Oggetto del Consiglio n. 105 del 14 maggio 1971 - Verbale

OBJET N° 105/71 - Questions concernant les portraits du Prévôt Raymond et de M. Gabriel Germain, anciens administrateurs de l'Hospice de Charité d'Aoste. (interpellation)

Monsieur le Président, MONTESANO, déclare ouverte la discussion sur l'interpellation suivante présentée par M. le Conseiller régional Séverin Caveri, concernant l'objet: "Questions concernant les portraits du Prévôt Raymond et de M. Gabriel Germain, anciens administrateurs de l'Hospice de Charité d'Aoste", interpellation dont copie a été transmise à Messieurs les Conseillers en annexe à l'ordre du jour de la séance du 14 mai 1971:

INTERPELLATION

Le Conseiller régional soussigné

INTERPELLE

l'Assesseur au Tourisme et aux Beaux Arts:

1) sur les résultats de l'enquête à propos des portraits du Prévôt Raymond et de M. Gabriel Germain, anciens administrateurs de l'Hospice de Charité;

2) sur les mesures à prendre à cet égard.

Signé: S. Caveri

Monsieur l'Assesseur au Tourisme, MILANESIO, informe que, ayant écrit au Président du Conseil d'Administration de l'Hospice de Charité d'Aoste pour avoir des explications au sujet des tableaux restaurés, vendus ou détruits sans l'autorisation de la Surintendance des Antiquités et Beaux Arts, l'Hospice lui a répondu que le Conseil d'Administration n'avait pas été mis au courant des faits signalés qui auraient eu lieu en 1952/1953 et qu'il est probable que l'initiative de restaurer les tableaux ait été prise personnellement par le Recteur d'alors, le Chanoine Consol, qui est décédé.

Il ajoute que le Conseil d'Administration admet implicitement qu'un des tableaux a été refait et suppose que l'ancien, peut-être à cause de son mauvais état de conservation, ait été détruit.

Il informe que la Surintendance des Antiquités et Beaux Arts, ayant eu la photo du portrait de Gabriel Germain dans l'état d'avant la restauration, a demandé à M.lle Noémi Gabrielli, ancien Surintendant aux œuvres d'arts du Piémont, une expertise visant à établir:

a) si les tableaux en question ont été remplacés par des copies, ou seulement restaurés;

b) l'évaluation des dommages éventuels provoqués par l'initiative du Chanoine Consol.

Il déclare que, d'après les résultats de l'expertise, la Surintendance décidera sur les démarches à suivre, en application de la loi n° 1099 du 1er juin 1939.

Il communique que la Surintendance a obtenu de l'Hospice de Charité la liste des objets d'art et d'histoire conservés dans cet établissement et que les techniciens de la Surintendance se chargeront de contrôler si la liste est exacte, ou s'il y a des omissions.

Il ajoute que tous ces objets seront photographiés et classés, ce qui permettra d'avoir des garanties pour la conservation de ce riche patrimoine.

Monsieur le Conseiller CAVERI relate au Conseil comment il est venu à connaissance des faits concernant les portraits du Prévôt Raymond et de M. Gabriel Germain, anciens Administrateurs de l'Hospice de Charité d'Aoste.

Il déclare que les justifications données par les Administrateurs de l'Hospice de Charité au sujet de ces portraits ne le persuadent pas du tout et il en explique les motifs.

Il est à supposer, dit-il, que l'original du portrait de M. Gabriel Germain ait été vendu et maintenant c'est commode de jeter la faute de la disparition de ce portrait à M. le Chanoine Consol, qui ne peut pas se justifier étant décédé. C'est probable, ajoute-t-il, que ce portrait ait suivi le sort de beaucoup d'autres objets d'art de propriété des Bénéfices des Paroisses. Grâce - dit-il - à Mgr. Edouard Brunod, ancien Curé de la Cathédrale, qui a photographié et classé tous les objets d'art des Bénéfices paroissiaux, il y a maintenant un inventaire de tous ces objets, de manière qu'ils ne pourront plus disparaître à l'avenir.

Il demande que M.lle Gabrielli fasse vite l'expertise dont elle a été chargée, tout en se déclarant d'ores et déjà convaincu que le portrait actuel de M. Gabriel Germain n'est qu'une copie de l'original, tandis qu'il admet que le portrait qui existe du Prévôt Raymond pourrait être l'original même et non pas une copie.

Le Conseil prend acte.