsi que par les groupes d'opinion qui sont en train de se former. Le 29 mars les citoyens ont manifesté par courrier leur stupéfaction face aux choix logistiques de leur administration communale. Pour ce qui est de ma part, j'ai jugé opportun avec le Surintendant, au cours des jours derniers, de rencontrer aussi l'Assesseur à l'instruction de la Commune d'Aoste, afin de lui exposer les préoccupations des enseignants et de l'informer de la teneur des courriers que nous avions reçus. Ces activités sont de compétence communale, comme je le disais, et les Communes - nous avons aussi essayer de voir un peu ce qui s'est passé - ont choisi à tour de rôle différentes options, par exemple la Commune de Châtillon a décidé de limiter les distances entre ce type d'activité et les lieux publics, tandis que la Commune d'Aoste a des limitations, mais ce sont des limitations qui sont inhérentes au centre historique.

Deuxième question: "si le Gouvernement régional a adopté...", bien entendu, nous sommes encore qu'au stade des hypothèses, il y a encore toute la question qui est en train de se développer, mais en tout cas les pétitions qui nous sont parvenues expriment des préoccupations et c'est pourquoi le Gouvernement régional et moi-même, dans la mesure de nos compétences, nous suivons ce dossier, comme nous l'avons fait pendant ces semaines et à travers les actions dont je vous parlais, avec grande attention. En marge de cela, un élément qui peut s'ajouter au débat...je tiens à souligner que l'Assessorat, d'entente avec la Présidence, a déjà des actions et a l'intention de poursuivre ces activités entreprises en faveur des élèves de toutes les écoles, avec la collaboration des forces de l'ordre notamment en matière de formation à la légalité, de prévention des dépendances, nous en avions parlé aussi ici à l'occasion de la discussion sur la loi et le parcours de la légalité; entre autres, avec le Président et les Présidents de la IIe Commission et de la Ve Commission nous avons rencontré les forces de l'ordre pour l'actuation de cette loi et nous continuons à travailler aussi surtout sur la prévention de toute dépendance et donc dans le parcours de la légalité il y a aussi ces thèmes qui sont affrontés.

Président - La parole à la Conseillère Patrizia Morelli.

Morelli (ALPE) - Merci M. le Président.

L'ouverture de cette salle de jeu en rue Chambéry, face à l'Institut professionnel, a fait beaucoup discuter en ces dernières semaines par rapport à l'inopportunité tout au moins de cette ouverture, si non pas à une véritable dangerosité. Le caractère peu éducatif des salles de jeu est reconnu et il est aussi démontré le risque possible de dépendance quand il s'agit d'une fréquentation précoce du jeu de la part des jeunes. Ce sont des inquiétudes que, vous l'avez rappelé, ont été exprimées à l'intérieur du monde de l'école par les pétitions que vous avez citées, où l'on évoque l'interdiction à l'ouverture de salles de jeu dans des zones considérées sensibles, comme justement l'a fait la Commune de Châtillon, des zones sensibles donc des zones qui sont fréquentées par les jeunes. Ce sont des inquiétudes qui sont en générale partagées au-delà des appartenances politiques, je vous rappelle qu'au mois d'octobre dernier le Conseil régional du Piémont a approuvé à l'unanimité une proposition de loi au Parlement italien qui demande d'interdire l'installation de slot machines dans tous les endroits publics. A l'intérieur du Conseil communal d'Aoste aussi il y a eu une discussion et même la majorité s'est partagée: il y a eu des votations différentes sur la motion proposée par l'opposition, qui demandait de revoir les critères pour l'ouverture de ces salles. Tout cela pour dire qu'il y a une prise de conscience généralisée quant au fait que le jeu comporte des risques graves, surtout lorsqu'il s'agit des jeunes, qui sont plus fragiles: d'une part, ils sont plus tentés peut-être par l'aspect ludique, mais aussi par la transgression qui exerce toujours une certaine fascination sur les jeunes. Il ne s'agit pas d'être des moralistes ou de ne pas avoir confiance dans les jeunes, comme quelqu'un a objecté: il s'agit d'être concrets, de regarder le problème en face sans le dramatiser, mais sans le banaliser, en le prévenant si possible, en le devançant. Si cette ouverture sera confirmée - j'en viens à votre réponse -, il faudra imaginer des actions de contrôle rigoureuses bien sûr, il faudra intensifier des campagnes de formation et d'information aux jeunes en général et je crois qu'il faudra également ouvrir une discussion, une réflexion plus généralisée et plus approfondie quant à la généralité du problème, qui est un problème et cela pourrait être fait dans la commission compétente. Assesseur, donc je prends acte de votre engagement, je vous remercie.