Oggetto del Consiglio n. 1 del 9 gennaio 1957 - Verbale
OGGETTO N. 1/57 - PROPOSTA DI ESTENSIONE DELLA CONCESSIONE DELLA SPECIALE INDENNITÀ INVERNALE REGIONALE AL PERSONALE INSEGNANTE E AUSILIARIO. (Mozione del Consigliere regionale Signor Chabod Renato)
Il Presidente, PAREYSON, dichiara aperta la discussione sulla seguente mozione del Consigliere CHABOD Renato, concernente l'oggetto: "Estensione della concessione della speciale indennità invernale regionale al personale insegnante e ausiliario", mozione trasmessa in copia ai Signori Consiglieri unitamente all'ordine del giorno dell'adunanza:
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Ivrea, li 14 dicembre 1956
Chiar.mo Geom. E. Pareyson Presidente del Consiglio regionale
AOSTA
Mi permetto pregarLa di inserire all'ordine del giorno della prossima adunanza del Consiglio la seguente mozione:
"Il Consiglio Regionale
considerato l'elevato costo della vita ed i disagi cui sono sottoposti nel periodo invernale gli insegnanti delle scuole della Valle
Delibera
di estendere al personale insegnante e ausiliario la speciale indennità invernale regionale deliberata nella seduta del 10 dicembre 1956".
Con anticipati ringraziamenti, prego gradire cordiali saluti.
F.to Renato Chabod
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Il Consigliere CHABOD Renato osserva che, avendo l'Amministrazione regionale concesso una speciale indennità invernale al personale regionale, tale indennità potrebbe essere concessa anche al personale insegnante e ausiliario delle Scuole.
Monsieur le Conseiller BARMASSE donne lecture de la déclaration suivante:
"Dans la dernière séance du Conseil, j'avais demandé que l'indemnité hivernale, délibérée en faveur du personnel de l'Administration régionale, soit accordée aussi aux Enseignants des écoles élémentaires et secondaires. N'ayant eu une réponse, j'ai cru, tout d'abord, que ce ne fût que pour mieux réfléchir sur la concession qui comporte, naturellement, une certaine dépense vu le nombre des Enseignants en service dans nos écoles. En parlant plus tard, après la séance, à Monsieur le Professeur Berthet, j'ai appris que celle-ci n' était pas la seule raison de ce sursis.
Aujourd'hui que le Conseil est appelé à approuver une motion concernant ce sujet, nous vous prions, Monsieur l'Assesseur, de bien vouloir prendre part à la discussion, tandis que de notre côté nous vous ferons connaître les considérations qui nous ont in duits à insister sur cette indemnité.
D'abord nous pensons que les conditions économiques des Enseignants ne leur permettent point d'assister impassibles à l'actuelle course ascendante des prix, surtout de ceux des combustibles et des tissus, à l' entrée d'un hiver qui s'annonce fort rigoureux. Par conséquent, la situation est pénible, la situation n'est pas exempte d'inquiétude et de soucis, surtout pour les Enseignants qui vivent exclusivement de leur salaire.
Par rapport à leurs fonctions, s'il est vrai que la préparation culturelle et professionnelle de notre jeunesse donnera un jour à la figure, encore blême, de notre autonomie l'expression de tranquille fierté due à une condition de bien-être et d'indépendance, nous devons reconnaître que le corps enseignant est avec nous à l'avant-garde dans cette marche vers le perfectionnement de l'autonomie et il est nécessaire que l'on se comprenne et que l'on s'entraide dans l'accomplissement de cette noble tâche.
Avons-nous jamais fait une comparaison entre le travail des Enseignants valdôtains et celui des Enseignants des autres régions d'Italie?
Enseigner seulement la langue italienne, qu'on écrit comme on la prononce, que l'élève entend parler communément dans son milieu, et enseigner deux langues, dont une a l'orthographie et la prononciation différentes et très difficiles, ce n'est point la même chose.
L' enseignement de deux langues comporte un travail bien plus délicat et bien plus pénible.
L'indemnité que l'Administration régionale passe, en plus du salaire, aux Enseignants rétribue un peu le prolongement d'horaire, non le surcroit de travail auquel les Enseignants se soumettent pour l'enseignement des deux langues.
Nous devons malheureusement constater que pour l'enseignement du français l'école a perdu beaucoup de ses collaborateurs après les vingt ans de son interdiction.
Avant, il y avait de nombreux valdôtains qui parlaient le français en famille et en société; les leçons du catéchisme, les sermons, les conférences étaient généralement faits en français et nos enfants avaient mille possibilités d'entendre parler cette langue et de s'exprimer en ce langage à leur tour.
Maintenant, il n'en est plus ainsi. Le défaut de collaboration rend plus rude l'effort que l'école doit faire pour remédier à une si longue interruption, pour rendre à la Région le langage de nos pères, ce langage où le valdôtain semble trouver une expression plus fidèle de ses sentiments, de sa pensée.
Aujourd'hui, chers collègues, une occasion nous est offerte de donner aux Enseignants une preuve de notre estime. Sachons en profiter. Repoussons certains préjugés qui imaginent entre l'Administration régionale et le corps enseignant une fracture qui n'existe pas, qui ne devra jamais exister, qui serait un triste anachronisme.
Si les Enseignants préfèrent le rôle national, c'est pour des raisons particulières, des raisons de classe, surtout d'ordre matériel, qui n'ont rien à faire avec les dispositions du corps enseignant envers l' Administration régionale.
De ces dispositions, du reste, nous pouvons nous rendre compte tous les jours en observant le zèle que celle catégorie déploie dans l'accomplissement de son devoir. Ce ne sont point les paroles qui comptent, c'est la conduite qui démontre les sentiments d'une personne et aussi d'une catégorie.
Les raisons, du reste, que le corps enseignant a pour préférer le rôle national ont été justement comprises et approuvées par tous les partis qui sont représentés dans ce Conseil régional, puisque l'engagement de maintenir le rôle national est compris dans chacun de leurs programmes électoraux.
Chers collègues, si l'approbation de cette motion sera unanime nous aurons pris ensemble une délibération juste et impartiale et nous aurons démontré de comprendre la précieuse collaboration du corps enseignant dans la résolution d'un problème essentiel, d'un problème qui est à la tête de tous les autres problèmes de la Région: la préparation culturelle et morale de nos enfants".
Il Vice Presidente, PASQUALI, esprime l'avviso che ogni questione di carattere economico non possa essere affrontata nel limitato quadro della questione stessa, ma vada invece esaminata in un quadro più ampio.
Rammenta che parecchie volte è stato discusso in precedenti adunanze consiliari del problema della scuola e sottolinea che si è potuto constatare come in nessun altra Regione d'Italia i problemi attinenti alla scuola e alla pubblica istruzione siano stati esaminati con la larghezza di vedute del Consiglio regionale della Valle d'Aosta.
Rammenta ancora che i Consiglieri sono stati informati recentemente sulla situazione delle scuole in Valle d'Aosta ed hanno appreso che alcune di esse sono frequentate da un numero di allievi assai esiguo in senso assoluto. Per quanto riguarda la questione oggetto della mozione, esprime parere che debba essere esaminata nel quadro del bilancio regionale e delle spese che vengono sostenute dall'Amministrazione regionale per l'istruzione pubblica. in Valle d'Aosta.
Rileva che, esaminando il bilancio regionale, si constata che vi è uno stanziamento apposito per il pagamento dell'indennità di insegnamento della lingua francese agli insegnanti elementari, stanziamento che corrisponde al 16% dello stanziamento inscritto in bilancio per il pagamento della retribuzione normale degli insegnanti.
Conclude, ponendo il seguente quesito all'Assessore alla Pubblica Istruzione: gli Insegnanti elementari della Valle d'Aosta sono, o no, equiparati a tutti gli effetti agli Insegnanti elementari delle altre Regioni d'Italia?
L'Assessore BERTHET dichiara che la figura giuridica degli Insegnanti della Valle d'Aosta è quella degli impiegati di Stato e che i nostri Insegnanti hanno sempre avuto il trattamento previsto in campo nazionale.
Comunica che le spese annue sostenute dall'Amministrazione regionale per stipendi ed indennità al personale scolastico, in base alle varie leggi che si sono susseguite sul trattamento economico degli Insegnanti dal 1947 in poi, sono le seguenti:
A) Spese per gli Insegnanti elementari (retribuzioni, esclusa indennità per insegnamento lingua francese):
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anno 1947 |
L. 112.650.000 |
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anno 1948 |
L. 168.471.000 |
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anno 1949 |
L. 215.182.000 |
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anno 1950 |
L. 221.488.000 |
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anno 1951 |
L. 238.904.000 |
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anno 1952 |
L. 287.775.000 |
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anno 1953 |
L. 282.279.000 |
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anno 1954 |
L. 315.900.000 |
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anno 1955 |
L. 365.668.000 |
B) Spese per gli Insegnanti delle Scuole medie: comunica che la proporzione è leggermente superiore, perché dalla spesa di L. 28.369.000 del 1947 si passa alla spesa di L. 147.576.000 nel 1955.
Precisa che la spesa sostenuta dalla Regione nel 1955 per assegni e indennità varie al personale delle Scuole elementari e medie ammonta, complessivamente, a Lire 571.301.000.
Per quanto riguarda l'ora supplementare di orario per l'insegnamento del francese nelle Scuole elementari, comunica che dalla spesa annua di L. 12.524.000 nel 1947 si è saliti alla spesa annua di L. 59.121.000 nel 1955.
Conclude, sottolineando che i diritti degli Insegnanti elementari della Valle d'Aosta non sono mai stati lesi, perché i nostri Insegnanti hanno sempre avuto il trattamento stabilito in campo nazionale, in base alle varie leggi di revisione in aumento delle retribuzioni.
Il Consigliere BARMASSE rileva che l'insegnamento di due lingue comporta doppia fatica per gli Insegnanti, sia perché l'insegnamento del francese non è limitato ad una sola ora giornaliera, sia perché essi devono fare un effettivo sforzo per ripristinare il francese nelle scuole dopo la parentesi del ventennio fascista, in cui venne bandito il francese dalle scuole.
L'Assessore BERTHET comunica che le cinque ore settimanali supplementari per l'insegnamento del francese sono retribuite non già come ore di lavoro straordinario, per le quali viene corrisposto un compenso corrispondente soltanto ai 2/3 della retribuzione normale, ma come ore supplementari di insegnamento normale, il che costituisce un vantaggio notevole per gli Insegnanti.
Precisa che il compenso per le cinque ore settimanali corrisponde a 5/25 della retribuzione spettante agli Insegnanti elementari per l'orario normale di insegnamento, per cui lo stipendio degli Insegnanti elementari in Valle d'Aosta corrisponde a 30/25 (stipendio normale + 5/25) della retribuzione percepita in campo nazionale dagli Insegnanti elementari delle altre Regioni.
Richiamandosi alla mozione in esame, fa presente che già in passato, allorquando le retribuzioni degli Insegnanti erano sproporzionate al costo della vita e alle ore d'insegnamento, era stata esaminata dall'Amministrazione regionale la possibilità di elargire una speciale indennità invernale agli Insegnanti della Valle d'Aosta.
Dichiara che, purtroppo, tale indennità non ha potuto essere corrisposta, ostandovi categoricamente l'articolo 5 del Decreto L.C.P.S. 11-11-1946, n. 365, secondo il quale: "Alla retribuzione del personale e a tutte le altre spese relative al funzionamento dei servizi scolastici provvede l'Amministrazione della Valle. Gli stipendi e gli assegni da corrispondersi al personale devono essere, in ogni caso, non superiori a quelli corrisposti dallo Stato al personale statale delle scuole di corrispondente ordine e grado".
Dichiara che, in base a tale norma, la speciale indennità invernale corrisposta dalla Amministrazione regionale ai propri dipendenti non può essere estesa al personale insegnante della Valle d'Aosta.
Il Consigliere MANGANONI premette che l'Amministrazione regionale è venuta incontro, sia pure in misura modesta, ai dipendenti regionali e ai dipendenti statali che prestano servizio in Valle d'Aosta, perché ha riconosciuto che il trattamento economico sia degli uni che degli altri è assai modesto.
Comunica che, infatti, per i dipendenti regionali è stata concessa una indennità invernale, mentre per i dipendenti statali in servizio in Valle d'Aosta è prevista, per la prima volta quest'anno, la concessione di una indennità linguistica.
Constata che i Maestri e i Professori sono esclusi sia dall'una che dall'altra indennità.
Circa le spese sostenute dall'Amministrazione regionale per la corresponsione dell'indennità di francese ai Maestri, rileva che i Professori non percepiscono alcuna indennità per il francese e ritiene non esatto parlare di indennità, perché l'esigua somma che gli Insegnanti elementari percepiscono mensilmente per l'insegnamento della lingua francese è soltanto un giusto compenso per il lavoro che essi fanno in più, oltre il normale orario.
Fa presente che, in base a quanto gli risulta, la somma effettiva mensilmente percepita dagli Insegnanti elementari per tale indennità sarebbe ora diminuita.
Comunica che, se le informazioni ricevute sono esatte, il Sindacato Insegnanti aveva richiesto all'Amministrazione regionale di aumentare di 3.000 lire l'indennità per il francese e che, dopo trattative intercorse fra l'Assessore alla Pubblica Istruzione e il predetto Sindacato, si era addivenuto ad un accordo, in base al quale gli Insegnanti avrebbero avuto un aumento provvisorio o acconto di L. 1.250 mensili, con effetto retroattivo al 1° luglio 1956, in attesa che si potesse addivenire ad un accordo definitivo sulla questione.
Informa che, in realtà, tale acconto sull'aumento fu corrisposto soltanto per un anno dall'Amministrazione regionale e non viene attualmente più percepito dagli Insegnanti elementari.
Aggiunge che nella 13a mensilità non è conteggiata l'indennità mensile per il francese.
Accennando nuovamente alla questione dell'indennità invernale concessa ai dipendenti regionali e alla questione dell'indennità linguistica concessa ai dipendenti degli uffici statali, con esclusione dei Maestri e dei Professori, invita la Giunta ed il Consiglio a chiarire e a decidere se gli Insegnanti della Valle d'Aosta debbano essere considerati dipendenti regionali oppure dipendenti statali. Dichiara che, nel primo caso, dovrebbero percepire l'indennità invernale mentre invece, nel secondo caso, dovrebbero percepire l'indennità linguistica concessa ai dipendenti statali.
Il Consigliere CHABOD Renato prende atto che la figura giuridica degli Insegnanti della Valle d'Aosta è quella degli impiegati statali e che i nostri Insegnanti hanno sempre avuto ed hanno lo stesso trattamento economico previsto per gli Insegnanti in campo nazionale.
Circa l'indennità mensile corrisposta ai Maestri per l'insegnamento del francese, rileva che l'insegnamento della lingua francese comporta uno sforzo notevole per gli insegnanti, sforzo che non si esplica soltanto nell'ora dell'insegnamento ma anche nella preparazione delle lezioni di francese da parte degli Insegnanti, il che significa studiare la lingua francese e conoscerla bene.
Afferma che, quindi, è doveroso riconoscere tale sforzo e retribuirlo giustamente e fa presente che, se l'unica possibilità giuridica di venire incontro alla categoria degli Insegnanti elementari è quella della indennità per l'insegnamento della lingua francese, bisognerebbe ricorrere a tale possibilità per compensarli in modo adeguato del loro lavoro.
Rammenta che agli impiegati statali residenti nelle grandi città viene corrisposta una indennità detta di residenza, concessa in relazione al maggior costo della vita.
Dichiara che nessuno può contestare che in Valle d'Aosta il costo della vita sia molto elevato, tanto più nel periodo invernale, per cui l'estensione della speciale indennità invernale o la concessione di una indennità di residenza sarebbe motivata e logica.
Non ritiene esatto dire che la speciale indennità invernale non può essere concessa agli Insegnanti, perché la legge non lo consente; dichiara, infatti, che il Decreto L.C.P.S. n. 365 dell'11-11-1946, richiamato dall'Assessore Berthet, non e più in vigore.
Precisa che l'On.le Scalfaro, allorquando era sottosegretario alla Presidenza del Consiglio dei Ministri, rispondendo ad una interrogazione del Sindacato delle scuole, ha dichiarato che il citato Decreto legislativo deve considerarsi abrogato dallo Statuto speciale della Valle d'Aosta. Rileva che, in effetti detto Decreto legislativo si basa sul decreto del 7-9-1945, n. 545 (ordinamento amministrativo della Valle d'Aosta), che è stato modificato dallo Statuto per quanto riguarda l'ordinamento scolastico. Questo significa, e gli dice, che il D.L.L. n. 545 non è più in vigore, anche perché l'ultimo articolo di tale legge diceva: "Il presente decreto verrà sottoposto all'Assemblea Costituente". Dichiara che, in effetti, tale decreto è stato sottoposto all'Assemblea Costituente, che lo ha modificato ed ha approvato lo Statuto regionale della Valle d'Aosta, per cui, caduto il Decreto L.L. del 7-9-1945, cade anche il D.L.C.P.S. 11-11-1946 n. 365.
Rileva che, pure ammettendosi, per ipotesi, che il D.L.C.P.S. n. 365 sia ancora in vigore, il secondo comma dell'articolo 5 del Decreto stesso parla di stipendi ed assegni e non accenna affatto ad indennità, che sono altra cosa; per cui ritiene che la Regione, come ha istituito la indennità di lingua francese, possa pure istituire una indennità di residenza.
Ritiene, comunque, possibile aumentare la misura dell'indennità mensile di lingua francese, elevandola ad un limite tale per cui la benemerita categoria degli Insegnanti abbia quanto effettivamente deve avere.
Il Presidente della Giunta, BONDAZ, premette che intende chiarire alcuni concetti per quanto riguarda la indennità mensile per l'insegnamento della lingua francese, in relazione a quanto detto dal Consigliere Manganoni.
Rammenta che l'indennità ai maestri per l'insegnamento della lingua francese è stata stabilita con deliberazione consiliare in data 21-12-1950 n. 168 e fa presente che le ore settimanali di prolungamento di orario sono state retribuite, per ogni ora, in base a 1/25 dello stipendio iniziale di carriera allora in vigore, cioè in base a 1/25 della sola parte di trattamento economico denominata stipendio. Precisa che, per cinque ore di insegnamento di lingua francese, fu stabilita una indennità di 5/25 di L. 12.341, corrispondenti a L. 2.470 mensili nette, aumentate successivamente a L. 3.050 lorde mensili, a decorrere dal 1-1-1952, con deliberazione di Giunta 2204 del 23 ottobre 1953 e n. 2467 del 2 dicembre 1953.
Informa che, con il parziale conglobamento degli assegni entrato in vigore il 1-7-1955, sono stati conglobati nella voce stipendio la indennità di carovita, l'assegno integrativo netto e il premio giornaliero di presenza, concretandosi così il trattamento economico conglobato nella voce stipendio in un importo di L. 36.000 mensili lorde all'inizio della carriera. A questo proposito richiama quanto stabilito con deliberazione di Giunta n. 376 del 14 marzo 1956, di cui dà lettura del seguente stralcio:
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"Il Sindacato dei Maestri Elementari ha ora richiesto che l'indennità per il prolungamento di orario, commisurata ai 5/25 dello stipendio, sia calcolata sull'importo dello stipendio conglobato di lire 36.000.
La richiesta comporterebbe per ogni insegnante a un aumento mensile lordo di Lire 3.540 corrispondente ad una maggiore spesa annua di circa lire 23.000.000, in aggiunta ai 60.000.000 di spesa annua attuale per tutte le indennità relative all'insegnamento della lingua francese.
La richiesta del Sindacato appare in contrasto con la deliberazione del Consiglio n. 168 in data 21-12-1950, in base alla quale si stabiliva che i 5/25 dovevano essere calcolati solamente sulla voce stipendio corrispondente, allora, al 40% della retribuzione totale di un insegnante elementare all'inizio di carriera.
Applicando strettamente la deliberazione consiliare n. 168 del 21-12-1950, l'indennità mensile verrebbe aumentata di lire 864 nette, con una maggiore spesa annua di lire 5.865.500, in aggiunta alla spesa di Lire 60 milioni attuale.
È stato proposto al Sindacato Maestri Elementari, in applicazione della citata deliberazione consiliare n. 168 del 21-12-1950, interpretata nel senso più lato e favorevole agli insegnanti, di considerare quale aumento della voce stipendio vero e proprio, conteggiabile ai fini dell'aumento dell'indennità mensile di cui alle premesse, la temporanea indennità "soluzione ponte", di cui si prevede la inclusione nello stipendio dal 1-7-1956: l'indennità mensile netta per protrazione di 5 ore dell'orario verrebbe aumentata di L. 1.264 a far data dal 1-7-1955, con una maggiore spesa annua di Lire 8.582.500 in aggiunta alla spesa di Lire 60.000.000 attuale.
Quanto sopra in via provvisoria e in attesa di poter sottoporre all'esame ed alle decisioni del Consiglio concrete proposte di revisione della indennità di francese (indennità per prolungamento di orario, indennità di studio, compenso per correzione compiti), non appena saranno noti i nuovi stipendi totalmente conglobati dal 1-7-1956. Con tale soluzione provvisoria rimarrebbero impregiudicati gli eventuali diritti degli insegnanti, sempre a far data dal 1-7-1955, in relazione alle decisioni da adottare dal Consiglio regionale.
I rappresentanti del Sindacato Maestri Elementari hanno dichiarato di accettare la proposta di cui alle premesse, in attesa delle decisioni del Consiglio regionale sulla revisione generale dell'indennità di cui si tratta e del trattamento economico del personale delle scuole elementari, in seguito all'entrata in vigore delle norme sul conglobamento definitivo degli assegni a decorrere dal 1 luglio 1956".
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Comunica che la Giunta, in accordo col Sindacato Maestri elementari, ha deliberato la concessione, in via provvisoria, di un acconto sull'aumento al quale ha accennato, acconto che è stato regolarmente pagato, perché la deliberazione di Giunta ha avuto applicazione essendo stata vistata dalla Commissione di Coordinamento.
Informa che la questione dell'aggiornamento della misura della indennità per l'insegnamento della lingua francese è attualmente allo studio da parte dell'Assessorato alla Pubblica Istruzione, ai fini del suo adeguamento in aumento in rapporto al conglobamento totale degli assegni, in seguito all'entrata in vigore delle norme sul conglobamento definitivo degli assegni a decorrere dal 1-7-1956.
Precisa che, quanto prima, saranno sottoposte all'esame del Consiglio, per i provvedimenti di competenza, proposte concrete per una definizione della questione dell'indennità di francese.
Conclude, dichiarando che, per quanto riguarda l'indennità in questione, la porta è ancora aperta perché, come già detto, la Giunta, in applicazione della deliberazione Consiliare n. 168 del 21 dicembre 1950, non poteva fare più di quanto ha fatto con la menzionata deliberazione del 14 maggio '56, allorché si era ancora in attesa dell'entrata in vigore delle norme sul conglobamento totale degli assegni, che ha avuto decorrenza dal 1-7-1956.
Il Consigliere CHABOD Renato ringrazia il Presidente della Giunta per i chiarimenti dati sulla questione dell'indennità per il francese.
Dichiara che quello che gli interessa non è già il mantenimento della forma della mozione, ma la concessione agli Insegnanti di quel "quid" di retribuzione in più al quale giustamente essi aspirano, per cui l'essenziale è che si venga incontro economicamente agli Insegnanti anche solo aumentando l'indennità per la lingua francese, se non si vuole estendere a loro favore la speciale indennità invernale.
Propone, quindi, che si sospenda la seduta per alcuni minuti, affinché i gruppi consiliari possano, di comune accordo, concordare un emendamento alla mozione, da modificare in modo che possa riscuotere il suffragio unanime di tutto il Consiglio, ai fini di un effettivo miglioramento del trattamento economico della benemerita categoria degli Insegnanti.
Il Presidente della Giunta, BONDAZ, chiarisce, ad evitare equivoci, di aver parlato di aggiornamento della indennità mensile per prolungamento di orario per la lingua francese e di aver detto che la porta è aperta per la definizione di questo problema. Osserva di non aver accennato minimamente all'oggetto della mozione e, a questo proposito, precisa che il proprio punto di vista sulla questione giuridica non collima con quello del Consigliere Avvocato Chabod e con quello dell'Onorevole Scalfaro, al quale si è richiamato l'Avvocato Chabod, perché il Decreto L.C.P.S. n. 365, dell'11-11-1946, è stato ratificato senza modifiche dal Parlamento italiano, come era logico che lo fosse.
Fa presente che non bisogna dimenticare che, se vi sono difficoltà per la soluzione del problema della Scuola, queste difficoltà derivano appunto dal fatto che vi sono disposizioni di legge precedenti allo Statuto speciale della Regione; per quanto riguarda lo Statuto, dichiara che le disposizioni concernenti la Scuola vanno interpretate nel modo più estensivo e più favorevole possibile alla categoria degli Insegnanti.
Ritiene che il Consiglio regionale sia d'accordo sulla sostanza, quanto meno sul piano teorico, perché tutti i partiti si sono già espressi in senso favorevole, ma rileva che, per quanto riguarda il trattamento economico degli Insegnanti, non può essere dimenticata la disposizione dell'articolo 5 del decreto L.C.P.S. 11 novembre 1946, n. 365, secondo il quale l'Amministrazione regionale non può corrispondere al personale scolastico assegni superiori a quelli corrisposti dallo Stato al personale delle Scuole di corrispondente ordine e grado.
Dichiara che, in effetti, agli Insegnanti della Valle d'Aosta sono sempre stati corrisposti gli assegni nelle misure stabilite dal Ministero della Pubblica Istruzione e così, quando è stato approvato il conglobamento parziale, è stato loro subito applicato il conglobamento parziale, come pure è stato loro applicato il conglobamento totale dalla data in cui è stato stabilito per legge.
Ribadisce che il personale scolastico della Valle d'Aosta ha sempre avuto il trattamento economico stabilito dallo Stato per il personale scolastico statale delle Scuole di corrispondente ordine e grado.
Ritiene che non si possa oggi affermare che vi sia una possibilità giuridica di superare, nella forma proposta dalla mozione, la difficoltà creata dalla menzionata disposizione di legge per quanto riguarda il trattamento economico degli insegnanti, salvo per quanto concerne l'indennità mensile di lingua francese, che dipende da noi e per il cui adeguamento la strada è aperta, come è stato detto.
Assicura che l'adeguamento di tale indennità sarà fatto nella misura che l'Amministrazione regionale riterrà di stabilire, previo accordo col Sindacato delle Scuole elementari.
Il Consigliere BARMASSE ringrazia il Presidente della Giunta per le informazioni date in merito alla questione dell'indennità di lingua francese e dichiara di essere rimasto soddisfatto.
Comunica che intende, però, sottolineare lo sforzo al quale sono sottoposti gli Insegnanti elementari per l'insegnamento contemporaneo di due lingue, sforzo che è tanto più gravoso in quanto moltissimi alunni non conoscono neanche le prime nozioni del francese. Osserva che in passato, invece, non era così e l'insegnamento del francese era meno gravoso, perché gli scolari sentivano parlare francese in famiglia e in pubblico, per cui avevano già una certa qual disposizione per imparare il francese.
Rileva che, se si vuole rimediare a tale stato di cose ed ottenere che i valdostani non dimentichino la lingua madre, bisogna che tutti i valdostani parlino francese molto più spesso. Aggiunge che solo in tale modo l'insegnamento del francese da parte degli Insegnanti riuscirà più facile e più efficace.
Il Consigliere MANGANONI prende atto che il Presidente della Giunta ha affermato che la porta rimane aperta per gli Insegnanti elementari per quanto riguarda l'aggiornamento della indennità di lingua francese; auspica che si giunga al più presto ad un adeguamento dell'indennità in misura tale da garantire agli Insegnanti elementari quanto loro spetta.
Ritiene, però, doveroso venire incontro anche ai Professori, per i quali non vi è alcuna indennità di francese. Esprime parere che, come si è trovato il modo di venire in aiuto agli impiegati statali che prestano servizio in Valle d'Aosta, si possa, ricorrendo ad analogo provvedimento, venire in aiuto anche ai Professori.
Il Vice Presidente, PASQUALI, osserva che parecchie volte è stato mosso l'appunto agli Amministratori regionali di aver deliberato la concessione di indennità o gratifiche ad impiegati, giustificate con motivazioni più o meno "fasulle".
Fa presente che questo sta a dimostrare ancora una volta che i Consiglieri non devono mai dimenticare che sono degli Amministratori del denaro pubblico e che, come tali, prima di approvare una spesa, debbono riflettere e tener presente che non si può deliberare la concessione di gratifica considerando, volta per volta, il bisogno maggiore o minore della singola categoria che ricorre all'Amministrazione regionale.
Dichiara di essere spiacente di aver dovuto esporre questa considerazione proprio in sede di discussione del caso specifico della categoria dei Maestri, che forse è meritevole più di altre categorie che già hanno ottenuto l'accoglimento delle loro richieste.
Precisa che i Signori Consiglieri hanno il dovere di esaminare il caso specifico, ora in esame, come qualsiasi altro caso particolare, in un quadro di insieme, per non sentirsi poi rimproverare di aver approvato un provvedimento non sufficientemente motivato, che obblighi, in avvenire, ad approvare analoghi provvedimenti poco motivatili.
Conclude, facendo la seguente dichiarazione di voto:
"Dichiaro che, personalmente, voto contro questa proposta di deliberazione e contro qualsiasi altra proposta di deliberazione analoga, relativa alla concessione di regalie, fatte caso per caso e non viste nel quadro generale del nostro bilancio".
Il Presidente, PAREYSON, pone ai voti, per alzata di mano, la proposta di approvazione della mozione in discussione.
Il Consigliere Signora PERRUCHON M. Celeste vedova CHANOUX fa la seguente dichiarazione di voto: "Je déclare de m'abstenir, parce que si l'on prend des décisions pour une catégorie il faut en prendre aussi pour les autres".
Procedutosi alla votazione, per alzata di mano, il Presidente accerta e comunica il seguente risultato: Consiglieri presenti: trentatré; Consiglieri votanti: trentadue; Consiglieri favorevoli all'approvazione della mozione: otto; Consiglieri contrari: ventiquattro. (Si è astenuta la Sig.ra Perruchon M. Celeste vedova Chanoux).
Il Presidente, PAREYSON, in base all'esito della votazione, dichiara che il Consiglio ha respinto la mozione.
Il Consiglio prende atto.
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