Trascrizione informale del dibattito dell'aula

Oggetto del Consiglio n. 246 del 12 novembre 1970 - Resoconto

OGGETTO N. 246/70 - Comunicazioni del Presidente del Consiglio.

Montesano (P.S.D.I.) - Prima di iniziare i lavori del Consiglio, io invito i Signori Consiglieri a fare un minuto di raccoglimento per la improvvisa morte del Generale de Gaulle.

Il Consiglio Regionale, per mio mezzo, ha ritenuto opportuno di far pervenire alla vedova del Generale e al Presidente del Conseil Général de la Savoie due telegrammi che io leggo ai Signori Consiglieri:

"Madame Charles de Gaulle - Colombey Les deux Eglises -

Le Conseil Régional de la Vallée d'Aoste a appris avec vive émotion la novelle de la mort soudaine du Général de Gaulle et s'associe à ce grand deuil.

Pendant les heures les plus difficile de la Résistance il fut en Europe un symbole même de la liberté et constitua un exemple lumineux pour les valdôtains engagés dans la lutte contre le fascisme et dans la conquête de l'autonomie régionale.

C'est avec ses sentiments que le Conseil Régional prend part, par mon intermédiaire, à votre immense chagrin et è la douleur de votre famille et rend hommage au grand disparu.

Montesano, Président du Conseil Régional de la Vallée d'Aoste."

"Monsieur le Sénateur Arthur Lavie, Président du Conseil Régionale de la Haute Savoie.

Le Conseil Régional de la Vallée d'Aoste vous prie d'accepter l'expression de ses sentiments les plus attristés pour la mort du Général de Gaulle et de transmettre les condoléances au Conseil Général. Veuillez agréer, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

Montesano, Président du Conseil Régional de la Vallée d'Aoste."

Così come era stato stabilito in occasione di queste luttuose circostanze, la Commemorazione per il Generale de Gaulle, anche se breve, sarà tenuta dal Presidente della Regione quale capo della Regione stessa a nome dell'Amministrazione del Consiglio Regionale.

Quindi io do la parola al Presidente della Giunta.

Dujany (D.P.) - Messieurs les Conseillers, avec la mort du Général de Gaulle disparaît non seulement une des grandes figures qui ont joué un rôle éminent sur la scène politique internationale de ces trente dernières années, mais aussi un témoin des événements qui ont conduit à la victoire de la résistance valdôtaine et à la conquête de notre autonomie régionale.

C'est pour ces raisons que la Vallée d'Aoste a appris avec émotion la nouvelle de sa disparition.

Deux aspects de la vie de De Gaulle peuvent définir mieux que toute autre parole sa personnalité exceptionnelle. Le premier hastaire hésite dans son esprit d'adaptation à l'évolution générale qui conduisait la politique et le pas vers un équilibre nouveau.

En contradiction évidente avec le rôle qui l'attachait à l'ancien Etat français, il arriva à reconnaître et à admettre l'importance de la décentralisation et de la régionalisation.

L'effort multiséculaire de centralisation qui fut longtemps nécessaire à la France, dit-il à Lion en 1968, pour réaliser et maintenir son unité, malgré les divergences des provinces qui étaient successivement rattachées ne s'imposent plus désormais.

Au contraire se sont les activités régionales qui apparaissent comme les ressorts de sa puissance économique de demain.

Il est probable que De Gaulle parvint à reconnaître bien en retard l'importance de la Région à l'intérieur de l'Etat, à la suite d'une conviction profonde qu'il avait acquise après plusieurs expériences pénibles.

Au cours de sa dernière allocution, avant le referendum qui devait entrainer son abandon de la vie politique, il tâchait de faire comprendre aux français que le nouveau changement de la structure du Pays était intégrante de la participation qui exige désormais l'équilibre de la société moderne.

Toute la signification la plus profonde de la nouvelle détermination de De Gaulle se trouvait dans ce désormais qui expliquait également les motifs de sa conversion à la décentralisation dû aux conditions nouvelles de la France; refuser la décentralisation, disait-il, c'et s'opposer dans un domaine essentiel à cette transformation sociale, morale, humaine, faute de laquelle nous irons à des désastreuses secousses, l'adopter c'est faire un pas décisif sur le chemin qui doit nous mener au progrès dans l'ordre, dans la concorde, en modifiant profondément nos rapports entre français.

Dans sa dernière conversion au régionalisme, à laquelle sacrifia beaucoup de ses convictions précédentes, et qui lui coûta l'abandon de l'exiger, se trouve la preuve de son honnêteté politique fondamentale qui nous apprend à ne pas croire aveuglement et toujours aux formules politiques fixés et éternelles, mais à trouver la solution la meilleure pour le bien de la communauté.

C'est beaucoup, dit-il dans son ultime allocution qui peut constituer son testament politique, c'est beaucoup de faire renaître nos anciennes provinces aménagées à la moderne sous la forme des Régions, de leur donner les moyens nécessaires pour que chacune règle ses propres affaires, tout en jouant son rôle à elle, dans notre ensemble national, d'en faire des centres où l'initiative, l'activité, la vie s'épanouissent sur place.

Pour un Président qui avait toujours incarné la France des préfets napoléoniens, le fait de prendre vis-à-vis des français-mêmes des décisions d'une telle portée, c'était un acte de grand courage bien que en les entendant aujourd'hui dans cette libre Assemblée d'une Région Autonome, elles puissent sembler des déclarations usuelles et prévues.

Il y a un deuxième aspect de sa vie que je voudrais rappeler, il ne se craignait pas de se sentir isolé. Les grandes coalitions, les grandes alliances ne l'intéressait pas. Je suis un homme seul, disait-il en 1958, je ne me confonds avec aucun parti, avec aucune organisation, et c'est justement parce qu'il était seul qu'il croyait devoir lutter contre les féodalités plutôt que contre les grands partis et les grandes coalitions d'intérêt. Dans l'histoire de France, disait-il en 1957, il y a toujours eu, sous une forme ou sous une autre, des féodalités. Aujourd'hui elles ne sont plus dans les donjons, mais elles sont tout de même les chefs, les chefs sont dans les partis, dans certains secteurs des affaires de la presse de l'Administration. C'est en conformant ses principes et son action à de nouvelles décisions et en luttant quoique seul contre les féodalités qu'il témoigna les soufrages d'une personnalité forte et prestigieuse, personnalité qu'aujourd'hui nous honorons en reconnaissant sa valeur, quant au reste, des réserves pourraient empêcher une précision positive et unanime de son œuvre politique, mais pour ce qui concerne ces aspects que je viens vous exposer nous pouvons tous lui rendre un hommage sincère.

La Vallée d'Aoste, que le Général appelait chère et belle, s'associe avec le Conseil et le Gouvernement de la Région au sentiment de profonde tristesse en ce jour de deuil pour le peuple français.