Oggetto del Consiglio n. 41 del 27 febbraio 1972 - Verbale
OGGETTO N. 41/72 - Célébration du XXVIème Anniversaire de l'Autonomie Valdôtaine.
MONTESANO, Presidente del Consiglio - L'odierna seduta straordinaria del Consiglio Regionale è stata richiesta dal Presidente della Giunta, a norma di Regolamento, su parere unanime dei Capigruppo.
In questa seduta straordinaria viene celebrato il XXVI Anniversario dell'Autonomia della Valle d'Aosta.
Quindi dò la parola al Presidente della Regione, DUJANY, per il discorso celebrativo ufficiale.
DUJANY, Presidente della Giunta - "Autorità Civili, Militari e Religiose, Signor Presidente del Consiglio, Onorevole Deputato, Signore e Signori,
Ventiquattro anni fa entrava in vigore la legge costituzionale 26 febbraio 1948, n. 4, cioè lo Statuto Speciale per la Valle d'Aosta.
Con lo Statuto si realizzava un nuovo modo di porre e di sentire il rapporto tra i cittadini della Valle e il potere. Con lo Statuto si esprimeva la sostanza democratica e popolare della Regione valdostana.
Ma lo Statuto era ed è uno strumento di autogoverno in un determinato momento storico, quello attuale. Non è un punto di arrivo, e nemmeno un punto di partenza, ma essenzialmente un "punto fermo" nella lunga vicenda storica del particolarismo valdostano.
Ci sono stati altri "punti fermi" nella nostra storia. Il conforto alla nostra lotta per il rinnovamento della nostra autonomia proviene da una fede e da una cultura che si sono formate nei secoli passati. La giustificazione della nostra autonomia regionale ha perciò radici lontane.
È sull'epoca medioevale che occorre chinarsi se si vogliono cogliere nel loro fecondo processo di elaborazione e di sviluppo le ragioni storiche dell'attuale realtà valdostana. Proprio a quei fatti storici si ricollegano infatti le origini dell'etnia e dell'autonomia valdostane, due fenomeni di natura diversa, eppure inscindibili, perché il particolarismo giuridico-istituzionale che ha caratterizzato per lunghi secoli e caratterizza tutt'ora la vita politico-sociale della Valle non si spiegherebbe senza porlo nella dovuta correlazione con quelle particolari ragioni etniche che ne costituiscono il substrato più remoto e profondo.
Uno dei momenti essenziali della storia valdostana, a cui sinora non è stato dato forse il dovuto risalto, è rappresentato dalla serie di avvenimenti capitali che han fatto seguito all'invasione longobarda.
Nel 568, è risaputo, i Longobardi invasero l'Italia settentrionale, estendendo la loro influenza nella Valle d'Aosta per sette anni.
Nel frattempo, al di là delle Alpi, s'era venuto però accrescendo e potenziando il regno dei Franchi, sotto la dinastia dei Merovingi.
Nella loro politica di espansione, i Longobardi cozzarono fatalmente contro questa unità politica.
Dall'urto la potenza longobarda risultò compromessa e nel trattato di pace stipulato nel 575, i Longobardi dovettero cedere ai Franchi la Valle d'Aosta e l'alta Valle di Susa.
La regione aostana entrò così a far parte del regno franco, seguendo i destini della dinastia dei Merovingi ed un seguito quella dei Carolingi.
Questa data del 575 è dunque fondamentale per la storia valdostana, perché segna il passaggio della Valle d'Aosta all'area culturale franco-romanza, proprio nel momento in cui venivano a differenziarsi nell'Europa Occidentale i vari gruppi etnici e nazionali e cominciavano a delinearsi le strutture embrionali delle varie lingue neo-latine.
L'influsso etnico, linguistico, sociale e franco si rivelò pertanto determinante e decisivo nella Valle d'Aosta.
La dominazione longobarda, da cui scaturirono la civiltà e la cultura italiane non ebbe evidentemente tempo, nell'esiguo spazio di sette anni, di imporsi e di far sentire la sua influenza in Valle d'Aosta.
Così per tanti secoli a venire la Valle si troverà legata culturalmente e spiritualmente ai territori franco-burgundi e nettamente distinta dalla Lombardia o Italia Settentrionale.
Il confine degli Stati era stabilito a Carema.
Come i contigui territori della Savoia e dell'attuale Svizzera francese, anche la Valle d'Aosta appartenne perciò allo spazio linguistico romanzo, ed è quindi logico che, al momento della formazione delle lingue nazionali neo-latine, intorno al Mille, il latino in Valle d'Aosta si sia evoluto, come accadde in Savoia e in Svizzera, verso forme franco-provenzali-borgognone, accogliendo più tardi forme tipicamente francesi.
È questa l'origine della peculiarità linguistica che ancor oggi caratterizza la Valle d'Aosta e che non si spiegherebbe se non si tenesse conto di quanto detto poc'anzi delle vicende storico-politiche che hanno portato la Valle a gravitare nell'orbita franco-burgundica.
Avec la chute des Carolingiens et à l'heure où se formaient les premiers états nationaux de France, d'Italie et d'Allemagne, le particularisme valdôtain put continuer à maintenir son berceau dans l'aire burgonde, dans ce "royaume des Alpes" caractéristique, c'est-à-dire le second royaume de Bourgogne, fondé en 888 par Rodolphe 1er, qui englobait, outre notre vallée, les anciennes terres burgondes et franques, à savoir la Suisse romande, la Savoie et la Bourgogne proprement dite.
Malheureusement, le processus de maturation de la nationalité burgonde naissante devait s'arrêter en 1032 à cause du morcellement du Royaume en plusieurs seigneuries. Toutefois, pendant de longues années celui-ci avait représenté un élément d'équilibre entre les impérialismes adverses de l'époque (royaume de France, Saint Empire Romain Germanique, les grands feudataires et les Communes Italiennes).
Mais la Vallée d'Aoste avait encore l'occasion historique de se trouver dans les conditions - même après la fin du second Royaume de Bourgogne - de s'acquitter, en quelque sorte, de cette tâche tout-à-fait particulière d'équilibreur, avec l'Etat de Savoie auquel elle appartient dès le début.
L'Etat de Savoie, en effet, placé à cheval sur la chaîne des Alpes, en soustrayant l'autonomie politique de la région alpine aux visées françaises d'une part et à celles des Marquis de Montferrat et l'Arduin de l'autre, fut, dans une certaine mesure, le continuateur naturel du royaume burgonde; et ceci jusqu'à ce que l'expansionnisme de la Maison de Savoie vers la région piémontaise et les pays de la plaine du Pô n'altéra définitivement l'ancienne configuration géographique et politique de l'Etat.
Outre les caractéristiques culturelles et ethniques de la Vallée d'Aoste acquises durant son appartenance au royaume franco-burgonde, celle-ci parvint, sous la souveraineté exercée par la Maison de Savoie, à donner une empreinte nettement autonomiste à ses propres institutions administratives et juridiques.
La Charte de Franchise, accordée par le comte Thomas 1er en 1191 aux citoyens d'Aoste et appliquée, ensuite à tous les habitants de la Vallée, s'efforçait d'atténuer une situation d'anarchie féodale qui s'était aggravée, au Pays d'Aoste, au XIIe siècle. Cependant, cette situation avait été engendrée par une sorte de nostalgie des libertés primitives qui filtraient de l'"humus" fertile du droit burgonde.
Voilà donc que la persistance historique et morale de notre particularisme se révéla alors, tout comme elle se révèle aujourd'hui lorsque nous évoquons la promulgation du Statut Spécial 1948.
L'importance de la Charte valdôtaine était beaucoup plus grande pour les perspectives qu'elle offrait que pour ce qu'elle concédait réellement.
N'oublions pas qu'elle précédait de 24 ans la Charte anglaise de Jean sans Terre, qui ouvrit un nouveau chapitre dans l'histoire du pouvoir monarchique dans l'île britannique.
N'oublions pas non plus qu'elle donna naissance à un ensemble d'exemptions, de libertés et de privilèges qui devaient caractériser le particularisme valdôtain même sous l'aspect administratif et juridique.
En s'inspirant de la politique de la Charte des Franchises, les comtes de Savoie favorisèrent les tendances vers une administration locale autonome pour la gestion des affaires valdôtaines.
Ce fut au XVIe siècle que le développement de l'idéal d'autonomie et des institutions politiques locales atteignit sa plénitude.
Profitant sans doute de la révolution religieuse protestante, des guerres entre la France et l'Espagne et de la dissolution de l'Etat de Savoie qui s'ensuivit sous Charles II, la Vallée d'Aoste parvint à exprimer sa vocation autonomiste en réalisant une forme particulière d'autonomie, fort étendue, qui en fit un véritable "Pays d'Etat", une sorte d'"Etat dans l'Etat", car, en fait, elle était unie à l'Etat de Savoie presque exclusivement par le lien que représentait la personne du duc.
Et c'est alors que se manifestèrent l'autres "points fermes" de l'Histoire de notre particularisme.
En 1536, les Trois Etats Généraux de la vallée, après avoir refusé la tendance "centrifuge" de l'annexion à la Suisse et du passage au Calvinisme, prirent en main toutes les affaires politiques de la Vallée et posèrent les jalons d'une nouvelle institution qui devait, pendant deux siècles, disposer entièrement des pouvoirs administratifs et politiques de la Région: le Conseil des Commis, émanation directe et organe exécutif des Trois Etats.
C'est l'époque où les grandes institutions de l'autonomie valdôtaine parvinrent à leur point culminant.
On ne peut certes parler de liberté dans le sens moderne du terme pour définir le régime autonomiste en vigueur au Pays d'Aoste jusqu'en 1770.
Il s'agissait plutôt d'un système de "liberté" de nature féodale, fondé sur les lois juridiques et les costumes locales codifiées dans le "Coutumier", sur le modèle des normes des droits romain et burgonde.
Mais, d'autre part, il faut reconnaître que cette expérience séculaire d'autonomie a contribué à imprimer dans la personnalité collective valdôtaine une solide conscience civique et administrative, un esprit d'indépendance et un caractère entreprenant qui justifièrent les noms de "Patria Augustana" et de "Pays" unanimement appliqués, dès le moyen âge, à cette entité politique et cette communauté bien définie que fut le duché d'Aoste.
Voilà pourquoi Jean-Baptiste de Tillier, qui ne fut pas seulement notre plus grand historien du 18ème siècle mais le principal idéologue valdôtain, put, avec raison, bâtir sur ces fondements indéniables sa théorie selon laquelle "le Duché d'Aoste est un Etat".
L'ancienne autonomie de la Vallée d'Aoste déclencha également une décentralisation administrative à tous les niveaux, un respect à l'égard des communautés qui, en quelque sorte, s'étaient différenciées une participation importantes des Trois Etats dans la gestion de la chose publique, la coparticipation consciente de la collectivité tout entière aux affaires administratives, soit par une soucieuse défense des franchises, statuts, privilèges conquis par les communautés respectives au prix de luttes et de sacrifices, soit par un système direct de coopération avec le Gouvernement de la part de la communauté de village, de mandement et de quartier.
Ce profond esprit civique, cette superbe conscience de la propre autonomie, tout naturellement secondée par le caractère ordonné, réfléchi, solidaire et à la fois individualiste du montagnard, a été le plus noble héritage que de longs siècles d'indépendance ont légué au valdôtain d'aujourd'hui.
Aussi, ne faut-il pas croire que plus d'un siècle et demi de régime centralisateur (depuis 1770 jusqu'en 1945) a, en quelque sorte, affaibli ou atténué - malgré quelques fléchissements et certains trahisons - cette ancienne fierté des habitants de notre Vallée.
Bien au contraire, lorsque, il y a environ un siècle, les seuls vestiges, l'unique valeur valdôtaine authentique qui subsistait encore, c'est-à-dire l'usage du français, enraciné dans quatorze siècles d'ethnie, fut mis en cause et bafoué, ce fut précisément au nom de cette valeur essentielle que la conscience patriotique valdôtaine toujours latente connut un nouveau réveil.
Et ce fut encore au nom du particularisme ethnique et linguistique qu'elle revendiqua à une époque qui nous est plus proche, cette autonomie politique et administrative qui lui fut ravie il y a deux siècles et qui lui appartient en vertu d'un droit historique et naturel.
Ho voluto accennare, in questo rapido excursus, ai punti più salienti della storia del nostro particolarismo, per ricordare ancora una volta come le fondamenta della nostra autonomia non sono state gettate per la prima volta con la costituzione e con lo Statuto Speciale, ma rafforzate e rinvigorite.
In tal modo è possibile dimostrare anche la validità storica dell'autonomia valdostana, e soprattutto il fatto che essa sia riuscita a funzionare nei secoli passati e rendersi vitale e feconda per la nostra comunità, pur nelle diverse contingenze storiche e sociali.
Ma oggi possiamo dire altrettanto?
Possiamo affermare che la nostra autonomia - quella che si esprime per mezzo del nostro Statuto - appartiene, per autenticità e validità, a quel "filone" storico e culturale or ora ricordato?
Io ritengo che lo strumento giuridico, di cui oggi celebriamo il 24° Anniversario, pur con le necessarie correzioni ed integrazioni che reclamano una nuova fase costituente, si inserisce opportunamente nel solco delle nostre tradizioni istituzionali e del nostro particolarismo.
Il giudizio semmai deve investire un altro aspetto del problema.
Dimostrare, cioè, l'autenticità, la verità dell'ordinamento attuale significa dire che la nostra autonomia è vera e autentica, in quanto noi la rendiamo vera e in quanto noi la rendiamo autentica.
Ma per rendere vera e autentica l'autonomia non c'è altra via che quella di farla diventare operante e funzionante.
Come si vede il discorso riguarda direttamente noi, il problema ci riguarda in pieno.
Riguarda cioè in prima persona ognuno di noi, ogni valdostano.
Per rendere operante e funzionante l'attuale autonomia, e quindi per validarla, dobbiamo tenere presenti alcuni presupposti.
Prima di tutto una nuova concezione dell'autonomia regionale, esaltata anche dall'attuato ordinamento regionale italiano. Questa nuova concezione ci permette di intendere l'autonomia non solo come difesa dallo Stato, dal Centro, dalla concentrazione economica, dal grosso potere tecnocratico, dalla maggioranza etno-politica, dai monopoli informativi, e come rivendicazione della nostra libertà da ogni interferenza, ma essa ci permette di considerare la nostra autonomia in senso attivo, nel senso, cioè, come è già stato detto, di "possibilità di partecipazione a tutte le scelte di diretto interesse per la nostra comunità".
La nostra autonomia regionale si deve perciò configurare come occasione e come momento storico non solo per rendere più efficiente la nostra amministrazione locale o per garantire, in modo più conforme ai nostri valori di sempre, il particolarismo valdostano, per realizzare cioè una continuità autonomistica, dopo due secoli di compressione e di coesione; ma essa deve essere anche il momento, l'occasione storica per trasformare radicalmente il nostro rapporto con le strutture politiche, amministrative, economiche, come si sono formate e come ci sovrastano nell'attuale ordinamento.
Solo così hanno un senso effettivo l'autodeterminazione della comunità locale e la partecipazione popolare volute dalla Costituzione. Si tratta in realtà di ribaltare, come è stato scritto da un sincero regionalista, i rapporti di forza, i meccanismi decisionali, i metodi di governo e di intervento a cui finora hanno fatto capo la struttura politica ed amministrativa dello Stato nel nostro Paese.
In quest'opera tanti velleitarismi, tante suggestioni demagogiche, devono essere sfrondati, ma sarebbe vana un'autonomia se non si ponesse per quello che è: un'autentica rivoluzione nei confronti di un sistema generale nel quale le autonomie e i particolarismi non erano e non sono previsti neppure a livello di concetto e a livello di cultura.
Ma c'è un altro presupposto da tenere presente: che cioè i fatti, i risultati, ce li dobbiamo guadagnare noi. Se veramente ribaltiamo i rapporti, vediamo che l'iniziativa deve partire dal basso. È il momento più duro per noi, abituati da un lungo periodo di concessioni e di interventi dall'alto.
Questa necessità e questa volontà di operare possono portarci alla conquista di obiettivi ormai inasperati, a rivitalizzare funzioni atrofizzate, ad ampliare la sfera dei nostri interventi, a garantire il nostro sviluppo e il nostro avvenire.
Una prova che questo senso di marcia ci porta a rendere valida ed efficace la nostra autonomia è quanto abbiamo ottenuto in poco più di un anno nel settore fondamentale delle finanze regionali.
Alla fine del novembre 1970 il disegno di legge sul nuovo ordinamento finanziario della Regione veniva approvato all'unanimità dal Consiglio Regionale. Il 4 dicembre del 1970 veniva sottoposto al Presidente del Consiglio dei Ministri. Seguivano sette mesi di difficili trattative di questa Amministrazione con i Ministeri interessati, ma all'inizio del luglio scorso il Governo approvava e presentava al Parlamento il disegno di legge proposto. Il 27 ottobre il Senato e il 2 dicembre la Camera dei Deputati lo approvavano definitivamente. Il nuovo riparto fiscale tra Stato e Regione diventava così una legge della Repubblica addirittura con efficacia retroattiva.
Ripeto in questa circostanza che non si tratta semplicemente di una legge di sistemazione di rapporti fra Stato e Regione. Si tratta dell'attuazione di uno dei punti più importanti del nostro Statuto che da anni attendeva di essere attuato.
Si tratta della conquista dell'autonomia finanziaria, un'altra tappa storica nel cammino verso lo sviluppo più completo della crescita autonomista.
La conquista della quota fissa annua va molto al di là delle cifre ottenute. È il ribaltamento di un metodo di governo e di rapporti: quello cioè della politica dei rubinetti che prima ancora di danneggiarci, ci mortificava profondamente.
Dove c'è certezza, dove c'è garanzia, c'è anche autonomia di scelte e di decisioni.
Ma c'è anche autonoma responsabilità di costruire il proprio avvenire senza rinvio ad attese o a colpe altrui.
Ecco perciò che quando si esalta questa completa autonomia si deve anche accettare come conseguenza un metodo diverso di operare e di convivere.
Non hanno più senso di fronte a questa nuova responsabilità che ci coinvolge tutti nella nostra dignità di valdostani autonomi i discorsi su certe preconfigurazioni, su certi pregiudizi di fazione e di schieramenti, su certi preconcetti.
Il richiamo alla Resistenza- dalla quale nacque la democrazia e lo Stato regionale - diventa qui d'obbligo, come richiamo ad un modello di condotta che deve trovare vita ed espressione sia in Consiglio regionale sia nella Valle d'Aosta intera.
Nella lotta per la libertà, ai tempi della Resistenza, la solidarietà e l'unione si formavano senza pregiudizi e senza delimitazioni.
Oggi nella lotta per il nostro avvenire, l'autonomia, la libertà, la responsabilità, il progresso, hanno bisogno di una partecipazione globale al di là e al di sopra delle contingenze, delle convenienze, delle strategie e delle tattiche.
Non si può ipotizzare il rinnovamento regionalistico senza rinnovare anche le concezioni dei rapporti fra forze politiche a livello locale.
Certo, si tratta di operare modi nuovi di vivere; non c'è però altra scelta: o l'innovazione globale o la paralisi e la morte.
Su questa alternativa esistenziale si fonda l'autonomia valdostana degli anni futuri.
Se è vero che il compito dei popoli è quello di costruire un mondo di pace e di giustizia, solidale e migliore di quanto sia stato finora, se è giusto come afferma Paolo VI nella "Populorum Progressio" che a questo fine "la solidarietà mondiale, sempre più efficiente, deve consentire a tutti i popoli di divenire essi stessi gli artefici del loro destino", il popolo valdostano - artefice del proprio destino - deve conoscere una solidarietà di tipo nuovo, in modo che "un bisogno più sentito di collaborazione e un sentimento più acuto di solidarietà finiranno col trionfare sulle incomprensioni e sugli egoismi".
Con questa speranza, che mi auguro divisa da tutti i valdostani, ricordiamo oggi il nostro Statuto e ricordiamo sempre che esso avrà senso e validità nella misura in cui sapremo usarlo alla luce dei valori che hanno fatto del nostro particolarismo un esempio storico di solidarietà e di corretta convivenza umana.
MONTESANO, Presidente del Consiglio - Non essendo previsti altri interventi, la seduta è tolta.
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Si dà atto che l'adunanza ha termine alle ore undici e minuti trentasei.
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Letto, approvato e sottoscritto.
Il Presidente
(Montesano Prof. Dr. Giuseppe)
Il Consigliere Segretario
(Andrione Dr. Mario)
Il Segretario Rogante
(Brero Dr. Attilio)
